La Louange et l’ Adoration

Chapitre Vingt

 

Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne ; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. ‘Femme’, lui dit Jésus, ‘crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne, ni sur Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des juifs. Mais l’heure vient et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront Dieu en vérité et en esprit ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit. Il faut que ceux qui adorent Dieu l’adorent en esprit et en vérité’ (Jean 4 :19-24)

Ces paroles de Jésus constituent le fondement même de l’adoration. Il parle de vrais adorateurs et donne leurs qualifications. Cela implique qu’il existe des gens qui adorent Dieu mais qui ne sont pas pour autant de vrais adorateurs. Ils peuvent prétendre adorer Dieu, mais ne pas être reconnus par Dieu parce qu’en réalité ils ne remplissent pas les conditions de vrais adorateurs.

Jésus nous dit les caractéristiques de vrais adorateurs – ils adorent «en esprit et en vérité». Nous pouvons donc dire que les faux adorateurs, adorent « dans la chair et dans l’hypocrisie ». Les hypocrites et les faux adorateurs peuvent faire semblant d’adorer, ils sont incapables d’adorer véritablement parce qu’ils n’aiment pas Dieu dans leur coeur, l’unique endroit ou se fait l’adoration.

La vraie adoration ne peut venir que d’un cœur qui aime Dieu. L’adoration, n’est pas un rituel que nous faisons lorsque nous nous réunissons à l’église ; c’est plutôt une mode de vie qui résulte de l’obéissance des commandements de Christ. Il est intéressant de remarquer comment cette femme tenait à tout prix à discuter avec Jésus sur le vrai endroit d’adoration alors qu’elle avait été mariée à cinq hommes et le sixième avec qui elle vivait ne lui appartenait pas! Cette femme représente bien la multitude de religieux qui participent à toutes les réunions de l’église alors qu’ils se rebellent quotidiennement contre le Dieu qu’ils prétendent venir adorer. Ce ne sont pas des vrais adorateurs.

Jésus a un jour réprimandé les pharisiens et les scribes pour l’hypocrisie et la superficialité de leur adoration:

Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit : ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent en enseignant des préceptes qui sont les commandements d’hommes (Mt.15 :7-9 – italiques de l’auteur).

Jésus dit aux juifs et aux samaritains de Son temps, qui accordaient apparemment une grande importance au lieu d’adoration, que la location importait peu. Ce qui détermine la qualité de l’adoration, c’est plutôt l’état du cœur de l’adorateur.

La presque totalité de ce qu’on appelle « adoration » dans la plupart d’églises d’aujourd’hui, n’est qu’un rituel mort. Les gens répètent, comme des perroquets, les paroles de quelqu’un en chantant leurs soi-disant « chansons d’adoration », et leur adoration n’est que vanité parce que leur style de vie trahit leurs confessions.

Dieu aimerait mieux écouter un seul « je t’aime » qui vient du plus profond du cœur d’un enfant obéissant que d’écouter les bourdonnements d’un millier de chrétiens de dimanche chantant « Que Tu Est grand ! »

Adorer en Esprit

Certaines personnes disent qu’adorer en « esprit » signifie prier et chanter en d’autres langues, mais cette interprétation semble forcée et contradictoire aux paroles de Christ. Il dit : « l’heure vient et elle est déjà venue » quand les vrais adorateurs adoreront le Père en vérité et en esprit », indiquant ainsi que certains remplissaient déjà les conditions de vrais adorateurs « en esprit » au moment ou Il fit cette déclaration. Evidemment, le parler en langues commença le jour de la Pentecôte. Tout croyant, parlant en langues ou pas, peut adorer en esprit et en vérité. Prier et chanter en d’autres langues, peuvent évidemment aider le chrétien dans ce type d’adoration. Le parler en d’autres langues peut aussi être un rituel agaçant.

Actes 13 :1-2 nous fait le point sur le type d’adoration que l’église primitive faisait :

Il y avait dans l’église d’Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabas, Siméon, appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manahen, qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque et Saul. Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit : ‘Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés’ (italiques de l’auteur).

Ce passage dit qu’ « ils servaient le Seigneur ». Cela signifie qu’ils étaient en train d’adorer le Seigneur. Une vraie adoration est donc synonyme de servir Dieu. Cela est vrai lorsque le Seigneur constitue l’objet de notre amour et affection.

Comment Adorer ?

Le livre des psaumes, considéré par les israélites comme le livre d’hymnes, nous exhorte à adorer Dieu de diverses manières. Nous lisons, par exemple, dans le Psaume 32 :

Poussez des cris de joie, vous tous qui avez un cœur droit » (Ps. 32 :11 – italiques de l’auteur).

Tout comme l’adoration calme et posée, ce type d’adoration occupe une place de choix.

Justes, réjouissez-vous en l’Eternel ! La louange sied aux hommes droits. Célébrez l’Eternel avec la harpe. Célébrez-le sur le luth à dix cordes. Chantez-lui un cantique nouveau ! Faites retentir vos instruments et vos voix ! (Ps. 33 :1-3 – italiques de l’auteur).

Nous devons évidemment chanter au Seigneur pendant l’adoration, mais nos chants doivent être réjouissants, ce qui est une autre indication de l’état du coeur des vrais adorateurs. Nous pouvons aussi accompagner nos chants réjouissants par divers instruments de musique. Je me dois de mentionner cependant que dans beaucoup d’églises, le volume de la musique produite les instruments dominent et engloutit complètement les chants. Dans ce cas la, le volume doit être rabaissé ou tout simplement arrêter de jouer les instruments. Le psalmiste n’a jamais eu un tel problème !

Je te bénirai donc toute ma vie, Je lèverai mes mains en Ton nom (Ps. 63 :5 – italiques de l’auteur).

Nous pouvons lever nos mains vers Dieu, en signe d’abandon total et de révérence.

Poussez vers Dieu des cris de joie, vous tous habitants de la terre ! Chantez la gloire de son nom ; célébrez sa gloire par vos louanges ! Dites à Dieu : ‘que tes œuvres sont redoutables !’ A cause de la grandeur de ta force, tes ennemis te flattent. Toute la terre se prosterne devant toi et chante en ton honneur. Elle chante ton nom (Ps. 66 :1-4 – italiques de l’auteur).

Nous devons dire à Dieu combien Il est redoutable et Le louer pour ses formidables attributs. Si vous voulez trouver les mots à utiliser pour louer Dieu, parcourez le livre des psaumes et vous en aurez autant que vous voulez. Nous devons dépasser les formules archaïques et charnelles pour aller en avant. Il y a beaucoup que nous pouvons dire à notre Seigneur.

Venez, prosternons-nous et humilions-nous, fléchissons nos genoux devant l’Eternel, notre créateur ! (Ps. 95 :6 – italiques de l’auteur).

Même notre posture peut exprimer notre adoration. Nous pouvons soit nous tenir debout, à genoux ou courbés, l’important est qu’elle traduise la position de notre coeur.

Que les fidèles triomphent dans la gloire, qu’ils poussent des cris de joie sur leurs couches ! (Ps.149 :5 – italiques de l’auteur).

Nous ne devons nécessairement pas être debout, à genoux ou courbés pour adorer –nous pouvons également nous allonger sur nos lits.

Entrez dans ses portes avec des louanges, dans ses parvis avec des cantiques ! Célébrez-le, bénissez son nom ! (Ps. 100 :4 – italiques de l’auteur).

Les actions de grâces doivent faire partie intégrante de notre adoration.

Qu’ils louent son nom avec des danses (Ps. 149 :3 – italiques de l’auteur).

Nous pouvons louer Dieu en dansant. Cependant, cette danse ne doit pas être charnelle, sensuelle ou de loisir.

Louez-le au son de la trompette ! Louez-le avec le luth et la harpe ! Louez-le avec des tambourins et avec des danses ! Louez-le avec des instruments à corde et le chalumeau ! Louez-le avec des cymbales retentissantes ! Que tout ce qui respire loue l’Eternel ! Louez l’Eternel (Ps. 150 :3-6).

Que Dieu soit loué pour tous ceux qui sont oints pour la musique. S’ils jouent aux instruments avec un cœur d’amour, leurs talents amèneront la gloire de Dieu

Chanter en Esprit

Chantez à l’Eternel un cantique nouveau, car il a fait des prodiges (Ps. 98 :1a – italiques de l’auteur).

Il n’est pas interdit de chanter une vieille chanson aussi longtemps qu’elle ne devient pas un rituel.

Nous avons besoin de nouvelles chansons qui viennent de nos cœurs. Dans le Nouveau Testament, c’est le Saint-Esprit qui nous aide à composer des nouvelles chansons :

Que la parole de Christ habite parmi abondamment ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des hymnes, des psaumes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de sa grâce (Col. 3 :16).

Ne vous enivrez pas de vin : c’est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis du Saint-Esprit ; entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur. Rendez continuellement grâce pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ (Eph. 5 :18-20).

Paul écrivit que nous devrions chanter pour les uns les autres les « psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels », ce qui signifie qu’il a une différence entre les trois. Les mots grecs qu’ils traduisent nous apportent la lumière. Peut-être que le mot « Psaumes » signifie chanter des psaumes de la Bible en les accompagnant des instruments de musique. Les « hymnes » peuvent être des chants d’actions de grâce, composés par divers chrétiens dans l’église. Les « cantiques spirituels » sont probablement des chants donnés spontanément par le Saint-Esprit et peuvent être comparés au simple don de prophétie, l’unique exception est qu’ici le message est véhiculé par le chant.

La louange et l’adoration doivent occupe une grande place dans notre vie quotidienne – ce n’est pas une simple chose que nous faisons lorsque nous nous réunions seulement dans l’église. Nous pouvons louer le Seigneur et jouir de notre intimité avec Lui, tout le long de la journée.

La Louange – la Foi en Action

La louange et l’adoration sont des expressions normales de notre foi en Dieu. Si nous croyons réellement aux promesses de la parole de Dieu, nous devrons nous en réjouir, et exprimer notre gratitude envers Dieu. Josué et le peuple d’Israël furent recommandés par le serviteur de Dieu de poussez des cris avant que les murs ne s’effondrent. De même, la Bible nous exhorte a « nous réjouir toujours dans le Seigneur » (Phil. 4 :4) et de « Lui remercier en toute chose » (1 Thés. 5 :18a).

L’un des exemples les plus puissants de la louange se retrouvent dans 2 Chroniques 20 lorsque la nation d’Israël fut envahie par les armées de Moab et d’Ammon. En guise de réponse à la pétition du roi Josaphat, Dieu dit à Israël :

Ne craignez point et ne vous effrayez point devant cette multitude nombreuse, car ce ne sera pas vous qui combattrez, ce sera Dieu. Demain, descendez contre eux ; Ils vont monter par la colline de Tsits, et vous les trouverez à l’extrémité de la vallée, en face du désert de Jeruel. Vous n’aurez point à combattre en cette affaire : présentez-vous, tenez-vous là et vous verrez la délivrance que l’Eternel vous accordera. Juda et Jérusalem, ne craignez point et ne vous effrayez point, demain, sortez à leur rencontre, et l’Eternel sera avec vous ! (2 Ch. 20 :15b-17).

La narration continue :

Le lendemain, ils se mirent en marche le grand matin pour le désert de Tékoa. A leur départ, Josaphat se présenta et dit : Ecoutez-moi, Juda et habitants de Jérusalem ! Confiez-vous en l’Eternel, votre Dieu et vous serez affermis, confiez-vous en ses prophètes, et vous réussirez. Puis d’accord avec le peuple, il nomma des chantres qui, revêtus d’ornements sacrés, et marchant devant l’armée, célébraient l’Eternel et disaient : louez l’Eternel car sa miséricorde dure à toujours ! Au moment où l’on commençait les chants et la louange, l’Eternel plaça une embuscade contre les fils d’Ammon et de Moab, et ceux de la montagne de Séir, qui étaient venus contre Juda. Et ils furent battus. Les fils d’Ammon et de Moab se jetèrent sur les habitants de la montagne de Séir pour les dévouer par interdit et les exterminer ; et quand ils eurent fini avec les habitants de Séir, ils s’aidèrent les uns les autres à se détruire. Lorsque Juda fut arrivé sur la hauteur d’où l’on aperçoit le désert, ils regardèrent du côté de la multitude, et voici, c’étaient des cadavres étendus à terre, et personne n’avait échappé. Josaphat et son peuple allèrent prendre leurs dépouilles ; ils trouvèrent parmi les cadavres d’abondantes richesses et des objets précieux, et ils enlevèrent tant qu’ils ne purent tout emporter. Ils mirent trois jours au pillage du butin, car il était considérable (2 Chron. 20 :20-25).

La louange pleine de foi amène la provision et la protection.

Pour plus d’informations sur la puissance de la louange, regardez Phil. 4 :6-7, (la louange apporte la paix), 2 Ch. 5 :1-14 (la louange amène la présence de Dieu), Actes 13 :1-2 (la louange révèle les plans de Dieu) et Actes 16 :22-26 (La louange protège et délivre de la prison).

Les Realites en Christ

Chapitre Dix-neuf

 

Atravers les épîtres du Nouveau Testament, nous trouvons des expressions comme « en Christ », « avec Christ », « à travers Christ » et « en Lui ». Ces expressions révèlent certains avantages que nous avons grâce au sacrifice de Christ pour nous. Si nous nous voyions « en Christ », comme Dieu nous voit, nous mènerions nos vies selon la volonté de Dieu. Un faiseur des disciples enseigne à ses disciples ce qu’ils sont en Christ pour les aider à atteindre la maturité spirituelle.

Que signifie être « en Christ » ?

Lorsque quelqu’un naît de nouveau, il est directement incorporé dans le corps de Christ et devient spirituellement un avec Lui. Voyons quelques exemples dans les épîtres du Nouveau Testament qui confirment ces paroles :

Ainsi, nous sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ (Rom.12 :5 – italiques de l’auteur).

Mais celui qui s’attache au Seigneur est avec Lui un seul esprit (1 Cor. 6 :17 – italiques de l’auteur).

Vous êtes le corps de Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part (1 Cor. 12 :27 – italiques de l’auteur).

Nous, qui avons cru au Seigneur Jésus-Christ, devons comprendre que nous sommes joints à Lui, membres de Son Corps et faisant un même esprit avec Lui. Il est en nous, nous sommes en Lui.

Voici un verset qui nous montre les avantages dont nous disposons parce que nous sommes déjà en Christ :

Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus-Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption (1 Cor.1 :30 – italiques de l’auteur).

Nous avons été rendus justes en Christ (déclarés « non coupables » et nous marchons dans la justice maintenant), sanctifiés (mis à part pour être utilisés par Dieu seulement), et rachetés (rachetés de l’esclavage). Nous n’attendons pas être rendus justes, sanctifiés ou rachetés quelques temps dans le futur. Nous possédons déjà toutes ces bénédictions parce que nous sommes en Christ.

Nos premiers péchés ont été pardonnés en Christ:

Qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés (Col. 1 :13-14 – italiques de l’auteur).

Les écritures nous disent aussi que nous ne sommes plus dans le royaume de Satan, le monde des ténèbres. Nous sommes dans le royaume de lumière, le royaume de Christ.

Ainsi donc, si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature, toutes les vieilles choses sont passées, voici tout est devenu nouveau (2 Cor.5 :17 – italiques de l’auteur).

Gloire à Dieu parce que si vous êtes un disciple de Christ, vous êtes une « nouvelle créature », comme une « chenille, transformée en papillon » ! Votre esprit a reçu une nouvelle nature. Au paravent, vous étiez caractérisés par l’égoïsme de Satan, qui régnait dans votre esprit, mais toute votre vie antérieure est « passée », et voila toute chose est devenue nouvelle.

Autres Bénédictions en Christ

Car vous êtes enfants de Dieu par la foi en Jésus-Christ (Gal. 3 :26 – italiques de l’auteur).

N’est-ce pas merveilleux de savoir que vous êtes réellement enfant de Dieu, engendré par Son Esprit ? Lorsque nous nous approchons de Lui par nos prières, ce n’est pas seulement à Dieu, nous nous approchons plutôt à notre Père !

Car nous sommes son ouvrage, ayant été créées en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que les pratiquions (Eph. 2 :10 – italiques de l’auteur).

Il ne nous a pas seulement créés, Il nous a aussi récréés en Christ. De surcroît, Dieu a prévu un ministère pour chacun d’entre nous, « les bonnes œuvres…préparées d’avance ». Nous avons tous une destinée divine :

Celui qui n’a point connu de péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en Lui justice de Dieu (2 Cor. 5 :21 – italiques de l’auteur).

La justice que nous possédons en Christ est en réalité la justice de Dieu Lui-même. Nous vivons en Lui et nous sommes transformés par le Saint-Esprit, du jour au lendemain. Toutes les bonnes actions que nous faisons viennent de Dieu qui vit en nous.

Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés (Rom. 8 :37 – italiques de l’auteur).

Quelles sont « ces choses » auxquelles Paul fait allusion ? Le verset qui précède celui-ci dans la lettre aux Romains révèle qu’il s’agit des épreuves et souffrances auxquelles tout chrétien fait face. Nous sommes plus vainqueurs même dans les tortures, bien que le monde puisse nous considérer comme des victimes. Nous sommes plus que vainqueurs grâce à Christ, et quand bien même nous mourions, nous irions au ciel !

Je puis tout par Christ qui me fortifie (Phil 4 :13 – italiques de l’auteur).

Avec ou à travers Jésus, rien n’est impossible. C’est Christ qui nous donne la capacité et la force. Grâce à Lui, nous sommes capables de mener à bout n’importe quelle tâche.

Mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon ses richesses de gloire en Christ Jésus (Phil 4 :19 – italiques de l’auteur).

Puisque nous avons premièrement cherché le royaume de Dieu, Il pourvoira à tous nos besoins. Il est notre berger, et, par conséquent, Il prendra soin de Ses brebis que nous sommes !

Avoir Confiance à la Parole de Dieu

Certains d’entre nous ne croient malheureusement pas à la parole de Dieu. Les diverses déclarations qu’ils font, contredisent la parole de Dieu. Au lieu de dire : « Je puis tout par Christ qui me fortifie », nous disons : « Je ne sais pas si j’y arriverai ».

La Bible intitule les déclarations pareilles comme étant « le mauvais rapport » parce qu’ils contredisent la parole de Dieu (voir No. 13 :32). Cependant, si la parole de Dieu abonde nos cœurs, notre foi s’affermira et, nous ne penserons ou ne dirons que ce qui est parfait accord avec les Écritures.

Certaines Confessions Bibliques

Nous devons croire et confesser ce que Dieu nous dit que nous sommes.

Nous devons croire et confesser que nous pouvons faire la volonté de Dieu.

Nous devons croire et confesser ce que Dieu se déclare être.

Nous devons croire et confesser que Dieu accomplira tout ce qu’Il nous a promit.

Voici quelques confessions que tout croyant peut faire avec assurance. Toutes ne sont nécessairement pas « en Christ », mais elles sont vraies, conformes aux Écritures.

Je suis racheté, sanctifié et rendu juste en Christ (voir 1 Cor.1 :30).

J’ai été délivré des puissances de ténèbres et transporté dans le royaume du Fils de Dieu, qui est le royaume de lumière (voir Col.1 :13).

Tous mes péchés ont été pardonnés en Christ (voir Eph. 1 : 7).

Je suis une nouvelle créature en Christ – ma vieille vie est passée (voir 2 Cor. 5 :17).

Dieu a préparé en avance de bonnes actions que je dois accomplir (voir Eph. 2 :10).

Je suis devenu la justice de Dieu en Christ (voir 2 Cor. 5 :21).

Je suis plus que vainqueur, en toute chose, par Christ qui m’a aimé (voir Rom.8 :37).

Je puis tout par Christ qui me fortifie (voir Phil. 4 :13).

Mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon la richesse de Sa gloire en Christ Jésus (voir Phil.4 :19).

J’ai été prédestiné à la sainteté (voir 1 Cor.1 :2).

Je suis un enfant de Dieu (voir Jean 1 :12 ; 1 Jean 3 :1-2).

Mon corps est le temple du Saint-Esprit (voir 1 Cor. 6 :19).

J’ai été délivré de l’autorité de Satan (voir Actes 26 :18)

L’amour de Dieu a été répandu dans mon cœur par le Saint-Esprit (voir Rom.5 :5).

Celui (Christ) qui est en moi est plus grand que celui (Satan) qui est dans le monde (voir 1 Jean 4 :4).

En Christ, J’ai toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes (voir Eph. 1 :3).

J’ai été élevé dans les lieux élestes, je vis au dessus de toutes les puissances sataniques (voir Eph. 2 :4-6).

Dieu fait toujours que toute chose concourt à mon bien, parce que je L’aime et qu’Il m’a appelé selon Son dessein (voir Rom. 8 :28).

Si Dieu est pour moi, qui sera contre moi ? (Voir Rom.8 :31).

Rien ne me séparera de l’amour de Christ (voir Rom. 8 :35-39).

Tout est possible a moi parce que je crois (voir Marc 9 :23).

Je suis sacrificateur de Dieu (Apoc.1 :6).

Dieu me dirige par Son Esprit parce que je suis Son enfant – et vice versa – (voir Rom.8 :14).

Le sentier de ma vie s’éclaircit au fur et à mesure que je marche avec le Seigneur (Prov. 4 :18).

Dieu m’a donné des dons spirituels pour pouvoir Le servir (voir 1 Pi. 4 :10-11).

Je peux chasser les démons et guérir les malades en imposant seulement les mains sur les malades (voir Marc 16 :17-18).

Dieu me fait toujours marcher dans la victoire voir 2 Cor. 2 :14).

Je suis ambassadeur de Christ (voir 2 Cor. 5 :20).

J’ai la vie éternelle (voir Jean 3 :16).

Je reçois tout ce que je demande par la foi (voir Mt. 21 :22).

Par les meurtrissures de Jésus, je suis guéri (voir 1 Pi. 2 :24).

Je suis le sel et la lumière du monde (voir Mt. 5 :13-14).

Je suis héritier de Dieu et co-héritier de Jésus-Christ (voir Rom. 8 :17).

Je suis de la race choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, et un peuple appartenant à Dieu (voir 1 Pi. 2 :9).

Je suis membre du Corps de Christ (voir 1 Cor. 12 :27).

L’Eternel est mon berger, je ne manquerai de rien (voir Ps. 23 :1).

L’Eternel est ma forteresse – de qui aurai-je peur ? (Ps. 27 :1).

Dieu me rassasiera des jours (voir Ps. 81 :16).

Christ a porté mes maladies et mes peines (voir Es. 53 :4-5)

L’Eternel est mon secours, je ne craindrai rien (voir Héb.13 :6).

Je décharge tous mes soucis au Seigneur car Il prend soin de moi (voir 1 Pi. 5 :7).

Je résiste au diable et ne lui laisse aucune chance (voir Ja. 4 :7).

Je sauve ma vie en acceptant de la perdre pour Christ (voir Mt. 16 :25).

Je suis esclave de Christ (voir 1 Cor. 7 :22).

Pour moi, vivre c’est Christ et mourir m’est un gain (voir Phil. 1 :21).

Je suis citoyen du ciel (voir Phil.3 :20).

Dieu achèvera tout ce qu’Il a commencé en moi (voir Phil.1 :6).

Dieu agit en moi pour faire son bon plaisir (voir Phil.2 :13).

Je suis racheté de la malédiction de la loi (voir Gal.3 :13).

C’est juste une petite illustration des confessions positives que nous pouvons faire sur base de la parole de Dieu. Il est essentiel de nous habituer à confesser ces vérités jusqu’à ce qu’elles s’enracinent profondément dans nos cœurs. Nous devons aussi veiller sur chaque mot qui sort de notre bouche, de peur de nous opposer à la parole de Dieu.

Les Dons pour le Ministere

Chapitre Dix-huit

 

Mais à chacun de nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ. Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme docteurs et pasteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ ( Eph. 4 :7, 11-13 – italiques de l’auteur).

Et Dieu a établi dans l’église, premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues (1 Cor. 12 :28 – italiques de l’auteur).

Les dons-ministères, comme on a l’habitude de les nommer, sont divers appels et habiletés accordés à certains croyants les équipant pour les fonctions de prophètes, apôtres, évangélistes, pasteurs ou docteurs. Personne ne se nomme pour une telle ou telle autre fonction. On doit par contre être appelé et oint par Dieu pour occuper l’une de ces fonctions.

Il est probable qu’une personne occupe plus d’une fonction, mais quelques combinaisons seulement sont possibles. Par exemple, il est possible qu’un croyant soit appelé pour être prophète et enseignant en même temps ou pasteur et enseignant. Il serait cependant invraisemblable qu’une même personne soit pasteur et évangéliste, simplement parce que le ministère pastoral lui demande de rester stable dans un endroit pour pouvoir servir une église locale ; il ne lui serait donc pas facile de combiner ce ministère avec le ministère évangélique qui lui exige de voyager fréquemment.

Bien que tous ces cinq ministères soient différents et servent divers buts, ils ont tous été donnés à l’église pour servir un but commun – « équiper les saints en vue de l’œuvre du ministère » (Eph. 4 :12). [1] Le but de tout serviteur de Dieu se doit être celui d’équiper le peuple saint (par définition du mot « saint ») pour l’œuvre du ministère. Bien souvent, cependant, ceux qui sont dans le ministère agissent comme s’ils étaient appelés, non pour équiper les saints en vue de l’oeuvre du ministère, mais pour amuser les participants a leurs réunions – les rassemblements de l’église. Quiconque est appelé à l’une de ces fonctions, doit constamment évaluer sa contribution dans « l’équipement des saints pour l’œuvre du ministère ». Si chaque serviteur faisait cette introspection, il y pas mal d’activités inutiles, considérées malheureusement comme du « ministère », qui seraient déjà abandonnées.

Certains Dons N’étaient-ils Pas Réservés à l’Eglise Primitive Seulement?

Les dons-ministères seront-ils donnés a l’église jusqu’a quand? Jésus les déversera dans l’église aussi longtemps que Son peuple aura besoin d’être équipé pour le ministère, jusqu’à Son retour pour être plus clair. L’église reçoit constamment des nouveaux nés spirituels qui nécessitent grandir spirituellement, tout comme le reste du corps de Christ.

Certains ont malheureusement conclu que deux types de ministères seulement sont opérationnels dans nos jours – les pasteurs et les évangélistes – comme si Dieu avait changé Son plan. C’est faux ! Tout comme l’église primitive, nous avons également besoin des apôtres, des prophètes, et des enseignants. L’unique raison pour laquelle ces dons ne se manifestent pas régulièrement aujourd’hui, c’est parce que Jésus accorde ces dons à Son église seulement, non pas aux fausses églises, qui tordent l’évangile. Dans ces fausses églises, il n’y a qu’un petit nombre qui s’efforce a exercer ces dons-ministères (généralement des pasteurs et des évangélistes), mais qui ne ressemble pas du tout aux serviteurs appelés et oints que Dieu a offert à Son église par Jésus. Ils n’équipent pas du tout leurs troupeaux pour l’oeuvre du ministère, car leur évangile n’encourage personne à marcher dans la sainteté. Ils haranguent les gens pour les convaincre qu’ils ont été pardonnés. Et aucune de ces gens ne s’intéressent au ministère. Ils ne veulent pas renoncer a eux-mêmes, ou, encore moins, porter leurs croix.

Comment Découvrir Votre Appel ?

Comment pouvez-vous savoir si vous avez été appelé pour l’un ou l’autre ministère dans l’église de Dieu? Primo, vous sentirez avant tout un appel venant de Dieu. Vous sentirez le fardeau d’accomplir certaines taches. C’est plus que vouloir faire une tache quelconque. C’est comme si vous aviez faim et soif d’exercer un certain ministère. Si vous avez réellement été appelés par Dieu, vous ne serez pas satisfaits tant que vous n’aurez pas répondu à Son appel. C’est différent d’être désigné par quelqu’un ou par un comité quelconque. C’est Dieu qui vous appelle.

Secundo, une personne réellement appelée par Dieu se retrouvera en train d’être équipée par Dieu Lui-même pour bien assumer son ministère. Chacun de ces cinq ministères contient une onction spéciale et surnaturelle, permettant a celui qui y est appelé de faire ce que Dieu lui demande de faire. L’onction accompagne et confirme l’appel. Il n’y a pas d’appel sans onction. S’il n’y a pas d’onction, il n’y a pas d’appel non plus. Si quelqu’un n’a pas l’onction de Dieu pour un ministère quelconque, il aura beau aspirer à ce ministère, passer quatre ans à l’école biblique, se préparant pour le ministère, mais il n’aura aucune chance de réussir réellement.

Tertio, Dieu lui donnera des nouvelles opportunités d’exercer ses divers dons. C’est à ce moment qu’il devra faire preuve de fidélité. S’il gagne la confiance de Dieu, Il lui confiera plus d’opportunités, de responsabilités et de dons.

Si quelqu’un ne sent aucun fardeau ou aucun appel pour un don et ministère quelconque, ou s’il n’a pas une onction spéciale de Dieu qui lui permettrait d’accomplir une certaine fonction, ou s’il ne reçoit aucune opportunité d’exercer les dons qu’il prétend avoir, qu’il sache que Dieu ne lui a pas appelé à ce ministère. Cette personne doit au contraire s’efforcer à être une bénédiction dans son église locale, dans son voisinage, et dans son bureau. Même s’il n’a aucun des cinq dons-ministères, il est néanmoins appelé à utiliser les talents que Dieu lui a donnés, et rester fidèle.

Bien que les cinq dons-ministères servent un but commun, chacun ne doit nécessairement pas occuper une position identique aux autres. Paul écrivit qu’il « existe une diversité de ministères » (1 Cor. 12 :5), signifiant que mêmes ceux qui possèdent des ministères ou dons identiques, opèrent différemment. Même le niveau d’onction des serviteurs ayant un ministère identique diffère. Il y a, a titre exemplatif, certains enseignants qui affichent un niveau d’onction loin supérieur aux autres. Il en est de même pour les dons-ministères. Je crois personnellement que chaque serviteur de Dieu peut accroître le niveau de son onction, en restant fidèle et intimement consacré à Dieu.

Examinons de Près la Fonction d’Apôtre

Le mot grec traduit apôtre est apostolos qui signifie littéralement « celui qui est envoyé ». Le véritable apôtre du Nouveau Testament est un chrétien divinement envoyé à certains endroits pour implanter les églises. Il pose les fondements de « l’édifice de Dieu » et ressemble à un sage architecte, comme l’écrivit l’apôtre Paul :

Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu. Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme le sage architecte et un autre bâtit dessus (1 Cor. 3 :9-10a – italiques de l’auteur).

Un architecte supervise le processus de construction – il détient l’image du produit fini. Il n’est pas aussi spécialiste que le charpentier ou le maçon. Il peut faire le travail du charpentier ou du maçon, mais pas autant que ceux qui en sont spécialisés. De même, un apôtre peut évangéliser, diriger une église, mais pour un temps limité, pendant tout juste le temps qu’il faut pour poser les fondements de l’église (Paul restait généralement au même endroit pour une période de six mois à trois ans).

L’apôtre est fait pour implanter les églises et les superviser dans la voie du Seigneur. C’est l’apôtre qui établit les anciens/pasteurs/ superviseurs de chaque congrégation qu’il a implantée (voir Actes 14 :21-23 ; Tit. 1 :5).

Les Vrais et les Faux Apôtres

Il semble aujourd’hui qu’un certain nombre de serviteurs, avides de pouvoir, ont hâte de se proclamer apôtres, ce qui cause de sérieux problèmes à la plupart d’entre eux. Vue qu’ils n’ont pas encore établi aucune église (peut-être une ou deux), et n’ont ni l’appel, ni l’onction apostolique, ils doivent chercher des pasteurs dupes sur lesquels ils exerceront leur autorité. Si vous êtes pasteur, ne vous laissez pas tromper par ces faux apôtres, autoproclamés et avides de pouvoir. Ce sont généralement des loups en peau de brebis. Leur seule motivation est généralement l’argent. Les écritures nous mettent en garde contre les faux apôtres (voir 2 Cor. 11 :13, Apoc. 2 :2). S’ils doivent vous dire qu’ils sont apôtres, c’est-à-dire qu’ils le sont pas du tout. Vous les reconnaîtrez par leurs fruits.

Un pasteur qui implante une église et continue à la diriger pendant des années et des années, n’est pas un apôtre. Il peut être appelé pasteur apostolique parce qu’il a lui-même commencé son église. Il n’et pas apôtre, parce un vrai apôtre implante continuellement des églises.

Un missionnaire réellement oint et envoyé par Dieu, comme on les appelle aujourd’hui, et dont l’appel principal est d’implanter des nouvelles églises, est apôtre. D’autre part, ceux qui se nomment missionnaires et dont l’appel principal est celui de construire les écoles bibliques ou de former les pasteurs, ne sont pas des apôtres. Ils plutôt des enseignants.

Le vrai ministère apostolique est caractérisé par des signes et des prodiges qui concourent à l’implantation des nouvelles églises. Paul dit :

Car, je n’ai été inférieur en rien aux apôtres par excellence, quoique je ne sois rien. Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve par des signes, des prodiges et des miracles. (2 Cor. 12 :11b-12).

Si quelqu’un n’a pas les signes et prodiges qui accompagnent son ministère, il n’est pas apôtre. Il est évident que les vrais apôtres soient rares et ils ne sont pas les fausses églises, impures et prêchant un faux évangile. On les trouve dans les recoins du monde encore vierge et prêt pour l’évangile.

Le Plus Haut Rang d’Apôtres

Dans les deux listes de dons-ministères du Nouveau Testament, la fonction d’apôtre vient en premier lieu, indiquant ainsi que c’est l’appel le plus élevé (voir Eph. 4 :11 ;1 Cor. 12 :28).

Personne ne commence son ministère en tant qu’apôtre. On est plutôt appelé à être apôtre, même si l’on ne peut pas exercer cette fonction ce même jour. On doit sûrement faire preuve de fidélité, à travers la prédication et l’enseignement, pendant des années. Et un jour, on pourra se retrouver dans la fonction pour laquelle Dieu vous avait appelés et préparés. Paul dit qu’il a été appelé à être apôtre, dès le sein de sa mère, mais il a cependant passé plusieurs années de ministère avant d’entrer dans sa véritable fonction (voir Gal.1 :15 ; 2 :1). Il a en fait commencé comme enseignant et prophète (voir Actes 13 :1-2). Ce n’est que plus tard qu’il fut promu apôtre le jour ou il fut envoyé par le Saint-Esprit. (Voir Actes 14 :14).

La Bible fait mention d’autres apôtres, hormis Paul et les douze premiers apôtres (voir Actes 1 :15-26 ; 14-14 ; Rom. 16 :17 ; 2 Cor. 8 :23 ; Gal. 17-19). Le mot traduit messager dans 2 Cor. 8 :23 et dans Phil. 2 :25 est le mot grec apostolos). Ceci réfute la théorie selon laquelle la fonction d’apôtre était limitée aux douze premiers apôtres de Jésus seulement.

Les douze premiers apôtres sont appelés « apôtres de l’agneau ». Ces douze apôtres auront une place spéciale dans le règne millénaire de Christ (voir Mt. 19 :28 ; Apoc. 21 :14). Nous n’avons plus besoin d’apôtres du gabarit de Pierre, Jacques, Jean, etc. qui ont reçu l’inspiration d’écrire la Bible, parce que la biblique est une révélation complète. Tout ce dont nous avons besoin aujourd’hui, ce sont des apôtres qui implantent des églises dans l’orientation et la puissance du Saint-Esprit, comme le faisaient Paul et les autres apôtres dont les actions nous sont rapportées dans le livre des Actes des apôtres.

Fonction de Prophète

Un prophète est une personne qui reçoit des paroles et révélations surnaturelles sous inspiration divine. Le prophète est naturellement et fréquemment utilisé dans le don de la prophétie aussi bien que dans les dons de révélation, a savoir : la parole de sagesse, la parole de connaissance et le discernement des esprits.

Tout croyant peut-être utilisé par Dieu dans le don de prophétie, selon le bon vouloir de l’Esprit, mais il ne devient pas prophète pour autant. Un prophète est avant tout un serviteur qui prêche ou enseigne dans l’onction de l’Esprit. Les deux listes de dons-ministères classent la prophétie au second rang (voir l’ordre de la liste de 2 Cor. 12 :28). Servir à temps plein ne rend, non plus, quelqu’un prophète, seul le temps peut éprouver ce ministère. S’il exerce cette fonction, il doit être surnaturellement équipé pour ce ministère.

Deux personnes nommées prophètes dans le Nouveau Testament sont : Jude et Silas. Actes 1 : 32 dit qu’ils donnaient continuellement des prophéties à l’église d’Antioche :

Jude et Silas, qui étaient eux-mêmes prophètes, les exhortèrent et les fortifièrent par plusieurs discours.

Agabus est un autre exemple de prophète du Nouveau Testament. Nous lisons dans Actes 11 :27-28:

En ces temps-là, les prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche. L’un d’eux nommé Agabus se leva et annonça par l’Esprit qu’il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva en effet sous Claude.

Agabus reçut, dans ce cas ci, une parole de sagesse – une information sur le futur qui lui fut révélée. Evidemment, Agabus ne savait rien de ce qui allait se passer dans le futur. Il sut seulement ce que le Saint-Esprit lui révélait.

Nous trouvons dans Actes 21 :10-11, un autre exemple de la parole de sagesse à travers le ministère d’Agabus. Cette fois, ce fut au sujet de l’apôtre Paul :

Comme nous étions là depuis plusieurs jours, un prophète, nommé Agabus descendit de Judée et vint nous trouver. Il prit la ceinture de Paul et se lia les mains et les pieds, et dit : ‘Voici ce que déclare le Saint-Esprit : L’homme à qui appartient cette ceinture, les juifs le lieront de la même manière et le livreront entre les mains des païens’

Est-ce biblique de consulter un prophète, dans le Nouveau Testament, pour avoir une quelconque direction du Saint-Esprit ? La réponse c’est Non. La raison en est que le Saint-Esprit habite dans chaque chrétien pour le guider. Un prophète ne peut que confirmer la direction ou l’information déjà mise par Dieu dans l’esprit du chrétien. A titre exemplatif, lorsque Agabus prophétisa sur Paul, il ne lui donna aucune nouvelle direction sur ce qu’il devait faire. Il confirma plutôt ce que Paul savait depuis un certain temps.

Comme nous l’avons dit plutôt, Paul était prophète (et enseignant) avant de devenir apôtre (voir Actes 13 :1). Nous savons que Paul recevait des révélations de la part de Dieu (voir Galates 1 :11-12), et un certain nombre de visions (voir Actes 9 :1-9 ; 18 :8-10 ; 22 :17-21 ; 32 :11 ; 2 Cor. 12 :1-4).

Tout comme les vrais apôtres, les vrais prophètes n’habitent pas les fausses églises. Une fausse église rejette les prophètes du gabarit de Silas, de Jude et d’Agabus. La raison en est que un vrai prophète révèle le mécontentement de Dieu à cause de la désobéissance de ces églises (comme le fit Jean dans la plupart des églises d’Asie Mineure dans les deux premiers chapitres de l’Apocalypse. Aucune fausse église ne peut acquiescer a cela.

Fonction de Docteur

Selon l’ordre de 1 Corinthiens 12 :28, la fonction de docteur est troisième de la liste. Un docteur est surnaturellement oint pour enseigner la Parole de Dieu. Enseigner la Bible ne rend quelqu’un docteur, dans le Nouveau Testament. Il y a beaucoup qui enseignent par fanatisme ou par contrainte, mais un vrai docteur est surnaturellement oint pour enseigner. Il reçoit régulièrement des révélations et interprétations des vérités bibliques. Son enseignement et explication de la parole de Dieu, rendent la Bible compréhensible et pratique.

Apollos est un exemple de docteur, dans le Nouveau Testament. Paul fit, un jour, une comparaison entre son ministère apostolique et le ministère enseignant d’Apollos, dans 1 Corinthiens, par ces paroles :

J’ai planté, Apollos a arrosé et Dieu a fait croître…J’ai posé des fondements, quelqu’un d’autre a bâti dessus (1 Cor.3 :6,10b – italiques de l’auteur).

Apollos, docteur, n’a pas planté, il n’a pas posé la fondation. Il n’a fait qu’arroser, bâtir les murs sur la fondation déjà existante.

Apollos est également cité dans Actes 18 :27 :

Et lorsqu’il (Apollos) voulut aller en Achaïe, les frères l’encouragèrent et écrivirent aux disciples leur demandant de bien le recevoir ; et lorsqu’il arriva, il aida grandement ceux qui avaient cru par la grâce, car il réfutait publiquement les juifs, démontrant à travers les écritures que Jésus était le Christ.

Apollos « a grandement aidé» les gens qui étaient déjà chrétiens quelque temps avant son arrivée et son enseignement était reconnu « puissant ». Il est évident qu’un enseignement oint soit puissant.

Du point de vue église, le ministère d’enseignant est plus important que celui des miracles ou des dons de guérison. C’est pour cela qu’il est situé avant ces dons, dans 1 Corinthiens 12 :28 :

Et Dieu a établi dans l’église, premièrement les apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le dons de miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues (italiques de l’auteur).

Malheureusement, les croyants sont souvent attirés par la guérison que par l’enseignement de la parole de Dieu, lequel enseignement les conduirait vers la croissance spirituelle et la sainteté.

La bible distingue la prédication de l’enseignement. L’enseignement est plus logique et plus instructif tandis que la prédication est du domaine de la motivation et de l’inspiration. Généralement, les évangélistes prêchent tandis que les docteurs et les pasteurs donnent des enseignements. Il est déplorable que beaucoup de chrétiens ne reconnaissent pas la valeur et la puissance de l’enseignement. Certains pensent même que c’est lorsque les orateurs prêchent vite et à voix haute qu’ils sont oints.

Jésus est le meilleur exemple d’un docteur oint. L’enseignement occupait la grande partie de Son ministère. C’est pourquoi beaucoup l’appelaient « maître » ou « enseignant » (voir Mt. 8 :19 ; Marc 5 :35 ; Jean 11 :28).

Pour plus d’informations sur les enseignants et leurs enseignements, regardez Actes 2 : 42 ; 5 : 21, 25, 28, 42 ; 11 : 22-26 ; 13 : 1 ; 15 : 35 ; 18 : 11 ; 20 : 18-20 ; 28 : 30-31 ; Rom. 12 : 6-7 ; 1 Cor. 4 : 17 ; Gal. 6 : 6 ; Col. 1 : 28 ; 1 Ti. 4 : 11-16 ; 4 : 17 ; 6 : 2 ; 2 Ti. 1 : 11 ; 2 : 2 ; et Ja. 3 :1. Ce dernier verset dit que les enseignants seront jugés plus sévèrement ; c’et pour cela qu’ils doivent faire très attention à ce qu’ils enseignent. Ils doivent enseigner la Parole non compromise.

Fonction d’Évangéliste

L’évangéliste est une personne ointe par le Saint-Esprit pour prêcher l’évangile. Son message est destiné à pousser les gens à la repentance et croire au Seigneur Jésus-Christ. Ils sont accompagnés par des signes et des miracles pour attirer l’attention des païens et pour les convaincre la véracité du message.

Personne ne peut douter du fait qu’il y avait beaucoup d’évangélistes dans l’église primitive. Cependant, un seul homme est nommé évangéliste dans le livre des Actes. C’est homme est Philippe : « Etant entrés dans la maison de Philippe l’évangéliste, qui était l’un des sept, nous logeâmes chez lui » (Actes 21 :8 – italiques de l’auteur).

Philippe commença son ministère en tant que simple serviteur (ou peut-être « diacre ») qui servait à table (voir Actes 6 :1-6). Il fut promu à la fonction d’évangéliste peu après le début de l’époque de la persécution de l’église primitive, dont Etienne fut le premier martyr. Philippe prêcha pour sa toute première fois en Samarie :

Philippe étant descendu dans une ville de la Samarie, y prêcha Christ. Les foules tout entières étaient attentives à ce que disait Philippe, lorsqu’elles apprirent et virent les miracles qu’il faisait. Car des esprits impurs sortirent de plusieurs démoniaques, en poussant de grands cris et beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris. Il y eut une grande joie dans cette ville (Actes 8 :5-8).

Philippe avait un seul message – Christ. Son but était de faire des disciples obéissants au commandement de Christ. Ainsi, il déclarait que c ‘est Jésus, le Fils de Dieu, le Seigneur de tous, qui opérait ces miracles, et qui jugerait le monde bientôt. Il incitait les gens à se repentir et à suivre Jésus.

Philippe était équipé de dons surnaturels qui authentifiaient son message par des signes et prodiges. La fonction d’évangéliste doit nécessairement être authentifiée par les dons de guérison et autres dons spirituels. Les fausses églises remplies de faux évangélistes proclament un faux évangile. Le monde est rempli de tels évangélistes aujourd’hui, et c’est pourquoi Dieu ne confirme pas leur message par des miracles, des guérisons ou des signes. Ils ne proclament pas Son évangile, ils ne prêchent Christ. Ils prêchent généralement sur les divers besoins de l’homme disant que Christ peut leur donner une vie abondante. Ils prêchent des formules de salut qui n’incluent pas la repentance. Ils conduisent les gens dans des fausses illusions, couvrant seulement leur culpabilité, mais qui ne leurs procurent pas de salut. Le résultat des telles prédications est qu’il n’y a personne qui puisse naître de nouveau, parce que justement personne ne voit la nécessité de recevoir ce dont ils croient avoir déjà. De tels évangélistes contribuent en fait dans l’épanouissement du royaume de Satan.

La fonction d’évangéliste ne figure pas dans la liste des autres dons-ministères cités dans 1 Corinthiens 12 :28. Ce ministère est plutôt mentionné dans Ephésiens 4 :11. Cependant, je suppose que les « miracles et dons de guérison» mentionnés dans 1 Cor.12 :28 sont du domaine du ministère d’évangéliste, parce que ce sont les mêmes signes qui caractérisaient le ministère de Philippe l’évangéliste. Ce sont des signes qui authentifient tout ministère d’évangéliste.

Ceux qui vont d’une église à une autre se proclamant eux-mêmes évangélistes, ne le sont pas en réalité parce qu’ils ne prêchent qu’aux chrétiens, membres de ces églises. En plus de cela, leur message n’est pas accompagne ni de guérison, ni de miracle. (Leurs déclarations selon lesquelles ils prétendent posséder ces dons, ne peuvent tromper que les naïfs). Leur plus grand miracle est celui de faire tomber les gens en les poussant). Ces serviteurs itinérants sont peut-être des enseignants, ou des prédicateurs ou des exhortateurs (voir Rom.12 :8), mais ils ne sont pas évangélistes. Cependant, il est fort probable que Dieu commence avec quelqu’un comme exhortateur ou prédicateur pour finir évangéliste.

Pour plus d’informations sur la fonction d’évangéliste, lisez Actes 8 : 4-40, un récit du ministère de Philippe. Remarquez l’importance de l’interdépendance des dons-ministères (versets 14-25 en particulier), et sachez que Philippe ne prêchait qu’aux foules, mais aussi aux différents individus selon l’orientation de Dieu – Actes 8 :25-39.

Il semble que les évangélises ont également un mandat de baptiser leurs nouveaux convertis, mais ils ne sont pas spécifiquement appelés à dispenser le baptême du Saint-Esprit. Cette fonction est une responsabilité des pasteurs/ anciens/ superviseurs.

Fonction de Pasteur

J’ai pu comparé, dans deux chapitres différents, le vrai rôle biblique du pasteur et celui du pasteur institutionnel moyen. Il y a, cependant, beaucoup plus à dire sur le ministère de pasteur.

Pour mieux comprendre ce qu’enseignent les écritures sur la fonction de pasteur, nous devons comprendre trois mots grecs nous servant de clés. En grec, il s’agit de (1) poimen, (2) de presbuteros et (3) d’episkopos. Ils sont respectivement traduits par (1) pasteur ou berger, (2) anciens et (3) superviseur ou évêque.

Le mot poimen se trouve dix-huit fois dans le Nouveau Testament, et est traduit comme berger dix-sept fois, et pasteur une seule fois. Le verbe poimaino, y est dix-sept fois, et est souvent traduit par berger.

Le mot grec presbuteros se trouve soixante-six fois dans le Nouveau Testament. Soixante d’entre elles, il est traduit par ancien.

Finalement, le mot grec episkopos se trouve cinq fois seulement dans le Nouveau Testament. Quatre d’entre elles, il est traduit superviseur. La version King James le traduit par évêque

Tous les trois mots font référence à la même position dans l’église, et sont interchangeables. Chaque fois que l’apôtre Paul commençait une nouvelle église, il désignait des anciens (presbuteros) qui devaient prendre soin de cette nouvelle congrégation (voir Actes 14 : 23, Tit. 1 : 5). Ils prenaient la fonction de superviseurs (episkopos) et de bergers (poimaino) de leurs troupeaux. Nous lisons, à titre d’exemple, dans Actes 20 : 17, ce qui suit :

Cependant, de Milet Paul envoya chercher à Ephèse les anciens [presbuteros] de l’église (italiques de l’auteur).

Et qu’est-ce que Paul dit à ces anciens de l’église ?

Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques [episkopos], pour paître [poimaino] l’église du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang (Actes 20 :28 – italiques de l’auteur).

Vous avez sans doute remarqué que ces trois mots grecs sont interchangeables. Ils ne représentent pas trois fonctions différentes. Paul s’adressa aux anciens leur disant qu’ils étaient évêques devant fonctionner comme bergers. Dans sa première épître, Pierre écrivit :

Voici les exhortation que j’adresse aux anciens [presbuteros] qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée : ‘Paissez [poimaino] le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec dévouement ; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. Et lorsque le Souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire (1 Pi. 5 :1-4 – italiques de l’auteur).

Pierre a exhorté les anciens à paître leurs troupeaux. Le verbe paître donne pasteur comme son nom dérivé, que nous trouvons dans Ephésiens 4 :11 :

Et il [Jésus] a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs [italiques de l’auteur].

Ca laisse à croire aussi que les anciens et les pasteurs sont les mêmes.

Paul utilisa aussi le mot ancien (presbuteros) et évêque (episkopos) de manière interchangeable dans Tite 1 : 5-7 :

Je t’ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler, et que, selon mes instructions, tu établisses des anciens dans chaque ville…..Car il faut que l’évêque soit irréprochable… (Italiques de l’auteur).

Ainsi, il est indéniable que la fonction de pasteur, d’ancien, et d’évêque reste la même. Tout ce qui est écrit sur les évêques et les anciens dans les épîtres du Nouveau Testament est valable aux pasteurs.

Administration de l’Église

Les passages cités ci haut montrent que les anciens/évêques/pasteurs n’ont seulement pas été confiés la direction spirituelle de l’église, ils ont également été confiés son administration. Cela implique simplement que les anciens/pasteurs/évêques sont les responsables, et que les membres de l’église leur soient soumis :

Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comment devant en rendre compte (Héb. 13 : 17a – italiques de l’auteur).

Évidemment, aucun chrétien ne doit se soumettre à un pasteur qui n’est pas soumis à Dieu. Toutefois, il doit reconnaître qu’aucun pasteur n’est parfait.

Un pasteur/ancien/évêque dirige son église comme un père, responsable, de famille :

Il faut donc que l’évêque [pasteur/ancien] soit irréprochable….Il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté ; car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra t-il soin de l’église de Dieu ? (1 Ti. 3 :2-5 – italiques de l’auteur).

Paul continua :

Que les anciens [pasteurs/évêques] qui dirigent bien soient jugés dignes d’un double honneur, surtout ceux qui travaillent durement à l’enseignement et à la prédication (1 Ti. 5 :17 – italiques de l’auteur).

Il revient aux anciens de gouverner l’église.

Des Anciens Non Scripturaires

Beaucoup pensent que l’administration de leurs églises est scripturaire par le simple fait qu’ils disposent d’un groupe d’anciens qui dirigent. Mais le noeud de leur problème est qu’ils conçoivent mal ce ministère. Il choisissent ou interchangent les anciens à tour de rôle dans leur congrégation. Bien souvent, ils sont appelés « comité des anciens ». Mais bibliquement parlant, nul d’entre eux ne remplit les conditions requises pour un être un ancien. Si nous examinons profondément les conditions énumérées par Paul à l’égard de quiconque souhaite devenir un ancien, nous pouvons y voir clair. Paul écrivit qu’un ancien devrait servir à temps plein, et devrait par conséquent, être payé, pour enseigner/prêcher et diriger l’église (voir 1 Ti. 3 :4-5 ; Tit. 1 :9). Très peu, voire même personne, d’entre ceux la qui constituent « le comité des anciens » de l’église remplissent ces conditions. Ils ne sont pas payés ; ils ne prêchent pas ; ils n’enseignent pas ; ils ne travaillent pas à temps plein pour l’église ; et ils ne sont pas capables de diriger ou de gérer une église.

Une administration non scripturaire de la plupart des églises, est souvent la cause de divers problèmes dans beaucoup d’églises locales. Lorsque une église est dirigée par un fainéant, les troubles deviennent inévitables. Les querelles, les discordes et le désordre y campent toujours. Une administration non scripturaire sert d’une porte d’entrée au diable.

J’ai écrit aux pasteurs d’églises institutionnelles aussi bien qu’à ceux des églises de maison. Certains pasteurs d’églises institutionnelles peuvent être, au moment où ils lisent ce livre, à la tête des églises ayant déjà une administration non scripturale où les anciens sont élus des membres de la congrégation. De telles structurelles ne s’en vont jamais seules, il doit y avoir du grabuge.

Ce que je conseillerais à ces pasteurs c’est de faire tout ce qui est à leur disposition pour changer la structure de leurs églises et bien vouloir endurer les conflits temporaires et inévitables qui en résulteront, parce que le pire les attend si rien n’est fait. S’ils parviennent à supporter ces querelles temporaires jusqu’a en finir pour du bon, ils auront évité le pire à venir. S’ils échouent, il serait souhaitable qu’ils commencent une nouvelle église qu’ils maintiendront sur les bases bibliques. Bien que ça soit pénible, à la longue, ils porteront assez de bons fruits pour le royaume de Dieu. Si vous êtes disciple de Christ, vous pouvez les convaincre à changer leur structure, les convainquant par les écritures à changer.

La Pluralité des Anciens

Il y en a qui disent que les écritures parlent toujours des anciens au pluriel, signifiant ainsi qu’il n’est pas scripturaire d’avoir un ancien/pasteur/évêque unique qui dirige le troupeau. Je trouve néanmoins que cela n’est pas tellement convainquant. La Bible mentionne justement qu’il y eut, dans certaines villes, des églises qui étaient dirigées par des collèges d’anciens, mais cela ne signifie pas que ces anciens étaient tous égaux. Par exemple, lorsque Paul rassembla les anciens d’Ephèse (voir Actes 20 :17), il est clair qu’ils venaient d’une ville qui était constituée de milliers et même de dizaines des milliers de gens (voir Actes 19 :19). Ephèse avait un grand rassemblement composé des anciens, supervisant chacun une église de maison individuelle.

Aucun n’exemple nous montre que Dieu ait convoqué un comité d’anciens avant de faire quoi que ce soit. Lorsqu’il voulut délivrer Israël de l’Egypte, il appela un homme, Moïse, pour diriger tout le peuple. Le reste ne faisait que lui faciliter la tache. Tout le monde lui obéissait, et chacun était individuellement responsable d’un groupe de gens. Ce modèle est régulièrement mentionné dans la Bible. Lorsque Dieu souhaite donner une tache quelconque, Il donne la responsabilité a une seule personne, et appelle tout le reste a lui venir en aide.

Il paraît donc invraisemblable que Dieu appelle un comité composé de membres ayant un même degré de pouvoir dans une même petite église de vingt membres. Ce serait plonger l’église dans un gouffre de malheurs.

Cela ne signifie pour autant que chaque église de maison doit avoir une seule et unique personne à la tête. Ca signifie plutôt qu’une église disposant de plus d’un ancien, le plus jeune et le moins mature spirituellement doit se soumettre au(x) plus âgé(s) et plus mature(s) spirituellement. Bibliquement parlant, ce sont les églises, et non les écoles bibliques, qui servent de pépinières aux jeunes pasteurs/anciens/évêques. Ainsi, il devient possible et même désirable d’avoir plusieurs anciens/évêques/pasteurs dans une église de maison, sans toutes fois oublier que le plus immature spirituellement devra être formé par les plus matures.

J’ai pu observer un phénomène pareil dans les églises ayant plusieurs anciens supposés « égaux ». Même dans ce type d’églises, il y a toujours un ancien qui semble émerger. Il dirige les autres. Si personne ne prend le devant, c’est la zizanie qui règne. C’est pour cette raison que même les comités ont des présidents élu. Pour qu’un groupe, fait de gens ayant un même pouvoir, puisse faire un pas en avant, il doit nécessairement se choisir un leader. Cette stratégie reste valable même dans le contexte d’église.

De surcroît, la responsabilité d’un ancien renvoie à celle d’un père de famille, comme Paul le dit dans 1 Timothée 3 :4-5. L’ancien doit être capable de bien gérer sa maison, sinon il ne pourra pas gérer l’église de Dieu. Mais qu’adviendrait-il à une maison dirigée par deux maris? Elle ne tiendra pas longtemps.

Les anciens/pasteurs/évêques d’une même église locale ayant beaucoup de chrétiens, doivent se repartir en différents groupes complémentaires, chacun étant en charge d’un petit troupeau, pour pouvoir servir une même cause. Dans 1 Timothée 4 :14, Paul dit quelque chose sur « l’assemblée des anciens », faisant allusion a un ensemble de presbuteros et quelques autres hommes de ministères. S’il y a un apôtre parmi eux, celui-ci peut aussi intervenir pour pouvoir résoudre les éventuels problèmes qui arrivent dans l’église. Cependant, la méconduite ou l’égarement d’un pasteur institutionnel n’est pas toujours facile à gérer à cause de leur mauvaise structure, il y a un bâtiment et un programme à protéger. Mais une église de maison peut facilement et rapidement être dissoute, et si besoin il y a, leurs membres se joindraient facilement à une autre église.

Autorité pour Servir

Que Dieu ait donné au pasteur l’autorité spirituelle, et le pouvoir de diriger et d’organiser son église, ça ne signifie pas qu’il a le droit de dominer sur ses brebis. Il n’est pas Seigneur – Seul Jésus est Seigneur. L’église n’est pas sa propriété privée – Elle appartient a Dieu.

Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec dévouement ; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant que les modèles du troupeau. Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire (I Pierre 5 :2-4 – italiques de l’auteur).

Tout pasteur rendra compte de son ministère devant le trône de Jugement de Christ.

En plus de cela, le pasteur/ancien/évêque ne doit pas agir seul en matière de finances. Si l’on collecte régulièrement ou périodiquement quelques fonds soient-ils, d’autres membres du corps doivent tenir les mouvements de caisse pour qu’il n’y ait pas de malhonnêteté dans la gestion des fonds (voir 2 Cor. 8 : 18-23). Un tel groupe doit être soit élu, soit désigné.

La Rétribution des Anciens

Du point de vue biblique, les anciens/évêques/pasteurs doivent être rémunérés pour leur travail, à temps plein, en faveur de l’église. Paul a écrit :

Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’un double honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement. L’écriture dit : ‘Tu n’emmuseleras point le bœuf quand il foule le grain’. ‘Et l’ouvrier mérite son salaire’ (1 Ti. 5 :17-18).

Le sujet est clair – Paul va jusqu’à utiliser le terme salaire. Sa phrase, que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’un double honneur, se comprend très bien lorsque nous considérons son contexte. Au verset précédent, Paul dit que l’église doit supporter financièrement les veuves, et commence par le même verbe : « Honorez les veuves qui sont réellement des veuves » (voir 1 Ti. 5 :3-16). Ainsi donc, le contexte indique que le verbe « honorer » signifie supporter financièrement. Les anciens qui dirigent bien sont dignes d’un double honneur, recevant au moins le double de ce qui est donné aux veuves, et encore plus au cas ou ils auraient des enfants à supporter.

La plupart des églises institutionnelles supportent leurs pasteurs partout dans le monde (voir même dans les pays pauvres), mais malheureusement beaucoup d’églises de maison à travers le monde, plus précisément celles de l’Occident, ne le font pas. Cela est du au nombre croissant de ceux qui se joignent aux église de maison, sans pour autant vouloir changer leurs cœurs rebelles. Ils ont trouvé, ce dont ils cherchaient, le christianisme ne leur exigeant aucun sacrifice. Ils prétendent avoir décidé de se joindre à l’église de maison parce que, disent-ils, ils voulaient échapper à l’esclavage de l’église institutionnelle ; mais en réalité, ils ne font qu’échapper à toute instruction de se consacrer à Christ. Ils pensent avoir trouvé des églises qui n’exigent aucun sacrifice financier de leur part, lesquelles églises s’opposent diamétralement à ce que Christ attend de Ses disciples. Ils ont pour Dieu, leur argent, et s’amassent des trésors sur la terre au lieu de les amasser dans le ciel. C’est une preuve qu’ils ne sont pas de vrais disciples de Christ (voir Mt. 6 :19-24 ; Luc 14 :33). La nature de nos réactions vis-à-vis de l’argent montre que nous sommes, ou pas, les disciples de Christ.

Les églises de maison qui se réclament bibliques doivent supporter financièrement leurs pasteurs, les pauvres, et les missions. En ce qui concerne l’offrande et tout ce qui a rapport avec l’argent, les églises de maison l’emportent sur les églises institutionnelles, puisqu’ils n’ont ni bâtiments à entretenir ou à payer, ni du personnel à rémunérer. La dîme de dix personnes seulement suffit pour prendre en charge le pasteur. Dix personnes qui donnent 20% de leurs revenus peuvent facilement prendre en charge leur pasteur et un missionnaire qui mène approximativement la même vie que celle du pasteur.

Que Font les Pasteurs ?

Supposons que vous demandiez à un membre moyen d’une église quelconque : « Qui fait les choses suivantes dans votre église? »

À qui revient la tâche de proclamer la bonne nouvelle aux païens ? Qui est sensé mener la sainte vie ? À qui revient la responsabilité de prier ? Avertir, encourager et aider les autres croyants ? Imposer les mains sur les malades et les guérir ? Porter les fardeaux des autres ? Exercer ses dons pour édifier les autres ? Renoncer à soi, se sacrifier pour l’amour du Royaume de Dieu ? Baptiser les nouveaux disciples et leur enseigner à obéir aux commandements de Christ ?

Beaucoup vous diront sans hésiter : « Ce sont les responsabilités du pasteur ». Mais est-ce vrai ?

La Bible ordonne à chaque croyant d’annoncer l’évangile aux païens :

Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre avec respect et douceur, devant quiconque vous demande la raison de l’espérance qui est en vous (1 Pi. 3 :15).

Chaque chrétien doit vivre et marcher dans la sainteté :

Mais puisque celui qui vous a appelé est saint, vous aussi, soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit : Vous serez saints car je suis saint (1 Pi. 1 :15-16).

Chaque croyant doit prier :

Réjouissez-vous toujours. Priez sans cesse (1 Thés. 5 :16-17).

Chaque croyant doit exhorter, encourager et aider les autres :

Nous vous en prions aussi, frères, avertissez ceux qui vivent dans le désordre, consolez ceux qui sont abattus, supportez les faibles, usez de patience envers tous (1 Thes.5 :14 – italique de l’auteur).

Chaque croyant doit visiter les malades :

J’étais nu, et vous m’aviez vêtu ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venu vers moi (Mt. 25 :36).

Autres Responsabilités

Ce n’est pas encore fini. Chaque croyant doit imposer les mains sur les malades et les guérir :

Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : ‘En mon Nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront les serpents et s’ils ont bu quelque breuvage mortel il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains sur les malades et les malades seront guéris’ (Marc 16 :17-18 – italiques de l’auteur).

Chaque chrétien doit porter les fardeaux des autres :

Portez les fardeaux des uns les autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ (Gal.6 :2).

Chaque croyant doit exercer ses dons pour le bien de tout le monde :

Puisque vous avez des dons différents, selon la grâce qui vous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce selon l’analogie de la foi ; que celui qui est appelé au ministère, s’attache à son ministère ; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement ; et celui qui exhorte à son exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité ; que celui qui préside le fasse avec zèle ; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie (Rom. 12 :6-8).

Chaque croyant doit renoncer à soi-même, se sacrifier pour l’évangile :

Puis ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera (Marc 8 :34-35 – italiques de l’auteur).

Chaque croyant doit faire des disciples, les baptiser et leur enseigner comment obéir aux commandements de Christ :

Celui donc qui supprimera l’un de ces petits commandements et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera et qui enseignera aux autres à les observer, celui-la sera appelé grand dans le royaume des cieux (Mt. 5 :19 – italiques de l’auteur).

Vous en effet qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide (Heb. 5 :12 – italiques de l’auteur).

Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. (Mt. 28 : 19-20 – italiques de l’auteur) .[2]

Chacune de ces responsabilités a été confiée à tous les croyants. Pourtant, la plupart des membres d’églises pensent que ces taches sont exclusivement réservées aux pasteurs ! La raison en est que même les pasteurs pensent que ces taches sont réservées à eux seuls.

Que Doivent Donc Faire les Pasteurs ?

Si toutes ces taches sont données aux simples croyants, que doivent donc faire les pasteurs ? C’est très simple : ils sont appelés à équiper les saints pour les rendre capables d’accomplir telles choses (voir Eph. 4 :11). Leur fonction consiste à enseigner les croyants sur les commandements de Christ et leur servir de modèle (Mt 28 :19-20 ; 1 Ti. 3 :2 ; 4 :12-13 ; 5 :17 ; 2 Ti. 2 :2 ; 3 :6 ; 4 :4 ; 1 Pi. 5 :1-4).

Les écritures ne peuvent le dire plus clairement. Le rôle principal et biblique du pasteur n’est pas celui de rassembler le plus grand nombre de gens le dimanche matin lors des cultes. C’est de présenter tout homme complet en Christ (Col. 1 :28). Les pasteurs bibliques ne cherchent pas a plaire aux gens (2 Ti. 4 :3) ; Ils enseignent, forment, exhortent, avertissent, corrigent, réprimandent en basant sur la parole de Dieu (2 Ti. 3 :16 ; 4 :4)

Dans sa première lettre à Timothée, Paul cite certaines exigences pour quiconque veut devenir pasteur. Quatorze de ces quinze qualifications concernent le caractère, indiquant que l’exemple de style de vie est une chose très importante :

Cette parole est certaine : Si quelqu’un aspire à la charge de l’évêque, il désire une œuvre excellente. Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement. Il faut qu’il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique et désintéressé. Il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté. Car si quelqu’un se sait pas diriger sa propre maison, comment prendra t-il soin de l’église de Dieu ? Il ne faut pas qu’il soit un nouveau converti, de peur qu’enflé d’orgueil, il ne tombe sous le jugement du diable. Il faut aussi qu’il reçoive un bon témoignage de ceux du dehors, afin de ne pas tomber dans l’opprobre et dans les pièges du diable (1 Tim.3 :1-7)

Si nous comparons cette liste avec celle qui est souvent citée par les églises institutionnelles lorsqu’elles veulent établir un nouveau pasteur, nous découvrons le problème principal de la plupart d’églises. Elles ne cherchent qu’un manager, rapporteur, gestionnaire, administrateur, psychologue, directeur en chef, chercheur des fonds, ami de tout le monde, un cheval. Le pasteur biblique, cependant, doit être un homme de caractère et totalement dévoué à Christ, un serviteur digne de confiance car son but est celui de se reproduire lui-même. Il doit être capable de dire à ses brebis : « Soyez mes imitateurs comme j’imite Christ » (1 Cor. 11 :1).

Pour plus d’informations sur le ministère pastoral, regardez aussi Actes 20 :28-31 ; 1 Ti. 5 :17-20 et Tite 1 :5-9.

La Fonction de Diacre

Pour clore, permettez-moi de mentionner brièvement quelque chose sur les diacres. Cette fonction de diacre est une fonction importante dans l’église locale, et elle n’est pas parmi les cinq ministères principaux. Les diacres ne dirigent pas l’église comme les anciens. Le mot grec traduit par le terme diacre est diakonos, qui signifie littéralement « serviteur ».

Les sept hommes désignés pour distribuer quotidiennement la nourriture aux veuves de l’église de Jérusalem, ils sont considérés comme les premiers diacres (voir Actes 6 :1-6). Ils étaient choisis par la congrégation et ordonnés par les apôtres. Nous savons que deux d’entre eux, Philippe et Etienne, avaient été élevés plus tard par Dieu au rang d’évangélistes.

On parle aussi de diacres dans 1 Timothée 3 :8-13 et dans Philippiens 1 :1. Apparemment, cette fonction peut être assumée par un homme ou une femme (voir 1 Ti. 3 :11).


[1] Ceci est une autre façon de dire : « pour faire des disciples de Jésus-Christ ».

[2] Si il était demandé aux disciples de Jésus d’enseigner leurs disciples à obéir à tout ce qu’il leur avait prescrit, ils devraient enseigner à leurs disciples à faire leurs propres disciples, les baptisant et leur apprenant à obéir à tout ce que Jésus avait ordonné. Ainsi, la formation, le baptême et l’enseignement des disciples devraient être un commandement perpétuel qui s’imposait sur chaque disciple.

Les Dons de L’esprit.

Chapitre Dix-sept

 

La Bible est pleine d’exemples des hommes et des femmes ayant soudainement reçu certaines habiletés surnaturelles du Saint-Esprit. Ces habiletés surnaturelles sont appelés « dons spirituels », dans le jargon du Nouveau Testament.

On les appelle des dons par le simple fait que personne ne peut les gagner ou les acquérir. N’oublions pas que Dieu élève ceux en qui Il a confiance. Jésus dit : « Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes » (Luc 16 :10). Il en va à dire que ceux qui font preuve de fidélité envers Dieu sont les plus susceptibles de recevoir les dons spirituels. D’une part, Dieu utilise plus surnaturellement ceux qui se sont totalement consacrés à Son service et qui sont soumis à l’orientation du Saint-Esprit. D’autre part, Dieu utilise qui Il veut, comme le cas d’un âne qu’Il utilisa pour prophétiser. S’Il attendait que nous soyons parfaits pour pouvoir nous utiliser, Il n’utiliserait personne !

Dans le Nouveau Testament, nous trouvons plus précisément la liste des dons spirituels dans 1 Corinthiens 12, et ils sont neuf en tout :

En effet, à l’un est donné par l’Esprit une parole de sagesse ; à un autre une parole de connaissance selon le même Esprit ; à un autre la foi, par le même Esprit ; à un autre, le don de guérisons, par le même Esprit ; à un autre le don d’opérer les miracles ; à un autre, la prophétie ; à un autre le discernement des esprits ; à un autre l’interprétation des langues (1 Cor. 12 : 8-10).

Pouvoir définir exactement ce qu’est chacun de ces dons n’est pas aussi important que d’être utilisé par Dieu dans ces dons. Les prophètes, les sacrificateurs et les rois de l’Ancien Testament, ainsi que les différents types de serviteurs de l’église du Nouveau Testament, étaient puissamment utilisés dans l’un ou l’autre don spirituel, sans pour autant être capables de les distinguer ou les définir. Que ces dons soient classifiés dans le Nouveau Testament, montre clairement que Dieu veut nous en faire remarquer quelque chose. Paul dit en effet : « Et maintenant, concernant les dons spirituels, frères, je ne veux pas que vous soyez dans l’ignorance » (1 Cor. 12 :1).

Classification Des Neufs Dons Spirituels

Dans les temps modernes, les dons spirituels ont été regroupés en trois grandes catégories : (1) les dons d’expression, qui sont : les divers types de langues, l’interprétation des langues et la prophétie ; (2) les dons de révélation qui sont : la parole de sagesse, la parole de connaissance et le discernement des esprits ; et (3) les dons de puissance qui sont : l’opération des miracles, la foi spéciale et les dons de guérison. Trois de ces dons disent quelque chose, trois autres révèlent quelque chose, et trois autres opèrent quelque chose. Hormis les dons de langues et d’interprétation des langues, tous les autres dons étaient manifestes dans l’Ancien Testament. Seuls les deux dons spirituels sont propres au Nouveau Testament.

Le Nouveau Testament ne donne aucune instruction concernant l’usage exact des dons de puissance, et moins encore celui des dons de révélation ». Cependant, un nombre assez significatif d’instructions avait été donné par Paul sur l’usage des dons d’expression, et il y a deux raisons qui justifient cela.

Primo, dans les réunions des saints, les dons d’expression sont plus manifestes que les dons de révélation, et les dons de puissance. Nous avons en effet besoin de beaucoup plus d’instructions sur les dons qui se manifestent les plus dans réunions.

Secundo, les dons d’expression semblent exiger un niveau élevé de coopération humaine, et sont, en effet, les dons les plus abusés de tous. Il est beaucoup plus facile de déformer une prophétie qu’un don guérison.

Comme l’Esprit Désire

Il est important de comprendre que les dons spirituels sont distribués selon la volonté souveraine de l’Esprit. La Bible est très claire là dessus. :

Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il le veut (1 Cor.12 :11 – italiques de l’auteur).

Dieu appuyant leurs témoignages par des signes, des prodiges et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit, distribués selon sa volonté (Héb. 2 :4 – italiques de l’auteur).

L’on peut être fréquemment utilisé dans tel ou tel autre don, mais personne n’est maître de quelque don soit-il. Que vous ayez été oint pour accomplir un miracle un jour, ne garantit pas que vous puissiez en faire autant que vous voulez ou a n’importe quel moment. Ca ne garantit même pas que vous serez encore utilisé pour opérer ce miracle particulier.

Nous allons brièvement étudier et considérer quelques exemples bibliques pour chacun de ces dons. Retenez cependant que Dieu peut manifester Sa grâce et Sa puissance d’une manière ou d’une autre, c’est pourquoi il nous est pratiquement impossible de définir avec exactitude comment se manifestera chaque don dans chaque circonstance. En plus de cela, il n’existe aucune définition biblique de chacun des dons spirituels – nous n’avons que leurs noms respectifs. Nous allons donc examiner les différents indices des dons que nous trouvons dans la Bible et essayer d’en déterminer les catégories, les définissant grâce à leur diversité. Nos définitions ne doivent pas être très strictes parce que le Saint-Esprit peut se manifester de plusieurs manières différentes à travers d’un même don spirituel. Il y a même certains dons qui semblent être une combinaison de plusieurs autres dons. C’est dans cette même perspective que Paul écrivit :

Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; diversité de ministères, mais le même Seigneur ; diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune (1 Cor.12 :4-7).

Les Dons de Puissance

1) Les dons de guérison : les dons de guérison sont destinés à guérir les malades. Ils sont généralement définis comme une soudaine manifestation de la puissance qui guérit physiquement les malades. Au chapitre antérieur, nous avons vu un exemple de la manifestation du don de guérison de Jésus lorsqu’Il guérit l’infirme de la piscine de Béthesda (voir Jean 5 :2-17).

Dieu utilisa Elysée pour guérir la lèpre du Syrien Naaman, un idolâtre connu de tous (voir 2 Rois 5 :1-14). En nous instruisant aux paroles que Jésus a prononcées dans Luc 4 :27, rapportant les circonstances de la guérison de Naaman, nous apprenons qu’Elysée ne put guérir aucun autre lépreux. Il reçut une instruction soudaine et surnaturelle d’ordonner à Naaman de se plonger sept fois dans le Jourdain, et lorsque celui-ci obéi a cet ordre, il fut purifié de sa lèpre. Dieu utilisa Pierre pour guérir le boiteux de la porte appelée « la belle » à travers le don de guérison (voir Actes 3 :10). Non seulement le boiteux fut guéri, mais ce signe surnaturel attira beaucoup des gens à venir écouter l’évangile que prêchait Pierre, et cinq mille personne s’ajoutèrent ce jour même à l’église. Le don de guérison sert généralement a deux buts : guérir les malades et attirer les païens à Christ.

S’adressant à ces gens qui étaient assemblés ce jour-la, Pierre dit :

Hommes israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ? (Actes 3 :12).

Pierre reconnut que ce n’était ni à cause d’une quelconque puissance qu’il possédait en lui, ni à cause de sa piété que Dieu permit la guérison de ce boiteux. Rappelez-vous que Pierre, deux semaines seulement avant ce miracle, il avait renié Jésus. Que Dieu ait puissamment utilisé Pierre, comme nous le voyons dans les premières pages des actes des apôtres, devrait nous rendre confiants en Dieu, rassurés qu’Il nous utilisera aussi.

Quand Pierre expliqua comment l’homme fut guéri, il ne dit rien qui puisse montrer que ce don était dans la catégorie des « dons de guérison ». Pierre se souvint seulement que lui et Jean étaient passés à côté du boiteux et se sentit soudainement oint pour le guérir miraculeusement. Il l’ordonna donc de marcher au nom de Jésus, le prit par la main et le leva. Le boiteux commença à marcher, à sauter et à louer Dieu. Pierre l’expliqua par ces paroles :

C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez; c’est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous (Actes 3 :16).

Il faut une foi spéciale pour saisir un boiteux par la main et le lever et s’attendre à le voir marcher ! Il fallut également qu’une grande mesure de foi accompagnât ce don particulier de guérison pour arriver à un tel miracle.

Certaines personnes avancent que la raison pour laquelle ce don est mis au pluriel (« dons » de guérison) est parce qu’il constitue un ensemble de différents dons qui guérissent différentes sortes de maladies. Ceux qui ont de l’expérience dans l’exercice de dons de guérison vous diront qu’il y a certaines sortes de maladie qui sont plus fréquemment guéries à travers leurs ministères que les autres. Par exemple, Philippe, l’évangéliste guérissait les boiteux et les paralytiques plus que les autres types des malades (voir Actes 8 :7). Certains évangélistes, dans le siècle passé, eurent de grands succès dans la guérison des aveugles ou des sourds ou des personnes souffrant des disfonctionnements cardiaques, plus que dans toute autre type de guérison.

2) Les dons de foi et de miracles : le don de foi présente quelques similarité au don de miracles. Celui qui est oint pour accomplir l’un ou l’autre don reçoit une foi spéciale pour faire l’impossible. On les différencie souvent comme suit : Avec le don de foi, l’oint reçoit la foi spéciale lui permettant de recevoir un miracle quelconque pour son propre compte. Avec le don de miracles, l’oint reçoit la foi spéciale lui permettant d’accomplir un miracle quelconque pour les autres.

Le don de foi est souvent appelé « la foi spéciale », car il s’agit d’une portion de foi qui est soudainement impartie a une personne et qui lui permettant de faire ce qui va au-delà de la foi ordinaire. La foi ordinaire vient de ce qu’on entend des promesses de Dieu alors que la foi spéciale est soudainement impartie à une personne par le Saint-Esprit. Ceux qui ont expérimenté ce type de foi spéciale disent que les choses qu’ils considéraient impossible devenaient soudainement possibles, et il leur paraissait impossible de douter. Il en est de même pour le don de miracles.

Le récit des trois amis de Daniel, Shadrach, Méshach et Abed-Nego illustre bien comment il devient pratiquement impossible a celui qui a « la foi spéciale » de douter. Ils reçurent le don de la foi spéciale, lorsqu’ils furent jetés dans la fournaise ardente, pour avoir refusé de s’incliner devant la statue du roi. Il fallait avoir une fois qui dépasse l’ordinaire pour survivre dans la fournaise ardente ! Voyons cette démonstration de la foi de ces trois jeunes hommes :

Shadrach, Méshach et Abed-Nego répliquèrent au roi Nebucadnetsar : ‘Nous n’avons pas besoin de te répondre là-dessus. Voici, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ta main, ô roi ! Sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux et nous n’adorerons pas ta statue d’or que tu as élevée (Dan. 3:16-18 – italiques de l’auteur).

Le don était déjà en opération avant même qu’ils ne fussent jetés dans la fournaise. Il n’y eut aucun doute dans leur pensée, ils savaient que Dieu était capable de les délivrer.

Elie agissait dans le don de la foi spéciale quand il était nourri quotidiennement pendant les trois ans et demi de famine, sous le règne du mauvais roi Achab (voir 2 Rois 17 :1-6). Il faut plus qu’une foi ordinaire pour avoir confiance en Dieu, dans de telles circonstances, et croire qu’Il utilisera des oiseaux pour nourrir, matin et soir. Bien que nous n’ayons aucune promesse dans la Bible selon laquelle les corbeaux nous apporteront notre pain quotidien, nous pouvons néanmoins utiliser la foi ordinaire pour croire que Dieu pourvoira à nos besoins –parce que nous avons cette promesse (coir Mt. 6 :25-34).

Le don de miracles était fréquent dans le ministère de Moïse. Il opéra dans ce don lorsqu’il divisa en les eaux de la mer rouge (voir Ex. 14 :13-31) et lorsque les divers fléaux s’abattaient sur Egypte.

Jésus opérait dans le don de miracles lorsqu’Il nourrit 5000 personnes en multipliant quelques poissons et morceaux de pain (voir Mt. 14 :15-21).

Lorsque Paul frappa de cécité temporaire Elymas le magicien pour avoir tenté de résister à son ministère sur l’île de Chypre, c’est une bonne illustration du don de miracles (Actes 13 :4-14).

Les Dons de Révélation

1) La parole de connaissance et la parole de sagesse : la parole de connaissance est souvent définie comme étant une habilité surnaturelle et soudaine de percevoir certaines informations passées ou présentes. Dieu, Omniscient, donne de fois une telle connaissance, c’est peut-être pourquoi on l’appelle parole de connaissance. Une parole est partie d’une phrase, et une parole de connaissance est une petite partie de la connaissance de Dieu.

La parole de sagesse est similaire à la parole de connaissance, mais elle est souvent définie comme étant une habilité surnaturelle et soudaine de connaître les événements futurs. Le concept de la sagesse implique normalement une chose future. Encore une fois, ces définitions sont un peu spéculatives.

Regardons l’exemple de la parole de connaissance, dans l’Ancien Testament. Après qu’Elysée ait purifié Naaman le syrien de sa lèpre, celui-ci lui présenta une grande somme d’argent en guise de reconnaissance. Elysée refusa ce don de peur qu’il n’y ait personne qui ose penser que la guérison de Naaman était acquise, et non pas un don de Dieu. Le serviteur d’Elysée, Guéhazi, se fit cependant une opportunité et alla secrètement récupérer la somme ayant été offerte par Naaman. Apres que Guéhazi ait caché cet argent, il se présenta devant Elisée. Nous lisons ensuite que :

Elisée lui dit : D’où viens-tu, Guéhazi ? Il répondit : Ton serviteur n’est allé ni d’un côté, ni de l’autre. Mais Elisée lui dit : Mon esprit n’était pas absent lorsque cet homme a quitté son char pour venir à ta rencontre (2 Rois 5 :25b-26a).

Dieu, qui vit l’acte ignoble de Guéhazi, le révéla surnaturellement à Elisée. Ce récit montre clairement qu’Elisée ne « possédait » pas le don de parole de connaissance. C’est pour cela qu’il ne savait pas tout sur tout le monde et à tout moment. Si cela était le cas, Guéhazi n’aurait jamais songé à entreprendre un tel projet. Elisée connaissait seulement ce que Dieu lui révélait surnaturellement et occasionnellement. Le don opérait selon la volonté de l’Esprit.

Jésus opéra dans la parole de connaissance lorsqu’il dit à la femme au bord du puit de Samarie qu’elle avait eu cinq maris (voir Jean 4 :17-18).

Pierre fut aussi utilisé dans ce don lorsqu’il sut surnaturellement qu’Ananias et Saphira mentaient à propos du montant de la vente de leur terrain (voir Act. 5 :1-11).

Quant à la parole de sagesse, nous voyons sa manifestation fréquente chez toute la quasi-totalité des prophètes de l’Ancien Testament. Chaque fois qu’ils prédisaient le futur, c’est la parole de sagesse qui était en opération. Jésus aussi recevait régulièrement ce don. Il avait prédit la destruction de Jérusalem, sa propre crucifixion et les événements qui arriveraient au monde avant Sa deuxième venue (voir Luc 17 :22-36 ; 21 :6-28).

L’apôtre Jean fut également utilisé dans ce don lorsqu’il perdit le jugement de la période des tribulations. Nous trouvons ses prédictions à travers le livre d’Apocalypse.

2) Le don de discernement des esprits : le don de discernement des esprits est souvent défini comme étant une habileté surnaturelle de voir ou discerner dans le monde spirituel.

Lorsqu’un chrétien voit une vision avec ses yeux ou sa pensée, nous disons qu’il a eu un discernement d’esprit. Ce dont peut permettre a quelqu’un de voir les anges, les démons ou Jésus Lui-même, tel que Paul dans beaucoup de cas (voir Actes 18 :8-10 ; 22 :17-21 ; 23 :11).

Lorsque Elisée et son serviteur étaient poursuivis par l’armée syrienne, ils se retrouvèrent encerclés dans la cité de Dothan. Tout a coup, le serviteur d’Elisée regarda dehors à travers les murailles de la cité et vit un grand nombre de soldats les contourner. Il eut très peur :

Elisée lui répondit : « Ne crains point car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux ». Elisée pria et dit : Eternel ouvre ses yeux pour qu’il voie. Et l’Eternel ouvrit les yeux du serviteur qui vit la montagne pleine des chevaux et des chars de feu autour d’Elisée (2 Rois 6 :16-17).

Saviez-vous que les anges nous contournent avec leurs chevaux et leurs chars spirituels crachant du feu ? Vous les verrez un jour dans les cieux, mais le serviteur d’Elisée eut le privilège de les voir de son vivant sur terre.

Grâce à ce don, un chrétien peut discerner un mauvais esprit opprimant quelqu’un et pouvoir identifier le genre d’esprit en question.

Le don ne consiste pas seulement à voir dans le monde spirituel, mais aussi à discerner dans le monde spirituel. Cela peut être, par exemple, entendre dans le monde spirituel, telle que la voix de Dieu.

Enfin, ce don n’est pas comme « le don de discernement » dont beaucoup chantent. Ceux qui se disent avoir ce don, ils pensent parfois qu’ils peuvent discerner la pensée et les motivations des autres. Un tel don pourrait être décrit comme le « don de critique et de jugement ». Il est vrai que vous ayez ce sale don avant que vous ne soyez sauvé, mais maintenant vous êtes sauvés, Dieu veut vous en délivrer définitivement.

Les Dons d’Expression

1) Le don de prophétie : Le don de prophétie est une habileté soudaine et surnaturelle de parler par l’inspiration de Dieu, dans sa propre langue. Cela peut commencer par « Ainsi parle le Seigneur », ou pas.

Ce don ne consiste pas à prêcher ou à enseigner. Une prédication ou un enseignement inspiré contient un élément de prophétie car ils sont oints par l’Esprit, mais ce n’est pas de la prophétie dans le sens strict du terme. Il arrive souvent aux prédicateurs et/ou enseignants oints de prononcer des paroles soudainement inspirées, mais cela n’est pas vraiment de la prophétie, bien que ça puisse être considéré comme une prédication prophétique

Le don de prophétie, en soi, sert à édifier, à exhorter et à consoler :

Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console. (1 Cor.14 :3).

Cela signifie qu’il n’y a pas de révélation proprement dite dans le don de prophétie. C’est-à-dire qu’il ne contient, en soi, aucun élément du passé, du présent ou du futur, comme il est le cas de la parole de sagesse et de connaissance. Comme déjà mentionné, les dons spirituels peuvent agir en connexion des uns aux autres, et c’est ainsi que la parole de sagesse ou de connaissance peut être donnée à travers la prophétie.

Lorsque nous écoutons quelqu’un donner une prophétie quelconque dans une réunion et prédire certaines choses à venir, c’est ne pas en réalité une simple prophétie, c’est de la parole de sagesse véhiculée par le don de prophétie. Le simple don de prophétie ressemble beaucoup à une simple lecture Biblique, telle que « Soyez fort dans le Seigneur et dans la force de sa puissance » ou « Je ne vous quitterai pas, je ne vous abandonnerai jamais ».

Certains sont convaincus que la prophétie du Nouveau Testament ne doit rien contenir de « négatif », sinon, cela ne répondrait pas aux critères d’ « édification, exhortation et de consolation ». Cela n’est cependant pas vrai. Limiter ce que Dieu veut dire à Son peuple, Lui faisant seulement dire ce qui est considéré comme « positif », même s’Il voulait réprimander Son peuple, c’est de l’orgueil pur et simple. La réprimande peut se classer dans la catégorie d’édification ou d’exhortation. J’ai remarqué que les messages de Dieu aux sept églises d’Asie mineure, rapportés dans l’Apocalypse de Jean, contiennent certains éléments de reproche. Qu’allons-nous en faire ?

2) Les dons de diverses langues et d’interprétation de langues : Le don de parler diverses langues est une habileté surnaturelle et soudaine impartie a quelqu’un pour lui permettre de parler une langue qu’il ne connaît pas. Ce don doit normalement être accompagné de l’interprétation de langues qui est aussi une habileté soudaine et surnaturelle d’interpréter le message véhiculé par ce langage inconnu.

Ce don est appelé interprétation, non pas traduction, de langue. Nous ne devons donc pas nous attendre à une traduction, mot par mot du parler en langues. C’est pourquoi il est possible d’avoir un court « message en langues » et avoir une longue interprétation, et vice versa.

Le don d’interprétation de langues est vraiment similaire à la prophétie car il ne contient aucune révélation de lui-même et doit servir normalement pour « l’exhortation, l’édification et la consolation ». Nous pouvons presque dire que, selon 1 Corinthiens 14 :5, le parler en langues plus l’interprétation de langues, équivalent à la prophétie :

Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus, que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’église en reçoive de l’édification.

Comme déjà déclaré, la Bible nous donne aucune instruction sur la manière d’exercer les dons de puissance, encore moins sur les dons de révélation. Mais nous en avons en grande quantité sur les dons d’expression. Vu qu’il y avait quelques confusions dans l’église de Corinthe sur les dons d’expression, Paul consacra presque tout le quatorzième chapitre de sa première lettre aux Corinthiens pour ce sujet.

Le plus grand problème concernait le bon usage du parler en langues parce que, comme nous l’avons déjà appris au chapitre sur le baptême du Saint-Esprit, chaque chrétien baptisé du Saint-Esprit a la capacité de parler en langues chaque fois qu’il veut. Les Corinthiens parlaient beaucoup en langues pendant leurs réunions, pourtant dans un désordre sans égal.

Usages du Parler en Langues

Il est essentiel que nous comprenions la différence entre l’usage public et privé du parler en langues. Bien que tout chrétien baptisé du Saint-Esprit puisse parler en langues n’importe quand, cela ne signifie pas pour autant que Dieu l’utiliserait dans le public parler en langues. Le principal usage du parler en langues est privé, pendant la dévotion de chaque chrétien. Les Corinthiens se rassemblaient et parlaient simultanément en langues sans aucune interprétation, ce qui n’édifiait personne (voir 1 Cor.14 :6-12 ; 16-19 ; 23, 26-28).

Pour pouvoir différencier l’usage public des langues de leur usage privé, considérons l’usage privé des langues comme étant une prière et l’usage public des langues comme étant une manière de parler aux autres. Paul fit mention de ces deux usages dans le quatorzième chapitre de sa première lettre aux corinthiens. Quelle est cette différence ?

Lorsque nous prions en langues, notre esprits prie à Dieu (voir 1 Cor. 14 :2, 14), mais lorsque quelqu’un reçoit soudainement l’onction pour parler en d’autres langues, il transmet un message de la part de Dieu en faveur de toute la congrégation (voir 1 Cor.14 :5), et cela devient compréhensible lorsque l’interprétation en est donnée.

Selon les Ecritures, nous pouvons prier en langues autant que nous le désirons (voir 1 Cor. 14 :15), mais le parler en diverses langues n’opère que selon la volonté de l’Esprit (voir 1 Cor. 12 :11).

Le parler en diverses langues doit normalement être accompagné de l’interprétation des langues. L’usage privé du parler en langues, ne nécessite aucune interprétation. Paul dit que lorsqu’il prie en langues, son esprit demeure stérile (voir 1 Cor.14 :14).

Lorsque quelqu’un prie en langues, il s’édifie lui-même (voir 1 Cor.14 :4), mais la congrégation tout entière est édifiée lorsque le parler en diverses langues survient et lorsqu’il est accompagné de l’interprétation des langues (voir 1 Cor.14 :4b-5).

Chaque croyant est appelé à prier en langues chaque jour. Son parler en langues doit faire partie intégrante de sa communion quotidienne avec Dieu. Ce qui est merveilleux dans la prière en langues, est que ça ne nécessite pas l’intervention de la pensée. Vous pouvez prier en langues pendant que vous travaillez ou pensez à autre chose. Paul dit aux Corinthiens : « Je remercie Dieu de ce que je parle ne langues plus que vous tous » (1 Cor. 14 :18). Il doit avoir passé beaucoup de temps à prier en langues pour dépasser toute l’église de Corinthe !

Paul écrivit également que lorsque nous prions en langues, nous « bénissons le Seigneur ». (1 Cor. 14 :16-17). Ma prière en langues a été comprise, trois fois, par quelqu’un qui connaissait la langue dans laquelle je priais. Dans chacun de ces cas, je priais en japonais. J’ai une fois dit : « Tu es si bon » ; une autre fois : « Merci infiniment ». Et la troisième fois, fut : « Viens vite, viens vite ; j’attends ». N’est-ce pas étonnant ? Je n’ai jamais appris un seul mot japonais, mais j’ai béni le Seigneur, toutes les trois fois, en japonais !

Instructions de Paul sur le Parler en Langues

Les instructions de Paul à l’église de Corinthe étaient très spécifiques. Dans toutes les réunions, il n’était plus permis qu’à deux ou trois personnes de parler publiquement en langues. Les trois personnes ne devaient pas parler toutes à la fois, elles devraient parler a tour de rôle (voir 1 Cor.14 :27).

Paul ne voulait pas nécessairement dire que seuls « trois messages en langues étaient admis ». Il dit plutôt que seules trois personnes pouvaient parler en langues à haute voix, mais pas à la fois, pendant les réunions. Certains pensent que s’il y avait plus de trois personnes fréquemment utilisées dans le don de diverses langues, chacune d’entre elles, pourrait se soumettre à l’Esprit et donner « le message » que l’Esprit désirerait communiquer à l’église. S’il n’en était pas ainsi, l’instruction de Paul limiterait le Saint-Esprit en imposant un nombre de messages en langues qui devraient être donnés dans une réunion donnée. Si le Saint-Esprit ne donnait pas plus de trois messages dans une réunion quelconque, l’instruction de Paul ne serait pas pourvue de sens.

Cela serait valable pour l’interprétation de langues. On pense qu’il peut y avoir plus d’une personne dans une réunion quelconque qui soit sensible au Saint-Esprit et reçoive l’interprétation d’un « message en langues ». De telles personnes seraient considérées comme des interprètes « voir 1 Cor. 14 :28), puisqu’elles seraient régulièrement utilisées dans le don d’interprétation de langues. Si cela est vrai, ça serait peut-être pourquoi Paul a donné cette instruction : « Qu’une seule personne interprète » (1 Cor.14 :27). Peut-être qu’il n’a pas dit qu’il y ait une seule personne qui interprète tous les messages. Il voulait éradiquer toute forme de compétition d’interprétation de messages. Si quelqu’un donnait l’interprétation d’un message quelconque, aucun autre interprète n’était autorisé a en donner une autre, même s’il croirait pouvoir en donner la meilleure.

En général, tout doit se faire dans l’ordre absolu et d’une manière digne de réunions des saints. Aucun désordre, aucune confusion n’est admise dans l’interprétation du message de Dieu. En plus de cela, les chrétiens doivent toujours savoir qu’il peut y avoir quelques païens dans l’assemblée, comme l’écrivit :

Si donc dans une assemblée de l’église entière, tous parlent en langues, et qu’ils surviennent des hommes du peuple ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous ? (1 Cor.14 :23).

Et tel fut précisément le problème des Corinthiens – tous parlaient à la fois, et souvent, sans aucune interprétation.

Instructions sur les Dons de Révélation

Paul donna quelques instructions sur « les dons de révélation » relativement a leur manifestation à travers les prophètes :

Pour ce qui concerne les prophètes, que deux ou trois parlent et que les autres jugent ; et si un autre qui est assis a une révélation, que le premier se taise. Car vous pouvez tous prophétisez successivement, afin que tous soient instruits et que tous soient exhortés. Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes, car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix (1 Cor. 14 :29-33).

Tout comme il y eut certains membres du corps de Corinthe qui apparemment étaient fréquemment utilisés dans le don d’interprétation des langues et qui étaient connus comme « interprètes », il y eut ceux qui étaient utilisés dans le don de révélation et de prophétie et qui étaient considérés comme « prophètes ». Ce ne sont pas des prophètes de la même classe que ceux de l’Ancien Testament, ou comparables à Agabus dans le Nouveau Testament (voir Actes 11 :28 ; 21 :10). Au contraire, leurs ministères se limitaient dans leurs églises locales.

Bien qu’il pouvait y avoir plus de trois prophètes présents dans une réunion quelconque, Paul limita encore une fois le nombre d’intervenants « à deux ou trois ». Cela suggère encore que lorsque l’Esprit accorde des dons dans une assemblée, plus d’une personne peuvent recevoir ces dons. S’il n’en était pas ainsi, l’instruction de Paul pousserait à avoir des dons spirituels ne pouvant pas être profités par le corps de Christ, car il aurait limité le nombre de prophètes qui devraient parler.

S’il y a plus de trois prophètes présents, les autres, bien qu’il leur soit interdit de parler, peuvent juger les messages donnés. Cela indique leur habileté à discerner ce que l’Esprit dit , et leur soumission totale au Saint-Esprit que les utilise en même temps qu’Il utilise les autres, soit dans les mêmes dons, soit dans les dons différents mais complémentaires. Sinon, ils jugeraient simplement les prophéties et les révélations d’une manière générale, en accord parfait avec la révélation donnée par le Saint-Esprit (Comme dans la Bible), ce que tout chrétien mature peut faire.

Paul déclare également que les prophètes doivent prophétiser a tour de rôle (voir 1 Cor.14 :31) et que « les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes » (1 Cor.14 :32), signifiant que chaque prophète peut se retenir d’interrompre l’autre pendant qu’il donne une révélation ou une prophétie quelconque à la congrégation. Cela signifie en plus que l’Esprit peut accorder des dons à plusieurs prophètes dans une même réunion, mais que le message de chacun soit examiné par tout le reste de l’assemblée.

Cela est valable pour les dons d’expression, pouvant se manifestant à travers n’importe quel chrétien. Si quelqu’un reçoit un message en langues ou une prophétie de la part de Dieu, qu’il se retienne jusqu’au moment approprié. Ce ne serait pas correct d’interrompre la prophétie ou l’enseignement d’un autre pour donner son propre message.

Lorsque Paul déclara : « Vous pouvez tous prophétiser, l’un après l’autre » (1 Cor. 14 :31). , rappelez-vous qu’il parlait dans le contexte des prophètes qui recevaient des prophéties. Il y a malheureusement certaines personnes qui ont déplacé les paroles de Paul de leur contexte, allant jusqu’à dire que chaque chrétien doit prophétiser dans chaque réunion. Ce don de prophétie n’opère et n’est donné que selon la volonté du Saint-Esprit.

Aujourd’hui, plus qu’avant, l’église a besoin de l’aide du Saint-Esprit, de Sa puissance, de Sa présence et de Ses dons. Paul ordonna aux corinthiens de désirer vivement les dons de l’Esprit, surtout celui de la prophétie (voir 1Cor. 14 :1). Ceci indique que notre désir importe plus dans l’obtention et dans la manifestation des dons de l’Esprit, sinon Paul n’aurait pas donné une telle instruction. Le faiseur de disciples, soucieux d’être utilisé par Dieu et pour Sa gloire, doit vivement désirer les dons spirituels, et enseigner à ses disciples a faire de même.

Le Ministere de Guérison de Jesus

Chapitre Seize

Il est souvent discuté que Jésus opérait les miracles et les guérisons extraordinaires parce qu’Il était le divin Fils de Dieu. Mais, si nous examinons les écritures, nous découvrons que même si Jésus était Dieu, Son ministère terrestre a connu certaines limitations. Il dit un jour : « Le Fils ne peut rien faire de lui-même si ce n’est que ce qu’il voit son Père faire » (Jean 5 :19). Cela montre clairement que Jésus était limité, d’une certaine manière, et dépendait totalement de Son Père.

D’après Paul, lorsque Jésus prit la forme humaine, Il s’est « dépouillé Lui-même » de certaines choses qu’Il possédait, en tant que Dieu :

Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme (Phil.2 :5-7 – italiques de l’auteur).

En quoi consistait réellement le « dépouillement de Jésus » ? Il n’avait rien avoir avec Sa divinité, Sa sainteté, ou Son amour. Il s’agissait sûrement de Sa puissance surnaturelle. Il n’était plus omniprésent (Toute présence), encore moins omniscient (Toute connaissance), et omnipotent (Toute puissance). Il devint purement un homme. Pendant Son ministère sur terre, Jésus agissait comme tout autre homme, oint par le Saint-Esprit. Cette vérité devient beaucoup plus claire lorsque nous parcourons les quatre évangiles.

Nous pouvons, par exemple, nous poser cette question : si Jésus était réellement le divin Fils de Dieu, pourquoi avait-Il été baptisé du Saint-Esprit avant de commencer Son ministère, à l’âge de trente ans ? Pourquoi Dieu eut-Il besoin d’être baptisé par Dieu ? En réalité, Jésus dut être baptisé du Saint-Esprit pour avoir l’onction du ministère. C’est pour cela que, peu après Son baptême, Il déclara ce qui suit : « L’Esprit de l’Eternel est sur moi, parce qu’il m’a oint pour prêcher…pour proclamer… pour libérer » (Luc 4 :18 – italiques de l’auteur).

C’est pourquoi Pierre déclara aussi : « Vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui » (Actes 10 :38 – italiques de l’auteur).

C’est pour cela que Jésus n’a opéré aucun miracle avant qu’Il ne soit baptisé du le Saint-Esprit, à l’âge de trente ans. Etait-il le Fils de Dieu même à l’âge de vingt-cinq ans ? Bien sur que oui. Pourquoi n’a-t-il donc pas opéré aucun miracle avant l’age de trente ans ? C’est simplement parce qu’Il s’est dépouillé de Sa puissance surnaturelle, et Il dut attendre jusqu’a ce qu’Il ait reçu la puissance du Saint-Esprit.

Ce qui Prouve que Jésus Opérait en tant qu’Un Homme Oint de l’Esprit

Lorsque nous lisons les évangiles, nous découvrons que la connaissance surnaturelle de Jésus était peu régulière. Quelques fois, Jésus posait des questions pour en obtenir les informations.

A titre exemplatif, nous voyons Jésus dire à la femme Samaritaine qu’elle avait eu cinq maris et que l’homme avec lequel elle vivait n’était pas son mari (voir Jean 4 :17-18). Comment a-t-Il su cette information? Est-ce parce qu’Il était Dieu, et que Dieu est normalement sensé tout connaître ? Non, si tel était le cas, Il aurait constamment usé de cette habilité. Bien qu’Il soit Dieu, et qu’Il était sensé tout connaître, Il s’est dépouillé la capacité d’omniscience en prenant la forme humaine. Jésus eut connaissance de l’état conjugal de cette femme parce que le Saint-Esprit lui avait, à ce moment, accordé le don de « parole de connaissance » (1 Cor. 12 :8). Ce don est une capacité surnaturelle de connaître certaines choses sur le passé, le présent et sur le futur. (Nous verrons ce sujet en détail au chapitre sur les dons Spirituels).

Est-ce que Jésus savait vraiment tout à tout moment ? Non. Lorsque la femme souffrant de la perte de sang eut touché le pan de Sa robe, Jésus connut qu’une force était sortie de Lui, et demanda : « Qui a touché mes vêtements ? »(Marc 5 :30b). Quand Jésus vus le figuier de loin, (voir Marc 11 :13), il « alla voir s’il y trouverait quelque chose ». Pourquoi n’a-t-il pas su directement qui avait touché Ses vêtements ? Pourquoi n’a-t-il pas su que le figuier n’avait aucun fruit ? C’est parce que, de son vivant sur la terre, Jésus agissait comme tout autre homme oint du Saint-Esprit, exerçant Ses dons selon la volonté de l’Esprit. Les dons de l’Esprit opèrent selon la volonté de l’Esprit (voir 1 Cor. 12 :11 ; Héb. 2 :4). Jésus connaissait surnaturellement certaines choses lorsqu’elles Lui sont révélées par le Saint-Esprit, comme c’est toujours le cas du don de « la parole de connaissance ».

C’est ainsi que s’opéraient les guérisons dans le ministère de Jésus. La Bible dit clairement que Jésus ne guérissait pas n’importe qui à n’importe quel moment. Nous lisons par exemple dans l’évangile de Marc, que lorsqu’Il visita sa ville natale, Jésus ne pût réaliser ce qu’Il était allé y faire :

Jésus partit de là et se rendit dans sa patrie. Ses disciples le suivirent. Quand le Sabbat fut venu, il se mit à enseigner dans la synagogue. Beaucoup de gens qui l’entendirent étaient étonnés et disaient : D’où lui viennent ces choses ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée et comment de tels miracles se font-ils par ses mains ? N’est-ce pas le charpentier, le Fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? Et il était pour eux une occasion de chute. Mais Jésus leur dit : Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents et dans sa maison. Il ne pût faire là aucun miracle, si ce n’est qu’il imposa les mains à quelques malades et les guérit. Et il s’étonnait de leur incrédulité (Marc 6 :1-6 – italiques de l’auteur).

Marc ne dit pas que Jésus n’a pas voulu y faire aucun miracle, il dit qu’Il ne pût y faire aucun miracle. Pourquoi ? Parce que les gens de Nazareth étaient incrédules. Ils n’ont pas reçu Jésus comme l’oint et le Fils de Dieu. Pour eux, Jésus n’incarnait que le fils du charpentier du village. Et comme l’a dit Jésus : « un prophète n’est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents et sa maison ». (Marc 6 :4). Le résultat en fut qu’Il imposa les mains sur quelques malades et les guérit. C’est sûr que Jésus voulait opérer les meilleurs des miracles et guérir les malades d’une manière dramatique dans cette ville où Il avait passé la grande partie de Sa vie. La Bible dit cependant qu’Il ne le pût à cause de leur incrédulité.

Luc en Dit Plus

Jésus guérissait essentiellement par deux méthodes : (1) en enseignant la parole de Dieu qui encourage les malades à avoir la foi d’être guéri, et (2) en exerçant Ses dons de guérison, selon la volonté du Saint-Esprit. Cependant, Jésus était limité par deux facteurs dans Son ministère de guérison : (1) l’incrédulité des malades et (2) la volonté du Saint-Esprit qui opérait à travers Ses « dons de guérison »

En réalité, la majorité des gens de la ville natale de Jésus n’avaient pas eu cru en Lui. Bien qu’ils aient entendu parlé de Ses miracles de guérison ayant été faits dans d’autres villes, ils n’ont pas cru qu’Il était capable de guérir les malades, et par conséquent, il ne put pas les guérir. En plus de cal, il semble que le Saint-Esprit n’a accordé à Jésus aucun don de guérison dans la ville de Nazareth – pour des raisons que l’on ignore.

Luc décrit plus en détail que Marc ce qui se produit lorsque Jésus se rendit a Nazareth.

Il [Jésus] se rendit à Nazareth où il avait été élevé, et selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du Sabbat. Il se leva pour faire la lecture, et on lui remit le livre du prophète Esaïe. L’ayant déroulé, il trouva l’endroit où il était écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, et aux aveugles le recouvrement de la vue. Pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. Ensuite, il roula le livre et le remit au serviteur, et s’assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui. Alors, il commença à leur dire : Aujourd’hui cette parole de l’écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie. Et tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : N’est-ce pas le fils de Joseph ? (Luc 4 :16-22).

Jésus voulait que son audience croit qu’Il était l’oint de Dieu, promis dans la prophétie d’Esaïe, espérant qu’ils croiraient et recevraient les bénéfices de Son onction, qui selon Esaïe, s’agissait de la liberté de la captivité, du recouvrement de la vue des aveugles. [1] Mais ils ne l’ont pas cru, et quoi qu’ils fussent réellement captifs, ils ne voulurent pas croire que le fils de Joseph était spécial. S’indignant de leur scepticisme, Jésus répondit :

Sans doute, vous m’appliquerez ce proverbe : Médecin, guéris-toi toi-même ; et vous me direz : fais ici, dans ta patrie, tout ce que nous avons appris que tu as fait à Capharnaüm. Mais, ajouta –t il, je vous le dis en vérité, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie (Luc 4 :23-24).

Les gens de Sa ville natale, attendaient voir Jésus faire des miracles qu’ils l’avaient entendu faire à Capharnaüm. Leur attitude était contraire à la foi, c’était du scepticisme. Leur incrédulité a empêché Jésus à accomplir quelque miracle ou guérison soit-elle.

Une Autre Entrave de Jésus à Nazareth.

Jésus adressa les paroles suivantes à la foule de Nazareth, leur montrant qu’Il était limité par la volonté du Saint-Esprit qui opérait à travers ses « dons de guérison » :

Je vous le dis en vérité : il y avait plusieurs veuves en Israël du temps d’Elie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois et qu’il y eut une grande famine sur toute la Terre ; et cependant Elie ne fut envoyé vers aucune d’elles, si ce n’est vers une femme veuve, à Sarepta, dans le pays de Sidon. Il y avait aussi plusieurs lépreux du temps d’Elysée, le prophète ; et cependant aucun d’eux ne fut purifié si n’est Naaman le syrien (Luc 4 :25-27).

Jésus voulait signifier qu’il était impossible pour Elie de multiplier la farine et l’huile qui soutiendraient n’importe quelle veuve durant les trois ans et demi de famine (voir 1 Rois 17 :9-16). Bien qu’il y ait eu beaucoup de veuves affamées en Israël à cette époque-là, l’Esprit avait oint Elie à aider une veuve seulement. Cette veuve n’était même pas israélite. Il en est de même pour Elysée, il ne pouvait pas purifié tous les lépreux dans ce temps-la. Cette réalité est confirmée par le fait qu’il y avait beaucoup de lépreux en Israël lorsque Naaman fut purifié. Si cela dépendait de son propre choix, Elysée aurait naturellement purifié ses compatriotes avant de purifier Naaman, l’idolâtre (voir 2 Rois 5 :1-14).

Elie et Elysée étaient tous des prophètes – hommes oints du Saint-Esprit, mais qui étaient sans doute utilisés selon la volonté de l’Esprit. Pourquoi Dieu n’a-t-il pas envoyé Elie à d’autres veuves de son époque? J’en sais rien. Pourquoi Dieu n’a-t-il pas utilisé Elysée pour purifier d’autres lépreux ? J’en sais rien. Seul Dieu le sait.

Ces deux récits de l’Ancien Testament ne signifient en aucun cas que pourvoir aux besoins des veuves, purifier les lépreux n’est pas de la volonté de Dieu. Les gens d’Israël auraient pu mettre fin à la famine du temps d’Elie, s’ils s’étaient tous repentis de leurs péchés. La famine représentait le jugement de Dieu. Tous les lépreux d’Israël seraient tous guéris, s’ils avaient été obéissants et s’ils avaient cru aux promesses de l’alliance qu’ils avaient contractée avec Dieu. Cette alliance contient la promesse de guérir physiquement.

Jésus révéla à Son auditoire de Nazareth qu’Il était limité, comme l’ont été Elie et Elysée. Pour des raisons que j’ignore, le Saint-Esprit n’a pas utilisé Jésus dans « les dons de guérison » lorsqu’il était à Nazareth. Cette réalité, en plus de l’incrédulité des habitants de la contrée, Jésus ne put pas accomplir aucun autre miracle majeur dans Sa ville natale.

Aperçu Sur les « Dons de Guérison » de Jésus

Si nous regardons les diverses guérisons opérées par Jésus, dans les évangiles, nous trouvons que la majorité des malades étaient guéris par leur foi, non pas à travers le « don de guérison ». Voyons les différences qui se trouvent entre les deux types de guérison, en nous basant sur les deux cas différents. Commençons d’abord par le récit d’un infirme qui était à la piscine de Béthesda. Celui-ci n’a pas été guéri par la fois, mais par les « dons de guérison » de Jésus.

Or, à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s’appelle en hébreu Béthesda, et qui a cinq portiques. Sous ces portiques étaient couchés en grand nombre des malades, des aveugles, des boiteux, des paralytiques, qui attendaient le mouvement de l’eau ; car un ange descendait de temps en temps dans la piscine, et agitait l’eau ; et celui qui y descendait le premier après que l’eau avait été agitée était guéri, quelle que fut sa maladie. Là se trouvait un homme malade depuis trente-huit ans. Jésus l’ayant vu couché, et sachant qu’il était déjà malade depuis longtemps, lui dit : veux-tu être guéri ? Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand l’eau est agitée, et, pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche. Aussitôt cet homme fut guéri ; il prit son lit, et marcha (Jean 5 :2-9).

Comment savons-nous que cet homme a été guéri grâce à un « don de guérison », non pas à cause de sa foi ? Il y a plusieurs indications.

Primo, cet homme n’est allé chercher Jésus. C’est, au contraire, Jésus qui l’a trouvé assis au bord de la piscine. On parlerait d’une guérison par la foi, si l’homme était allé chercher Jésus.

Secundo, Jésus n’a pas dit à l’homme que sa foi l’a guéri, comme Il avait souvent l’habitude de dire, chaque fois qu’Il guérissait quelqu’un.

Tertio, lorsque les juifs voulurent savoir celui qui avait dit à l’homme guéri : « Lève-toi et marche », ce dernier répondit qu’il ne savait pas qui c’était. Cela prouve qu’il n’a pas été guéri par sa foi en Jésus. Il a été guéri grâce au « don de guérison » qui opérait en Jésus selon la volonté de l’Esprit.

Bien qu’il y ait un bon nombre des malades qui attendaient leur guérison le long de la piscine, Jésus guérit une seule personne, tout le reste demeura malade. Pourquoi ? J’en sais rien. Toutefois, cet incident ne signifie pas que la volonté de Dieu n’est pas de guérir tous les malades. Tous ceux qui étaient là pouvaient être guéris par leur foi en Jésus. C’est peut-être la raison qui fit que cet homme soit guéri – pour attirer tous les malades, qui étaient là, vers Jésus. S’ils avaient exercé leur foi en Lui, ils seraient tous guéris.

Bien souvent, les « dons de guérison » sont regroupés dans la catégorie des « signes et prodiges », c’est-à-dire, les miracles destinés à attirer l’attention vers Jésus. C’est pour cela que les évangélistes du Nouveau Testament, Philippe par exemple, étaient équipés de divers « dons de guérison », car leurs miracles s’opéraient pour influencer les gens à croire à leur évangile (voir Actes 8 :5-8).

Si un chrétien tombe malade, il ne doit courir après ceux qui ont les dons de guérison pour être guéri. Il peut obtenir sa guérison en exerçant seulement sa foi en Jésus ; et quoi que tout le monde ne soit pas guéri par le don de guérison, chacun peut être guéri par sa foi en Jésus. Les dons de guérison sont donnés à l’église dans le but de guérir les païens pour que leur attention soit attirée vers l’évangile. Cela ne signifie pas que les chrétiens ne bénéficient jamais de ces dons de guérison. Bien qu’ils en bénéficient grandement, Dieu prévoit cependant que Ses enfants soient guéris par leur foi en Jésus.

Une Personne Guérie par Sa foi

Bartimée, l’aveugle, fut guéri par sa foi en Jésus. Lisons son récit dans l’évangile de Marc.

Ils arrivèrent à Jéricho. Et lorsque Jésus en sortit, avec ses disciples et une assez grande foule, le fils de Timée, Bartimée, mendiant aveugle, était assis au bord du chemin. Il entendit que c’était Jésus de Nazareth, et il se mit à crier : Fils de David, aie pitié de moi ! Plusieurs le reprenaient, pour le faire taire : mais il criait beaucoup plus fort : David, Fils de David, aie pitié de moi ! Jésus s’arrêta et dit : Appelez-le. Ils appelèrent l’aveugle, en lui disant : Prends courage, lève-toi, il t’appelle. L’aveugle jeta son manteau, et se leva d’un bond, vint vers Jésus. Jésus, prenant la parole, lui dit : Que veux-tu que je te fasse ? Rabbouni, lui répondit l’aveugle, que je recouvre la vue. Et Jésus lui dit : Va, ta foi t’a sauvé. Et aussitôt il recouvra la vue, et suivit Jésus dans le chemin (Marc 10 :46-53).

Jésus n’est pas allé chercher Bartimée. (Ceci est exactement l’opposé du récit de l’infirme guéri à la piscine de Béthesda). En fait, Jésus passait juste par la route au bord de laquelle cet aveugle avait habitude de s’asseoir demandant l’aumône. Si Bartimée n’avait pas appelé, Jésus aurait continué Sa route, et Bartimée ne serait pas guéri.

Dites-moi ce que se passerait si Bartimée restait assis disant : « Eh bien si c’est la volonté de Dieu que je sois guéri, Jésus va sans doute revenir pour me guérir ». La réponse est évidente. Bartimée ne serait pas guéri, bien que l’histoire nous montre clairement que ce fut la volonté de Dieu de le guérir. Appeler Jésus à haute voix, montre le premier pas de Bartimée dans la foi.

En plus de cela, Bartimée n’avait pas cédé aux tentatives de découragement qui l’assaillirent pour le faire taire. Lorsque les gens essayaient de le faire taire, il criait « plus fort » (Marc 10 :48). C’est la foi, ni moins ni plus.

De surcroît, Jésus n’a pas répondu dès le premier appel de Bartimée. Il s’avère probable que Jésus n’ait entendu le premier appel de Bartimée, quand bien même Il l’aurait entendu, la Bible dit qu’Il n’a pas répondu sur le champ. Dans d’autres mots, Jésus permit que la foi de cet homme soit testée.

Si Bartimée s’était arrêté à son premier appel, il ne serait pas du tout guéri. Il en est de même pour nous, nous devons persévérer dans la foi, car il semble bien souvent que nos prières ne reçoivent aucune réponse. Lorsque notre foi est testée par les diverses circonstances contraignantes et sentiments de découragement qui nous guettent, nous devons faire preuve de résistance continue.

Autres Indications de la Foi de Bartimée

Lorsque Jésus l’appela enfin, l’aveugle Bartimée « jeta son manteau ». Je comprends que les aveugles, du temps de Bartimée, portaient certains types de manteau qui les distinguer du reste du public. Ainsi, lorsque Jésus appela Bartimée, ce dernier jeta son manteau parce qu’il cru fortement en lui qu’il allait être guéri. Il fit preuve d’une foi authentique.

En plus de cela, la Bible dit que Bartimée « fit un bond » aussitôt qu’il jeta son manteau, indiquant que quelque chose de meilleur était sur le point d’arriver. Les hommes de foi s’émerveillent chaque fois que l’occasion de prier pour la guérison se présente.

Jésus testa encore la foi de Bartimée lorsque celui-ci se présenta devant Lui. Il lui offre de demander ce qu’il désirait, et la réponse de Bartimée montre qu’il avait foi en Jésus, et fut guéri de la cécité.

Jésus lui dit par la fin : ‘ta foi t’a guéri’. Si Bartimée a été guéri par sa foi, ça signifie que tout le monde peut être guéri pas la foi car Dieu ne fait « acception de personne ».

Pour Une Etude Approfondie

J’ai énuméré, ci-dessous, vingt et un cas de guérisons opérées par Jésus dans tous les quatre évangiles. Nous savons évidemment que Jésus a guéri bien plus que vingt et une personnes, mais dans chacun de ces cas, nous avons au moins certains détails sur les malades et la façon dont s’opéraient ces guérisons.

J’ai scindé la liste en deux catégories – ceux qui furent guéris par leur foi et ceux qui furent guéris par les dons de guérison. J’ai constaté que dans la plupart des cas ou les gens furent guéris par leur foi, Jésus leur interdisait de divulguer ce qui leur était arrivé. Ca prouve, encore une fois, qu’il ne s’agissait pas de guérisons par « les dons de guérison » parce que ces guérisons n’étaient pas destinées à servir de publicité de Jésus ni de l’évangile.

La Foi Entant que

Source de Guérison

1. Le serviteur du centurion (ou son «enfant») : Mt 8 :5-13, Luc 7 :2-10 « Qu’il te soit fait selon ta foi »

2. Le paralytique descendu par le toit : Mt. 9 :2-8 ; Marc 2 :3-11 ; Luc 5 :18-26 « Voyant leur foi…Il dit…Rentre chez toi ».

3. La fille de Jaïrus : Mt. 9 :18-26 ; Marc 5 :23-43 ; Luc 8 :41-56) « Ne crains point – crois seulement … Il leur ordonna de n’en parler à personne ».

4. La femme souffrant de la perte de sang : Mt. 9 :20-22 ; Marc 5 : 25-34 ; Luc 8 :43-48 « Ta foi t’a guérie ».

5. Deux hommes aveugles : Mt. 9 :27-31 « Qu’il vous soit fait selon votre foi… Voici, ne le dites à personne !»

6. L’aveugle Bartimée : Marc 10 :46-53 ; Luc 18 :35-43 « Ta foi t’a guéri ».

7. Les dix lépreux : Luc 17 :12-19 « Votre foi vous a guéris ».

8. Le fils d’un officier du roi : Jean 4 :46-53 « L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite ».

Dans les quatre qui suivent, la foi du malade n’est pas spécifiquement mentionnée, mais elle est plutôt sous entendue à travers les paroles ou les actions. Par exemple, les deux aveugles (numéro dix ci-dessous) crièrent à Jésus alors qu’Il faisait sa route, comme ce fut le cas de Bartimée. Dans les quatre cas qui suivent, ce sont les malades qui initiaient le premier pas, une indication claire de leur foi. Dans trois des quatre cas suivants, Jésus interdit formellement aux gens de propager la nouvelle de leur guérison à qui que ce soit, montrant ainsi que ces guérisons n’avaient aucun rapport avec les dons de guérison.

9. Le lépreux ignorant de la volonté de Dieu : Mt. 8 :2-4 ; Marc 1 :40-45 ; Luc 5 :12-14 ; « Ne le dites à personne ».

10. Les deux aveugles (peut-être que l’un d’eux fut Bartimée) : Mt. 20 :30-34 ; Ils crièrent disant, « Seigneur, aie pitié de nous ».

11. Le sourd-muet : Marc 7 :32-36 « Et il leur ordonna de n’en parler à personne ».

12. L’aveugle : Marc 8 :22-25 ; « N’entre même pas dans la ville ».

Ces deux derniers cas ne s’agissent pas de guérisons proprement dites, ce sont des personnes ayant été délivrées de démons. Néanmoins, Jésus déclare qu’ils ont été guéris par leur foi.

1 3. Le garçon lunatique : Mt. 17 :14-18 ; Marc 9 :17-27 ; Luc 9 :38-42 ; Et Jésus lui dit : ‘Toute chose est possible à celui qui croit’, et le père du garçon s‘écria et dit ‘ Je crois, viens au secours de mon incrédulité ».

14 : La fille de la femme cananéenne : Mt. 15 :22-28 ; Marc 7 :25-30 ; « Oh ! Femme, ta foi est grande ; qu’il te soit fait selon ta foi ».

Cas des Personnes Guéries par les « Dons de Guérison »

Les sept derniers cas suivants nous parlent de gens apparemment guéris par les dons de guérison. Dans les trois premiers cas, l’obéissance à l’un ou l’autre ordre spécifique de Jésus conditionnait la guérison du malade. Dans ces cas, Jésus n’interdit personne à propager la nouvelle. Aucun malade n’a cherché Jésus, dans aucun des cas suivants.

15. L’homme à la main sèche : Mt. 12 :9-13 ; Marc : 3 :1-5 ; Luc 6 :6-10 ; « Lève-toi et viens… Etends ta main ».

16. L’homme à la piscine de Béthesda : Jean 5 :2-9 ; « Lève-toi, prends ton lit et marche ».

17. L’homme né aveugle : Jean 9 :1-38 « Va te laver dans la piscine de Siloé ».

18. La belle-mère de Pierre : Mt. 8 :14-15 ; Marc 1 :30-31 ; Luc 4 :38-39.

19. La femme courbée depuis 18 ans : Luc 13 :11-16

20. L’hydropique le jour du sabbat: Luc 14 :2-4

21. Le serviteur du souverain sacrificateur : Luc 22 :50-51

Dans aucun des vingt et un cas mentionnés ci haut, il ne fait aucune mention d’un adulte guéri par la foi d’un autre adulte. Seuls les enfants furent guéris à cause de la foi de leurs parents (voir les exemples 1, 3, 8, 13 et 14).

La seule exception possible serait l’exemple numéro 1, ou le serviteur du centurion fut descendu par le toit pour atteindre Jésus. Cependant, le mot grec traduit par serviteur est pais, traduit par garçon en Matthieu 17 :18 : « Et le garçon fut guéri » (italiques de l’auteur).

Ce fut certainement le serviteur du Centurion et non pas son fils ; Ce serviteur était très jeune. Le centurion était en effet responsable de son serviteur. En tant que son tuteur, il avait le plein droit d’exercer sa foi à sa place, tout comme l’aurait légalement fait tout autre parent pour son fils.

Cela signifie qu’il est très peu probable qu’un adulte exerce sa foi pour qu’un autre adulte soit guéri. D’une part, un adulte peut faire une prière d’agreement avec un autre adulte ayant la foi d’être guéri, et voir la guérison s’opérer. D’autres parts, l’incrédulité du malade peut annuler les effets de la foi de la personne qui prie.

Nos propres enfants peuvent être guéris par notre foi, jusqu’à un certain âge. Viendra certainement un moment où, Dieu exigera leur propre foi pour pouvoir recevoir leur guérison.

Je vous exhorte à étudier profondément chacun des exemples cités ci haut pour pouvoir exercer votre foi dans la guérison déjà mise à votre disposition par notre Seigneur.

L’Onction de Guérison

Il est enfin important de savoir que Jésus était équipé d’une tangible onction de guérison durant Son ministère terrestre. Ca signifie qu’Il pouvait sentir l’onction quitter Son corps pour guérir les malades, qui pouvaient à leur tour la sentir pénétrer leurs corps. Par exemple, Luc 6 :18 dit : « Et toute la foule cherchait a le toucher, parce qu’une force sortait en lui et les guérissait tous ».

Apparemment, l’onction de guérison coulait sur les vêtements de Jésus a tel point que tout malade qui le toucha par la foi, fut guéri aussitôt même. Marc 6 :56, dit:

En quelque lieu qu’il arrivât, dans les villages, dans les villes ou dans les campagnes, on mettait les malades sur les places publiques, et on le priait de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement. Et tous ceux qui le touchaient étaient guéris.

La femme souffrant de la perte de sang (voir Marc 5 :25-34) fut guéri en touchant par la foi le pan du vêtement de Jésus.

Jésus n’est pas le seul à avoir eu l’onction de guérison tangible, Paul a aussi opéré dans ce type d’onction vers les dernières années de son ministère :

Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, au point qu’on appliquait sur les malades les linges ou les mouchoirs qui avaient touché son corps, et les maladies les quittaient, et les esprits malins sortaient (Actes 19 :11-12).

Durant ce type de ministère de Paul, l’onction de guérison était tangible et se transmettait a tout vêtement qui était appliqué sur son corps, indiquant que ces habits étaient des bons conducteurs de l’onction de guérison !

Dieu n’a pas changé, Il est toujours le même du temps de Jésus ou de Paul. Ce n’est pas étonnant que Dieu oint quelques-uns de Ses serviteurs pour opérer le type de guérison qu’Il opérait par les mains de Jésus et de Paul. Toutes fois, ces dons ne sont pas accordés aux novices, mais à ceux qui font preuve de fidélité et motivation positive pour une certaine période de temps.

[1] Tout ceci peut bien faire référence à la guérison physique. La maladie peut en définitive être considérée comme une oppression, car les écritures disent que : « Dieu a oint Jésus avec la saint-Esprit et puissance, et …il allait partout faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient opprimés par le diable » (Actes 10 :38).

La Guerison Divine

Chapitre Quinze

 

Bien que la guérison divine soit plus ou moins un sujet controversé, il n’est pas pour autant obscur du moins si nous lisons la Bible. En effet le dixième du contenu des quatre évangiles parle du ministère de guérison de Jésus. Nous trouvons les promesses de guérison un peu partout dans la Bible : l’Ancien et le Nouveau Testament. Ceux qui sont malades peuvent trouver un nombre suffisant d’écritures capables de stimuler la foi pour leur guérison.

Mon observation générale est que partout dans le monde où les églises sont remplies de chrétiens suffisamment engagés (les vrais disciples), la guérison divine devient monnaie courante. Partout où l’église est tiède et sophistiquée, la guérison divine devient rare. [1] Cela ne devrait pas nous étonner, car Jésus a révélé l’un des signes qui accompagneront ceux qui auront cru en Son nom : ils imposeront les mains sur les malades et ils seront guéris (voir Marc 16 :18). Si l’on jugeait les églises selon les signes déclarés par Jésus comme étant les traits caractéristiques des églises, on risquerait de conclure que la plupart d’églises sont faites de non-croyants :

Puis il [Jésus] leur dit : Allez partout dans le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui ne croira pas sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : En mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains sur les malades, et les malades seront guéris (Marc 16 :15-18).

Le faiseur de disciples exercera ses dons pour promouvoir la guérison divine dans sa sphère d’influence, en parfaite imitation du ministère de Christ. La guérison épanouit le royaume de Dieu, de deux manières différentes. Primo, les miracles de guérison sont une formidable publicité de l’évangile, ils le rendent facile même pour un tout petit enfant qui lit les évangiles ou les actes des apôtres a comprendre (cependant, beaucoup de diplômés théologiens l’ignorent). Secundo, les maladies ne pourront plus entraver le développement des disciples actifs.

Le faiseur de disciples doit savoir qu’il y a d’autres membres du corps de Christ qui désirent la guérison mais qui ne savent pas comment y accéder. Toutes ces personnes ont besoin d’encouragement, et d’une tendre instruction, surtout s’ils ont désespérément cherché cette guérison depuis longtemps. Le faiseur de disciples à toujours un choix a faire : il peut soit éviter d’enseigner sur le sujet ; personne ne sera offensée, et personne n’expérimentera la guérison non plus, dans ce cas-la, ou soit enseigner avec amour sur la guérison divine et prendre le risque d’offenser quelques-uns pour pouvoir aider la grande majorité à expérimenter la guérison divine, dont elle a besoin. Personnellement, j’opte pour le deuxième choix, je suis convaincu que c’est la l’exemple de Jésus.

Guérison sur la Croix

Le chapitre cinquante-trois du livre d’Esaïe, considéré généralement comme la prophétie messianique, est le meilleur endroit pour quiconque veut commencer l’étude sur la guérison divine. Esaïe a explicitement parlé, par le Saint-Esprit, de la mort sacrificielle de Jésus et de ce qu’Il allait accomplir sur la croix :

Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu et humilié. Mais il était blessé pour nos péché, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui ; et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous (Es. 53 :4-6).

Esaïe déclare, sous l’inspiration du Saint-Esprit, que Jésus a déjà porté nos douleurs et nos tristesses. La meilleure traduction de l’hébreu original indique que Jésus avait porté nos maladies et nos peines, tout comme l’indiquent beaucoup d’autres traductions dignes de foi dans leurs références.

Le mot hébreu traduit par douleur, dans Esaïe 53 :4, est le mot choli qu’on trouve dans Deutéronome 7 :15 ; 28 :61 ; 1 Rois 17 :17 ; 2 Rois 1 :2 ; 8 :8 ; 2 Chro. 16 :12 ; 21 :15. Dans chacun de ces cas, ce mot est traduit soit comme maladie, soit comme infirmité.

Le mot traduit par tristesse est le mot hébreu makob, qu’on trouve aussi dans Job 14 :22 ; Job 33 :19. Ce mot est traduit par le mot peine, dans chacun des deux cas.

Cela étant, Esaïe 53 est traduit de façon approprié comme suit : « Il a certainement porté nos maladies et Il s’est chargé de nos peines ». Ce fait est confirmé par la citation directe de Esaïe 53 :4 que nous trouvons dans l’évangile de Matthieu : « Il a pris nos maladies, et il s’est chargé de nos infirmités » (Mt. 8 :17).

Ne pouvant pas échapper ces faits, certaines personnes essaient de nous convaincre qu’Esaïe parlait de « maladies et infirmités spirituelles ». Cependant, la citation d’Esaïe 53 :4 faite par Matthieu, confirme sans aucun ombre de doute qu’Esaïe parlait littéralement de maladies et infirmités physiques. Lisons le contexte :

Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s’accomplisse ce qui avait été annoncé par Esaïe : Il a pris nos infirmités et il s’est chargé de nos maladies (Mt. 8 :16-17 – italiques de l’auteur).

Matthieu déclare clairement que les guérisons physiques opérées par Jésus sont l’évidence de l’accomplissement d’Esaïe 53 :4. Il n’y a donc plus de doute qu’Esaïe 53 :4 parle de nos maladies et infirmités physiques que Jésus a portées. [2] Il en est de même pour nos iniquités (Esaïe 53 :11) qu’Il a portées. C’est une nouvelle qui devrait rendre heureuse toute personne malade. Par Son sacrifice expiatoire, Jésus a pourvu à notre salut et à notre guérison.

Une Question

Mais si cette explication est vraie, disent certaines personnes, pourquoi est-ce que tout le monde n’est pas guéri ? Cette question peut être efficacement répondue par une autre question : Pourquoi est-ce que tout le monde n’est pas né de nouveau ? C’est soit parce qu’ils n’ont pas encore entendu la bonne nouvelle, soit parce qu’ils n’ont pas cru a la bonne nouvelle qu’ils ont déjà entendue. Il est en de même pour la guérison divine, chacun doit individuellement exercer sa foi. Il existe un bon nombre de personnes qui n’ont pas encore entendu cette merveilleuse vérité, selon laquelle Jésus a porté nos maladies et infirmités. Beaucoup d’autres l’ont entendue, mais elles l’ont rejetée.

L’attitude de Dieu le Père aux maladies a suffisamment été révélée à travers le ministère de Son Fils Jésus, Lui qui a témoigné ce qui suit :

En vérité, en vérité je vous le dis, le Fils ne fait rien de lui-même, à moins qu’il ne voie le Père le faire. Car tout ce que le Père fait, le Fils fait de même (Jean 5 :19).

L’épître aux Hébreux nous dit que Jésus « est l’image exacte de la nature de son Père » (Héb. 1 :3). L’attitude de Jésus envers les maladies est identique à celle de Son Père. Quelle est cette attitude de Jésus ? De son vivant sur la terre, Jésus n’a jamais refusé la guérison à aucune personne qui la lui avait demandé. Il n’a jamais dit à qui que ce soit : « Non, ce n’est pas la volonté de Dieu que tu sois guéri(e). Tu dois rester malade ». Jésus a toujours guéri les malades qui venaient à Lui. Et après les avoir guéris, Il leur disait souvent que c’est leur foi qui les a guéris. La Bible déclare que Dieu ne change jamais (Mal.3 :6) et que Jésus-Christ est Le même hier, aujourd’hui et éternellement » (Héb. 8 :13).

La Guérison Proclamée

Il est malheureux que le salut soit aujourd’hui réduit au pardon des péchés. Pourtant, le mot Grec traduit souvent par « salut » et « sauvé » implique non seulement le concept de pardon, mais aussi de délivrance et de guérison complète. [3]

Voyons un homme, dans la Bible, qui a connu la plénitude du salut. Il fut guéri par sa foi quand il écoutait Paul prêcher dans sa ville.

Paul et Barnabas, en ayant eu connaissance, se réfugièrent dans les villes de Lycaonie, à Lystre et à Derbe, et dans la contrée d’alentour. Et ils y annoncèrent la bonne nouvelle. A Lystre, se tenait assis un homme impotent des pieds, boiteux de naissance, et qui n’avait jamais marché. Il écoutait parler Paul. Et Paul, fixant les regards sur lui et voyant qu’il avait la foi pour être guéri, dit d’une voix forte : Lève-toi sur tes pieds. Et il se leva d’un bond et marcha (Actes 14 :6-10).

Alors que Paul prêchait l’ « évangile », cet homme entendit quelque chose qui produisit la foi dans son cœur pour recevoir sa guérison physique. Il doit, à la limite, avoir entendu Paul dire quelque chose sur le ministère de guérison de Jésus, et comment Jésus guérissait quiconque lui demandait, par la foi, d’être guéri. Paul avait peut-être mentionné la prophétie d’Esaïe, disant que Jésus a porté nos maladies et nos infirmités. Nous n’avons aucune information là-dessus, mais nous savons néanmoins que « la foi vient de ce qu’on entend » (Rom. 10 :17). Le paralytique doit avoir entendu quelque chose qui stimula dans son coeur la foi pour être guéri. Paul doit avoir dit quelque chose qui convaincra le paralytique de la volonté de Dieu pour guérir les malades.

Paul doit aussi avoir cru que Dieu voulait guérir cet homme, sinon ces paroles n’auraient pas convaincu cet homme jusqu’à avoir foi d’être guéri, et n’aurait jamais dit à l’homme de se lever. Que se passerait-il, si Paul avait simplement dit ce que disent la grande majorité de prédicateurs modernes ? Que se passerait-il, s’il avait dit : « La guérison physique ne fait pas parti de la volonté de Dieu » ? L’homme n’aurait pas eu la foi d’être guéri. C’est peut-être pourquoi il n’y a pas beaucoup de miracles de guérison, dans nos jours. Les prédicateurs qui devraient stimuler la foi de leurs troupeaux la détruisent.

Comprenez encore une fois que cet homme a été guéri par sa foi. Il serait resté paralysé, s’il n’avait pas cru, quand bien même il aurait entendu que Dieu voulait le guérir. De surcroît, il est probable qu’il y ait eu d’autres personnes malades dans la foule, mais aucun autre malade ne fut guéri. S’il en fut ainsi, pourquoi est-ce qu’il n’y eut aucune autre guérison ? La réponse est la même pour le reste des païens qui étaient dans la foule, ce jour-là – c’est parce qu’ils n’ont pas cru au message de Paul.

Il ne faut jamais conclure qu’il n’est pas de la volonté de Dieu que tout le monde soit guéri par le simple fait qu’il y a certaines personnes qui ne sont jamais guéries. C’est comme qui dirait qu’il n’est pas de la volonté de Dieu que tout le monde naisse de nouveau parce qu’il y a certaines personnes qui ne sont jamais nées de nouveau. Chacun doit individuellement croire à l’évangile pour être sauvé, tout comme quiconque désire être physiquement guéri.

Ce qui Prouve Que la Guérison Est de la Volonté de Dieu

La guérison physique était incluse dans l’ancienne alliance conclue entre Dieu et Israël. Quelques jours après l’exode, Dieu fit cette promesse à Israël :

Si tu écoutes attentivement la voix de l’Eternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l’oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d’aucune des maladies dont j’ai frappé les égyptiens ; car je suis l’Eternel qui te guérit (Ex. 15 :26).

Toute personne honnête reconnaît que la guérison faisait parti de l’ancienne alliance conclue entre Dieu et Israël, dépendamment de l’obéissance du peuple. (Paul dit clairement dans 1 Corinthiens 11 :27-31 que, dans la nouvelle alliance, la guérison physique dépend de notre obéissance)

Dieu a également promis aux israélites :

Vous servirez l’Eternel votre Dieu, et il bénira votre pain et vos eaux, et j’éloignerai la maladie du milieu de toi. Il n’y aura dans ton pays, ni femme qui avorte, ni femme stérile. Je remplirai le nombre de tes jours (Ex. 23 :25-26 – italiques de l’auteur)

Tu seras béni plus que tous les peuples ; il n’y aura chez toi, ni homme stérile, ni femme stérile, ni bête stérile parmi tes troupeaux. L’Eternel éloignera de toi toute maladie ; il ne t’enverra aucune de ces mauvaises maladies d’Egypte qui te sont connues, mais il en frappera tous ceux qui te haïssent (Deut. 7 :14-15 – italiques de l’auteur).

Si la guérison physique faisait parti de l’ancienne alliance, l’on doit se demander pourquoi elle ne serait pas incluse de la nouvelle alliance, si réellement la nouvelle alliance est de loin meilleure que l’ancienne, comme le disent les écritures :

Mais maintenant, il (Jésus) a obtenu un ministère d’autant supérieur qu’il est le médiateur d’une alliance plus excellente, qui a été établie sur de meilleurs promesses (Heb. 8 :6 – italiques de l’auteur)

Une Autre Preuve

La Bible contient plusieurs passages qui donnent des preuves indiscutables démontrant qu’il est de la volonté de Dieu de guérir tout le monde. Permettez-moi d’en citer trois meilleurs :

Mon âme, bénis l’Eternel ! Que tout ce qui est en moi bénisse son Saint Nom ! Mon âme, bénis l’Eternel est n’oublie aucun de ses bienfaits ! C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies (Ps. 103 :1-3 – italiques de l’auteur)

Y a-t-il un chrétien qui contredirait la déclaration de David selon laquelle c’est de la volonté de Dieu de pardonner toutes nos iniquités ? David croyait également que c’est de la volonté de Dieu de guérir non seulement quelques maladies – mais toutes les maladies.

Mon fils, sois attentif a mes paroles ; prêtes l’oreilles à mes discours. Qu’ils ne s’éloignent pas de tes yeux : garde-les dans le fond de ton cœur ! Car c’est la vie pour ceux qui les trouvent, c’est la santé pour tout leur corps (Prov. 4 :20-22 – italiques de l’auteur).

Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’église, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné (Ja. 5 :14-15 – italiques de l’auteur).

Notez que cette dernière promesse est valable pour quiconque est malade. Remarquez aussi que ce ne sont ni les anciens, ni l’huile qui guérit, c’est « la prière de foi ».

Est-ce la foi des anciens ou du malade ? C’est la foi de toutes les deux parties. La foi du malade se matérialise par son appel aux anciens de l’église. Mais, l’incrédulité du malade peut rendre nul les effets de la prière des anciens. Ce type de prière mentionné dans l’épître de Jacques est une bonne illustration de « la prière d’agrément » que Jésus mentionne en Matthieu 18 :19. « L’accord » des deux parties est un préalable dans ce type de prière. Si une personne croit et l’autre ne croit pas, ce n’est plus une prière d’agrément.

Nous savons également que plusieurs passages présentent Satan comme étant la source principale des maladies (voir Job 2 :7 ; Luc 13 :16 ; Act. 10 :38 ; 1 Cor. 5 :5). Il serait raisonnable de dire que Dieu guérit les malades, en opposition de l’oeuvre de Satan dans les corps de Ses enfants. Notre Père céleste nous aime plus nos pères terrestres (voir Mt. 7 :11), et je n’ai jamais rencontré un père qui souhaiterait que son enfant soit malade.

Toute guérison faite par Jésus au cours de Son ministère terrestre et toute guérison contenue dans le livre des Actes des apôtres, devraient encourager chaque chrétien à croire que Dieu veut que nous soyons tous en bonne santé. Jésus guérissait fréquemment ceux qui Le cherchaient pour être guéris, mais Il disait toujours que leur guérison ou miracle dépendait de leur foi. Cela signifie qu’il n’y avait aucune catégorie spéciale des gens que Jésus voulait particulièrement guérir. Tout malade pouvait, par sa foi, venir à Jésus et avoir sa guérison. Jésus voulait guérir tout le monde, mais Il exigeait que chacun ait la foi d’être guéri.

Réponses à Certaines Objections Usuelles

L’objection la plus courante de tous les siècles n’est pas basée sur la parole de Dieu, elle est plutôt basée sur les diverses expériences des gens. On dit souvent : « Je connais une merveilleuse femme qui a prié pour être guérie de son cancer, mais qui en est finalement morte. Je crois qu’il n’est pas de la volonté de Dieu que tout le monde soit guéri ».

Il ne faut jamais essayer de déterminer ce qui est ou n’est pas de la volonté de Dieu sur rien d’autre que Sa parole. Il vous était possible de voyager dans le passé et que regardiez les enfants d’Israël errer dans le désert pendant quarante ans alors que le pays du lait et du miel était juste devant eux, au delà du Jourdain, vous pourriez conclure que ce n’est pas de la volonté de Dieu qu’ils entrent dans terre promise. Cependant, si vous connaissez la Bible, vous saurez que c’est faux. Ce fut certainement la volonté de Dieu de voir Israël entrer dans la terre promise, mais leur incrédulité leur a joué un mauvais tour (voir Heb.3 :19).

Que dire de ceux-là qui sont maintenant en enfer ? Dieu voulait certainement qu’ils aillent au ciel, mais ils ne l’ont pas parce qu’ils n’ont pas cru au Seigneur Jésus et ne se sont pas repentis. Il en est de même pour la guérison divine, nous ne pouvons pas déterminer la volonté de Dieu sur la guérison en regardant seulement ceux qui ne sont pas guéris. Si un chrétien prie pour sa guérison et qu’il n’est pas guéri, ça ne signifie pas que ce n’est pas de la volonté de Dieu de guérir tout le monde. Si ce chrétien en question remplit toutes les conditions, il sera obligatoirement guéri, à moins que Dieu soit un menteur. Quand nous ne recevons pas la guérison et blâmons directement Dieu, et avançons des prétextes comme quoi la guérison n’est pas faite pour tout le monde, nous ne sommes nullement différents des israélites incrédules qui tombèrent dans le désert, concluant faussement que Dieu ne voulait pas qu’ils entrent dans la terre promise. Il est grand temps d’assumer les responsabilités et arrêter de jeter le tort à Dieu.

Comme je l’ai déclaré dans le chapitre précédent, il y a beaucoup de chrétiens sincères qui terminent mal leurs prières de guérison, utilisant la formule destructive de la foi, comme : « si telle est Ta volonté ». De telles prières révèlent que ceux qui le font ne sont pas sûrs de la volonté de Dieu. Chaque fois qu’il s’agit de la guérison, la volonté de Dieu demeure claire, comme déjà mentionné plutôt. Si vous êtes surs que Dieu veut vous guérir, vous ne pouvez pas terminer votre prière de guérison par la formule : « si telle est Ta volonté ». Ca équivaudrait a dire : « Seigneur, Tu m’as promis la guérison, mais rien ne me dit qu’il ne s’agit pas du mensonge, je te demande quand même de me guérir, quand bien même ce ne serait pas réellement Ta volonté ».

Il est également vrai que Dieu peut punir la désobéissance de Ses enfants par la maladie et autres types d’affliction, ou même au point de décider leur mort précoce, dans certains cas. De tels chrétiens doivent évidemment se repentir avant de recevoir leur guérison (voir 1 Cor.11 : 27-32). Il y en d’autres qui négligeant de prendre soin de leurs corps, et ouvrent ainsi les portes aux maladies. Tout chrétien doit être suffisamment intelligent pour pouvoir maintenir un régime équilibré, s’exercer physiquement, et se reposer comme il faut.

Une Autre Objection Courante

On dit souvent : « Paul avait une écharde dans la chair, et Dieu ne l’avait pas guéri ».

L’idée selon laquelle l’écharde de Paul était une maladie n’est qu’une théologie erronée, parce que Paul dit concrètement la nature de cette écharde – ce fut un ange de Satan :

Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit : Ma grâce te suffit car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc plus volontiers de mes faiblesses afin que la puissance de Christ repose sur moi (2 Cor. 12 :7-9 – italiques de l’auteur).

Le mot ange traduit par « aggelos » en grec est mentionné dans plus de 160 passages du Nouveau Testament. L’écharde dans la chair de Paul était un ange de Satan qui lui avait été assigné en vue de le souffleter. Rien ne prouve qu’il s’agissait d’une maladie ou infirmité quelconque. Notez que nulle part n’est mentionné que Paul avait prié pour sa guérison, non plus ce passage ne dit pas que Dieu avait refusé de le guérir. Il avait plutôt prié, trois fois, pour que Dieu lui éloigne cet ange qui le souffletait. C’est la que Dieu lui répondit que Sa grâce Lui suffisait.

Qui avait-il mis cette écharde dans la chair de Paul ? Certains pensent que c’est Satan puisque l’écharde même est appelée « un ange de Satan ». D’autres pensent que c’est Dieu parce que l’écharde était mis dans la chair de Paul pour qu’il ne soit pas enflé d’orgueil, comme il le dit lui-même : « Pour m’empêcher de m’enorgueillir ».

La version King James, en anglais, traduit ce verset un tout petit peu différemment. Au lieu de dire « pour m’empêcher de m’enorgueillir », cette version dit « de peur que je m’élève au delà de toutes mesures ». C’est une différence majeure parce que Dieu n’est pas opposé à notre élévation. Il a cependant promis de nous élever, a condition que nous nous humiliions nous-mêmes. Il est donc probable que Dieu élevait Paul et Satan essayait de le baisser en envoyant un ange spécifique pour semer le désordre partout où Paul allait prêcher. Et Dieu lui dit qu’Il utiliserait les circonstances pour Sa gloire parce que Sa puissance se manifestait mieux à travers la faiblesse de Paul.

Quoi qu’il en soit, dire que Paul était malade et que Dieu avait refusé de le guérir c’est grosse distorsion de ce que dit Bible sur le sujet. Dans ce passage, en parlant de l’écharde mise dans sa chair, Paul ne fait pas mention de quelque maladie soit-elle, ni d’un quelconque refus de Dieu à la prière de guérison qu’aurait fait Paul. Si nous lisons honnêtement la liste des épreuves de Paul, dans 2 Corinthiens 11 :23-30, nous ne trouverons aucune mention d’une quelconque maladie et infirmité.

Plus de Lumière sur le Sujet

Certaines personnes s’opposent a mon explication sur l’écharde de Paul, disant : « Mais Paul n’a-t-il pas dit lui-même aux Galates qu’il était malade lorsqu’il prêcha pour sa toute première fois aux galates ? Ne parlait-il pas de l’écharde dans sa chair ?

Voici la version originale des paroles de Paul écrites dans sa lettre aux Galates :

Vous ne m’avez fait aucun tort. Vous savez que ce fut à cause d’une infirmité de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé l’évangile. Et mis à l’épreuve par ma chair, vous n’avez témoigné ni mépris, ni dégoût ; vous m’avez, au contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus-Christ (Gal. 4 :13-14).

Le mot grec traduit par infirmité ici dans Galates 4 :13 est asthenia, qui signifie littéralement « faiblesse ». Cela peut signifier faiblesse, à cause de la maladie, mais ce n’et pas ce qu’il signifie ici !

Par exemple, Paul a écrit, « la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes » (1 Cor. 1 :25 – italiques de l’auteur). Le mot qui a été traduit par faiblesse dans ce cas, est le même qui a été traduit par asthenia. Cette phrase n’aurait aucun sens si les traducteurs disaient : « la maladie de Dieu est plus forte que les hommes ». (Voir Mt. 26 :41 et 1 Pi. 3 :7, où le mot asthenia est traduit par faiblesse et ne pourrait en aucun cas être traduit par maladie).

Quand Paul visita pour la première fois la Galatie, comme le lui-même dans le livre des actes, il ne fit aucune mention de maladie. On dit plutôt qu’il avait été lapidé et abandonné a mort, et il était, soit ressuscité des morts, soit miraculeusement ranimé (voir Actes 14 :5-7 ; 19-20). Cela implique certainement que son corps, après avoir été lapidé et laissé mi-mort, était dans un état horrible, blesse et meurtris.

Paul n’eut aucune maladie qui constituerait une épreuve pour ses auditeurs de Galatie. Au contraire, son corps était affaibli par sa récente lapidation. Vraisemblablement, il portait encore les marques de cette persécution lorsqu’il écrivit cette lettre aux Galates, parce qu’il termine cette épître par ces mots :

Que personne désormais ne me fasse de la peine, car je porte sur mon corps les marques de Jésus (Gal.6 :17).

Une Autre Objection : « Je Souffre pour la Gloire de Dieu »

Cette objection est souvent avancée par ceux qui s’appuient à l’unique verset du récit de la résurrection de Lazare, pour dire qu’ils souffrent pour la gloire de Dieu. À propos de Lazare, Jésus a dit :

Cette maladie n’est point à la mort ; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle » (Jean 11 :4).

Jésus ne dit pas que Dieu était glorifié par la maladie de Lazare, Il dit qu’Il serait préférablement glorifié par la guérison et la résurrection de Lazare. En d’autres termes, la finalité de la maladie ne menait pas à la mort, mais à la gloire de Dieu. Dieu n’est pas glorifié par la maladie, c’est à travers de la guérison qu’Il est glorifié (voir Mt.9 :8 ; 15 :31 ; Luc 7 :16 ; 13 :13 et 17 :15 où la guérison a apporté la gloire à Dieu).

Une Autre Objection : « Paul dit qu’Il Avait Laissé Trophimus Malade à Milet »

Ca tombe que je sois dans une ville d’Allemagne lorsque j’écris ces lignes. Quand j’ai quitte ma ville natale aux Etats-Unis, la semaine dernière, j’ai laissé plusieurs personnes malades derrière moi. Les hôpitaux étaient remplis des gens malades. Mais cela ne signifie pas que Dieu ne veut pas les guérir. Ce n’est pas parce que Paul a laissé une personne malade dans une ville qu’il avait visitée, que Dieu ne voulait pas le guérir. Que dire alors des multitudes des gens que Paul avait laissés derrière lui et qui n’étaient pas sauvés ? Est-ce que cela prouve que Dieu ne voulait pas les sauver ? Absolument pas.

Une Autre Objection : « Je Suis Comme Job !»

Gloire à Dieu ! Si vous lisez la fin de l’histoire de Job, vous verrez que Job a été guéri en fin de compte. Ce n’était donc pas la volonté de Dieu que Job demeure malade. Dieu ne veut non plus que vous demeuriez malade. L’histoire de Job confirme que la volonté de Dieu est de nous guérir lorsque nous tombons malades.

Une Autre Objection : Le Conseil de Paul à Timothée à propos de Son Estomac

Nous savons que Paul a recommandé à Timothée de faire usage d’un peu de vin à cause de son estomac et de ses fréquentes indigestions (voir 1 Ti. 5 :23).

En réalité, Paul a dit à Timothée de cesser de ne boire que de l’eau et de prendre un peu de vin pour son estomac, parce qu’il avait certaines malaises. Ceci semble plutôt indiquer qu’il y avait quelque chose d’anormal dans l’eau qu’il buvait. Il est clair que si vous buvez de l’eau contaminée, vous devez arrêter de le faire et commencer à boire quelque chose d’autre si vous ne voulez pas vous créer des ennuis comme le fit Timothée.

Une Autre Objection : « Jésus Ne Guérissait Que Pour Prouver Sa Déité »

Certaines personnes essaient de nous faire comprendre que l’unique raison qui poussait Jésus a guérir les malades, était de prouver sa divinité. Après avoir gagné du terrain, Il ne guérissait plus personne. C’est complètement incorrect. Il est vrai que les miracles de Jésus authentifiaient sa divinité, mais ce n’est pas l’unique raison des guérisons qui se produisirent pendant Son ministère sur la terre. Jésus interdisait, a maintes reprises, aux gens qu’Il guérissait de propager la nouvelle (voir Mt. 8 :4 ; 9 : 6 ,30 ; 12 :13-16 ; Marc 5 :43 ; 7 :36 ; 8 :26). Si Jésus guérissait les malades pour simplement prouver sa divinité, Il enverrait ceux qu’Il venait de guérir d’aller propager la nouvelle à tout le monde.

Quelle était la motivation de Jésus dans toutes ces guérisons ? La Bible dit souvent que Jésus guérissait lorsqu’Il était « ému de compassion » (voir Mt.9 :35 ; 14 :14 ; 20 :34 ; Marc 1 :41 ; 5 :19 ; Luc 7 :13). Jésus guérissait parce qu’il aimait les gens et qu’Il est plein de compassion. La compassion de Jésus avait-Il diminuée au cours de Son ministère terrestre ? Et Son amour ? Absolument pas !

Une Autre Objection : « Dieu Veut que Je Sois Malade pour une Raison »

Cela est impossible, si nous nous referons aux passages que nous avons vus précédemment. Si vous persistez dans la désobéissance, Dieu pourrait permettre que vous tombiez malade, espérant surtout que vous pourrez vous repentir. Mais cela ne signifie pas qu’Il veut que vous soyez malade. Il veut plutôt que vous vous repentiez et que vous expérimentiez Sa guérison.

De surcroît, si Dieu veut que vous soyez malade, pourquoi allez-vous voir les médecins pour vous faire soigner ? Ne serait-il agir « contre sa volonté » ?

Une Dernière Objection : « Si Nous Ne Tampons Pas Malades, Comment Allons-nous Mourir ? »

La Bible dit bel et bien que nos corps physiques vont en vieillissant (voir 2 Cor. 4 :16). Il n’y rien que nous puissions faire qui puisse empêcher nos cheveux de tendre au blanc et nos corps de vieillir. Peu a peu, notre vue et notre ouïe deviennent de plus en plus défectueuses qu’elles n’étaient lorsque nous étions jeunes. Nous ne pouvons plus courir aussi vite qu’avant. Nos cœurs ne sont plus aussi forts qu’avant. Nous nous affaiblissons du jour au lendemain.

Mais cela ne signifie pas que nous devons nécessairement mourir de maladies ou d’infirmités. Nos corps peuvent s’affaiblir complètement, jusqu’à ce que Dieu nous appelle chez nous, au ciel. Beaucoup de chrétiens sont morts ainsi. Pourquoi pas vous ?


[1] Dans certaines églises de l’Amérique du Nord, le pasteur peut risquer sa carrière par le fait d’enseigner sur un sujet que ses soi-disant adeptes n’aiment pas. Jésus a aussi eu des résistances de la part des incrédules qui, de fois, l’empêchaient d’opérer des guérisons dans son ministère (Marc 6 :1-6).

[2] S’accrochant à tout pour justifier leur incrédulité, certains essaient de nous convaincre que Jésus a totalement accompli Esaïe 53 :4, en guérissant quelques personnes ce soir à Capharnaüm. Mais Esaïe a dit que Jésus porterait nos maladie, et il de même dit qu’Il a été blessé à cause de nos iniquités (Esaïe 53 : 4 et 5). Jésus a porté les maladies de toute personne, pour l’iniquité de laquelle, Jésus a été blessé. Donc Matthieu indique que le ministère de guérison de Jésus à Capharnaüm prouve qu’il est le Messie cité dans Esaïe 53, celui qui a porté nos iniquités et nos maladies.

[3] Par exemple, Jésus a dit à la femme guérie de la perte de sang : « Ma fille, ta foi t’a guérie. »(Marc 5 :34). Le mot grec traduit par « guérie » dans ce verset (Sozo) et dix autres fois dans le Nouveau Testament est aussi traduit par sauver ou sauvé plus de huit fois dans le Nouveau Testament. C’est par exemple le même mot qui était traduit « sauvé » dans Ephésiens 2 :5. « C’est par la grâce que vous êtes sauvés ». Nous voyons donc que la guérison physique se retrouve dans la signification du mot grec qui le plus souvent est traduit sauvé.

Les Fondements de la Foi

Chapitre Quatorze

 

Or, sans la foi, il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croit que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent (Héb.11 :6)

En tant que Chrétiens, notre foi tire son origine dans l’existence de Dieu. Nous savons que Dieu ne traite pas de la même manière ceux qui le cherchent et ceux qui ne le cherchent pas. Nous commençons à Lui plaire des que nous croyons réellement en ces choses. C’est a ce moment que nous commençons à Le chercher. Chercher Dieu implique (1) apprendre Sa volonté, (2) Lui obéir, et (3) avoir confiance en Ses promesses. Ces trois éléments doivent nécessairement marquer notre vie quotidienne.

Ce chapitre parle de notre marche dans la foi. Il est malheureux de voir comment un bon nombre de personnes ont mal interprété la foi jusqu’à en abuser, se penchant exclusivement sur la prospérité matérielle. C’est pour cette raison que certaines personnes hésitent d’aborder ce sujet. Même si il y a des gens qui se noient dans la rivière, nous ne refusons d’en boire de l’eau. Nous pouvons rester équilibrés et sur la bonne voie. La Biblique a beaucoup à enseigner sur le sujet, et Dieu nous ordonne d’exercer notre foi dans Ses promesses.

Jésus nous sert de modèle dans la foi en Dieu. Il a toujours exhorte Ses disciples a suivre Son exemple. Il en est de même pour tout faiseur de disciples, il doit toujours être un modèle dans sa foi en Dieu. Il exhorte ses disciples à exercer leur foi dans les promesses de Dieu. C’est extrêmement important. Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu, et il est également impossible de recevoir la réponse à nos prières (voir Mt. 21 :22 ; Ja. 1 :5-8). La Bible enseigne clairement que ceux qui hésitent dans leurs coeurs, ne recevront aucune bénédiction d’entre celles qui sont réservées à ceux qui croient en Dieu. Jésus dit : « Tout est possible à celui qui croit » (Marc 9 :23)

La Définition de la Foi

La définition biblique de la foi se trouve dans Hébreux 11 :1 :

Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles que l’on ne voit pas.

Cette définition nous apprend les différentes caractéristiques de la foi. Avant tout, une personne qui a la foi possède une assurance ou une confiance. C’est différent d’avoir de l’espoir, parce que la foi est « une assurance de choses que l’on espère ». L’espoir va toujours de pair avec le doute. Il est synonyme de « peut-être ». Je peux dire par exemple : « j’espère vraiment qu’il va pleuvoir aujourd’hui afin que mon jardin soit arrosé ». Je souhaite qu’il pleuve mais je ne suis pas pour autant sûr qu’il va pleuvoir. Par contre, la foi est toujours certaine, c’est « une assurance des choses que l’on espère ».

Ce que les gens ont l’habitude d’appeler foi n’est pas toujours la foi biblique. Quelqu’un peut voir quelques nuages sombres dans les cieux et dire « Je crois qu’il va bientôt pleuvoir ». Ils pensent seulement qu’il va pleuvoir, il n’y a aucune certitude là-dessus. Telle n’est pas la foi biblique. La foi biblique ne comprend aucun doute. Il n’admet aucun autre résultat que celui qui a été promis par Dieu.

La Foi est Une Démonstration des Choses que l’On ne Voit pas

La définition de Hébreux 11 :1 déclare que la foi est aussi « une démonstration des choses que l’on ne voit pas ». Ainsi donc, tout ce que nos cinq sens peuvent percevoir n’est pas de la foi.

Si quelqu’un vous disait maintenant « pour des raisons que je ne peux pas expliquer, j’ai la foi que vous tenez un livre entre vos mains ». Vous conclurez sans doute que quelque chose ne tourne pas rond dans cette personne. Vous lui diriez « Pourquoi, t’as pas besoin de la foi pour dire cela, parce que tu vois effectivement que je tiens un livre ».

La foi est du domaine spirituel. Je peux dire, a titre d’exemple, que je crois qu’il y a un ange à coté de moi, pendant que j’écris ces paroles. J’en suis, en effet, sûr et certain. Comment puis-je en être si certain ? Ai-je déjà vu un ange ? Non. Ai-je déjà senti ou entendu un ange volé à coté de moi ? Non. Si j’avais vu, entendu ou senti un ange, je n’aurais pas eu besoin de croire qu’il était à côté de moi – Je le saurai.

Eh bien, qu’est-ce qui me rend si sûr de cette présence de l’ange ? Ma certitude vient d’une promesse de Dieu. Psaumes 34 :7 promet que « les anges de l’Eternel campent autour de ceux qui le craignent, et ils les secourent ». Je n’ai aucune autre évidence de ce que je crois si ce n’est que la Parole de Dieu. C’est ça la foi biblique – une « démonstration des choses que l’on ne voit pas ». Les gens de ce monde utilisent cette expression : « Voyez, puis, croyez ». Mais l’opposé est valable dans le royaume de Dieu : « Croyez, puis, voyez ».

Lorsque nous exerçons notre foi dans les promesses de Dieu, nous faisons souvent face aux circonstances qui nous poussent à douter, ou nous traversons peut-être certains moments où Dieu semble ne plus tenir a Ses promesses, parce que nos circonstances semblent inchangées. Dans une situation pareille, il est recommandable de résister contre le doute, et de rester convaincu dans nos cœurs que Dieu garde toujours Sa parole. Il est impossible à Dieu de mentir (voir Tit.1 :2).

Comment Obtient-on la Foi ?

Etant donné que la foi est toujours fondée sur les promesses de Dieu, la foi biblique n’a qu’une source unique – la Parole de Dieu. Romains 10 :17 dit : « Ainsi, la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (italiques de l’auteur). Seule la parole de Dieu peut révéler Sa volonté. Et ce n’est que lorsque nous connaissons la volonté de Dieu que nous pouvons exercer notre foi.

Si vous voulez donc obtenir la foi, vous devrez écouter (lire) les promesses de Dieu. L’on n’obtient pas la foi par la prière, ni par le jeune, ni par l’imposition des mains. Elle vient toujours en écoutant la parole de Dieu, et même si vous l’écoutez, vous devrez nécessairement décider d’y croire.

En plus d’obtenir la foi, il existe un moyen de l’accroître. La Bible parle de plusieurs degrés de la foi – partant de la petite jusqu’à la foi qui déplace les montagnes. La foi s’accroît au fur et a mesure qu’elle est nourrie et exercée, tout comme les muscles humains. Nous devons nourrir continuellement notre foi par la méditation de la parole de Dieu. Nous devons également exercer notre foi en posant certains actes et en réagissant, d’une manière digne de la foi, à toute chose, en ayant toujours la parole de Dieu comme notre fondation. Cela inclut les moments où nous faisons face aux problèmes, aux soucis et aux diverses inquiétudes. Dieu interdit a Ses enfants de s’inquiéter de quoi que ce soit. Il veut au contraire que nous Lui fassions confiance en toute chose (voir Mt. 6 :25-34 ; Phil.4 :6-8 ; 1 Pi.5 :7). Résister aux diverses inquiétudes qui hantent notre quotidien, est l’une des moyens d’exercer notre foi.

Si nous croyons réellement à la parole de Dieu, nous devons le prouver par nos actions et nos confessions quotidiennes. Si vous croyez que Jésus est le Fils de Dieu, vous devez agir comme croyant réellement en Lui. Si vous croyez que Dieu pourvoira à tous vos besoins, agissez et parlez en conséquence. Si vous croyez que Dieu vous a pourvu la bonne santé, agissez et parlez comme ayant la bonne santé. La Bible est remplie d’exemples de gens qui, au milieu des circonstances épouvantables, ont libéré leur foi en Dieu et qui ont par conséquent reçu Ses miracles en guise de résultat. Nous verrons quelques-uns, plus tard dans ce chapitre, et dans un autre chapitre réservé exclusivement a la guérison divine (voir 2 Rois 4 :1-7 ; Marc 5 :23-34 ; Luc 19 :1-10 ; Act.14 :7-10).

La Foi Réside Dans le Cœur

La véritable foi ne se situe pas dans notre pensée, elle habite dans notre cœur. Paul écrivit : « car du cœur l’homme croit » (Rom. 10 :10a). Jésus dit :

Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne : ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir (Marc 11 :23 – italiques de l’auteur).

Il est tellement probable de douter dans sa tête et d’avoir en même temps la foi dans son cœur et recevoir ce que Dieu a promis. Dans la plupart des cas, lorsque nous essayons de croire aux promesses de Dieu, les doutes envahissent nos pensées, et les influencent par le truchement de nos sens physiques et des mensonges diaboliques. C’est à ce moment qu’il nous faut remplacer les pensées douteuses par les promesses de Dieu et libérer notre foi, sans vaciller.

Erreurs Courantes Autour de la Foi

Lorsque nous ne nous soumettons pas à la volonté de Dieu, nous ne pouvons pas recevoir ce dont nous désirons même si nous avons beau exercer notre foi dans la parole de Dieu. L’une des erreurs que nous commettons souvent, est d’exercer notre foi en dehors des promesses de Dieu.

A titre d’exemple, il est tout à fait scripturaire qu’un couple exerce sa foi en Dieu pour avoir des enfants, parce que la parole de Dieu contient cette promesse. Je connais des couples qui ont pu avoir des enfants, après que les docteurs leur avaient clairement dit qu’ils n’auraient jamais des enfants. Ces couples choisirent cependant d’exercer leur foi dans les deux promesses mentionnées ci bas, et ils ont aujourd’hui des enfants en parfaite santé :

Vous servirez l’Eternel, votre Dieu, et il bénira votre pain et vos eaux, et j’éloignerai de la maladie du milieu de toi. Il n’y aura dans ton pays ni femme qui avorte, ni femme stérile. Je remplirai le nombre de tes jours (Ex. 23 :25-26).

Tu seras béni plus que tous les peuples ; il n’y aura chez toi ni homme ni femme stérile, ni bête stérile parmi tes troupeaux (Deut. 7 :14).

Ces promesses devront faire objet d’encouragement aux couples sans enfant ! Essayer de croire spécifiquement pour un garçon ou une fille, ça c’est une autre histoire. Il n’ y a aucune promesse biblique qui nous dise de spécifier le sexe de nos futurs enfants. Nous devons demeurer dans les limites de la parole si nous voulons que notre foi soit efficace. Nous pouvons seulement croire en ce qui nous a été promis par Dieu. Prenons une promesse quelconque tirée de la parole de Dieu et déterminons-en ce qui peut faire objet de notre foi :

Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement (1 Thés. 4 :16).

Sur base de ce passage, nous sommes certains que le Seigneur Jésus reviendra un jour. Serait-il sage de prier et de libérer notre foi pour que Jésus revienne demain ? Non, il n’y a nulle part dans ce passage et dans aucun autre verset de la Bible ou une telle promesse nous ai faite. Jésus à Lui-même dit que personne ne connaîtrait ni le jour ni l’heure de Son retour.

Nous pouvons prier espérant, peut-être que Jésus reviendra demain, mais nous ne pouvons pas le garantir. Lorsque nous prions, dans la foi, pour l’accomplissement d’une promesse quelconque qui nous a été faite par Dieu, nous avons l’assurance qu’elle s’accomplira.

Nous appuyant sur le même passage, nous croyons certainement que les corps de ceux qui sont morts en Christ ressusciteront, au retour de Jésus. Serait-il scripturaire de croire que ceux d’entre nous qui seront vivants au retour de Christ, recevrons les corps de résurrection au même moment que les « morts en Christ », ou même peu avant eux ? Non, la Bible promet juste le contraire : « Les morts en Christ ressusciteront les premiers ». Même le verset qui suit le dit : « Nous le vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées » (1 Thes.4 :17). Il n’y a donc aucune raison de dire que les « morts en Christ » ne recevront pas leurs corps de résurrection les premiers. C’est la parole de Dieu qui le promet.

Si nous voulons croire Dieu sur quoi que ce soit, nous devons d’abord nous rassurés qu’il s’agit de la volonté de Dieu. La volonté de Dieu peut être discernée en examinant seulement les promesses que nous avons dans la Bible.

Même dans le monde naturel, la foi opère de cette manière. Ce serait insensé de croire que je passer chez vous demain à midi alors que je t’ai pas promis que j’y passerai.

La foi qui ne repose sur aucune promesse, n’est pas authentique. C’est de la folie. Avant donc de demander à Dieu quoi que ce soit, posez-vous d’abord la question suivante – y a-t-il une promesse biblique qui soutient ma requête ? Tant que vous n’avez pas de promesse qui soutient votre requête, votre foi n’aura aucun fondement.

Deuxième Erreur

Plusieurs chrétiens essaient d’exercer la foi sur certaines promesses de Dieu sans toutes fois vouloir remplir les conditions préalables à l’accomplissent ces promesses. J’ai, a titre exemplatif, entendu des chrétiens citer le Psaumes 37 et dire : « Eternel Dieu, la Bible dit que Tu m’accorderas les désirs de mon cœur, Vas-y, donne-moi ceci et cela ».

En fait, cette promesse ne dite pas seulement que Dieu nous accorderont les désirs de nos cœurs. Voici ce qu’elle dit en réalité :

Ne t’irrite pas contre les méchants, n’envie pas ceux qui font le mal. Car ils sont fauchés aussi vite que l’herbe, et ils flétrissent comme le gazon vert. Confie-toi en l’Eternel, et pratique le bien ; Aie le pays pour demeure et la fidélité pour pâturage. Fais de l’Eternel tes délices et il te donnera ce que ton cœur désire. Recommande ton sort à l’Eternel, mets en lui ta confiance, et il agira (Ps.37 :1-5).

Certaines conditions préalables doivent être remplies pour que Dieu nous donne ce que notre cœur désire. J’ai en effet compté à peu près huit conditions à remplir avant que cette promesse ne s’accomplisse. Si nous ne remplissons pas ces conditions préalables, nous ne recevrons aucune de ces bénédictions promises, et notre foi n’aura aucun fondement.

D’autres ont l’habitude de réclamer la promesse contenue dans Philippiens 4 :19 : « Mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon la richesse de Sa gloire ». Y a t-il une quelconque condition qui conditionne l’accomplissement de cette promesse ? Bien sûr que oui !

Si vous examinez le contexte de cette promesse de Philippiens 4 :18, vous découvrirez que cette promesse n’a pas été faite à tout croyant. Elle a plutôt été faite aux chrétiens qui donnent libéralement. Paul sut que Dieu pourvoirait aux besoins de tous les Philippiens a cause du de l’offrande qu’ils lui avaient envoyée. Apres avoir prouvé qu’ils cherchaient premièrement le royaume de Dieu, comme l’a ordonné Jésus, ils avaient le droit de recevoir cette bénédiction particulière de Dieu (voir Mt. 6 :33). La plupart des promesses bibliques qui sont en rapport avec les bénédictions matérielles, exigent que nous soyons nous-mêmes des donateurs.

Nous n’avons aucun droit de prétendre attendre la divine provision matérielle si nous ne voulons pas obéir à Ses commandements relatifs à l’utilisation de nos finances. Dieu dit à Ses enfants, dans l’Ancien Testament, que si ils ne payaient pas la dîme, ils seraient maudits ; Sa bénédiction était promise a tous ceux qui payaient leurs dîmes et donnaient leurs offrandes de leur coeur (Mal. 3 :8-12).

La presque totalité des bénédictions qui nous sont promises dans la Bible, dépendent de notre obéissance envers Dieu. Ainsi, avant de demander quoi que ce soit à Dieu et croire qu’Il nous le donnera, nous devons d’abord nous poser la question suivante : « Est-ce que je remplis personnellement toutes les conditions préalables à l’accomplissement de cette promesse ? »

Troisième Erreur

Dans le Nouveau Testament, Jésus nous donne une condition à remplir chaque fois que nous voulons prier ou demander quelque chose :

Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne : Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir (Marc 11 :22-24 – italiques de l’auteur).

La condition exigée ici, c’est croire que nous avons reçu ce que nous demandons. Beaucoup de chrétiens croient que leur prière est exhaussée lorsqu’ils reçoivent ce que ils ont demandé. Ceux-la croient qu’ils vont recevoir, ils ne croient pas qu’ils ont déjà reçu.

Lorsque nous demandons à Dieu quelque chose qui nous a été promise, nous devons croire que nous recevons la réponse au moment où nous prions, et commencer à Lui remercier immédiatement pour la réponse. Nous devons croire que la réponse nous a été bien avant que nos yeux la voient, ce n’est pas après l’avoir reçu. Nous devons présenter nos requêtes devant Dieu avec actions de grâce, comme l’écrivit Paul :

Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose, faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces (Phil.4 :6).

Comme mentionné, si nous avons la foi dans nos cœurs, nos paroles et nos actions s’harmoniseront naturellement avec ce que nous croyons. Jésus le confirma un jour, par les paroles suivantes: « C’est de l’abondance du cœur que la bouche parle » (Mt. 12 :34).

Beaucoup de chrétiens commettent l’erreur de demander une chose, de manière répétitive. Cela indique qu’ils ne croient pas suffisamment qu’ils ont déjà reçu ce qu’ils ont demandé dans leur prière. Si nous croyons que nous avons déjà reçu la réponse à notre prière, il ne sera impossible de répéter une prière. Continuer à demander la même chose, montre vous ne croyez pas que Dieu vous a entendu, dès les premiers mots de votre prière.

Jésus N’a-t-il Pas Répété Une Prière Plus d’Une Fois ?

Jésus a évidemment répété une requête, trois fois consécutives, lorsqu’il priait dans le jardin de Gesthémané (voir Mt. 26 :39-44). Ayez en tête qu’Il ne priait pas dans la foi pour que la volonté de Dieu s’accomplisse. Il a en effet prié trois fois pour savoir s’il Lui était possible d’éviter la croix, et Il sut finalement que sa demande était contraire à la volonté de Dieu. C’est pour cela qu’Il se soumettait à la volonté du Père dans chaque prière, toutes les trois fois consécutives.

Cette même prière de Jésus est souvent utilisée à tort et a travers comme modèle de chacune des prières que nous faisons. D’autres vont même à dire qu’il nous toujours terminer nos prières par l’expression: « que ta volonté soit faite» ou « si telle est ta volonté », prétendant de suivre l’exemple de Jésus.

Nous devons nous rappeler encore une fois que cette requête particulière de Jésus n’était pas dans la volonté de Dieu. Imiter ce type de prière serait une grave erreur et un manque de foi. Prier en disant « Seigneur, je confesse mes péchés et je te demande de me pardonner, mais que ce ne soit pas ma volonté, que seule Ta volonté soit faite » signifierait tout simplement que vous n’êtes pas sur que c’est la volonté de Dieu de pardonner vos péchés. Nous savons d’ailleurs que Dieu a promis de nous pardonner si nous confessons nos péchés (voir 1 Jean 1 :9). Ainsi, une telle prière montrerait que nous ne croyons pas à cette volonté de Dieu qui nous a été révélée.

Il est néanmoins important de savoir que Jésus ne terminait pas toutes Ses prières par la formule citée ci haut : « que Ta volonté soit faite ». Jésus a prié ce type de prière une seule fois dans toute Sa vie sur terre, et Il avait fait cette prière parce qu’Il s’était engagé à faire la volonté de Son Père, conscient de la souffrance qu’Il allait endurer.

D’autre part, si nous ne connaissons pas la volonté de Dieu pour une situation particulière, n’ayant aucune promesse ou révélation a propos, il est essentiel de terminer nos prières en disant : «Que Ta volonté soit faite ». Jacques écrivit :

A vous maintenant qui dites : Aujourd’hui ou demain, nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous trafiquerons, et nous gagnerons ! Vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain ! Car qu’est-ce que votre vie ? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un temps, et qui ensuite disparaît. Vous devriez dire au contraire : Si Dieu le veut, nous vivrons et nous ferons ceci ou cela. Mais maintenant, vous vous glorifiez dans vos pensées orgueilleuses. C’est chose mauvaise que de se glorifier de la sorte (Ja. 4 :13-16)

Que reste-t-il a faire lorsque nous avons fait notre demande conformément aux promesses et conditions y relatives ? Il nous reste alors à remercier Dieu continuellement pour la réponse de la prière que nous Lui avons faite jusqu’elle se matérialise. Nous héritons les promesses de Dieu par la foi et la patience (voir Heb.6 :12). Satan essayera sans doute de nous contrecarrer en nous injectant des doutes. Nous devons sûrement comprendre que notre pensée est le champ de bataille. Lorsque les doutes envahissent notre pensée, nous devons tout simplement les remplacer par le sentiment d’assurance que nous donne la promesse de Dieu, et déclarer la parole de Dieu par la foi. Si nous agissons ainsi, le diable fuira loin de nous (1 Pi. 4 :7 ; 1 Pi. 5 :8-9).

La Foi en Action

L’illustration classique de la foi en action est le récit de Pierre marchant sur la mer. Lisons-la et voyons ce que nous pouvons en tirer :

Aussitôt après, il obligea les disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l’autre côté, pendant qu’il renverrait la foule. Quand il l’eut renvoyée, il monta sur la montagne, pour prier à l’écart ; et, comme le soir était venu, il était seul. La barque déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer. Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés et dirent : C’est un fantôme ! Et dans leur frayeur, ils poussèrent des cris. Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux. Et il lui dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et comme il commençait à s’enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? Et ils montèrent dans la barque, et le vent cessa. Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus, et dirent : Tu es véritablement le Fils de Dieu (Mt. 14 :22-33).

Il est intéressant de savoir que les disciples de Jésus avaient fait face a une tempête similaire sur le lac Galilée, peu avant celle-ci (voir Mt. 8 :23-27). Au cours du premier incident, Jésus était avec eux, et après avoir calmé la tempête en la menaçant sévèrement, Il réprimanda également Ses disciples pour leur manque de foi. Avant de commencer la traversée, Jésus dit à Ses disciples d’aller de l’autre côté de la mer (voir Marc 4 :35). Lorsque la tempête surgit, ils crurent tous, convaincus par les circonstances, qu’ils allaient mourir. Pourtant Jésus savait qu’ils n’avaient aucune raison de trembler de peur.

A cette occasion, cependant, Jésus a traversé la mer de Galilée seul. Il fut guidé par l’Esprit d’agir ainsi. C’est sûr que Dieu savait qu’un vent contraire allait se lever pendant la nuit, et le Seigneur permit qu’ils fassent face à un défi de foi. A cause de ce vent contraire, une traversée de quelques heures leur prit toute la nuit. Nous devons louer les disciples pour leur endurance, et nous pourquoi il n’y eut aucun disciple qui put libérer sa foi contre ce terrible vent, comme le fit Jésus quelques jours plutôt sous leurs yeux. L’évangile de Marc rapporte que lorsque Jésus vint, marchant sur les eaux, « Il voulut les dépasser » (Marc 6 :48). Il voulut les laisser contourner leur problème en leur prouvant qu’il était possible pour eux aussi de marcher miraculeusement sur les eaux ! Cela indique que les disciples, pendant ce gâchis, ne priaient ni ne regardaient Dieu. Je me demande combien de fois le Faiseur de Miracles nous passe à côté pendant que nous luttons contre les troubles et courants contraires de la vie.

Principes de la Foi

Jésus répondit au défi de Pierre par un seul mot : « Viens ». Si Pierre avait tenté de marcher sur les eaux avant cette parole, il aurait péri dans cette eau, car il n’aurait aucune base, aucune promesse sur laquelle il pourrait exercer sa foi. Il serait sorti de la barque par présomption que par la foi. Sachez également qu’aucun autre disciple ne pouvait agir sur la permission qui avait été spécialement donnée à Pierre, toute tentative serait un suicide. La promesse avait été donnée à Pierre seulement, pas aucun n’autre. C’est pour cela qu’il est essentiel de comprendre si la promesse vous appartient et si vous remplissez ses conditions avant de pouvoir la réclamer.

Pierre marcha sur les eaux aussi longtemps qu’il put exercer sa foi dans la parole qui lui autorisait d’y marcher, et qu’il n’eut pas de doute malgré qu’il ait crié lui aussi lorsque les disciples vinrent Jésus marcher sur la mer, croyant que c’était un fantôme. Il expérimenta ce miracle parce qu’il avait libéré sa foi. S’il s’était accroché au mat de la barque et enfoncé l’un de ses pieds dans l’eau pour voir si la mer était devenu aussi solide pour supporter son poids, il n’aurait pas expérimenté ce miracle. Il en est de même pour nous tous, lorsque nous désirons recevoir un miracle quelconque, nous devons avant tout croire aux promesses de Dieu, et agir en conséquence. Il existe un moment où notre foi est mise à l’épreuve. Ce temps est complexe. Mais nous devons nécessairement atteindre un degré d’engagement où nous puissions refuser ce que nous dictent nos cinq sens et agir selon la parole de Dieu.

Au début, Pierre fit preuve de succès. Mais aussitôt qu’il commença à réfléchir sur l’impossibilité de ce qu’il était juste en train de faire, intimidé par le vent et les vagues, Pierre céda à la frayeur. Peut-être qu’il avait arrêté sa marche, craignant de faire le second pas. Et lui qui commençait juste d’expérimenter un grand miracle, se retrouva en train de couler dans la mer. Lorsque nous commençons à marcher dans la foi, nous devons continuer à marcher et à agir par la foi. Avançons !

Pierre commença à couler aussitôt qu’il laissa le doute pénétrer son coeur. Les gens n’aiment se blâmer souvent à cause de leur manque de foi. Ils aiment plutôt jeter le tort à Dieu. Mais quelle serait la réaction de Jésus si Pierre, de retour dans la barque, disait aux autres disciples : « Dieu a voulu que je fasse quelques pas seulement sur la mer » ?

Pierre avait échoué parce qu’il eut peur et avait perdu sa foi. C’est une évidence. Jésus ne l’a pas condamné, Il étendu aussitôt Sa main vers Pierre pour lui donner un autre support ferme auquel il s’accrocha a son tour. Il demanda, tout juste après le secours, à Pierre pourquoi il avait douté. Pierre n’eut aucun motif valable pour pouvoir se justifier, parce que la parole du Fils de Dieu est un support ferme qui se suffit a elle seule pour nous soutenir. Nul n’a le droit de douter, de craindre ou de s’inquiéter de la véracité de la parole de Dieu.

Les écritures contiennent des témoignages de victoires ayant résultées de la foi, et d’échecs ayant été occasionnés par le doute. Josué et Caleb prirent possession de la terre promise à cause de leur foi alors que la majorité de leurs contemporains tombèrent dans le désert à cause du doute (voir Nom. 14 :26-30). Lorsque les disciples de Jésus voyagèrent deux à deux pour prêcher l’évangile, aucun de leurs besoins ne fut satisfait (voir Luc 22 :35), mais ils échouèrent un jours de chasser un démon à cause de leur incrédulité voir (Mt. 17 :19-20).

Tout comme la majorité des disciples, j’ai aussi connu certains échecs occasionnés par mon doute, et certaines autres réussites dues à ma foi. Mais je ne peux pas garder en tête ces échecs jusqu’a en rougir ou a blâmer Dieu. Je ne peux pas non plus me justifier en Le condamnant. Je ne peux pas parcourir les divers serviteurs de Dieu cherchant une explication théologique a cela, ou pour pouvoir réinventer la volonté révélée de Dieu. Je sais que Dieu ne ment jamais. Si j’échoue aujourd’hui, je dois me repentir de mon incrédulité et me remettre une fois de plus à marcher sur l’eau. Je sais que Jésus me pardonne toujours et vient à mon secours chaque fois que je commence à me noyer !

Le verdict est prononcé : ceux qui croient en sont bénis ; ceux qui doutent n’ont aucune bénédiction ! Tout faiseur de disciples doit imiter l’exemple de Jésus. Il fait preuve d’une foi inébranlable et met en garde ses disciples : « Croyez en Dieu ! » (Marc 11 :23).

Le Divorce et le Remariage

Chapitre Treize

 

Le divorce et le remariage font un sujet qui doit normalement être débattu entre chrétiens sincères. Deux questions fondamentales constituent la base de ce débat : (1) Quand est-ce que le divorce est-il acceptable aux yeux de Dieu ? Et (2) Quand est-ce que le remariage est-il permis aux yeux de Dieu ? La plupart des dénominations et églises indépendantes disposent de toute une liste des raisons et circonstances qui rendent légal le divorce ou le remariage, se basant sur leurs interprétations particulières des écritures. Nous devons les respectez pour avoir des convictions qui les dirigent – lorsque surtout leurs convictions sont motivées par leur amour pour Dieu. L’idéal serait d’avoir tous des convictions à 100% scripturaires. Le faiseur de disciples donne des enseignements qui s’accordent avec la volonté de Dieu. Il ne veut pas voir personne porter des fardeaux qui ne lui sont pas permis de porter. C’est dans cette perspective que je vais m’efforcer d’interpréter les passages en rapport avec ce sujet de controverses et vous permettre de vous situer convenablement.

Je commencerai par vous dire que je suis, autant que vous, choqué de ce que le divorce est si répandu dans le monde d’aujourd’hui. Ce qui est plus alarmant c’est que la plupart de ceux qui se disent chrétiens, tout comme les serviteurs de Dieu, pratiquent le divorce. C’est une tragédie. Nous devons faire tout qui est a notre disposition pour arrêter l’expansion de ce fléau, et la meilleure solution a ce problème est de prêcher l’évangile et appeler les gens à la vraie repentance. Si un couple est fait de vrais croyants qui suivent, tous les deux, les instructions de Christ, il ne sera jamais démantelé par le divorce. Le faiseur de disciples fera tout ce qui est à sa disposition pour consolider son propre mariage, puisque son modèle influence très positivement son enseignement.

J’ajouterai en passant que je suis heureux et marié depuis plus de vingt-cinq ans et je n’avais jamais été marié auparavant. Je ne peux en aucun cas divorcer. Je n’ai aucune raison d’adoucir les durs versets sur le divorce pour me favoriser moi-même. J’éprouve cependant une grande sympathie pour les divorcés, sachant que je pouvais en tant que jeune homme commettre la triste erreur d’épouser une personne dont j’aurais tenté de divorcer ou une personne moins tolérante que la merveilleuse femme que j’ai épousée. En d’autres mots, je finirais aussi par divorcer, mais je ne l’ai pas fait par la grâce de Dieu. Je pense que les gens mariés comprennent ce que je dis, et devons-nous éviter de condamner ceux qui sont divorcés. Qui sommes-nous, nous qui avons un standard de mariage très bas, pour condamner ceux qui sont divorcés, ne sachant rien de ce qu’ils ont pu endurer ? Dieu peut les considérer plus justes que nous, car Il sait que, dans les mêmes circonstances, nous n’aurions pas tardé à divorcer.

Personne ne se marie pour divorcer, et je pense qu’il n’y a personne qui puisse détester le divorce autant que ceux qui en sont victimes. Nous devons donc aider les mariés à rester unis et aider les divorcés à trouver la grâce que Dieu leur offre. C’est dans cette perspective que j’ai écrit ce livre.

Je ferai de tout mon mieux pour permettre aux écritures de s’interpréter les unes des autres. J’ai pu remarquer que certaines personnes ont l’habitude d’interpréter les passages qui parlent de ce sujet de façon à contredire le reste des écritures, signifiant ainsi que ces versets les échappent.

La Fondation

Commençons par la vérité fondamentale sur laquelle nous pouvons tous être d’accord. D’une manière générale, les écritures affirment que Dieu est contre le divorce. Lorsque certains israélites divorçaient avec leurs femmes, Dieu déclara par son prophète Malachie :

Car je hais la répudiation….et celui qui couvre de violence son vêtement….Prenez donc garde en votre esprit, et ne soyez pas infidèles ! (Mal. 2 :16).

Ce passage ne peut surprendre personne, car nous savons tous la justice et l’amour de Dieu ; le divorce détruit les hommes, les femmes et les enfants. Nous devons douter du caractère de quiconque soutient le divorce. Dieu est amour (voir 1Jean 4 :8). C’est pour cela qu’Il déteste le divorce.

Quelques pharisiens ont un jour demandé l’opinion de Jésus sur la « légalité » du divorce et « ses circonstances ». Sa réponse révèle qu’Il est fondamentalement contre le divorce.

Les pharisiens l’abordèrent, et lui dirent, pour l’éprouver : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ? Il répondit : N’avez-vous pas lu que le créateur au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit : c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera a sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint (Mt. 19 :3-6).

L’histoire nous enseigne qu’il eut deux courants de pensées parmi les responsables de la religion juive aux temps de Jésus. Nous allons sans doute explorer ces deux courants de pensée plus tard. Disons en passant que l’un était conservateur et l’autre libéral. Les conservateurs affirmaient qu’il était permis de répudier sa femme, seulement, pour des raisons purement morales. Les libéraux croyaient, par contre, qu’un homme pouvait répudier sa femme pour n’importe quelle raison, même pour avoir trouver une nouvelle charmante femme. Ces convictions divergentes expliquent pourquoi les pharisiens posaient à Jésus des questions pareilles.

Jésus se réfère aux passages bibliques de la Genèse pour prouver que depuis le commencement Dieu a toujours voulu que l’union de l’homme et de la femme soit permanente, et nom temporaire. Dans ce passage, Moïse déclare que Dieu a créé les deux sexes différents pour que justement le mariage soit possible. Il dit également que l’union maritale est si significative qu’elle se doit être la première de toutes les relations. Une fois établie, cette relation occupe une place qui est de loin supérieure que à celle qu’occupe la relation entre une personne avec ses parents. Les hommes quittent leurs parents pour s’attacher à leurs épouses.

En plus de cela, l’union sexuelle entre l’homme et sa femme concourt a l’unicité qui leur a été ordonnée par Dieu. Il est évident que l’union pareille, résultant en la reproduction, n’est pas faite pour être temporaire, elle doit être permanente. Je cois que les paroles de Jésus au pharisiens indiquent Son sentiment de déception qu’a suscite cette question. Dieu n’a certainement pas voulu que l’homme divorce avec sa femme pour « quelque raison que ce soit ».

Evidemment, Dieu n’a jamais voulu qu’il y ait quelqu’un qui tombe dans quelque péché soit-il, mais on a tous péché. Dieu merci, parce qu’Il a pourvu un moyen pour nous en sortir. Il a toujours un mot à nous dire, chaque fois que nous faisons ce qui est contre sans volonté. Il en est de même pour ceux qui divorcent, Dieu n’a jamais prévu que tel ou tel autre divorce, mais le divorce est inévitable chez un couple qui n’est pas soumis à Dieu. Le premier divorce qui s’est produit sur la terre n’a pas surpris Dieu, tout comme les millions d’autres qui en suivirent. Ainsi, Il déclare qu’Il hait le divorce, et a toujours un mot à dire à ceux qui sont divorcés.

Au Commencement

Avec cette fondation déjà posée, explorons plus spécifiquement ce que déclare Dieu à propos du divorce et du remariage. Puisque les déclarations faites par Jésus sur le divorce et le remariage a l’endroit des Israélites constituent un objet de controverse, il nous serait utile d’étudier d’abord les déclarations de Dieu faites sur le même sujet a l’endroit des premiers Israélites, il y a plusieurs centaines d’années. S’il arrive que les déclarations de Dieu faites par la bouche de Moïse et celles faites par la bouche de Jésus se contredisent, nous pourrons conclure que soit la loi de Dieu a changée, soit nous avons mal interprété les paroles de Moïse ou celles de Jésus. Commençons d’abord avec ce que Dieu a révélé sur le divorce et le remariage.

J’ai déjà fait mention du passage de Genèse 2 qui, selon Jésus, contient certaines choses sur le divorce. Lisons, cette fois-ci, directement a partir de la Genèse :

L’Eternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. Et l’homme dit : voici cette fois celle qui est l’os de mes os et chair de ma chair ! On l’appellera femme parce qu’elle a été prise de l’homme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et il s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair (Gen. 2 :22-24).

Nous voyons ici l’origine du mariage. Dieu créa la première femme à partir de l’homme et pour l’homme, et la lui amena personnellement. Dans les paroles de Jésus, « ce que Dieu a joint » (Mt. 19 :6 – italiques de l’auteur). Ce premier mariage institué par Dieu, Lui-même, constitue le modèle que tout mariage doit suivre. Dieu crée un nombre d’hommes à peu près égal au nombre de femmes, et les créés de telle façon qu’ils puissent s’attirer entre sexes opposés. Nous pouvons donc dire que Dieu continue à arranger les mariages d’une manière plus élargie (bien que nous ayons aujourd’hui cette possibilité de choisir notre propre partenaire, contrairement à l’époque d’Adam). Ainsi, comme l’a bien souligné Jésus, personne n’a le droit de séparer ce que Dieu a joint. Ce n’était du plan de Dieu que le premier couple se sépare, Il voulait plutôt que ce couple soit béni et que l’un dépende de l’autre, heureux tous ensembles. Ce serait un péché de violer ce plan de Dieu parfaitement mis a la connaissance de tous. Ainsi, le deuxième chapitre de la Bible, et toute sa suite, prouve parfaitement que le divorce ne fait pas parti du plan de Dieu pour le mariage.

La Loi de Dieu Inscrite dans Nos Cœurs

J’aimerais suggérer que même ceux-la qui n’ont pas encore lu le deuxième chapitre de la Genèse apprennent instinctivement que le divorce n’est pas bon, car même les païens n’ayant aucune connaissance biblique, pratiquent des mariages à vie. Comme l’écrivit Paul dans sa lettre aux romains :

Quand les païens qui n’ont point la foi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point de loi, une loi pour eux-mêmes. Ils montrent que l’œuvre de la loi est inscrite dans leurs cœurs, leurs conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusent ou se défendent tour à tour (Rom. 2 :14-15).

Le code éthique est inscrit dans le cœur de chaque être humain. En fait, ce code qui parle à travers la conscience c’est la loi de Dieu donnée à tout le monde, à l’exception des Israélites ayant vécu pendant la période qui se situe entre Adam et Jésus. Toute personne qui désire divorcer, sa conscience ne lui rend pas la tâche facile. Il doit la confronter et la vaincre avant de passer à l’acte. Si quelqu’un décide de divorcer sans une bonne justification, sa conscience le condamne sans cesse, bien qu’il puisse finir par la faire taire.

A ce que l’on sache, pendant 27 générations, d’Adam à la dispensation de la loi de Moïse aux israélites, vers les années 1440 Avant Jésus Christ, les hommes, les israélites compris, entendaient tous la voix de leur conscience par les diverses révélations de Dieu qu’ils recevaient, même sur le divorce et le remariage. Et Dieu vit que cela était suffisant. (Rappelez-vous que l’histoire de la création contenue dans Genèse 2 a été écrite par Moïse au temps de l’exode). Il semble raisonnable de conclure que pendant toutes ces 27 générations qui précédèrent la loi de Moïse, ce qui inclut l’inondation du temps de Noé, les millions de mariages contractés au cours de ces centaines d’années se soldèrent par le divorce. Il est également raisonnable de conclure que Dieu, qui ne change jamais, était et est toujours disposé à pardonner ceux qui sont coupables de divorce lorsqu’ils se repentent de leurs péchés. Depuis le commencent, l’homme a toujours été sauvé ou justifié par sa foi, que ce soit avant ou après l’avènement de la loi de Moïse, le cas d’Abraham un bon exemple (voir Rom. 4 :1-12). Si les gens ont étés justifiés par leur foi, d’Adam à Moïse, c’est-à-dire qu’ils recevaient le pardon pour leurs péchés, y compris le divorce. Comme nous entrons au vif du sujet, je me demande si: ceux qui avaient commis le péché de divorcer avant l’avènement de la loi de Moïse et qui furent pardonnés par Dieu et convaincus par leur conscience (puisqu ‘il n’y avait aucune loi écrite), furent condamnés pour s’être remariés ? C’est juste une question.

Qu’en est-il des victimes de divorces, ceux qui n’y sont pour rien, ceux qui ont été abandonnés à cause de l’égoïsme de leurs conjoints ? Leur conscience s’opposerait-elle à leur remariage ? Ca m’étonnerait. Qu’est-ce qui empêcherait à une femme abandonnée par son mari de se remarier ? Elle n’a rien fait pour être abandonnée.

La loi de Moïse

Ce n’est qu’au troisième livre de la Bible que les mots divorce et remariage sont mentionnés d’une manière spécifique. La loi de Moise interdit au sacrificateur d’épouser une femme divorcée :

Ils ne prendront point une femme prostituée ou déshonorée, ils ne prendront point une femme répudiée par son mari, car ils sont saints pour leur Dieu (Lev. 21 :7).

Cette interdiction ne concerne que les sacrificateurs, pas tous les hommes Israélites. En plus de cela, le verset cite ci haut signifie (1) qu’il s’agissait seulement des femmes Israélites divorcées et (2) qu’un Israélite non sacrificateur pouvait marier une femme divorcée sans aucun problème. La loi citée ci haut s’applique seulement aux sacrificateurs et aux femmes divorcées qui voudraient marier les sacrificateurs. Il n’y avait aucun mal, sous la loi de Moïse, si une femme divorcée se remariait à un non sacrificateur. Il n’y avait non plus aucun mal de voir un homme, à condition qu’il ne soit pas sacrificateur, épouser une femme divorcée.

Le souverain sacrificateur (présageant peut-être la suprématie de Christ) devait mener une vie exemplaire de loin supérieur à celle d’un simple sacrificateur. Il ne pouvait même pas épouser une veuve. Nous le voyons dans quelques versets du Lévitique :

Il ne prendra ni une veuve, ni une femme répudiée, ni une femme déshonorée ou prostituée ; mais il prendra pour femme une vierge parmi son peuple (Lev. 21 :14).

Ce verset signifie-t-il que toutes les veuves n’ont pas droit de se remarier ou qu’aucun Israélite n’a le droit d’épouser une veuve ? Certainement pas. En effet, ce verset signifie qu’il n’est pas mauvais pour une veuve de se remarier, a moins qu’elle désire marier un sacrificateur. Il signifie également que tous ceux qui ne sont pas souverains sacrificateurs pouvaient épouser une veuve. Les écritures déclarent que les veuves peuvent légalement se remariage (voir Rom. 7 :2-3 ; 1 Ti. 5 :14).

Ce verset, (Lev.21 :7), implique, tout comme son précèdent, qu’il n’est pas mauvais pour un Israélite (autre que sacrificateur ou souverain sacrificateur) d’épouser une femme divorcée ou qui n’est plus vierge : « déshonorée par la prostitution ». Cela implique qu’il n’y avait aucun mal, sous la loi de Moïse, pour une femme divorcée de se remarier ou une femme « déshonorée » de se marier, aussi longtemps qu’elle n’était pas mariée à un sacrificateur. Dieu donna une deuxième chance aux fornicateurs et aux divorcés, bien qu’Il soit totalement opposé à la fornication et au divorce.

Le Remariage Interdit pour la Deuxième Fois

Combien de « deuxième chances » Dieu a-t-Il donné aux divorcées ? Pouvons-nous conclure que, sous la loi de Moïse, Dieu a-t-Il donné une seconde chance aux divorcées de se remarier une seule et unique fois ? Ce serait une mauvaise conclusion. Nous lisons tout juste après dans la loi de Moïse que:

Lorsqu’un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux, parce qu’il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise, il la renverra de sa maison. Elle sortira de chez lui, s’en ira et pourra devenir la femme d’un autre homme. Si ce dernier homme la prend en aversion, écrit pour elle une lettre de divorce , et, après la lui avoir remise en main, la renvoie de sa maison, ou bien, si ce dernier homme qui l’a prise pour femme vient à mourir, alors le premier mari qui l’avait renvoyée ne pourra pas la reprendre pour femme après qu’elle a été souillée, car c’est une abomination devant l’Eternel, et tu ne chargeras point de péché le pays que l’Eternel ton Dieu te donne pour héritage (Deut. 24 :1-4).

Remarquez que la seule interdiction que contient ce verset concerne seulement les femmes qui ont divorcé deux fois (ou divorcée, veuve ne fut-ce qu’une seule fois), elles sont interdites d’épouser leur premier mari. Ce verset ne dit pas que leur remariage serait un péché, mais que ça ne devrait en aucun cas être avec le premier mari. Ça implique clairement qu’une femme divorcée pour la deuxième fois est libre de se remarier avec n’importe quel autre homme (prêt à l’épouser), à l’exception de son premier mari. Si elle n’avait pas droit de se remarier avec quelqu’un d’autre, Dieu ne nous aurait pas donné une telle instruction. Il aurait simplement dit : « il est interdit aux personnes divorcées de se remarier ».

En plus de cela, si Dieu a permis à la femme de se remarier, l’homme qui épousera une telle femme ne sera pas du tout coupable. Même si elle se remariait pour sa troisième fois, celui qui la prendrait en mariage ne serait pas coupable d’adultère (à condition qu’il ne soit pas son premier mari). Malgré que Dieu n’aime pas le divorce, Il offre néanmoins une nouvelle chance aux personnes divorcées, leur prouvant ainsi Sa grâce et Son amour.

Résumé

Permettez-moi de synthétiser ce que nous avons jusqu’à présent parcouru: Bien que Dieu ait déclaré qu’Il n’aime pas le divorce, Il n’a jamais donné une quelconque indication, soit avant soit pendant la dispensation de l’Ancien Testament, pour montrer que le remariage est un péché, sauf dans les deux cas suivants : (1) le remariage d’une femme divorcée ou veuve pour sa première ou deuxième fois avec son premier mari, (2) ou le cas d’une veuve qui épouse un sacrificateur. En plus de cela, Dieu n’a interdit personne, a part le sacrificateur, d’épouser une femme divorcée.

N’est-ce pas que ces déclarations semblent contradictoires aux propos de Jésus sur le remariage ou le mariage avec un conjoint ayant déjà divorcé ? Jésus semble avoir dit que ces personnes étaient coupables d’adultère (voir Mt. 5 :32). Au cas échéant, nous aurons mal interprétés soit les paroles de Jésus, soit celles de Moïse, ou peut-être que Dieu aurait changé Sa loi. Je crois que c’est nous qui avons mal compris les propos de Jésus car il serait étrange que Dieu déclare, soudainement, une chose moralement mauvais alors qu’elle était moralement acceptée, durant la dispensation de la loi donnée à l’Israël, il y une quinzaine de siècles.

Avant de conclure quoi que se soit sur cette contradiction apparente, puis-je ajouter également que le remariage, autorise par Dieu dans l’Ancien Testament, n’avait aucun rapport avec les causes du divorce ou la part de responsabilité de ceux qui divorçaient. Dieu n ‘a jamais dit : tel ou tel autre ne pourra pas se remarier parce que ses mobiles étaient illégitimes. Il n’a pas dit qu’il existait un certain nombre de personnes qualifiées pour le remariage. Pourtant, il y a un bon nombre de serviteurs de Dieu qui s’arrogent souvent le droit de décider celui ou celle qui est qualifié(e) ou disqualifié(e) pour le remariage. Une personne divorcée cherche toujours les moyens de convaincre son pasteur qu’elle a le droit de se remarier parce que, dit-elle, elle n’a pas était la cause de son divorce. C’est son ex-mari qui l’a divorcée – elle n’y ait pour rien. Mais si les pasteurs avaient l’opportunité d’écouter l’autre partie, l’ex-mari, ils lui auraient donne raison, d’une manière ou d’une autre. Peut-être cette femme a lui aussi une part de responsabilité.

Je connais un couple qui se provoquait continuellement pour que quelqu’un en ait sa claque et se décide finalement de divorcer, et porte tout le tort. Si ce plan aboutissait, l’un serait coupable et l’autre innocent. Le premier serait accusé d’avoir abandonné son conjoint, et le dernier aurait ainsi le droit légal de se remarier. Nous pouvons facilement nous moquer des gens, mais personne ne se moque de Dieu. Que serait la position de Dieu à l’égard d’une femme qui, en désobéissant à la parole de Dieu, prive continuellement son mari de toute relation sexuelle, le contraignant ainsi à l’infidélité. Ne croyez-vous pas que cette femme une part de responsabilité dans ce divorce ?

Le cas de la femme qui a divorcé deux fois, contenu dans Deutéronome 24, ne dit rien sur la légitimité de ces deux divorces. Il dit seulement que si son premier mari trouve une « indécence » en elle. Si cette « indécence » est un adultère flagrant, la loi de Moïse condamne cette femme à la peine de mort (voir Lev. 20 :10). Etant donné que l’adultère est l’unique cause valable du divorce, on sous entend que le premier mari a injustement répudie sa femme. Ou peut-être que la femme a commis l’adultère, et son mari, étant un homme juste comme Joseph de Marie, « désire la quitter secrètement » (Mt. 1 :19). Plusieurs scénarios sont possibles.

Il est dit que son deuxième mari l’a simplement « quittée ». Au cas échéant, nous ne savons pas a qui revient le tort, ou si chacun a sa part de responsabilité. Mais qu’a cela ne tienne. Dieu a étendu Sa grâce jusqu’a autoriser ce remariage, à condition que ce ne soit pas avec le premier mari.

Une Objection

« Mais si les gens apprennent qu’il est légitime de se remarier après avoir divorcé pour n’importe quelle raison, ça les induirait aux divorces illégitimes », dit-on souvent. Je suppose que cette préoccupation est fonde pour les religieux qui ne s’intéressent pas à plaire à Dieu, mais qui essaient plutôt d’empêcher les païens à pécher, ce qui est justement une peine perdue. Ceux qui sont réellement soumis à Dieu dans leurs cœurs, ne cherchent pas les moyens de pécher. Ils s’efforcent à plaire à Dieu, et maintiennent généralement leurs mariages. Dans l’Ancien Testament, Dieu ne se préoccupait pas des causes de divorce parce qu’Il avait Lui-même donné à Israël une loi libérale sur le remariage.

Faudrait-il éviter de dire aux gens que Dieu est disposé à pardonner n’importe quel péché, parce que ça pourrait les entraîner dans toutes sortes de péché, parce que le pardon est disponible ? Si c’est comme ça, il faudrait alors arrêter de prêcher la bonne nouvelle. Je répète encore une fois que tout cela dépend des gens. Ceux qui aiment Dieu, se soumettront à Lui. Je sais très bien que le pardon de Dieu est toujours disponible pour moi, bien sûr si je le Lui demande, peu importe la gravité du péché commis. Cependant, cela ne me pousse nullement à pécher parce que j’aime Dieu, je suis né de nouveau, j’ai été transformé par la grâce de Dieu. Je veux lui plaire, un point un trait.

Dieu sait qu’il n’est pas nécessaire d’augmenter les douleurs aux fâcheuses conséquences de divorce pour aider les couples à survivre, a rester unis. Dire aux gens qui souffrent des mariages troublés, qu’il vaut mieux pour eux de ne pas divorcer car ils n’auront plus la permission de se remarier n’est en aucun cas un moyen d’aider les gens à respecter leur mariage. Même si les gens vous croyaient, une vie de célibat en comparaison à une vie du mariage misérable continuelle intéresserait ceux les victimes des mariages misérables.

Paul sur le Remariage

Avant de pouvoir harmoniser les paroles de Jésus et celles de Moïse sur le remariage, il est important de savoir qu’il y a, dans la Bible, un autre écrivain qui approuve les paroles de Moïse, c’est l’apôtre Paul. Paul dit que le remariage de ceux qui sont divorcés n’est pas du tout un péché. Il confirme ainsi la loi de Moise :

Pour ce qui est des vierges, je n’ai point d’ordre du Seigneur ; mais je donne un avis, comme ayant reçu du Seigneur miséricorde pour être fidèle. Voici donc ce que j’estime bon, à cause des temps difficiles qui s’approchent : il est bon à un homme d’être ainsi. Es-tu lié à une femme, ne cherche pas à rompre ce lien. N’es-tu pas lié à une femme, ne cherche pas une femme. Si tu t’es marié, tu n’a point péché ; et si la vierge s’est mariée, elle n’a point péché ; mais ces personnes auront des tribulations dans la chair, et je voudrais vous les épargner (1 Cor.7 :25 :28 – italiques de l’auteur).

Paul parlait sans doute aux personnes divorcées dans ce passage. Il prodiguait ces conseils aux mariés, aux célibataires, et aux divorcés leur suggérant de rester dans l’état où ils étaient à cause de la persécution qui allait confronter les chrétiens de cette époque. Il déclara cependant que si les divorcés et les vierges se mariaient, ils seront coupables de rien.

Notez également que Paul ne dit rien sur la légitimité des mobiles du remariage des divorcés. Il ne dit pas que ceux qui n’ont pas contribué à leur divorce sont autorisés de se remarier. (Qui est autorisé à faire de tels jugements si ce n’est pas Dieu ?) Il ne dit pas non plus que le remariage soit admissible pour ceux qui ont divorcé avant leur salut. Non, il dit simplement que le remariage n’est pas un péché pour les divorcés.

Paul Défendait-il le Divorce ?

Le fait que Paul a confirmé la gracieuse politique de Dieu sur le remariage signifie-t-il qu’il prôner le divorce ? Pas du tout, Paul était généralement opposé au divorce. Au début de cette même lettre aux Corinthiens, Paul pose une loi sur le divorce qui s’accorde parfaitement a la position de Dieu sur le divorce :

A ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari (si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu’elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne répudie point sa femme. Aux autres, ce n’est pas le Seigneur, c’est moi qui dis : Si un frère a une femme non-croyante, et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne la répudie point ; et si une femme a un mari non-croyant et qu’il consente à habiter avec elle, qu’elle ne répudie point son mari. Car le marié non-croyant est sanctifié par la femme, et la femme non croyante est sanctifiée par le frère ; autrement, vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints. Si le non-croyant se sépare, qu’il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ce cas-là. Dieu nous a appelés à vivre en paix. Car, que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari ? Ou que sais-tu mari si tu sauveras ta femme ? Seulement, que chacun marche selon la part que le Seigneur lui a faite, selon l’appel qu’il a reçu de Dieu. C’est ainsi que j’ordonne dans toutes les églises (1 Cor. 7 :10-17).

Notez que les paroles de Paul s’adressent aux chrétiens mariés à des conjoints croyants. Evidemment, ceux-la ne doivent pas divorcés, et Paul déclare qu’il ne s’agit pas de son instruction, mais celle du Seigneur. Et cela s’accorde parfaitement a tout ce que nous avons vu jusque là vu dans la Bible.

C’est à partir de ce point que notre sujet devient intéressant. Paul fut suffisamment réaliste pour s’imaginer que même les chrétiens pouvaient, rarement, divorcer. Si cela arrivait, Paul déclare que celui qui répudie son conjoint devrait rester célibataire ou se réconcilier avec son conjoint. (Cette instruction spécifique s’applique aux femmes aussi bien qu’aux maris).

Encore une fois, ces paroles de Paul ne nous surprennent pas. Il n’a fait que citer la loi de Dieu sur le divorce. Il sait cependant que même la loi de Dieu peut être parfois bafouée. C’est pour cela qu’il donne quelques instructions spécifiques aux croyants, au cas ou ce péché s’infiltrait parmi eux. Celui qui répudie son conjoint devra demeurer célibataire, ou devra se réconcilier avec son conjoint. Cette pratique est la meilleure en cas de divorce entre chrétiens. Tant qu’ils restent, tous les deux, célibataires, la réconciliation est possible. Mais, si l’un des conjoints se remarie, la réconciliation n’est plus envisageable. (Si le divorce était un péché impardonnable, Paul ne leur dirait ni de rester célibataires ni de se réconcilier parce que le péché serait déjà consommé).

Ne percevez-vous pas que Paul était suffisamment intelligent pour savoir que sa deuxième instruction pourrait être bafouée ? Je le crois bien ! Il n’a pas donné d’autres instructions aux chrétiens divorcés parce qu’il savait que les véritables croyants suivraient sa première instruction, et ne divorceraient pas. Sa deuxième instruction serait d’usage dans des rares et extrêmes. Il est certain que les véritables disciples de Christ feront tout ce qui est a leur pouvoir pour résoudre leurs problèmes maritaux, et préserver leur mariage. De même, un chrétien qui, après avoir tout essayé, n’a aucun autre choix que celui de divorcer, ne spéculera pas à se remarier immédiatement soit par honte, soit par honneur de Christ. Il continuera plutôt à croire a la réconciliation avec son conjoint. Il me semble que le véritable problème de l’église moderne, qui expliqué la raison d’être de ces divorces parmi les chrétiens, est qu’elle dispose d’un pourcentage élevé de faux chrétiens, qui ne croient ni ne respectent pas le Seigneur Jésus-Christ.

Dans 1 corinthiens 7, Paul nous montre que Dieu compte beaucoup sur les vrais chrétiens, ayant le Saint-Esprit vivant en eux, plus qu’Il n’espère aux païens. Paul dit clairement que les chrétiens ne doivent pas répudier leurs conjoints païens, aussi longtemps que ces derniers sont disposés à continuer a vivre avec eux. Encore une fois, cette instruction ne nous surprend pas, car elle s’accorde parfaitement avec tout ce que nous avons déjà vu dans ce sujet. Dieu est contre le divorce. Paul continue, et dit que si le non-croyant souhaite divorcer, le croyant doit le laisser partir, parce que les conjoints païens ne sont pas généralement soumis à Dieu. Puis-je ajouter en passant que si le non-croyant souhaite rester avec le chrétien, ça indique qu’il est potentiellement ouvert à l’évangile, ou que le conjoint croyant est en train de rétrograder ou qu’il est tout un faux chrétien.

Qui dirait maintenant que le croyant répudié par son conjoint non-croyant n’est pas libre de se remarier ? Paul n’a jamais dit une telle chose, pas même dans le cas d’un couple chrétien qui se sépare. Il serait étrange que Dieu s’oppose au remariage d’un chrétien qui a été répudié par son conjoint non-croyant. Pourquoi ferait-Il une telle chose ? Ça serait contradictoire aux propos de Jésus sur le remariage : « Quiconque épouse une femme répudiée commet un adultère’ (Mt. 5 :32). Ca conduirait a dire que nous avons mal interprété le message de Jésus.

Le Problème

Jésus, Moïse et Paul s’accordent tous en disant que le divorce est un péché commis par la partie ou les parties qui divorcent. Ils sont tous contre le divorce. Mais nous avons un problème : Comment allons concilier les propos de Paul et de Moïse sur le remariage a ceux de Jésus ? Nous devons sûrement trouver un terrain d’entente, car tous les trois ont été inspirés par Dieu qui les poussait a prononcer ces paroles.

Examinons profondément ce message de Jésus pour découvrir ceux qui constituèrent son audience. Jésus parle du divorce et du remariage deux fois dans l’évangile de Matthieu. La première fois, Il était en train de faire Son sermon sur la montagne, et la seconde lorsqu’Il répondait aux questions des pharisiens. Commençons par l’entretien de Jésus avec ces pharisiens :

Les pharisiens l’abordèrent, et dirent, pour l’éprouver : est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ? Il répondit : n’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? Ainsi, ils ne sont pas deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse avait-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier ? Il leur répondit : C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il n’en était pas ainsi. Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère (Mt.19 :3-9).

A cette occasion, les pharisiens firent mention d’une portion de la loi de Moïse que j’ai justement mentionnée dans Deutéronome 24 :1-4, je cite : « lorsqu’un homme aura pris et épouse une femme qui viendrait a ne pas trouver grâce à ses yeux, parce qu’il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison » (Deut. 24 :1 – italique de l’auteur).

Il y avait deux courants de pensées, à l’époque de Jésus, sur ce que l’ « indécence » se pourrait être. Vingt ans avant cela, un rabbin du nom de Hillel avait enseigné que l’indécence était une faute grave. Au moment ou Jésus eut son débat avec les pharisiens, l’interprétation « Hillel » était devenue beaucoup plus libérale, autorisant le divorce pour n’importe quel motif, comme le révèle la question des pharisiens à Jésus. On pouvait divorcé sa femme pour avoir brûlé son souper, pour avoir mis trop de sel dans la nourriture, pour avoir exposé ses genoux, pour avoir parlé a un autre homme, pour avoir murmuré contre sa belle-mère ou pour n’avoir pas mis au monde. Un homme pouvait répudie sa femme parce qu’il a trouve une autre femme plus attirante. Chacun des cas pouvait rendre une femme « indécente » aux yeux de son mari.

Un autre Rabbin, Shammai, qui vécut avant Hillel, enseignait que l’ « indécence » était de l’immoralité, l’adultère. Comme vous pouvez le prédire, l’interprétation libérale d’Hillel était beaucoup plus populaire que celle de Shammai, à l’époque de Jésus. Les pharisiens enseignaient que le divorce était légal pour n’importe quel motif, le rendant ainsi courant. Les pharisiens insistaient, dans leur manière de faire les choses, sur le fait de donner la lettre de divorce à la femme qu’on veut répudier, pour « ne pas violer la loi de Moïse »

N’Oubliez Pas que Jésus s’Adressait aux Pharisiens

Grâce à cette information, nous pouvons facilement comprendre ce que Jésus déteste. Devant lui se tenait un groupe d’enseignants religieux hypocrites, dont la majorité, à défaut de tous, avait répudié leurs femmes une ou deux fois. Dans la plupart des cas, c’était pour avoir trouvé la plus attirante femme. (Ce n’est pas un fait du hasard que les paroles de Jésus aient immédiatement suivi Sa mise en garde contre la convoitise, une autre forme d’adultère). Ces gens se justifiaient eux-mêmes pourtant, se déclarant de bons observateurs de la loi.

Le fond de leur question prouvait leurs mauvaises motivations. Ils croyaient fermement que quelqu’un pouvait répudier sa femme pour n’importe quel motif. Jésus exposa le danger de leur mal compréhension de la volonté de Dieu sur le mariage, grâce aux paroles de Moïse écrites en Genèse chapitre 2. Le divorce n’a jamais fait parti de la volonté de Dieu, « peu importe le motif ». Pourtant, les dirigeants religieux répudiaient leurs femmes comme les adolescents rompent leurs « copinages ! »

J’imagine que les pharisiens savaient déjà la position de Jésus sur le divorce, comme Il l’a un jour publiquement déclaré. Ils répliquèrent néanmoins : « Pourquoi donc, Moïse a-t-il prescrit de donner une lettre de divorce et de la répudier » (Mt. 19 :7).

Cette question révèle encore une fois leur mauvaise motivation. Ils avaient traduit ce passage de façon à donner l’impression que Moïse avait ordonné de répudier toute femme qui aurait de l’« indécence », et cette lettre de divorce rendait cet acte légal. Mais, nous savons, en lisant Deutéronome 24 :1-4, que telle n’était pas l’intention de Moïse. Il ne fit que réglementer le troisième mariage, empêchant a la femme de remarier son premier mari.

Puisque Moïse a fait mention du divorce, il doit avoir été permis dans certains cas. Notez que le verbe permettre, employé par Jésus, n’est pas synonyme du verbe ordonner, employé par les pharisiens. Moïse n’avait jamais ordonné un tel acte, il l’a plutôt permis à cause de la dureté des cœurs des israélites. Ce qui signifie que Dieu avait permis le divorce comme étant une dispensation de Sa grâce en faveur des pécheurs. Il savait que les hommes seraient infidèles à leurs épouses, que l’immoralité s’accroîtrait, que beaucoup de cœurs seraient brisés. C’est pour cette raison qu’Il permit le divorce. Il ne l’avait pas prévu au commencement, mais le péché l’a rendu nécessaire.

Ensuite, Jésus donna la loi de Dieu aux pharisiens, leur expliquant peut-être ce que Moïse voulut dire par « indécence » : Celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’immoralité, et en épouse une autre, commet un adultère » (Mt. 19 :9 – italique de l’auteur). Aux yeux de Dieu, l’immoralité est l’unique raison valable pour qu’un homme répudie sa femme, et c’est un peu compréhensible. Aucun autre acte ne peut aussi offenser un homme ou une femme ? Lorsque quelqu’un commet un adultère, ou une relation extra maritale, il transmet un message brutal a l’autre. C’est certain que lorsque Jésus utilisa le mot « immoralité » ne faisait aucune référence à l’adultère. Les étreintes et les caresses du conjoint d’une autre personne constituent sûrement les offenses immorales, il en est de même pour la pornographie, et autres perversions sexuelles. Rappelez-vous que, dans Son sermon sur la montagne, Jésus voit la convoitise et l’adultère du même oeil.

N’oublions pas ceux qui constituaient l’audience de Jésus – il s’agit des pharisiens qui répudiaient leurs femmes pour n’importe quel motif, et se remariaient aussitôt, pourtant ils confirmaient aux gens que l’on commet un adultère lorsque le septième commandement est viole! Jésus leur disait qu’ils ne se trompaient qu’eux-mêmes. Leurs actes n’étaient qu’une autre expression d’adultère. Honnêtement, une personne qui répudie son conjoint pour en épouser un ou une autre, fait ce que tout adultérin ferait.

La Solution

Voila en fin la clé qui nous permet d’harmoniser les propos de Moïse avec ceux de Paul. Jésus ne fit qu’exposer l’hypocrisie des pharisiens. Il n’était pas en train de donner une nouvelle loi contre le remariage. Si cela était le cas, il contredirait Moïse et Paul, et créerait de la confusion pour des millions de divorcés et de remariés. S’Il était en train de prescrire une nouvelle loi sur le remariage, que dirait-Il à ceux qui étaient divorcés et remariés avant qu’ils ne soient sauvés par Jésus ? Allons-nous leur dire qu’ils vivent dans l’adultère. Allons-nous leur dire de divorcer encore une fois, parce que la Bible semble déclarait que les adultères n’hériteront point le royaume de Dieu (voir 1 Cor.6 :9) ? Dieu ne déteste t-Il pas le divorce ?

Allons-nous leur dire de cesser toute relation sexuelle avec leurs épouses, et d’attendre jusqu’à ce que leurs premiers conjoints meurent pour ne pas patauger dans l’adultère ? Mais, Paul n’interdit-il pas aux couples de se priver sexuellement ? Une telle recommandation n’entraînerait-elle pas les gens aux tentations sexuelles, et a anticiper la mort de leurs premiers conjoint.

Allons-nous dire à ces personnes de répudier leurs conjoints actuels et de remarier leurs premiers conjoints (comme l’enseignent certains), ce qui la loi de Moïse interdit formellement en Deutéronome 24 :1-4?

Qu’en est-il des gens divorcés qui ne se sont pas encore remariés ? S’ils étaient permis de se remarier uniquement lorsque leurs premiers conjoints commettaient l’immoralité, qui serait capable de déterminer s’il y a réellement eu d’immoralité ? Pour pouvoir se remarier, devrait-on prouver que son partenaire a été coupable de convoitise, ou d’adultère ?

Comme je l’ai déjà exhibé, qu’en est-il d’une personne qui commet l’adultère parce que son conjoint lui a prive de toute relation sexuelle ? Est-il admissible d’autoriser celui ou celle qui privait son conjoint toute relation sexuelle, et d’interdire à celui ou celle qui est victime de cette privation a se remarier ? Qu’en est-il d’une personne ayant commis la fornication avant le mariage ? Est-ce un acte d’infidélité envers son futur conjoint ? Ne serait-ce pas un péché si elle se mariait au moment du péché ? Pourquoi donc cette personne serait-elle autorisée à se marier ?

Que dire de deux personnes non mariées qui vivent ensemble et qui ensuite « brisent leur relation ? » Pourquoi sont-elles autorisées d’épouser quelqu’un d’autre après cette séparation, simplement parce qu’elles n’étaient pas officiellement mariées ? En quoi sont-elles différentes des divorcées qui se remarient ?

Que direz-vous de l’expression : « les choses anciennes sont passées » et « voici, toutes choses sont devenues nouvelles » lorsqu’une personne devient chrétienne (voir 2 Cor. 5 :17) ? S’agit-il vraiment de toute sorte de péché, sauf seulement le péché de divorcer illégalement ?

Toutes ces questions et bien d’autres encore [1] peuvent être posées pour montrer que Jésus n’était pas en train de proclamer une nouvelle loi sur le remariage. Jésus était suffisamment intelligent pour comprendre les ramifications de toute éventuelle nouvelle loi sur le remariage. Cela suffit pour dire qu’Il était en train d’exposer seulement l’hypocrisie des pharisiens – des religieux, hypocrites et gens pleins de convoitise qui divorçaient leurs femmes pour n’importe quel motif.

Ce qui poussa certainement Jésus a dire que ces pharisiens « commettaient l’adultère » au lieu de dire tout simplement que ce qu’ils faisaient était mauvais, est qu’Il voulait que ces pharisiens comprennent que divorcer pour n’importe quel motif pour se remarier équivaut a commettre l’adultère, même s’ils se disaient qu’ils n’avaient jamais commis l’adultère. Allons-nous conclure que Jésus était seulement préoccupait par l’aspect sexuel du remariage, et qu’Il approuvait le remariage d’une victime de privation des relations sexuelles dans un couple ? Certainement pas. Ne Lui faisons pas dire ce qu’il n’a pas voulu dire.

Un Bon Rapprochement

Imaginons deux individus. L’un est un homme marié, religieux qui selon ses réclames, aime Dieu de tout son cœur, mais qui, en même temps, convoite sa voisine. Il répudie sa femme et épouse immédiatement la femme de son rêve.

L’autre n’est pas religieux. Il n’a jamais entendu la bonne nouvelle, il vit dans le péché au prix de son mariage. Quelques années plus tard, en tant que célibataire, cet homme entend l’évangile, se repent et commence à suivre Jésus de tout son cœur. Trois ans plus tard, il tombe amoureux d’une dame, une chrétienne dévouée, qu’il rencontre à l’église. Tous les deux cherchent diligemment la volonté de Dieu et les conseils des autres croyants, et décident finalement de se marier. Ils sont joints ensemble et commencent a servir fidèlement leur Seigneur tout le reste de leur vie.

Si nous supposons que ces deux hommes ont commis un péché, parce qu’ils se sont remaries, lequel d’entre les deux a beaucoup péché ? C’est certainement le premier, il est adultère.

Et le second ? Semble-t-il vraiment avoir péché ? Peut-on dire qu’il aussi adultère que le premier ? Je ne le crois pas. Allons-nous lui dire ce que Jésus a dit concernant ceux qui divorcent et ceux qui se remarient, lui disant qu’il vit maintenant avec une femme qui n’est pas de la volonté de Dieu, parce que Dieu le considère toujours comme étant marié à sa première femme ? Allons-nous lui dire qu’il vit dans l’adultère ?

Les réponses sont claires. On parle d’adultère lorsqu’une personne mariée convoite une personne autre que son épouse. Ca signifie donc que répudier son conjoint parce qu’on a trouvé une autre personne plus attirante n’est pas différent de commettre l’adultère. Mais une personne non mariée ne peut pas commettre l’adultère car elle ne doit la fidélité a personne; il en est de même pour une personne divorcée, car elle ne doit la fidélité à aucun conjoint. Si nous parvenons a comprendre le contexte biblique et historique des paroles de Jésus, nous ne tirerons plus jamais des conclusions à la hâte, lesquelles conclusions contredisent l’enseignement du reste de la Bible.

Comme par hasard, lorsque les disciples entendirent la réponse que Jésus donna aux pharisiens, ils répliquèrent en disant : « si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, il n’est pas avantageux de se marier » (Mt 19 :10). Ces disciples avaient évolué dans les enseignements et l’influence des pharisiens, et dans une culture ayant été grandement influencée par les pharisiens. Ils n’avaient jamais pensé que le mariage était sensé être permanent. Juste quelques minutes avant, ils croyaient, eux aussi, qu’il y avait certains motifs qui rendaient un divorce légal. C’est après cela qu’ils dirent, tous ensembles, qu’il serait mieux de ne pas se marier, de peur de divorcer et de commettre l’adultère.

Jésus répondit :

Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère ; il y en a qui le sont devenus par les hommes ; et il y en a qui se sont rendus tels, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne (Mt. 19 :11-12).

Il s’agit de la capacité de pouvoir contrôler son comportement sexuel. Même Paul a dit : « qu’il vaut mieux de se marier que de brûler » (1 Cor.7 :9). Ceux qui sont eunuques ou qui le sont devenus par les hommes (le cas des hommes à qui on voulait confier la garde des harems) n’ont aucun désir sexuel. Ceux qui se rendent « eux-mêmes eunuques à cause du royaume des cieux » ont un don d’une maîtrise de soi spéciale, ce qui expliqué « pourquoi tout le monde ne peut pas comprendre cette parole, sauf ceux à qui cela est donné » (Mt. 19 :11-12).

Le Sermon à la Montagne

Nous devrions garder en tête que la foule à laquelle Jésus s’adressait lors de Son sermon sur la montagne comprenait aussi des gens ayant passé toute leur vie sous l’hypocrisie et l’influence des pharisiens, les dirigeants et les enseignants d’Israël. Comme nous l’avons appris dans notre étude antérieure en parcourant le sermon sur la montagne, il est clair que la plupart des déclarations de Jésus n’étaient que des corrections des faux enseignements des pharisiens. Jésus a même dit aux gens qu’ils n’entreraient jamais dans les cieux à moins que leur justice ne dépasse celle des scribes et des pharisiens (voir Mt. 5 :20). C’est une autre manière de dire que les pharisiens et les scribes allaient tout droit vers l’enfer. A la fin de son sermon, la foule fut partiellement étonnée de ce que Jésus n’enseignait pas « comme les scribes » (voir Mt. 7 :29).

Au début de Son sermon, Jésus expose l’hypocrisie de ceux qui se déclarent n’avoir pas commis l’adultère, mais qui convoitent, ou qui divorcent pour se remarier. Il a étendu le sens du mot adultère jusqu’au delà de l’acte de péché commis entre deux personnes qui ne sont pas mariées a l’un et a l’autre. Ces déclarations sont claires pour toute personne honnête qui y prêterait attention un tout petit peu. Gardez en tête que jusqu’au sermon de Jésus, la plupart des gens savait qu’il était légal de divorcer pour « n’importe quel motif ». Jésus voulait que Ses disciples et tout le monde connaissent que l’intention de Dieu, dès le commencement était toujours d’un standard élevé.

Vous avez entendu qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne. Il a été dit : Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce. Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère (Mt. 5 :27-32).

Comme déjà mentionné dans ce chapitre, Jésus met un rapport direct entre le divorce, le remariage et la convoitise. Il montre que tous ces actes constituent le péché d’adultère. C’est un lien commun qui traverse cette section d’écritures. Jésus a justement donné plus d’éclaircissement sur le septième commandement. Ce commandement interdit toute sorte de convoitise.

Aucun juif ne possédait sa Bible personnelle à cette époque la, l’unique occasion de savoir les commandements de Dieu, était pendant la lecture de la loi faite quotidiennement dans les synagogues. Ils y recevaient des explications. L’application de ces commandements dépendait du modèle donné par le comportement de leurs enseignants, scribes et pharisiens. L’expression : « Mais moi, je vous dis », ne signifie pas que Jésus ajoute ou donne une nouvelle loi, Il révèle plutôt l’intention originale de Dieu.

Le dixième commandement nous interdit formellement de convoiter. Ceux qui subissent ce type de tentation ne doivent pas y céder, de peur qu’ils ne s’opposent pas a Dieu.

Dès les premiers chapitres de la Genèse, Dieu montre clairement que le mariage est un engagement à vie. D’ailleurs, toute personne qui pense au mariage devrait savoir que le divorce et le remariage sont l’un et l’autre l’acte d’adultère, spécialement lorsque l’on divorce avec l’intention de se remarier.

Dans le sermon sur la montagne, Jésus révèle les formes de convoitise, et interdit le divorce, peu importe son motif, et le remariage. Il n’instaure pas une nouvelle loi sur le remariage, comme mentionné dans la plupart de « livres ».

Il est vraiment malheureux de constater que la plupart d’églises ne respectent pas les paroles de Jésus qui, figurativement, recommandent aux gens de s’arracher l’œil et de se couper la main, tel qu’ils respectent le reste des écritures, alors qu’elles leur aideraient de surmonter les tentations sexuelles. Elles essaient par contre d’interpréter littéralement les paroles de Jésus sur l’adultère, ne sachant pas que leurs interprétations littérales contredisent le reste des écritures. Jésus a voulu ramener Ses auditeurs à la voie de la vérité, visant de diminuer le taux de divorce qui avait, à cette époque, pris une tournure dramatique. Si les auditeurs de Jésus avaient pris à cœur Son avertissement sur la convoitise, il n’y aurait certainement pas d’immoralité parmi eux. Si il n’y avait aucune manoeuvre de légalisation de divorce de la part des scribes et pharisiens, il n’y aurait certainement pas de divorce, comme l’avait souhaité l’Eternel Dieu, depuis le commencement.

Comment Un Homme Force-t-il sa Femme à Commettre l’Adultère

Jésus dit : « Celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose a devenir adultère ». Ca nous aide encore une fois à comprendre qu’Il n’était pas en train de donner une nouvelle loi sur le remariage, Il révèle plus la culpabilité de l’homme qui répudie injustement sa femme. C’est comme si il « la forçait à commettre l’adultère ». Il y a un certain nombre de personnes qui disent que Jésus était en train d’interdire le remariage de la femme répudiée, parce qu’Il dit qu’elle deviendrait adultère. C’est absurde ! Dans ce cas typique, l’accent est mis sur le péché de l’homme qui répudie sa femme. Ca signifie que, dans cette condition, la femme n’aura aucun autre choix que de se remarier, et c’est comme la femme était forcée par son mari à coucher avec un autre homme. C’est ainsi que le mari qui se croyait ne pas avoir commis l’adultère devient coupable du double adultère : le sien et celui de sa femme.

Jésus n’a pas dit pas que Dieu culpabiliserait une femme répudiée injustement, ce ne serait pas du tout juste. Si la femme victime était interdite de se remarier, ce verset n’aura aucun sens. Il est plutôt normal que Dieu condamne cet homme pour son adultère, et « celui » de sa femme, non coupable. Cela implique que le remariage de cette femme est légal.

Et qu’en est-il de cette déclaration de Jésus : « Quiconque épouse une femme répudiée, commet l’adultère » ? Cette déclaration trouve son sens dans deux cas. Soit Jésus était en train d’ajouter une troisième charge d’adultère contre l’homme, qui se croit n’avoir pas commis d’adultère, soit Jésus faisait allusion a l’homme qui encourage la femme d’autrui à divorcer pour venir l’épouser, « pour ne pas être coupable d’adultère ». Si Jésus était réellement en train de dire que tout homme qui épouse une femme répudiée commet l’adultère, tout israélite aurait injustement déjà commis l’adultère, pour avoir épousé une femme divorcée en obéissance totale à la loi de Moïse. Ainsi, tout homme, parmi l’audience de Jésus, ayant épousé une femme divorcée en obéissance parfaite a la loi de Moïse, serait soudainement devenu coupable de ce qu’il n’était pas juste une minute avant, et Jésus aurait changé la loi de Dieu en cet instant même. En plus de cela, au cours de la dispensation de la Nouvelle Alliance, toute personne qui avait épousé ou qui épousera une femme répudiée, conformément aux paroles de Paul dans sa lettre aux corinthiens, serait coupable d’adultère.

M’appuyant à la Bible, j’admirerais un homme qui aurait épousé une femme répudiée. Si cette femme victime de l’égocentrisme de son ex-mari n’y était pour rien. J’admirerais cet homme autant que j’admire un homme qui épouse une veuve, et prend soin d’elle. Si elle était responsable de son divorce, j’admirerais son mari s’il acceptait de ressembler à Christ et de croire aux points forts de femme, et lui faire grâce en oubliant le passé et en prenant le risque de se réconcilier avec sa femme. Pourquoi une personne ayant lue la Bible et en qui demeure le Saint-Esprit pourrait-elle oser conclure que Jésus interdisait aux gens d’épouser des femmes répudiées ? Que ce point de vue s’accorde a la justice de Dieu, une justice qui ne punira jamais une personne pour voir été victime, comme le cas d’une femme injustement répudiée ? Que cela confirme le message de l’évangile, qui offre aux pécheurs, le pardon et une autre chance de se repentir?

En Résumé

La Bible dit clairement que le divorce implique toujours un péché de la part d’un ou de deux partenaires. Dieu ne veut qu’il n’y ait personne qui divorce avec son conjoint, mais il a cependant permis le divorce en cas d’immoralité. Il a mêmement, dans Sa miséricorde, prévu que les divorcées se remarient.

N’eut été les paroles de Jésus sur le remariage, nul lecteur de la Bible n’aurait imaginé que le remariage est un péché (a l’exception de deux cas rares de l’Ancien Testament, et un du Nouveau Testament, spécifiant le d’un chrétien divorcé avec un autre chrétien). Nous avons néanmoins trouvé une voie logique d’harmoniser les paroles de Jésus sur le remariage avec le reste de la Bible. Jésus n’a pas remplacé la loi de Dieu sur le remariage par une autre loi plus stricte pour interdire toute tentative de remariage, une loi impossible à appliquer aux personnes déjà divorcées et remariées. Cette loi créerait beaucoup de confusion et conduirait les gens à violer d’autres lois de Dieu. Il voulut au contraire que les gens se rendent compte de leur hypocrisie. Il dévoila également à ceux qui se croyaient n’avoir jamais commis d’adultère leur convoitise et leur attitude libérale de divorcer.

Et comme l’enseigne la Bible dans toute son entièreté, le pardon est offert aux pécheurs qui se repentent, peu importe la gravité du péché, et les pécheurs sont donnés une deuxième et troisième chance, les divorcés inclus. Dans le Nouveau Testament, le remariage ne constitue aucun péché, à l’exception du cas de divorce entre chrétiens, ce qui ne devait jamais arriver puisque les vrais croyants ne commettent pas d’immoralité. Ca signifie qu’il n’y a donc pas de motifs valables pour divorcer. En cas de force majeure, les deux devront soit demeurer célibataires, soit se réconcilier.


[1] Par exemple, voyons les commentaires d’un pasteur divorcé qui s’est retrouvé écarté du corps de Christ en se remariant. Il a dit : « Cela aurait été mieux si j’avais tué ma femme que de la divorcer. Je me serais repenti, j’aurais reçu le pardon, me serait légalement remarié et continué mon ministère ».

Les Femmes Dans Le Ministere

Chapitre Douze

 

Puisque les femmes constituent plus de la moitié de l’église du Seigneur Jésus-Christ, il est essentiel de comprendre le rôle que Dieu leur a assigné dans l’église. Dans la plupart des églises et ministères, les femmes sont dignes de respect, parce qu’elles travaillent beaucoup.

Cependant tout le monde ne reconnaît pas le rôle des femmes. Les femmes sont souvent défendues d’exercer certains ministères tels qu’enseigner et diriger les églises. Certaines églises acceptent que les femmes soient pasteurs ; d’autres refusent. Il y a aussi des églises qui interdisent aux femmes de parler pendant les réunions.

La plupart des divergences découlent des diverses interprétations apportées aux paroles de Paul à propos du rôle des femmes, tel que mentionné dans 1 Corinthiens 14 : 34-35 et dans 1 Timothée 2 :11-3 :7. Ces passages bibliques feront l’objet principal de notre étude, surtout vers la fin de ce chapitre.

Au Commencement

Pour commencer, voyons d’abord ce que la Bible révèlent sur les femmes dès les toutes premières pages. Les femmes, tout comme les hommes, ont été créées à l’image de Dieu :

Dieu créa l’homme à son image, il le créa l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme (Gen. 1 :27).

Nous savons bien sûr que Dieu a créé Adam avant de créer Eve, et ceci implique en effet une profonde signification spirituelle selon Paul (voir 1 Ti. 2 :3). Nous reviendrons plus tard a la signification spirituelle de cet ordre de la création telle que expliqué par Paul, mais nous devons dire que cela n’implique pas la supériorité de l’homme sur la femme. Nous avons tous que les animaux ont été créés avant que les êtres humains ne soient créés (voir Gen. 1 :24-28), mais personne ne dire que les animaux sont supérieurs aux hommes.[1]

La femme a été créée pour aider son mari (voir Gen. 2 :18). Ceci n’implique pas non plus son infériorité, ça révèle plutôt son rôle dans le foyer. Le Saint-Esprit nous a été donné pour nous aider, mais Il n’est pas inférieur a nous. Au contraire, c’est Lui notre supérieur ! Il serait sage de dire que Dieu a crée la femme pour aider l’homme parce qu’Il sut que l’homme aurait besoin d’aide ! C’est Dieu qui a dit qu’il n’est pas bon que l’homme soit seul (voir Gen. 2 :18). La réalité l’a sans cesse prouvé au cours de l’histoire lorsque les hommes furent dépourvus de l’aide qui leur était apporte par leurs épouses.

En fin, nous remarquons que, dès les toutes premières pages de la Genèse, la première femme fut formée à partir de la chair du premier homme. Elle fut prise de l’homme, signifiant ainsi qu’aussi longtemps que l’homme sera sans femme, il manquera de quelque chose et que tous les deux formaient toujours un seul corps. De surcroît, ce que Dieu a intentionnellement séparé était destiné à redevenir un à travers l’union sexuelle, qui est non seulement pas un moyen de procréation, mais aussi une expression d’amour, jouissant du plaisir mutuel qui fait qu’ils soient dépendants l’un de l’autre.

Tout ce que nous venons d’apprendre s’oppose à la mauvaise habitude d’élever un sexe au dessus de l’autre, conférant ainsi à l’un le droit de dominer sur l’autre. Et le fait que Dieu ait conféré aux femmes divers rôles dans le foyer ne signifie qu’ils sont tous égaux devant en Christ, en qui « il n’y a ni mâle, ni femelle » (Gal. 3 :28).

Le Ministère des Femmes dans l’Ancien Testament

Avec cette fondation déjà posée, regardons certaines femmes que Dieu a utilisées pour accomplir Ses plans dans l’Ancien Testament. Il est en effet clair que Dieu a appelé les hommes au ministère dans l’Ancien Testament, tout comme dans le Nouveau Testament avant d’appeler les femmes. Les récits des hommes du gabarit de Moïse, Aaron, Josué, Joseph, Samuel et David remplissent les pages de l’Ancien Testament.

Cependant, les réalisations d’un bon nombre de femmes prouvent parfaitement que Dieu appelle et utilisé qui Il veut, et qu’une femme équipée par Dieu est capable d’accomplir n’importe quelle tâche qui lui est confiée.

Avant de citer ces femmes de façon spécifique, il est utile de mentionner que tous les grands hommes de Dieu de l’Ancien Testament ont été mis au monde et élevés par des femmes. Il n’y aurait jamais eu de Moïse n’eut été une femme appelée Jokébed (voir Ex. 6 :20). Il n’y aurait non plus eu aucun grand homme de Dieu sans une mère. Les femmes ont reçu de Dieu la lourde et noble responsabilité d’élever les enfants dans le Seigneur (voir 2 Ti. 1 :5).

Jokébed n’a pas seulement été la mère de Moïse et Aaron, deux grands hommes de Dieu, mais de Marie, leur soeur prophétesse et responsable d’un merveilleux groupe de louange (voir Ex. 15 :20). Dans Michée 6 :4, Dieu reconnaît Marie comme étant l’une des dirigeants d’Israël, tout comme Moïse et Aaron :

Car je t’ai fait monté du pays d’Egypte, Je t’ai délivré de la maison de servitude, et j’ai envoyé devant toi Moïse, Aaron et Marie (italiques de l’auteur).

Il est certain que le rôle dirigeant de Marie en Israël ne fut pas aussi dominant que celui de Moïse. Cependant, en tant que prophétesse, Marie parlait au nom de l’Eternel, et je pense qu’il serait sage de dire que le message de Dieu que Marie avait transmis n’est pas seulement destiné aux femmes, mais aux hommes également.

Une Femme Juge en Israël

Une autre femme que Dieu avait élevée au rang de leader en Israël fut Déborah, qui vécut aux temps des juges d’Israël. Elle fut aussi prophétesse, et jugeait Israël, tout comme Gédéon, Jephté et Samson les juges. Nous apprenons que les « enfant d’Israël montaient vers elle pour être jugés » (Juges 4 :5). Ainsi, elle prenait des décisions sur les hommes, et non sur les femmes seulement. Pas de commentaire : Cette femme instruisait les hommes, et Dieu l’avait justement ointe pour ça.

Tout comme la plupart des femmes que Dieu appelle pour diriger, Déborah connut certaines oppositions de la part d’un homme réticent au message de Dieu transmis par le biais d’une femme. Cet homme se nommait Barak, et parce qu’il n’avait pas obéi aux instructions prophétiques de Déborah qui lui ordonnaient d’aller combattre Sisera le général cananéen, elle lui fit savoir que la victoire attribuée à une femme. Elle avait raison, la Bible déclare que c’est Jaël une femme qui enfonça une pique de tente dans la tête de Sisera pendant qu’il dormait (voir Juges 4). L’histoire se termine par un curieux duo entre Déborah et Barak ! Certains lyriques attribuent la louange a Déborah et Jaël (voir Juges 5). Peut-être que Barak finit par croire au « ministère des femmes », après tout.

Une Troisième Prophétesse

Une troisième femme reconnue prophétesse dans l’Ancien Testament fut Hulda. Dieu l’utilisa pour transmettre certaines instructions prophétiques et claires à un homme, Josias le roi confus de Juda (voir 2 Rois 22). C’est au autre exemple d’une femme utilisée par Dieu pour instruire un homme. Il semble que Dieu utilisait Hulda dans ce ministère d’une manière régulière et spécifique, sinon Josias n’aurait pas eu tant de confiance envers elle.

Mais pourquoi Dieu avait-Il appelé et utilisé Marie, Déborah et Hulda en tant que prophétesses ? Ne pouvait- Il pas appeler les hommes à ces taches ?

Evidemment Dieu pouvait appeler les hommes a faire exactement la tache accomplie par ces femmes. Cependant, Il ne l’a pas fait. Et personne n’en sait la raison. Ca devrait plutôt attirer notre attention et nous empêcher de vouloir limiter Dieu lorsqu’il s’agit de qui Il doit appeler dans le ministère. Même si Dieu confiait généralement aux hommes les fonctions de leadership dans l’Ancien Testament, Il choisi parfois des femmes.

En fin, il est essentiel de faire remarquer que les trois exemples des femmes que nous venons juste de voir dans l’Ancien Testament étaient prophétesses. Il y a certaines fonctions du ministère dans l’Ancien Testament auxquelles aucune femme ne pouvait occuper. A titre d’exemple, aucune femme n’a été sacrificateur. Ce qui signifie que Dieu réservait certains ministères exclusivement aux hommes.

Le Ministère des Femmes dans le Nouveau Testament

Il est intéressant de trouver une femme appelée prophétesse dans le Nouveau Testament. Lorsque Jésus eut quelques jours, Anne le reconnut et commença à proclamer que c’est Lui le Messie :

Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était fort avancée en âge, et elle avait vécu sept ans avec son mari depuis sa virginité. Restée veuve, et âgée de quatre-vingt-quatre ans, elle ne quittait pas le temple et elle servait Dieu nuit et jour dans le jeûne et dans la prière. Etant survenue, elle aussi à cette même heure, elle louait Dieu et elle parlait de Jésus à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem (Luc 2 :36-38 – italique de l’auteur).

Remarquez qu’Anne parlait de Jésus à tous ceux qui « attendaient la délivrance de Jérusalem ». Les hommes certainement inclus. Ca signifie que Anne enseignait les hommes sur le Christ.

Il y a certainement d’autres femmes du Nouveau Testament qui ont été utilisées par Dieu dans le don de prophétie. Marie, la mère de Jésus est l’une d’entre elles (voir Luc 1 :46-55). Chaque fois que les paroles prophétiques de Marie sont lues dans une réunion, c’est une femme qui est en train d’enseigner l’église. (Et Dieu a indéniablement honoré la femme en envoyant son Fils au monde à travers une femme. Il aurait pu le faire par d’autres moyens).

La liste ne s’arrête pas la. Dieu avait prédit par la bouche du prophète Joël qu’Il répandra Son Esprit sur toute chair, les fils et les filles d’Israël prophétiseront (voir Joël 2 :28). Pierre confirma que la prophétie de Joël était applicable durant la dispensation de la nouvelle alliance (voir Actes 2 :17).

Il nous est dit dans Actes 21 :8-9 que Philippe l’évangéliste eut quatre filles toutes prophétesses.

Paul parle des femmes prophétisant dans les assemblées des saints (voir 1 Cor. 11 :5). Le contexte montre que les hommes sont inclus.

Avec tous les exemples bibliques des femmes utilisées par Dieu comme prophétesses et dans la prophétie, nous n’avons aucune raison de dire que Dieu ne peut pas utiliser les femmes dans ces ministères ! D’ailleurs, il n’y a rien qui puisse nous amener dire que les femmes ne peuvent pas prophétiser aux hommes, de la part de Dieu.

Les Femmes Pasteurs ?

Qu’en est-il des femmes qui exercent le ministère pastoral ? Il semble que la fonction de pasteur/ancien/évêque était conçue pour les hommes :

Cette parole est certaine : Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désir une œuvre excellente. Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme… (1 Ti. 3 :1-2 – italiques de l’auteur).

Je t’ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler, et que, selon mes instructions, tu établisses des anciens dans chaque ville, s’il s’y trouve quelque homme irréprochable, mari d’une seule femme…. (Tite 1 :5-6 – italique de l’auteur).

Paul ne dit pas explicitement que les femmes ne doivent pas occuper cette fonction, nous devons a notre tour être assez prudents pour ne pas tirer des fausses conclusions. Il semble qu’il existe un nombre croissant de femmes pasteurs/anciens/évêques capables à travers le monde, et plus particulièrement dans les pays en voie de développement. Cependant, elles constituent encore une petite minorité. Dirions-nous peut-être que Dieu appelle occasionnellement les femmes dans cette fonction lorsque ça sert à accomplir les desseins de Son royaume ou lorsqu’ il y a une carence d’hommes capables de prendre le leadership. Il se peut également que la majorité des femmes pasteurs dans le corps du Christ soient en réalité appelées à d’autres ministères qui sont bibliquement valables pour elles, tel que la fonction de prophétesse, mais la structure actuelle de l’église les autorise seulement à fonctionner comme pasteurs.

Pourquoi la fonction de pasteur/ancien/évêque est réservée aux hommes ? Comprendre les exigences de cette fonction nous conduirait à une bonne conclusion. L’une des exigences bibliques du pasteur/évêque/ancien :

Il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté [car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendrait-il soin de l’église de Dieu ?] (1 Ti. 3 :4-5).

Cette condition est parfaitement pourvue de sens lorsque nous comprenons que le pasteur du Nouveau Testament est appelé à superviser une petite église de maison. Son rôle est identique à celui d’un père de famille dans son foyer. Cela nous permet de comprendre pourquoi le ministère pastoral doit être exercé par un homme – parce que selon Dieu, le foyer est dirigé par le mari, non pas par la femme. On y reviendra plus tard.

Les Femmes Apôtres ?

La conclusion précédente nous a montré que les femmes peuvent valablement assumer la fonction de prophétesses (si elles ont bien sûr cet appel de Dieu). Qu’en est-il des autres types de ministères ? Il est essentiel de lire les salutations de Paul écrites dans Romains 16 où il loue un certain nombre de femmes ayant servi le corps de Christ par amour du royaume de Dieu. Il y en a une qui est appelée apôtre. Dans les trois citations suivantes, les noms des femmes sont mis en italiques :

Je vous recommande Phoebé, notre sœur qui est diaconesse de l’église de Cenchrées, afin que vous la receviez en notre Seigneur d’une manière digne des saints, et que vous l’assistiez dans les choses où elle aurait besoin de vous, car elle a donné l’aide à plusieurs et à moi-même (Rom. 16 :1-2 – italique de l’auteur).

Quelle gratitude ! Nous ne savons pas exactement le type de ministère qu’exerçait Phoebé, mais Paul l’appelle « servante de l’église de Cenchrées » et dit « qu’elle a aidé plusieurs », lui-même inclus. Ce qu’elle faisait pour le Seigneur, lui fit mériter la reconnaissance de Paul devant toute l’église de Rome.

Tout juste après, nous voyons Prisca (Priscille) qui, avec son mari, avaient un ministère apprécié par toutes les églises des gentils :

Saluez Prisca et Aquila, mes compagnons de l’œuvre en Jésus-Christ qui ont exposé leur tête pour sauver ma vie ; ce n’est pas moi seul qui leur rends grâces, ce sont encore toutes les églises des païens. Saluez aussi l’église qui est dans leur maison. Saluez Epaïnète, qui a été pour Christ, les prémices de l’Asie. Saluez Marie, qui a pris beaucoup de peine pour vous. Saluez Andronicus et Junias, mes parents et mes compagnons de captivité, qui jouissent d’une grande considération parmi les apôtres, et qui même ont été en Christ avant moi (Rom.16 :3-7 – italiques de l’auteur).

Concernant Junias, ça semble logique de penser qu’une personne qui était « distinguée parmi les apôtres » ne devait être qu’apôtre. Si tel est le cas pour Junia, elle fut alors femme apôtre. Prisca et Marie furent des ouvrières pour le Seigneur :

Saluez Amplias, mon bien-aimé dans le Seigneur. Saluez Urbain, notre compagnon d’œuvre en Christ, et Stachys, mon bien-aimé. Saluez Apellès, qui est éprouvé en Christ. Saluez ceux de la maison d’Aristobule. Saluez Hérodion, mon parent. Saluez ceux de ma maison de Narcisse qui sont dans le Seigneur. Saluez Tryphène et Tryphone, qui travaillent pour le Seigneur. Saluez Perside, la bien-aimée, la bien-aimée qui a beaucoup travaillé pour le Seigneur. Saluez Rufus, l’élu du Seigneur, et sa mère qui est aussi la mienne. Saluez Asyncrite, Phlégon, Hermès, Petrobas, Hermas, et les frères qui sont avec eux. Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, et Olympe, et tous les saints qui sont avec eux (Rom.16 :8-15 – italiques de l’auteur).

Les femmes peuvent certainement être des « ouvrières » dans le ministère.

Les Femmes Docteurs ?

Qu’en est-il des femmes qui enseignent ? Le Nouveau Testament n’en mentionne aucune. Evidemment, la Bible ne mentionne non plus aucun homme enseignant. Priscille (ou Prisca déjà mentionnée ci haut), épouse d’Aquila, donnait des enseignements de petite échelle. Par exemple, lorsqu’elle et son mari entendirent Apollos prêcher un évangile incomplet à Ephèse, ils « le prirent de côté et lui étalèrent » les voies de manière plus exacte » (voir Actes 18 :26). Personne ne peut dire que Priscille n’a pas aidé son mari à enseigner Apollos, un homme. De surcroît, Paul mentionne plus de deux fois, Priscille et Aquila lorsqu’il parle de « l’église dans leur maison » (voir Rom. 16 :3-5 ; 1 Cor. 16 :3), et les appelle tous les deux « compagnons dans l’œuvre de Christ » dans Romains 16 :3. Il y a très probable que Priscille exerçait un certain rôle dans le ministère, à coté de son mari.

Lorsque Jésus Recommande aux Femmes d’Enseigner les Hommes

Avant d’entamer les paroles de Paul ordonnant aux femmes de garder se taire dans les assemblées et leur interdisant d’enseigner les hommes, voyons un autre passage biblique qui nous permettra d’équilibrer les choses. Quand Jésus fut ressuscité, un ange recommanda a trois femmes d’aller en informer/enseigner les disciples de Jésus, principalement composes des hommes. Ces femmes reçurent l’ordre de dire aux disciples que Jésus est ressuscité et qu’il leur apparaîtrait en Galilée. Ce n’est pas tout. Quelques instants après, Jésus apparut Lui-même à ces trois femmes leur demandant de dire aux disciples d’aller en Galilée (voir Mt. 28 :1-10 ; Marc 16 :1-7).

Primo, Je pense qu’il est essentiel que Jésus ait choisi d’apparaître aux femmes d’abord, et aux hommes ensuite. Secundo, si c’était moralement ou fondamentalement mauvais de voir les femmes enseigner les hommes, Jésus n’aurait pas dit aux femmes d’aller apprendre aux hommes qu’il était ressuscité, message et information qu’il pouvait transmettre de Lui-même (comme Il l’a un jour fait). Il n’y a rien a discuter : Le Seigneur a ordonne certaines femmes d’apprendre certains hommes la vérité et leur donner quelques instructions spirituelles.

Les Écritures Difficiles à Interpréter

Maintenant que nous avons une certaine connaissance biblique sur le rôle des femmes dans le ministère, nous sommes qualifies pour interpréter certains « passages difficiles » dans les épîtres de Paul. Considérons d’ abord ses paroles ordonnant aux femmes de se taire pendant les réunions :

Que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler ; mais qu’elles soient soumises, selon que le dit la loi. Si elles veulent s’instruire sur quelque chose, qu’elles interrogent leurs maris à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l’église (1 Cor. 14 :34-35).

Certains se posent la question de savoir, pour plusieurs raisons, si ce sont les instructions de Paul ou juste une citation tirée de la correspondance des corinthiens a son égard. Il est clair que ses réponses aux questions des corinthiens contiennent dans la seconde partie de sa lettre (voir 1 Cor. 7 :1,25 ; 8 :1 ; 12 :1 ; 16 :1,12).

De surcroît, au verset suivant, Paul écrit ce qui peut être considéré comme sa réaction à l’égard de l’ignorance des corinthiens qui consistait a faire taire les femmes dans leurs églises :

Est-ce de chez vous que la parole de Dieu est sortie ? Ou est-ce à vous seuls qu’elle est parvenue ? (1 Cor.14 :36).

La Version King James traduit ce verset à tel enseigne que Paul semble étonné par l’attitude des corinthiens :

Quoi ? La parole de Dieu vient-elle de chez vous ? Ou êtes vous les seuls à l’avoir reçue ? (1 Cor.14 :36 – traduction directe de la version anglaise)

De toutes les façons, ces deux questions de Paul ont la même réponse, c’est Non. La parole de Dieu n’est pas venue des Corinthiens et ils n’étaient pas non plus les seuls à l’avoir reçue. Ces deux questions de Paul représentent ses reproches contre leur orgueil. Si elles constituent sa réaction aux deux versets précédents, elles signifieront alors : « Qui croyez-vous être ? Depuis avez-vous la permission de décider qui doit être utilisé par Dieu pour prêcher l’évangile ? Dieu peut utiliser les femmes s’Il le désire, et c’est de la folie que de vouloir les faire taire ».

Cette interprétation paraît logique lorsque nous considérons ce que Paul a déjà dit dans sa même lettre : la façon dont les femmes devront prophétiser dans l’église (voir 1 Cor.11 :5), ce qui n’est pas du tout synonyme de se taire. D’ailleurs, juste quelques versets après ceux-ci, Paul exhorte les corinthiens[2], les femmes incluses, à « désirer ardemment le don de prophétie » (1 Cor. 14 :39). Ce serait sûrement contradictoire s’il était en train de une nouvelle loi consistant a faire taire les femmes dans les réunions, 14 :34-35.

Autre Éventualité

Supposons pour un moment que les paroles de 1 Corinthiens 14 :34-35 sont réellement les paroles de Paul, ordonnant aux femmes de se taire dans les églises. Comment interpréterons-nous ces paroles ?

Encore une fois, Nous devrons nous demander pourquoi Paul donnerait un ordre de faire taire les femmes les églises alors qu’il venait juste de dire qu’elles devraient prier et prophétiser, dans les assemblées.

En plus de cela, Paul savait les divers passages bibliques où Dieu a utilisé les femmes pour proclamer publiquement Sa parole, les hommes inclus. Pourquoi allait-il faire taire celles qui ont été ointes par Dieu pour parler ?

Le bon sens nous permet de comprendre que Paul n’était pas en train d’exiger les femmes de se taire complètement pendant les réunions des saints. Rappelez-vous que l’église primitive se réunissait dans des maisons et y partageait le repas ensemble. Allons-nous croire que les femmes ne disaient absolument rien du début à la fin ? Ne parlaient-elles pas pendant qu’elles préparaient et qu’on mangeait ensemble ? Ne disaient-elles rien à leurs enfants pendant tout ce temps ? Une telle croyance serait absurde.

Si là où « deux ou trois sont réunis » au nom de Jésus, Il est parmi eux (Mt. 18 :20), parce que c’est déjà une église. Quand deux femmes se rencontraient, ne devraient-elles pas se parler ?

Non, si 1 Corinthiens 14 :34-35 est réellement une instruction de Paul, il essayait simplement d’instaurer l’ordre les églises. Certaines femmes causaient le désordre en posant des questions. Paul n’a pas dit que les femmes devront complètement se taire pendant les réunions. C’est comme lorsqu’il ordonna aux prophètes de se taire, il ne s’agissait pas de se taire dans toutes les assemblées :

Et si un autre qui est assis a une révélation, que le premier se taise (1 Cor. 14 :30 – italiques de l’auteur).

Dans ce cas, les mots « garder silence » signifient « se retenir temporairement ».

Paul a aussi ordonne a ceux qui parlent langues de se taire s’il n’y a aucune interprétation dans l’assemblée :

S’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’église et qu’on parle à soi-même et à Dieu (1 Cor.14 :28 – italiques de l’auteur).

Qui peut dire que Paul a ordonné à ces gens de se taire complètement, pendant tout le culte entier? Non, il leur a demande de se taire seulement lorsque leur parler en langues n’a pas d’interprétation. Paul a utilisé les mêmes mots : « garder silence dans l’église » qu’il utilisa pour ordonner aux femmes de se taire dans 1 Corinthiens 14 :34-35. Pourquoi interprétons-nous les paroles de Paul ordonnant aux femmes de garder silence pour signifier : « que les femmes se taisent pendant toute la réunion », alors que nous interprétons ses paroles à l’égard de ceux qui semaient du désordre par leur parler en langues pour signifier « gardez silence pendant certains moments de la réunion ? »

En fin, retenez que ces paroles de Paul ne concernent pas toutes les femmes. Ses paroles s’appliquent aux femmes mariées seulement parce qu’elles ont reçu l’ordre de « poser les questions à leurs maris à la maison », s’elles ont des questions bien sûr. [3] Peut-être que les femmes mariées posaient des questions à d’autres hommes au lieu de les poser à leurs propres maris. Un scénario pareil serait inacceptable, et révélait le manque de respect et de soumission à leurs propres maris. Si cela était le cas que Paul voulait régler, son argumentation serait pourvu de sens parce que les femmes doivent être soumises à leurs maris, comme la loi l’a toujours révélé dès les premières pages de la Genèse (voir 1 Cor. 14 :34).

En conclusion, si Paul a réellement exigé que les femmes doivent se taire dans les églises dans 1 Corinthiens 14 :34, cela ne concernerait que les femmes mariées seulement pour qu’elles posent les questions à leurs maris seulement. Mais elles devront prophétiser, prier et parler.

Une Autre Écriture Difficile

Nous arrivons en fin au deuxième « passage difficile à interpréter » qu’on trouve dans la première lettre de Paul a Timothée :

Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite ; et ce n’est pas Adam qui a été séduit, c’est la femme, qui séduite s’est rendue coupable de transgression (1 Ti. 2 :11-14).

Paul sut certainement le cas de Marie, de Déborah, de Hulda et celui de Anne, quatre prophétesses ayant été utilisées par Dieu pour instruire Son peuple, les hommes et les femmes confondus, les enseignant les voies de Dieu. Il sut sûrement que Déborah, juge en Israël, exerçait une certaine autorité sur le peuple de Dieu, les hommes et les femmes tous ensembles. Il savait également que Dieu avait répandu Son Esprit, le jour de la Pentecôte, sur Ses fils et Ses filles qui prophétisèrent comme Joël l’avait prédit. Il savait certainement que Jésus avait recommandé certaines femmes d’aller transmettre le message de Sa résurrection à Ses apôtres, principalement composés d’hommes. Il savait qu’il avait lui-même écrit à l’église de Corinthe que les femmes ont le plein droit de prier et de prophétiser dans les églises. Il savait en fin qu’il avait lui-même déclaré aux corinthiens que le Saint-Esprit peut donner un enseignement à l’un(e) ou à l’autre pour instruire Son église entière (voir 1 Cor. 14 :26). Dis donc ! Qu’est-ce qui l’a réellement poussé à envoyer un tel message à Timothée ?

Remarquez que Paul s’est servi de deux faits tires de la Genèse en tant que base de son instruction : (1) Adam a été créé avant Eve et (2) c’est Eve, pas Adam, qui a été séduite, et qui a transgresse la loi de Dieu. Le premier fait confirme la relation qui existe entre une femme et son mari. Comme l’ordre de leur création le prouve bien, le mari doit être la tête, comme l’enseigne Paul ailleurs (voir 1 Cor. 11 :3 ; Eph. 5 :23-24).

Le deuxième fait mentionne par Paul n’a pas pour but de dire que les femmes cèdent à la tentation plus facilement que les hommes. Ce deuxième fait montre plutôt que lorsque l’ordre familial établi par Dieu est bafoué, Satan y trouve une porte d’entrée. Tout le mal qui sévit l’humanité dans toute son entièreté trouve son origine dans le fait que l’ordre établi par Dieu, dans le Jardin d’Eden, est négligé – La femme d’Adam n’a pas été obéissante. Adam a certainement parlé à Eve à propos du fruit interdit et de ses conséquences (voir Gen. 2 :16-17 ; 3 :2-3). Elle n’a nullement obéi à cette instruction. En d’autres termes, la femme a exercé son autorité sur son mari en lui faisant manger le fruit interdit (voir Gen. 3 :6). Dans ce cas typique, Adam n’a pas dirigé sa femme, c’est Eve qui a dirigé on mari. Le résultat fut désastreux.

L’Eglise – Un Modèle de Famille

L’ordre établi par Dieu dans la famille devrait certainement s’exécuter dans l’église. Comme je l’ai déjà mentionné, il est essentiel de se rappeler qu’au cours des premiers trois cents ans de l’histoire de l’église, les réunions chrétiennes étaient de petite taille. On se réunissait dans les maisons. Le pasteur/ancien/évêque était comme un père de la famille. La structure de l’église de Dieu ressemblait beaucoup plus a celle de la famille, c’était une vraie famille spirituelle. Conférer la supervision de l’église à une femme ne serait pas instructif aux familles membres de cette église, même à eux qui ne font pas parti de l’église. Imaginez une femme pasteur/ancien/évêque enseignant régulièrement dans une église de maison, ou son mari s’assoit dans toute soumission à l’autorité de sa femme pour suivre les enseignements. Ce serait contraire a l’ordre familial établi par Dieu, ce qui conduirait au désastre.

Telle est l’essence et l’objectif du message de Paul. Ses paroles particulières font partie intégrante du contexte des conditions exigées pour être ancien (voir 1Ti. 3 :1-7), être un homme. Il est également essentiel de signaler que les anciens sont supposés être capables d’enseigner l’église (voir 1 Ti. 5 :17). Les paroles de Paul exigeant que les femmes se taisent pendant les réunions et qu’elles ne prennent point d’autorité sur les hommes ont pour but de maintenir l’ordre dans l’église. Ce qu’il considère comme malséant, c’est qu’une femme assume partiellement ou totalement la fonction d’ancien/pasteur/évêque.

Cela ne signifie pas cependant que la femme n’est pas capable, sous l’autorité de son mari, de prier, de prophétiser ou de transmettre un message au corps de Christ ou de parler pendant les réunions de l’église. Elle peut effacement faire toutes les choses citées ci haut sans toutes fois violer l’ordre établi par Dieu, tout comme elle peut les faire à la maison sans violer l’ordre divin. Ce qui lui est interdit de faire à l’église est ce qui lui est interdite de faire à la maison ni moins ni plus – exercer l’autorité sur son mari.

Nous faisons remarquer également que, selon les derniers versets, les femmes peuvent servir en tant que diaconesses tout comme les hommes (voir 1 Tim.3 :12). Etre diaconesse ou servante dans une église donnée, ne constitue ni n’exige aucune violation de l’ordre que Dieu a établi entre l’homme et sa femme.

C’est l’unique moyen d’harmoniser les paroles de Paul dans 1 Timothée 2 :11-14 avec l’enseignement du reste des écritures. Dans chacun des cas où nous avons vu les femmes utilisées par Dieu, nul cas ne sert de modèle de famille ou d’église, et nous n’y trouvons aucune femme violer l’ordre établi par Dieu. Aucune d’entre elles n’exerce l’autorité sur son mari dans le foyer. Imaginez-vous, encore une fois, une réunion de plusieurs familles se réunissant dans une maison sous autorité d’une femme, ou son mari assis sous l’autorité de sa femme écouter paisiblement les enseignements de sa femme. Tel n’est pas le plan de Dieu car il irait à l’encontre de l’ordre familial établi par Dieu.

En outre, le fait que Déborah soit Juge en Israël, qu’Anne parle aux gens à propos de Christ, que Marie et ses amies apprennent d’autres apôtres la résurrection de Jésus, n’envoie aucun mauvais message selon lequel l’ordre familial établi par Dieu serait perturbé. C’est dans les réunions régulières de l’église traditionnelle qu’un mauvais message pourrait être transmis lorsqu’une femme/épouse enseigne et exerce régulièrement l’autorité sur les hommes/maris.

En conclusion

Si nous nous demandions simplement : « Quel mal y a-t-il de voir une femme exercer son ministère, servant les autres dans la pureté de coeur et dans la compassion, et faisant usage parfait de ses dons ? Quel principe moral ou éthique cela viole-t-il ? » Nous comprenons donc que l’unique possibilité de violer ce principe serait lorsque son ministère viole d’une manière ou d’une autre l’ordre établi par Dieu dans la relation entre homme et femme, mari et épouse. Dans les deux « passages difficiles » mis en exergue, Paul plaide pour le respect de l’ordre divin dans les relations maritales, fondement de sa préoccupation.

Nous comprenons donc que ce n’est que dans un sens très limité que les femmes sont interdites d’exercer leurs ministères. Sinon, Dieu veut utiliser aussi les femmes pour Sa gloire, et Il l’a toujours fait depuis des milliers d’années. Les écritures rendent témoignages d’importantes contributions des femmes dans l’épanouissement du royaume de Dieu et nous en avons déjà considéré quelques-unes. N’oublions pas que parmi les amis les plus intimes de Jésus il y avait un bon nombre de femmes (voir Jean 11 :5), et ce sont ces femmes qui apportèrent le soutien financier à Son ministère (voir Luc 8 :1-3), ce que les hommes n’ont pas pu faire. La femme Samaritaine qui parla de Christ aux hommes de son village fut une grande source de bénédiction pour quiconque ayant cru en Jésus grâce à son invitation (voir Jean 4 :28-30, 39). Une femme appelée Tabitha « était remplie de bonnes oeuvres et donnait continuellement ses aumônes » (voir Actes 9 :36). Ce fut une femme qui parfuma Jésus pour son enterrement, et Jésus la félicita pendant que les autres se plaignaient a cause de son acte (voir Marc 14 :3-9). En fin, la Bible déclare que ce sont les femmes qui pleurèrent Jésus lorsqu’il portait Sa croix traversant les rues de Jérusalem, ce qu’aucun homme n’a pu faire. Ces exemples et bien d’autres devraient suffisamment encourager les femmes à se lever pour accomplir le vrai objectif des ministères que Dieu leur a confiés. Nous en avons tous besoin !


[1] On doit aussi tenir compte de ce que depuis que Adam a été créé par Dieu, tout homme créé par Dieu est né d’une femme, comme Paul l’a mentionné dans 1 Cor. 11 :11-12. C’est sûr que personne ne peut dire que cet ordre divin prouve que les hommes sont inférieurs à leurs mères.

[2] L’exhortation de Paul était adressée aux « frères », un terme utilisé 27 fois dans cette lettre et qui représente le corps entier de Christ à Corinthe, et non seulement les hommes.

[3] On notera aussi que dans le grec antique, il n’y a qu’un seul terme pour femme et épouse ou homme et mari. Nous devons donc déterminer selon le contexte si l’écrivain parle de l’homme et de la femme ou du mari et de l’épouse. Dans le passage que nous étudions, Paul parle aux épouses, puisqu’il les renvoie poser leurs questions à leurs maris à la maison.

Le Bapteme du Saint-Esprit

Chapitre Onze

 

Si nous parcourons le livre des Actes, nous trouverons l’œuvre du Saint-Esprit dans l’église primitive sur chacune de ses pages. Si vous enlevez l’œuvre du Saint-Esprit du livre des Actes, il ne vous restera plus rien. En vérité, c’est Lui qui a équipé de puissance les premiers disciples jusqu’a « bouleverser le monde » (Act. 17 :6).

Vous trouverez que dans tous les coins du monde où l’église est en pleine expansion, les disciples de Jésus sont caractérisés par la soumission et l’obéissance au Saint-Esprit, ce qui leur procure une puissance extraordinaire. Ne soyons pas surpris. Le Saint-Esprit peut accomplir en dix secondes plus que nous ne pouvons réaliser pendant des dizaines de milliers d’années par nos propres efforts. Il est donc extrêmement important que tout faiseur de disciples comprenne ce que les écritures enseigne sur l’œuvre du Saint-Esprit dans les ministères de divers serviteurs de Dieu.

Nous trouvons fréquemment dans le livre des Actes des exemples des croyants en train d’être baptisés du Saint-Esprit et équipés de l’onction pour divers ministères. Il serait sage d’étudions ce sujet afin qu’a la mesure du possible, nous puissions expérimenter ce que les autres avaient expérimenté et de jouir des miracles du Saint-Esprit que les autres avaient joui. Bien qu’il y ait un nombre suffisant d’enseignants qui confirme que des telles manifestations du Saint-Esprit étaient destinées à l’initiale ère apostolique, je ne trouve aucune base biblique, historique ou logique qui puisse soutenir une telle opinion. C’est plutôt une théorie issue de l’incrédulité de la plupart des gens. Ceux qui croient aux promesses de Dieu expérimenteront les bénédictions qui s’y rattachent. Ceux qui ne croient pas aux promesses de Dieu n’entreront pas dans le bonheur qui leur a été promis, tout comme les Israélites incrédules qui ne manquèrent d’entrer dans la terre promise. Dans quelle catégorie faites-vous parti. Je suis personnellement dans celle des croyants.

Les Deux Rôles du Saint-Esprit

Toute personne qui croit réellement au Seigneur Jésus-Christ a déjà expérimenté l’œuvre du Saint-Esprit dans sa vie. Son être intérieur, ou son esprit, a été régénéré par le Saint-Esprit (voir Tit. 3 :5), et le Saint-Esprit vit maintenant en lui (voir Rom. 8 :9 ; 1 Cor. 6 :19). Il est « né de l’esprit » (Jean 3 :5).

N’ayant pas compris cela, beaucoup des charismatiques et pentecôtistes ont commis une grosse erreur de dire a certains croyants qu’ils ne possédaient pas le Saint-Esprit a moins d’être baptisés du Saint-Esprit et de parler en langues. Mais cette erreur saute aux yeux lorsque l’on se réfère à certaines écritures et expériences. Il y a d’ailleurs un grand nombre de croyants non charismatiques/pentecôtistes qui font, beaucoup plus, preuve de la présence du Saint-Esprit en eux que la plupart des ceux qui se disent pentecôtistes/charismatiques ! Ils manifestent à un degré plus supérieur les fruits de l’Esprit cités par Paul dans Galates 5 :22-23. Et cela serait pratiquement impossible s’il n’avait pas la présence du Saint-Esprit en eux.

Le simple fait que quelqu’un soit de l’Esprit ne garantit pas qu’il soit pour autant baptisé du Saint-Esprit. Selon la Bible, naître de l’Esprit et être baptisé du Saint-Esprit constituent deux expériences nettement distinctes.

Puisque on en est encore là, regardons les propos de Jésus sur le Saint-Esprit lorsqu’Il s’adressait à une païenne au bord du puit en Samarie :

Jésus lui répondit : si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : donne-moi à boire, tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive…Jésus lui répondit : quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle (Jean 4 :10 ;13-14).

Il semble raisonnable de conclure que l’eau vivante a laquelle Jésus se referait représente le Saint-Esprit qui demeure en tous ceux qui croient. Plus loin, dans l’évangile de Jean, Jésus utilisa les mêmes mots : « l’eau vive », et personne ne peut nier qu’Il ne parlait pas du Saint-Esprit :

Le dernier jour, le grand jour de fête, Jésus, se tenant debout, s’écria : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein Comme dit l’écriture. Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié (Jean 7 :37-39 – italiques de l’auteur).

Dans ce cas particulier, Jésus ne parlait pas « des sources jaillissant jusque dans la vie éternelle ». Cette fois-ci, Il dit plutôt que l’eau vive deviendra des fleuves qui couleront du sein de tous ceux qui l’ont reçue. Les deux passages similaires illustrent parfaitement la différence entre naître de l’Esprit et être baptisé du Saint-Esprit. Etre né de l’Esprit est principalement pour le bien de celui qui est né de nouveau, bénéficier de la vie éternelle. Lorsqu’une personne est née de l’Esprit, elle en elle un réservoir du Saint-Esprit lui donnant la vie éternelle.

Etre baptisé du Saint-Esprit a cependant pour but primordial le bien des autres, équiper les chrétiens pour qu’ils puissent servir leurs disciples par la puissance du Saint-Esprit. « Les fleuves d’eau vive » couleront de leur intérieur, déversant les bénédictions de Dieu sur les autres grâce à la puissance du Saint-Esprit.

L’Utilité du Baptême du Saint-Esprit

Comme nous avons désespéramment besoin de l’aide du Saint-Esprit pour pouvoir servir les autres ! Sans Son intervention, personne ne peut oser espérer de faire de toutes les nations les disciples. C’est d’ailleurs la véritable raison pour laquelle Jésus a promis de baptiser les croyants du Saint-Esprit – c’est pour que le monde entende l’évangile. Il a dit à Ses disciples :

Et voici, j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis : vous, restez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut (Luc 24 :49 – italiques de l’auteur).

Aussi, Luc cite Jésus, en disant :

Il leur répondit : ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que Dieu a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre (Actes 1 :7-8 – italiques de l’auteur).

Jésus a interdit à Ses disciples de quitter Jérusalem avant qu’ils ne soient « revêtus de la puissance d’en haut ». Il savait que sans cette puissance, Ses disciples seraient nuls et échoueraient à la mission qu’Il leur avait confiée. Nous constatons qu’aussitôt qu’ils reçurent le baptême du Saint-Esprit, Dieu commença à les utiliser puissamment pour répandre l’évangile.

Plusieurs millions de chrétiens a travers le monde ont expérimenté une nouvelle dimension de puissance, après avoir été baptisés du Saint-Esprit, spécialement lorsqu’ils prêchaient aux païens. Ils découvrirent que leurs paroles étaient plus convaincantes, et ils citaient souvent des passages bibliques qu’ils ne se souvenaient même pas. D’autres découvrirent que Dieu les utilisait plus puissamment dans certains domaines que les autres. Toutes ces expériences se trouvent dans la Bible. Tous ceux qui s’opposent à ces expériences n’ont aucune base biblique qui expliqué cette opposition. Ils ne font que s’opposer à Dieu.

Il n’est pas du tout étonnant que nous qui sommes appelés à imiter Christ soyons également appelés à imiter Son expérience d’avec le Saint-Esprit. Il était évidemment né de l’Esprit lorsqu’il fut conçu dans le sein de Marie (Mt. 1 :20). Remarquez que Lui qui est né de l’Esprit a également été baptisé du Saint-Esprit juste avant de débuter Son ministère (Mt. 3 :16). Si Jésus a du être baptisé du Saint-Esprit afin d’être équipé pour le ministère, a combien plus forte raisons le serons-nous ?

Le Signe Initial du Baptême du Saint-Esprit

Lorsqu’un croyant est baptisé du Saint-Esprit, le signe initial de son expérience sera le parler en langues, que la Bible appelle « nouvelles langues » ou « autres langues ». Plusieurs passages bibliques supportent ce fait. Jetons-y un coup d’oeil :

D’abord, vers les derniers moments avant Son ascension, Jésus a dit que l’un des signes qui accompagneront ceux qui auront cru sera le parler en langues :

Puis il leur dit : allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : En mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues (Marc 16 :15-17 – italiques de l’auteur).

Certains commentateurs disent que ces versets ne devraient pas être dans la Bible car ils ne figurent pas dans certains manuscrits de l’Ancien Testament. Pourtant, la presque totalité de ces anciens manuscrits les mentionnent, et aucune des versions anglaises que j’ai déjà lues ne les a omis. Bien plus encore, ce que Jésus dit dans ces versets harmonise parfaitement avec l’expérience qu’a vécue l’église primitive, tel que raconté dans le livre des Actes.

Ce livre nous donne cinq cas ou les croyants sont baptisés du Saint-Esprit. Regardons-les, et en les disséquant, que chacun se pose continuellement ces deux questions : (1) Le baptême du Saint-Esprit prenait-il place avant ou après le salut ? (2) Les bénéficiaires parlaient-ils obligatoirement en langues ? Ca nous permettra de comprendre la volonté de Dieu pour les croyants d’aujourd’hui.

À Jérusalem

Nous trouvons le premier exemple dans Actes 2, lorsque les cent vingt disciples furent baptisés du Saint-Esprit, le jour de Pentecôte :

Le jour de la ¨Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un grand bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison dans laquelle ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer (Actes 2 :1-4 – italiques de l’auteur).

Il est évident que les cent vingt disciples étaient déjà sauvés, nés de nouveau, avant que l’événement prit place; Ces ont donc reçu le baptême du Saint-Esprit après le salut. Il serait sans doute impossible qu’ils aient reçu le Saint-Esprit avant ce moment particulier parce qu’Il n’avait pas encore été donne à l’Eglise jusque-là.

C’est clair que le signe initial fut le parler en langues.

À Samarie

Le deuxième exemple des chrétiens baptisés du Saint-Esprit se trouve dans Actes 8, lorsque Philippe prêcha l’évangile dans la ville de Samarie:

Mais lorsqu’ils [les Samaritains] eurent cru en Philippe qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de Jésus-Christ, hommes et femmes se firent baptisés. Simon lui-même cru, et, après avoir été baptisé, il ne quittait plus Philippe, et il voyait avec étonnement les miracles et les grands prodiges qu’il opérait. Les apôtres qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean. Ceux-ci, arrivés chez les Samaritains, prièrent pour eux, afin qu’ils reçussent le Saint-Esprit. Car il n’était encore descendu sur aucun d’entre eux ; ils avaient seulement été baptisés au Nom du Seigneur Jésus (Act. 8 :12-16).

Les chrétiens de Samarie firent expérience du baptême du Saint-Esprit après avoir cru. La Bible déclare clairement qu’avant l’arrivée de Pierre et de Jean, les samaritains avaient déjà « reçu la parole de Dieu », ils avaient cru à l’évangile et avaient été baptisés d’eau. Et pourtant, Pierre et Jean étaient venus prier pour eux. La Bible dit qu’ils vinrent pour que les Samaritains « reçussent le Saint-Esprit ». Comment peut-on être plus clair ?

Les samaritains avaient-ils parlé en langues lorsqu’ils furent baptisés du Saint-Esprit ? La Bible n’en dit rien, mais elle dit que quelque chose de surnaturelle se réalisa. Lorsque le nommé Simon vit ce qui se passait quand Pierre et Jean imposaient les mains sur les croyants Samaritains, il voulut acheter la capacité de donner le Saint-Esprit :

Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains et ils reçurent le Saint-Esprit. Lorsque Simon vit que le Saint-Esprit était donné par l’imposition des mains des apôtres, il leur offrit de l’argent, en disant : Accordez-moi aussi ce pouvoir, afin que celui à qui j’imposerai les mains reçoive le Saint-Esprit (Act. 8 :17-19).

Qu’avait vu Simon pour être si impressionné ? Nous savons qu’il y a un grand nombre de miracles qui eurent place sous ses yeux, des démoniaques délivrés, des paralytiques et des infirmes miraculeusement guéris (voir Actes 8 :6-7). Nous savons également que Simon pratiquait de l’occultisme et de la magie, s’attirant ainsi toute la Samarie vers lui (voir Actes 8 :9-10). Cela étant, ce qui se produisit lorsque Pierre et Jean priaient devait être spectaculaire. Bien que nous puissions pas le prouver avec des preuves tangibles, il est raisonnable de dire qu’il fut témoin du phénomène régulier qui se produisait a chaque fois que les chrétiens recevaient le Saint-Esprit dans le livre des Actes – il les a entendu parler en langues.

Saul à Damas

Le troisième cas ou nous voyons quelqu’un recevoir le Saint-Esprit dans le livre des Actes, c’est celui de Saul de Tarses, connu en tant qu’apôtre Paul. Celui-ci a été sauvé en cours de route vers Damas où il avait été temporairement rendu aveugle. Trois jours après sa conversion, un homme connu au nom d’Ananias lui fit divinement envoyé :

Ananias sortit ; et, lorsqu’il fut arrivé dans la maison, il imposa les mains à Saul, en disant : Saul , mon frère, le Seigneur Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m’a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit. Au même moment, il tomba de ses yeux comme des écailles, et il recouvra la vue. Il se leva, et fut baptisé (Act. 9 :17-18).

Il est évident que Saul était né de nouveau avant qu’ Ananias ne vienne prier pour lui. Il avait cru au Seigneur Jésus sur la route de Damas, et avait parfaitement obéi aux instructions de son nouveau Seigneur. En plus, lorsque Ananias vit Saul pour la toute première fois, il l’appela « son frère ». Ananias avait bel et bien dit à Saul qu’il était venu pour qu’il recouvre la vue et qu’il fut rempli du Saint-Esprit. Ainsi, pour Paul, le baptême du Saint-Esprit eut lieu trois jours après son salut.

La Bible ne décrit pas comment Saul fut baptisé du Saint-Esprit, mais cet événement doit nécessairement avoir eu lieu immédiatement l’arrivé d’Ananias chez Saul. Bien que le moment exact du premier parler en langues de Paul ne soit mentionné on sait qu’il parlait en langues comme il l’a affirme 1 Corinthiens 14 :18, « Je remercie Dieu car je parle en langues plus que vous tous ».

À Césarée

Le quatrième cas mentionnant les chrétiens baptisés du Saint-Esprit se trouve dans Actes 10. L’apôtre Pierre fut divinement envoyé prêcher dans Césarée, dans la maison de Corneilles plus précisément. Dès que Pierre révéla que le salut s’obtient par la foi en Jésus, toute son audience païenne répondit immédiatement par la foi et le Saint-Esprit descendit sur eux :

Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole. Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don du Saint-Esprit était aussi répandu sur les païens. Car ils les entendaient parler en langues et glorifier Dieu. Alors Pierre dit : Peut-on refusé l’eau du baptême à ceux qui ont le Saint-Esprit aussi bien que nous ? Et il ordonna qu’ils fussent baptisés au nom du Seigneur (Act. 10 :44 :48a).

Dans ce cas, il semble que les membres de la maisonnée de Corneilles, les premiers païens qui devinrent chrétiens, étaient nés de nouveau et baptisés simultanément.

Si nous examinons les passages environnants ainsi que le contexte biblique et historique, nous pouvons directement comprendre pourquoi Dieu n’avait-il pas attendu que Pierre et les autres chrétiens imposassent les mains sur les païens convertis pour recevoir le Saint-Esprit. Pierre et les autres chrétiens juifs croyaient difficilement que les païens pouvaient être sauvés, et encore moins qu’ils pouvaient recevoir le Saint-Esprit ! Probablement qu’ils n’auraient pas ose prier pour le baptême du Saint-Esprit de ceux qui les écoutaient dans la maison de Corneille. Ce fut un acte souverain de Dieu. Dieu voulait enseigner Pierre et ses compagnons certaines choses à propos de Sa merveilleuse grâce envers les païens.

Quel est ce signe qui montra à Pierre et à ses compagnons que la maisonnée de Corneilles avait réellement reçu le Saint-Esprit ? Luc écrivit : « Car ils les entendaient parler en langues » (Act. 10 :46). Pierre déclara que ces païens avaient reçu le Saint-Esprit, tout comme les cent vingt au jour de Pentecôte (voir 10 :47).

À Ephèse

Le cinquième cas mentionnant les chrétiens baptisés du Saint-Esprit se trouve dans Actes 19. Alors qu’il allait à Ephèse, l’apôtre Paul rencontra certains disciples et leur posa la question suivante : « Aviez-vous reçu le Saint-Esprit quand vous aviez cru ? » (Actes 19 :2).

Paul, qui a écrit le plus grand nombre d’épîtres du Nouveau Testament, croyait qu’il était possible de croire au Seigneur Jésus-Christ et de ne pas avoir reçu le baptême du Saint-Esprit. Sinon, il n’aurait pas pu poser une telle question.

Ces hommes répondirent qu’ils n’avaient jamais entendu parlé du Saint-Esprit. En effet, ils n’avaient entendu parlé de la venue du Messie que par Jean Baptiste, celui qui les avait baptisés. Paul les baptisa immédiatement d’eau encore une fois. C’est la qu’ils connurent le vrai baptême chrétien. Il leur ensuite imposa ses mains pour qu’ils reçussent le Saint-Esprit :

Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus. Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient. Ils étaient en tout environ douze hommes (Act. 19 :5-7).

Nous voyons encore une fois que le baptême du Saint-Esprit a eu lieu juste après le salut. Le signe initial qui accompagna ce baptême du Saint-Esprit fut le parler en langues (dans ce cas type, la prophétie aussi).

Le Verdict

Passons en revue les cinq exemples que nous venons juste de parcourir. Dans quatre des cas, le baptême du Saint-Esprit est une expérience qui a lieu après le salut.

Dans trois d’entre eux, les écritures déclarent clairement que tous ceux qui ont été baptisés du Saint-Esprit ont immédiatement parlé en langues. En plus de cela, nous savons que Paul parlait en langues même si la Bible ne nous parle pas de son baptême du Saint-Esprit lorsqu’il s’est entretenu avec Ananias. Ca représente le quatrième cas.

Dans le cas qui reste, quelque chose de surnaturel eut lieu lorsque les croyants de Samarie avaient reçu le Saint-Esprit parce que Simon avait même essayé d’acheter le pouvoir de conférer le Saint-Esprit.

C’est clair. Dans l’église primitive, les croyants nés de nouveau parlaient en langues lorsqu’ils expérimentaient le baptême du Saint-Esprit. Et cela ne devrait pas nous étonner, car Jésus a dit que tous ceux qui croiront en Lui parleront en d’autres langues.

Ainsi, nous avons les preuves suffisantes pour conclure que quiconque est né de nouveau doit expérimenter l’autre œuvre du Saint-Esprit – qui est le baptême du Saint-Esprit. Et enfin, tout croyant devrait donc s’attendre à parler en langues quand il reçoit le baptême du saint-Esprit.

Recevez le Baptême du Saint-Esprit

Tout comme les autres dons de Dieu, le baptême du Saint-Esprit s’obtient par la foi (voir Galates 3 :5). La foi de recevoir se libère lorsque le croyant est convaincu que c’est la volonté de Dieu de voir Ses enfants expérimenter le baptême du Saint-Esprit. S’il doute ou hésite, il ne le recevra pas (Ja. 1 :6-7).

Il n’y a aucune raison de penser qu’il n’est pas de la volonté de Dieu que nous les chrétiens soyons baptisés du Saint-Esprit, Jésus a clairement donné la position de Dieu dans cette affaire :

Si donc méchants comme vous l’êtes, vous savez donnez de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison, le Père céleste donnera t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent (Luc 11 :13).

Cette promesse de Jésus suffit, a elle seule, pour convaincre tout croyant de la volonté de Dieu sur le baptême du Saint-Esprit. Le même verset soutient également la vérité selon laquelle le baptême du Saint-Esprit survient toujours après le salut car cette promesse ne concerne que les enfants de Dieu (Ceux-la qui ont Dieu pour « Père Céleste »). Bien entendu, si la nouvelle naissance était la seule et unique expérience du Saint-Esprit que les croyants bénéficient, la promesse de Jésus n’aurait pratiquement pas de sens. Contrairement à un certain nombre de théologiens modernes, Jésus croit qu’il est approprié a ceux qui sont déjà nés de nouveau de demander le Saint-Esprit.

D’après Jésus, il n’y a que deux conditions valables pour recevoir le Saint-Esprit. Primo, Dieu doit être votre Père, c’est seulement possible a ceux qui sont nés de nouveau. Secundo, vous devez Lui demander le Saint-Esprit.

Bien que le fait de recevoir le Saint-Esprit par imposition des mains soit biblique (voir Actes 8 :17 ; 19 :6), ce n’est cependant une nécessité. Tout chrétien peut recevoir le Saint-Esprit en priant pour lui-même. Il n’a qu’à demander, à recevoir par la foi et à commencer à parler en langues selon que l’Esprit lui donne de s’exprimer.

Les Craintes Fréquentes

Certaines gens pensent qu’en priant pour le baptême du Saint-Esprit, elles pourraient s’ouvrir aux esprits démoniaques. Une telle inquiétude n’est pas fondée. Jésus fit la promesse suivante :

Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ? Ou s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ? Ou s’il demande un œuf, lui donnera t-il un scorpion ? Si donc, méchants comme vous êtes, vous savez de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent (Luc 11 :11-13).

Si nous demandons le Saint-Esprit, Dieu nous donnera le Saint-Esprit, et nous ne devons pas croire que nous recevrons autre chose.

Certains pensent que lorsqu’ils parlent en langues, ils font sortir leurs paroles charnelles au lieu des paroles surnaturelles du Saint-Esprit. Si vous essayez d’inventer une langue, autre que celle qui vient du Saint-Esprit, vous verrez que c’est impossible. Dans d’autres mots, il est essentiel de comprendre que lorsque l’on parle en langues, la bouche, la langue et la voix jouent un rôle important. Le Saint-Esprit ne peut pas parler à votre place – Il vous donne l’expression. Il est notre aide, Il n’est pas notre exécutant. C’est à vous de parler comme la Bible l’enseigne :

Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils se mirent a parler en d’autres langues, comme le Saint-Esprit leur donnait de s’exprimer (Actes 2 :4 – italiques de l’auteur).

Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux et ils parlaient en langues et ils prophétisaient (Actes 19 :6 – italique de l’auteur).

Après qu’un croyant ait demandé le don du Saint-Esprit, il doit libérer sa foi et s’attendre à parler en langues. Puisque le Saint-Esprit est reçu par la foi, celui qui veut le recevoir ne devra pas s’attendre aux sensations physiques ou aux sentiments particuliers. Il doit simplement ouvrir sa bouche et commencer à prononcer des nouvelles syllabes et nouveaux mots formant une langue particulière que le Saint-Esprit donne. Aucun langage ne sera donne a moins que le croyant ouvre sa bouche et commence à parler par la foi. Nous parlons et le Saint-Esprit donne a s’exprimer.

La Source de l’Expression

Selon Paul, lorsqu’un croyant prie en langues, son esprit prie mais son intelligence reste stérile :

Car si je prie en langues, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile. Que faire donc ? Je prierai par l’esprit, mais je prierai aussi avec mon intelligence ; je chanterai par l’esprit, je chanterai aussi avec l’intelligence (1 Cor. 14 :14-15).

Paul dit que lorsque l’on prie en langues, l’intelligence reste stérile. Cela signifie que l’intelligence n’y joue aucun rôle et personne ne comprend ce qu’on dit en priant en langues. Ainsi, au lieu de prier en langues à tout moment sans comprendre ce qu’il dit, Paul passait du temps à prier avec son intelligence, dans sa propre langue. Il chantait en langues et passait du temps a chanter avec son intelligence. Chaque type de prière, en langues ou avec intelligence, dispose d’un avantage particulier, et nous devons être assez sages pour maintenir un tel équilibré comme le fit Paul.

Remarquez également Paul priait soit en langues, soit avec son intelligence a chaque fois qu’il en a besoin. Il dit : « Je prierai en esprit, je prierai aussi avec mon intelligence ». Les critiques avancent que si le parler en langues moderne était réellement un don de Dieu, personne ne serait capable de le contrôler de peur de contrôler Dieu. Ce n’est pas fondé. L’ancien et le nouveau parler en langues a toujours été sous le contrôle de l’individu, et c’est ça le plan de Dieu. Pourquoi ces critiques ne peuvent-elles pas interdire aux gens de garder contrôle de leurs mains de peur de contrôler Dieu qui les a créées.

Si vous êtes baptisés du Saint-Esprit, vous pouvez facilement savoir si votre parler en langues vient de votre esprit ou de votre intelligence. Essayez de tenir une conversation avec quelqu’un pendant que vous lisez un livre. Vous trouverez qu’il est pratiquement impossible de faire les deux en même temps. Par contre, il est possible de continuer à parler en langues pendant que vous lisez un livre. La raison en est que pendant le parler en langues, votre intelligence demeure stérile – le langage vient de votre esprit. Ainsi, lorsque vous utilisez votre esprit pour prier en langues, utilisez votre intelligence pour lire et comprendre.

Maintenant que Vous Avez Reçu le Baptême du Saint-Esprit

N’oubliez jamais la raison qui a fait que Dieu vous donne le baptême du Saint-Esprit – c’est pour que vous soyez capables de témoigner pour Lui, par la manifestation des dons et fruits de l’Esprit (voir 1 Cor. 12 :4-11 ; Gal. 5 :22-23). En ressemblant à Christ, en faisant preuve de l’amour, la joie, la paix de Christ, et grâce aux diverses manifestations surnaturelles des dons de l’Esprit, Dieu vous utilisera pour attirer les nations vers Lui. Le parler en langues est l’un des « fleuves d’eau vives » qui jailliront de votre très fond.

Rappelez-vous également que Dieu nous a donné le Saint-Esprit pour que nous atteignions les extrémités de la terre par la bonne nouvelle (voir Actes 1 :8). Lorsque nous parlons en langues, nous devons également comprendre que la langue que nous parlons peut-être une dialecte d’une tribu donnée dans une nation quelconque. Nous devons comprendre que chaque fois que nous prions en langues, Dieu veut que chaque langue attende parler de Jésus. Nous devons demander à Dieu de nous faire comprendre notre part de responsabilité dans l’accomplissement de la Grande Commission de Jésus.

Nous devons parler en langues autant que faire se peut. Paul, notre inspirateur spirituel, écrivit : Je remercie Dieu de ce que je parle en langues plus que vous tous (1 Cor. 14 :18). Il écrivit ces paroles à une église qui parlait beaucoup en langues (mais qui en abusait souvent). Paul doit avoir eu suffisamment parle en langues pour pouvoir dépasser les corinthiens. Parler en langues nous aide à rester en présence du Saint-Esprit qui vit en nous, et nous aide à « prier sans cesse », comme le recommande Paul dans 1 Thés 5 :17.

Paul enseigné également que parler en langues édifie le croyant (voir 1 Cor. 14 :4). Ca nous fortifie spirituellement. En priant en langues, nous fortifions, d’une manière ou d’une autre, notre homme intérieur. Le Parler en langues favorise un épanouissement spirituel et quotidien de la vie du chrétien, ça ne doit pas être une unique expérience ayant seulement survenue lors du baptême initial.

Si vous êtes baptisés du Saint-Esprit, je vous exhorte à prier suffisamment dans votre langage spirituel, chaque jour. Ca contribuera beaucoup a votre croissance et épanouissement spirituel.

Réponses à Quelques Questions Courantes

Pouvons-nous dire avec certitude que les croyants qui n’ont pas encore parlé en langues ne sont pas encore baptisés du Saint-Esprit ? Personnellement, je pense que non.

J’ai l’habitude d’exhorter les gens à parler en langues a chaque fois que je prie pour qu’ils soient baptises du Saint-Esprit, et environ 95% d’entre eux parlent en langues juste après quelques secondes. Ca ferait des milliers pour quelques années.

Je ne dirai pas cependant qu’un chrétien ayant prié pour recevoir le baptême du Saint-Esprit et qui n’a pas encore parlé en langues n’est pas baptisé parce que le baptême du Saint-Esprit s’obtient par la foi et par dessus tout, le parler en langues n’est que volontaire. Si j’avais l’opportunité de parler a un chrétien qui aurait déjà prié pour son baptême du Saint-Esprit, mais qui n’a toujours pas parlé en langues, je lui montrerais ce que disent les écritures dans le livre des Actes a propos du parler en langues. Je lui montrerai également que Paul contrôlait son parler en langues. Comme Paul, je peux parler en langues à chaque fois que je le souhaite, et je peux sans doute décider de ne pas parler en langues. Cela étant, il est possible qu’on soit baptisé du Saint-Esprit et qu’on n’ait pas encore parlé en langues parce qu’on refuse de coopérer avec le Saint-Esprit. Encore une fois, si j’avais l’opportunité de parler a un chrétien ayant fait une prière de foi pour qu’il soit baptise du Saint-Esprit mais qui n’a pas encore parlé en langues, je ne lui dirais pas qu’il n’est pas encore baptisé du Saint-Esprit. Je lui expliquerais simplement que le parler en langues n’est pas possible sans notre contribution. Le Saint-Esprit nous donne le langage, et nous l’exprimons par notre bouche en utilisant notre langue. Je vous exhorte donc à coopérer avec le Saint-Esprit et à commencer de parler en langues. Tout le monde, sans aucune exception, peut parler en langues.

Paul N’a-t-il Pas Dit qu’On ne Peut Pas Tous Parler en Langues?

La question rhétorique de Paul : « Tous parlent-ils en langues ? » (1 Cor. 12 :30), à la quelle la réponse est évidemment « non », doit être interprétée en respectant l’enseigne du reste du Nouveau Testament. Cette question se trouve dans le contexte de son instruction sur l’usage des dons spirituels, qui devraient normalement se manifester selon que l’Esprit le souhaite (voir 1 Cor. 12 :11). Paul parle plus spécifiquement du don spirituel de parler « en langues » (voir 1 Cor. 12 :10) qui selon Paul, doit toujours être accompagné par le don spirituel d’interprétation des langues. Ce don particulier n’est pas celui dont manifestaient les corinthiens dans leur église, la plupart de leur parler en langues n’avaient pas d’interprétation. Nous devrions peut-être nous poser la question suivante : pourquoi le Saint-Esprit donnerait-Il un don de langues à quelqu’un dans une assemblée donnée sans toutes fois donner le don d’interprétation des langues? Le Saint-Esprit ne fera sans doute pas une telle chose. Sinon, Il serait en train de promouvoir ce qui va à l’ encontre de la volonté de Dieu.

Les corinthiens priaient en langues à voix haute durant leurs réunions sans aucune interprétation quelconque. Ainsi, nous voyons qu’il existe deux types différents de parler en langues. Le premier est la prière en langues qui, selon Paul, devrait être fait en privé. Aucune interprétation n’est nécessaire pour ce type de langues, comme dit Paul : « Mon esprit prie, mais ma pensée reste stérile » (1 Cor. 14 :14). Sûrement que Paul ne percevait rien des prières qu’il faisait dans ce type de parler en langues. Il n’y eut aucune interprétation pour ce type de langues et ne comprenait rien.

Il y a cependant un parler en langues qui est destiné à l’édification du public. Celui-ci est toujours accompagné par le don d’interprétation de langues. Ce type de don est opérationnel lorsque le Saint-Esprit donne ce don a quelqu’un et utilisé selon Sa volonté. Cette personne parle publiquement, et une interprétation en suit. Mais Dieu utilisé pas tout le monde de la même manière. Telle est la raison qui a poussé Paul à dire que ce n’est pas tout le monde qui parle en langues. Dieu ne donne pas a tout le monde ce don soudain et spontané, il en est de même pour son interprétation. C’est la seule manière de concilier la question de Paul. « Tous parlent-ils en langues ? » Avec le reste de la Bible.

Je peux parler en langues à chaque fois que je le souhaite, comme le faisait Paul. Personne donc, ni Paul ni moi, peut dire qu’il prie en langues « selon que l’Esprit le désire », c’est lorsque nous le souhaitons. Celui parle en langues ne comprend rien de ce qu’il dit, il est différent de celui de prie en langues parce que celui-ci parle « comme l’Esprit le désire ». De surcroît, ce parler en langues auquel Paul se réfère, doit être fait en privé, ce qui signifie que ce n’est pas le don auquel on fait allusion dans 1 Corinthiens, parce que celui-ci doit toujours être accompagné du don d’interprétation de langues.

Je parle publiquement en langues rarement. Je le fais lorsque je sens l’Esprit Saint me pousser à agir ainsi bien que je puisse moi aussi prier en langues à haute voix dans l’église à chaque fois que je le souhaite (comme les corinthiens) même s’il n’y a aucune interprétation qui en suit. Chaque fois que le Saint-Esprit utilisé avec ce don particulier, il y a toujours une interprétation qui est donnée pour édifiée tout le corps.

En conclusion, nous devons garder l’harmonie de la Bible pendant nos diverses interprétations. Ceux qui concluent, à cause de la question de Paul dans 1 Corinthiens 12 :30, que tous les chrétiens ne peuvent pas parler en langues, ignorent les divers passages bibliques qui n’harmonisent pas avec leur interprétation. Ils manquent une grande bénédiction de Dieu à cause de leur mauvaise interprétation.