La Nouvelle Naissance

Chapitre Dix

 

On « naît de nouveau » quand on se repent et croit au Seigneur Jésus-Christ. Que signifie exactement naître de nouveau ? C’est la matière de ce chapitre. Pour comprendre ce que signifie être né de nouveau, il serait mieux de comprendre la nature des êtres humains. L’Écriture indique que nous ne sommes pas simplement des êtres physiques, mais également des êtres spirituels.

Par exemple, Paul a écrit :

Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irréprehensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ! (1 Thes. 5:23 – italiques de l’auteur)

Comme Paul l’a indiqué, nous pouvons nous considérer comme étant les êtres en trois dimensions : l’esprit, l’âme et le corps. L’Écriture ne définit pas avec précision ces trois parties, ainsi nous ferons de notre mieux pour les différencier. Nous concluons habituellement que notre corps est notre être physique – la chair, les os, le sang et ainsi de suite. Notre âme est faite de notre intellect et de nos émotions – notre pensée. Notre esprit est évidemment notre être spirituel, ou comme l’apôtre Pierre le décrit : « l’homme intérieur et caché dans notre coeur » (1 Pi. 3 : 4).

Puisque l’esprit est invisible à l’oeil, les personnes non régénérées tendent à nier son existence. La bible, cependant, dit très clairement que nous sommes les êtres spirituels. L’Écriture nous indique que quand une personne meurt, c’est seulement son corps qui cesse de fonctionner, alors que son esprit et son âme continuent à fonctionner comme d’habitude. À la mort, ils évacuent le corps (en tant qu’un) pour se tenir devant Dieu pour le jugement (voir Heb. 9:27). Après le jugement, ils vont au ciel ou à l’enfer. Par la suite, l’esprit et l’âme de chaque personne seront réunis à son corps pour la résurrection.

L’Esprit Humain Défini à Nouveau

Dans 1Pierre 3:4, Pierre s’est référé à l’esprit en tant que « personne cachée, » indiquant que l’esprit est une personne. Paul, aussi, s’est référé à l’esprit en tant que « homme intérieur, » indiquant que l’esprit humain n’est pas simplement un concept ou une force, mais une personne :

C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. (2 Cor. 4 :16 – italiques de l’auteur)

« L’homme extérieur » décrit évidemment le corps physique, tandis que « l’homme intérieur » décrit l’esprit. Tandis que le corps vieillit, l’esprit se renouvelle quotidiennement.

Notez encore que Paul se réfère au corps et à l’esprit comme à des personnes. Ainsi quand vous imaginez votre esprit, n’imaginez pas un nuage spirituel. Il vaut mieux savoir que c’est une personne qui ressemble à vous. Si votre corps est vieux, cependant, ne pensez pas que votre esprit semble vieux. Imaginez comment vous étiez à votre jeune âge parce que votre esprit n’a jamais vieilli ! Il se renouvelle de jour en jour.

Votre esprit est la partie de vous qui est née de nouveau (si vous avez cru au Seigneur Jésus). Votre esprit est joint avec l’esprit de Dieu (voir 1 Cor. 6:17), lui qui vous guide pendant que vous suivez Jésus (voir Rom. 10:14).

La bible enseigne que Dieu est également un esprit (voir Jean 4:24), de même pour les anges et les démons. Ils ont tous des formes et opèrent dans le royaume spirituel. Le royaume spirituel, cependant, ne peut pas être perçu avec nos sens physiques. Essayer d’entrer en contact avec le monde spirituel avec nos sens physiques serait comparable à essayer de sentir les ondes de radio avec nos mains. Nous ne pouvons pas percevoir avec nos sens physiques les ondes radio qui sont dans une salle, mais cela ne signifie pas qu’il n’y a aucune onde radio. La seule manière d’accéder aux fréquences radio est d’allumer le poste radio.

Il en est de même pour le royaume spirituel. Le fait que le royaume spirituel ne peut pas être perçu avec les sens physiques ne réfute pas son existence. C’est vrai, que les gens le réalisent ou pas, ils font partie du royaume spirituel parce qu’ils sont des êtres spirituels. Ils sont spirituellement liés à Satan (s’ils ne se sont pas repentis) ou spirituellement connexes à Dieu (s’ils sont nés de nouveau). Quelques spiritualistes ont appris comment se rapporter au monde spirituel par leurs fétiches, mais ils entrent en contact avec le royaume des ténèbres – le domaine de l’obscurité de Satan.

Les Corps Éternels

Tandis que nous sommes sur le sujet, laissez-moi prendre un moment pour mentionner quelque chose au sujet de nos corps. Bien qu’ils meurent, notre mort physique ne sera pas permanente. Il y a un jour où Dieu lui-même ressuscitera chaque corps humain mort. Jésus a dit :

Ne vous étonnez pas de cela ; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement (Jean 5 :28-29).

L’apôtre Jean a écrit dans le livre d’Apocalypse que la résurrection des corps des injustes se produira au moins mille ans après la résurrection des corps des justes :

Ils [les saints qui ont été martyrisés dans la grande persécution] revinrent à la vie, et ils regnèrent avec Christ pendant mille ans. Les autres morts ne revinrent pas à la vie jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. C’est la première résurrection.[1] Heureux et saints sont ceux qui ont part à la première résurrection…ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans (Apoc. 20:4b-6).

La bible nous informe également que quand Jésus retournera pour son église, tous les corps des justes seront ressuscités et joints à leurs esprits qui reviendront du ciel avec Jésus à l’atmosphère terrestre :

Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.

Dieu a formé l’homme original de la poussière de la terre, et ce ne sera pas difficile pour qu’il prenne les éléments du corps de chaque personne pour les reformer dans de nouveaux corps en matériaux différents.

En ce qui concerne la résurrection de nos corps, Paul a écrit :

Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible ; il ressuscite incorruptible. Il est semé méprisable, il ressuscite glorieux, il est semé infirme, il ressuscite plein de force, il est semé corps animal, il ressuscite corps sprituel… ce que je dis, frères, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité. Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revère l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revète l’immortalité. (1 Cor. 15 : 42-44a ; 50-53)

Notez que la caractéristique exceptionnelle de nos nouveaux corps est qu’ils seront immortels et incorruptibles. Ils ne vieilliront jamais, ne tomberont jamais malades, ni ne mourront plus jamais !

Nos nouveaux corps seront comme le nouveau corps que Jésus a reçu après qu’il ait été ressuscité :

Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses ( Phil 3 :20-21 – italiques de l’auteur).

L’apôtre John a également affirmé cette vérité merveilleuse :

Biens-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas été encore manifesté, mais nous savons que lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est (1 Jean 3 :2 – italiques de l’auteur).

Bien que ce soit impossible pour nos esprits de comprendre ce mystère, nous pouvons le croire et nous en réjouir déjà! [2]

Jésus sur la Nouvelle Naissance

Jésus a parlé à un chef juif appelé Nicodème au sujet de la nécessité de la nouvelle naissance de l’esprit humain par l’action du Saint-Esprit :

Jésus lui répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui dit : « Comment un homme peutèil naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître?” Jésus lui répondit : « en vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chait est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit : il faut que vous naissiez de nouveau. » (Jean 3 :3-7)

Au début, Nicodème pensait que Jésus parlait d’une naissance physique quand il a dit que chaque personne doit naître de nouveau pour pouvoir entrer dans le royaume de Dieu. Jésus a, cependant, expliqué qu’il parlait d’une naissance spirituelle. C’est-à-dire, l’esprit doit naître de nouveau. La raison pour laquelle nous avons besoin de naître spirituellement est parce que nos esprits ont hérité une mauvaise nature et pécheresse. Cette nature pécheresse est souvent désignée dans la bible par : la mort. Pour une bonne compréhension, nous nous référerons à cette mauvaise nature par la mort spirituelle pour la différencier de la mort physique (quand le corps physique cesse de fonctionner).

La Mort Spirituelle Définie

Paul a décrit ce que signifie être spirituellement mort dans Ephésiens 2:1 – 3 :

Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres…

Paul ne se référait évidemment pas à la mort physique parce qu’il écrivait aux personnes physiquement vivantes. Pourtant il a dit qu’elles étaient autrefois « mortes dans leurs offenses et péchés. » C’est le péché qui ouvre la porte à la mort spirituelle (voir Rom. 5:12). Être spirituellement mort signifie avoir une nature pécheresse dans votre esprit. Notez que Paul a indiqué qu’ils étaient « par nature des enfants de colère. » En outre, être spirituellement morts c’est, dans un certain sens, posséder la nature de Satan dans votre esprit. Paul a dit que ceux qui sont spirituellement morts ont l’esprit du « prince de la puissance de l’air » en eux. Le « prince de la puissance de l’air » n’est aucun doute le diable (voir Eph. 6:12), et son esprit fonctionne dans tous ceux qui ne sont pas sauvés.

Jésus, parlant aux juifs non régénérés, a dit :

Vous avez le diable pour père, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il est meurtrier dès le commencement, et il n’y a point de vérité en lui. Quand il dit un mensonge, il parle de sa propre nature ; car il est menteur et père des mensonges (Jean 8:44).

Du point de vue spirituel, ceux qui ne sont pas nés de nouveau n’ont pas seulement la nature de Satan résider dans leurs esprits, mais Satan est aussi leur père spirituel. Ils agissent naturellement comme le diable. Ils sont des meurtriers et des menteurs.

Je ne dis pas que tous ceux qui ne sont pas nés de nouveau ont déjà commis le meurtre, mais ils sont motivés par la même haine qui enflamme les meurtriers, et ils tueraient si ils pourraient en avoir l’occasion. La légalisation de l’avortement dans beaucoup de pays prouve ce fait. Les personnes non sauvées assassinent même leurs propres bébés avant de les mettre au monde.

C’est pourquoi les gens doivent naître de nouveau. Quand quelqu’un naît de nouveau, cette nature pécheresse et satanique est enlevée de son esprit et est remplacée par la sainte nature de Dieu. Le Saint-Esprit de Dieu vient résider dans son esprit. Il n’est plus « spirituellement mort » mais est rendu « spirituellement vivant. » Son esprit n’est plus mort mais vivant pour Dieu. Au lieu d’être un enfant spirituel de Satan, il devient un enfant spirituel de Dieu.

La Réforme ne Tient pas Lieu de la Régénération

Puisque ceux qui ne sont pas sauvés sont spirituellement morts, ils ne peuvent jamais être sauvés par une réformation personnelle. Une personne non sauvée a besoin d’une nouvelle nature, non pas de nouvelles actions extérieures. Vous pouvez prendre un porc, le laver et bien le nettoyer, lui pulvériser du parfum, et lui attacher un ruban rose autour du cou, mais n’aurez qu’un porc bien nettoyé ! Sa nature sera toujours la même. Et il ne tiendra pas longtemps avant de se vautrer encore dans la boue.

Il en est de même pour des personnes religieuses qui ne veulent pas naître de nouveau. Elles peuvent nettoyer l’extérieur, mais elles resteront aussi sales à l’intérieur.

Jésus a dit à quelques religieux de son jour :

Malheurs à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et qu’au-dedans ils sont pleins de rapine et d’intemperance. Pharisien, aveugle! nettoie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne net. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors et qui, au-dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés. Vous de meme, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais au-dedans vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité (Mt.23:25-28).

Les paroles de Jésus sont une description convenable de tous les religieux qui n’ont pas encore éprouvé la nouvelle naissance du Saint-Esprit. La nouvelle naissance nettoie l’intérieur et non pas l’extérieur seulement.

Qu’Advient à l’Âme quand l’Esprit est Né de Nouveau?

Quand l’esprit d’une personne est né de nouveau, son âme demeure essentiellement inchangée (à part le fait qu’il a pris une décision de suivre Jésus). Dieu, cependant, s’attend à ce que nous fassions quelque chose avec nos âmes une fois que nous devenons ses enfants. Nos âmes (et esprits) devraient être renouvelées par la parole de Dieu de sorte que nous pensions comme Dieu. C’est par le renouvellement de nos esprits qu’une transformation extérieure prend place dans nos vies, nous conduisant progressivement à ressembler à l’image de Jésus :

Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous sachiez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. (Rom. 12 :2 – italiques de l’auteur).

Jacques a également parlé du même processus dans la vie du croyant :

Recevez avec douceur la parole qui a été plantée en vous, et qui peut sauver vos âmes (Ja. 1 : 21b)

Notez que Jacques écrivait aux Chrétiens qui étaient déjà spirituellement nés de nouveau. Mais ils ont dû sauver leurs âmes, en recevant humblement la « parole plantée en eux. » C’est pour cela que nous devons enseigner la parole de Dieu aux nouveaux croyants.

Les Résidus de la Vieille Nature

Après leur nouvelle naissance, les chrétiens découvrent bientôt qu’ils possèdent deux natures différentes, éprouvant ce que Paul appelle la guerre entre « la chair et l’esprit » :

Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a des contraires à ceux de la chair, ils sont opposés entre eux, ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. (Gal. 5 :17).

Paul appelle les résidus de la vieille nature pécheresse « la chair. » Ces deux natures produisent en nous des désirs opposés qui produisent à leur tour diverses actions et styles de vie. Remarquer le contraste fait par Paul entre les « désirs de la chair » et « les fruits de l’Esprit » :

Or les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idôlatrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; la loi n’est pas contre ces choses. (Gal.5 :19-23)

Évidemment il est possible que les chrétiens se soumettent à la chair ; autrement Paul ne les aurait pas avertis que s’ils suivent les désirs de la chair, ils n’hériteront pas le royaume de Dieu. Dans sa lettre aux Romains, Paul a également écrit sur les deux natures qu’a chaque chrétien et a averti de la même conséquence de la soumission à la chair :

Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice…. Ainsi donc, frères, nous ne sommes donc point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez, mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit sont fils de Dieu (Rom. 8 :10 ; 12-14 – italiques de l’auteur).

C’est clairement un avertissement aux chrétiens. La vie (une pratique régulière) selon la chair a comme conséquence la mort. Paul doit avoir parlé de la mort spirituelle, parce que tout le monde mourra physiquement, même les chrétiens qui « font mourir les actions du corps. »

Un chrétien pourrait temporairement tomber dans l’un des péchés que Paul a énumérés ; mais, quand un croyant bronche, il se sentira coupable et se repentira aussitôt même. Celui qui admet son péché et en demande pardon à Dieu, sera naturellement purifié (voir 1 Jean 1 : 9).

Quand un chrétien pèche, ça ne signifie pas qu’il a brisé sa relation avec Dieu – ça signifie qu’il a rompu sa communion. Il reste toujours fils de Dieu, mais il est maintenant un fils rebelle à Dieu. Si le croyant n’admet pas son péché, il s’attire le jugement du Seigneur.

La Guerre

Si vous vous retrouvez en train de désirer les choses que vous savez être fausses, alors vous avez éprouvé le « désir de la chair. » Vous avez sans doute découvert que quand vous êtes tenté par la chair à faire du mal, quelque chose dans votre intérieur résiste à cette tentation. C’est « le désir de l’Esprit. » Et si vous savez le sentiment de conviction qui vient dans votre intérieur quand vous pliez genou devant la tentation, ça signifie que vous avez entendu la voix de votre esprit, que nous appelons la « conscience. »

Dieu a certainement su que nos désirs charnels nous induiraient dans le péché. Ce n’est pas une excuse, cependant, pour que vous cédiez aux désirs de la chair. Dieu s’attend à ce que vous agissiez toujours dans l’obéissance et dans la sainteté pour surmonter la nature de la chair :

Je dis donc, Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair (Gal 5 :16)

Il n’y a aucune formule magique pour surmonter la chair. Paul a simplement dit que nous devrions « marcher selon l’esprit, » et nous « n’accomplirons pas les désirs de la chair » (Gal. 5:16). Aucun chrétien n’a d’avantage sur l’autre dans ce domaine. Marcher selon l’esprit est simplement une décision que chacun de nous doit prendre, et notre dévotion au Seigneur peut être mesurée par le degré auquel nous cédons aux désirs de la chair.

Paul a pareillement écrit :

Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs (Gal.5 :24).

Cela s’est produit quand nous nous sommes repentis et avons cru au Seigneur Jésus-Christ. Nous avons crucifié la nature pécheresse, décidant d’obéir à Dieu et de résister au péché.

Il n’est plus maintenant une question de crucifier la chair, mais de maintenir la chair crucifiée. Il n’est pas toujours facile de maintenir la chair crucifiée, mais c’est possible. Si nous agissons sur l’orientation de la personne interne plutôt que de suivre les impulsions de la chair, alors nous manifesterons la vie de Christ et de marcher dans la sainteté avec lui.

La Nature de nos Esprits Recréés

Il y a un terme qui décrit mieux la nature de nos esprits recréés, et ce terme est Christ. Par le Saint-Esprit, qui a la nature identique à Jésus, nous avons réellement la nature de Jésus vivre en nous.

Paul a écrit : « ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. » (Gal.2 :20)

Puisque nous avons sa capacité et sa nature en nous, nous avons le merveilleux potentiel de vivre comme Christ. Nous n’avons vraiment pas besoin de plus d’amour, parce que nous avons la personne la plus affectueuse, ou plus de patiente, parce que nous avons la personne la patiente vivant en nous ! Tout que nous devons faire c’est de lui permettre de vivre en nous.

Nous avons tous un adversaire principal, cependant, qui lutte contre la nature de Jésus, le gênant de se manifester en nous ; et c’est notre chair. Paul n’a indiqué aucune merveille selon laquelle nous devrions mortifier notre chair. Il est de notre responsabilité de faire quelque chose avec notre chair, et c’est une perte de temps que de demander à Dieu de faire quelque chose à propos. Paul a aussi eu des ennuis avec sa nature charnelle, mais il a pris la responsabilité et l’a surmontée :

Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres. (1Cor.9 :27)

Vous devrez aussi faire de votre corps l’esclave de votre esprit si vous voulez marcher dans la sainteté devant le Seigneur. Vous pouvez le faire !


Puisque Jean dit que c’est « la première résurrection, » il nous amène à croire qu’il n’y avait aucune autre résurrection de masse avant celle-ci. Puisqu’elle aura lieu vers la fin de la tribulation mondiale vers le retour de Jésus, ça contredit l’idée d’un enlèvement d’avant la tribulation, comme nous savons qu’il y aura une résurrection de masse quand Jésus viendra du ciel pour l’enlèvement de l’église selon 1 Thes. 4:13 – 17. Nous étudierons ceci plus en détail dans un chapitre ultérieur réservé aux derniers temps.

[2] Pour une étude supplémentaire au sujet de la résurrection, voir Dan. 12:1-2; Jean 11:23-26; Actes 24:14-15; 1 Cor. 15:1-57.

Le Predicateur Favori de Jesus

Chapitre Neuf

 

Ca pourrait peut-être vous étonner d’apprendre que Jésus avait un prédicateur favori. C’est encore très étonnant d’apprendre que ce prédicateur favori de Jésus n’était ni luthérien, ni méthodiste, ni pentecôtiste, ni anglican ou presbytérien. Il fut plutôt Baptiste ! Il est connu sous le nom de Jean Baptiste ! Voici ce que Jésus déclara à son égard :

Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés des femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste (Mt. 11 :11a).

Etant donné que tout le monde est « né d’une femme », cette figure de style de Jésus signifie tout simplement que Jean-Baptiste était la plus grande personnalité qui ait vécu. Se demander pourquoi Jésus a-t-il pu déclaré une telle chose n’est qu’un fait de la conjecture. Il est cependant raisonnable dire que Jésus a accordé une telle considération à Jean-Baptiste à cause de ses qualités spirituelles. Ainsi, il serait sage d’étudier et d’imiter ces qualités. J’ai pu ressortir environ sept qualités spirituelles de Jean-Baptiste, dignes de louange. Bien que le ministère de Jean Baptiste représente les ministères de prophète et d’évangéliste, ces sept qualités spirituelles sont valables pour tout serviteur de l’évangile. Regardons la toute première qualité de Jean-Baptiste.

La Première Qualité de Jean

Voici le témoignage de Jean, lorsque les juifs envoyèrent, de Jérusalem, des sacrificateurs et des lévites pour lui demander : Toi, qui es-tu ? Il déclara et ne le nia point, il déclara qu’il n’était pas le Christ. Et ils lui demandèrent, quoi donc ? Es-tu Elie ? Et il dit : je ne le suis point. « Es-tu le prophète, et il répondit : Non. Ils lui dirent, alors : qui es-tu ? Afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi même ? Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit Esaïe le prophète.

Jean sut son appel et le poursuivit.

Qu’il est extrêmement important aux serviteurs de Dieu de connaître leurs appels et de les poursuivre. Si vous êtes évangéliste, ne cherchez pas a devenir pasteur. Si vous êtes enseignant, ne cherchez pas a devenir prophète. Si vous le faites, vous serez déçus.

Comment peut-on savoir son appel ? Primo, renseignez-vous auprès de Celui qui vous a appelé. Secundo, examinez vos dons. Si Dieu vous a appelé à être évangéliste, il vous équipera en conséquence. Et tertio, les autres serviteurs remarqueront et confirmeront certainement votre don. Dès que vous savez sans nul doute votre appel, vous commencez alors a le poursuivre de tout votre cœur, surmontant tout obstacle qui essaie de vous arrêter. Il y a un bon nombre de gens qui attendent Dieu faire ce qu’Il attend d’eux. Noé n’a pas attendu que Dieu vienne bâtir l’arche !

On a l’habitude de dire que le mot ministère signifie SERVICE. Satan fera certainement tout ce qui est a sa disposition pour vous empêcher d’assumer votre appel, mais la responsabilité de lui résister et de foncer vers l’avant par la foi revient a vous. Même si la Bible n’en dit rien, Jean a lui aussi commencé à prêcher un jour dans cette région de Jourdain. La foule qui constitua sa première audience était sans doute moins nombreuse que celle que nous voyons le suivre juste pendant l’apogée de son ministère. Les gens se sont sûrement moques de lui et l’ont certainement persécuté. Mais il ne s’est jamais arrêter. Il se préoccupait seulement de paire à Dieu qui lui donné ce ministère, et il finit par réussir.

La première qualité spirituelle de Jean que nous pourrons imitée : Jean sut son appel et le poursuivit.

La Deuxième Qualité de Jean

En ce temps-là, parut Jean-Baptiste, prêchant dans le désert de Judée. Il disait : repentez-vous, car le royaume des cieux est proche (Mt. 3 :1-2).

Jésus a approuve le simple message de Jean car il constitue le coeur même du message que Jésus prêchait partout ou Il allait (Mt. 4 :17). Jean appelait les gens à la repentance – à se détourner du péché pour mener une vie juste. Il sut que toute relation avec Dieu commence par la repentance, et que ceux qui ne veulent pas se repentir seront jetés en enfer.

Contrairement à la plupart des évangélistes modernes, Jean n’a jamais fait mention de l’amour de Dieu. Il n’a même pas discouru sur les « habituels besoins » des hommes pour les attirer et les inciter à faire la prière de « salut » et expérimenter la soi-disant « abondante vie ». Il n’a pas voulu faire croire aux païens qu’ils étaient fondamentalement bons et que Dieu les accueillerait au ciel parce qu’ils avaient compris que le salut n’est pas par les œuvres. Il savait leur véritable situation spirituelle – des rebelles courant le risque de subir les conséquences éternelles de leurs péchés. Il les a solennellement averti contre la colère de Dieu. Il voulut se rassurer que tout le monde ait compris qu’à moins de changer leur coeur et leurs actions, ils seraient tous condamnés.

Voici donc, la deuxième qualité de Jean que tout faiseur de disciples devrait imiter : Jean a enseigne que la repentance constitue la première étape dans toute relation avec Dieu.

La Troisième Qualité de Jean

Jean avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage (Mt. 3 :4)

Jean n’incarne certainement pas l’image des modernes prédicateurs de la prospérité. Ces derniers ne pourraient, en effet, jamais inviter un homme au gabarit de Jean-Baptiste à parler dans leurs églises parce qu’il n’aurait pas des vêtements acceptables. Cependant, Jean était un véritable homme de Dieu dont l’ultime mission fut de plaire son Dieu, n’ayant aucune envie de s’amasser des trésors terrestres ou d’impressionner les hommes. Il a vécu dans la simplicité et son mode de vie n’a fait trébuche personne car ses motivations étaient pures, et exemptes de cupidité. Que son comportement diffère de celui du bon nombre de prédicateurs de l’évangile considérant l’argent comme leur principal centre d’intérêt. Ils causent des vrais dégâts spirituels, comme ils déforment l’image réelle de Christ.

La troisième qualité de Jean qui a contribué au fait qu’il soit le prédicateur favori de Jésus : Jean fit preuve de simplicité pendant sa vie sur terre.

La Quatrième Qualité de Jean

Il (Jean) disait donc à ceux qui venaient en foule pour être baptisés par lui : races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes : nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que de ces pierres Dieu peut susciter des enfants à Abraham (Luc 3 :7-8).

Même si le ministère de Jean s’épanouissait de plus en plus, il n’eut aucune tentative de compromettre son message. Jean redoutait plutôt de la sincérité des foules qui venaient se faire baptiser. Même les scribes et les pharisiens prirent un long voyage pour se faire baptiser au Jourdain (Mt. :7). Jean craignit que certains suivent inconsciemment la foule. Il fit tout son possible pour les prévenir, mettant à découvert leur tromperie. Il ne voulait pas qu’il ait quelqu’un qui se croirait sauve par le simple de se faire baptiser, ou que la simple profession de la repentance les éloignerait de l’enfer. Il déclara que la vraie repentance produit l’obéissance.

Jean voulut également exposer la fausseté de l’espérance juive qui consistait a se croire sauvés parce qu’ils étaient de la lignée d’Abraham.

La quatrième qualité de Jean : Il aimait suffisamment les gens au point de leur dire la vérité. Aux pécheurs et a toute personne ayant refuse de se repentir, Jean ne garantissait jamais l’accès au ciel.

La Cinquième Qualité de Jean

Jean ne baptisait jamais ceux qui ne voulaient pas se repentir pour ne pas appuyer leur bêtise. Il baptisait les gens « a chaque fois qu’ils confessaient leurs péchés » (Mt. 3 :6). Il donna cet avertissement :

Déjà la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit sera coupé est jeté au feu…Il a son van à la main : il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point (Mt. 3 :10,12)

Jean n’avait pas peur de parler de l’enfer, un sujet qui est souvent évité par les prédicateurs modernes qui cherchent la popularité au lieu de gagner les âmes pour le royaume de Dieu. Jean a également proclamé le sujet principal du sermon sur la montagne – seuls les saints hériteront le royaume de Dieu. Ceux qui ne portent pas de bon fruit seront jetés au feu.

Si Jean était en vie aujourd’hui, il serait sans aucun doute critiqué par la majorité de ceux qui se disent chrétiens comme étant « le prédicateur du feu de l’enfer », « le prophète de malheur » ou pire, « un négativiste », « un accusateur », « un légaliste » ou « un soi-disant saint ». Jean resterait pourtant le prédicateur favori de Jésus. Sa cinquième qualité : Jean prêcha sur les conséquences de l’enfer et définit clairement ceux qui le peupleront. Curieusement, Luc a appelé le message de Jean : « l’évangile » (Luc 3 :18).

La Sixième Qualité de Jean

Même si Jean était puissamment utilisé par Dieu et gagnait de la popularité du jour au lendemain, il a toujours su s’humilier devant Jésus, et n’a jamais cesser d’exalter son Seigneur :

Moi, je vous baptise d’eau pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu (Mt. 3 :11).

L’humilité de Jean vient en contraste à l’arrogance dont font preuve la plupart des « serviteurs » de nos jours. Les magazines de ces derniers sont bourres de leurs propres photos sur chaque page tandis que Jésus y est rarement mentionné. Ils pavanent comme des paons sur les estrades, faisant étalage de leur orgueil aux yeux de leurs disciples. Ils sont intouchables et inaccessibles, perdus dans leurs vaines gloires. Certains se croient capables de commander Dieu et Ses anges ! Par contre, Jean s’est considéré comme indigne de délier même les lacets des sandales de Jésus, un acte très bas qui était réservé au dernier des esclaves. Il a même failli refuser de baptiser Jésus lorsque Jésus vint se faire baptiser, et aussitôt qu’il sut que Jésus était le Christ, il le déclara publiquement et dit : « Voici l’agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1 :29). Les paroles « Il faut qu’il croisse, et que je diminue » (Jean 3 :30) devinrent la devise de Jean.

C’est la sixième qualité qui a fait a ce que Jean gagne la faveur de Jésus : Jean s’est rabaissé lui-même pour exalter Jésus. Jean n’eut aucune envie de s’élever lui-même.

La Septième Qualité de Jean

Les prédicateurs modernes prêchent des généralités de peur d’offenser qui que ce soit. Il est vraiment facile de dire : « Dieu nous appelle a faire du bien ! » Face a une telle prédication les faux chrétiens, tout comme les vrais, diront tous ensembles : « amen ». De même, beaucoup des prédicateurs se contentent de dénoncer les péchés des païens, évitant expressément de pointer du doigt ces mêmes péchés lorsqu’ils sont commis dans l’église. Ils peuvent énergétiquement dénoncer la pornographie, mais rester muets vis-à-vis de la prolifération des vidéos et DVDs immoraux qui sont quotidiennement visionnées et achetés par un bon nombre de leurs paroissiens. Ils sont irrésistiblement emprisonnés par la peur des hommes.

Cependant, Jean n’a jamais eu peur de prêcher spécifiquement. Luc rapporte que:

La foule l’interrogeait, disant : Que devons-nous donc faire ? Il leur répondit : Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a point, « et que celui a de quoi manger fasse de même. Il vint aussi des publicains pour être baptisés, et ils lui dirent : Maître, que devons-nous faire ? Il leur répondit : N’exigez rien au delà de ce qui vous a été ordonné. Des soldats aussi lui demandèrent : et nous, que devons-nous faire ? Il leur répondit : Ne commettez ni extorsion, ni fraude envers personne contentez-vous de votre solde (Luc 3 :10-14).

Il est intéressant d’apprendre que cinq des six directives spécifiques données par ont un rapport avec l’argent ou des choses matérielles. Jean n’a pas hésité de prêcher sur l’intendance, qui est la règle d’or et deuxième plus grand commandement. Jean n’a pas non plus attendu longtemps pour que les nouveaux « croyants » soient capables de comprendre et de supporter des concepts aussi « lourds ». Il savait qu’il serait impossible de servir Dieu et Mammon. Voila pourquoi l’intendance eut une place de choix dès le début de son message.

Nous pouvons maintenant entamer un autre point. Jean n’a jamais perdu son temps sur des choses moindres, les codes d’habillement et tout ce qui a trait à la sainteté extérieure. Il s’est penché sur « la substance de la loi » (Mt. 23 :23). Il savait que le plus important est d’aimer les autres et traiter comme nous aimerions être traités. C’est-à-dire donner de la nourriture et des vêtements a ceux qui n’en ont pas, marchant dans l’honnêteté, et nous contenter de ce que nous disposons. Ce fut la septième qualité qui rendit Jean aussi cher a Jésus : Il n’a jamais prêché dans des vagues généralités, il citait par contre d’une manière très spécifique ce que les gens devraient faire pour plaire à Dieu, jusqu’aux traits relatifs a l’intendance. Et, enfin, Il se concentrait sur les choses d’importance capitale.

En conclusion

Le ministère enseignant ou pastoral doit évidemment se caractériser plus de sujets importants et diversifies que celui de Jean. Jean s’adressait aux païens. Les pasteurs et les enseignants ont pour mission d’enseigner les chrétiens, ce qui se sont déjà repenti. Le sujet de leurs enseignements se trouve dans ce que Jésus a dit à Ses disciples et tout ce qui est écrit dans les épîtres du nouveau Testament.

Nous échouons souvent à bien identifier notre audience, et il me semble que les prédicateurs de nos jours s’adressent aux pécheurs comme s’ils adressaient aux saints. Nous ne devons pas rassurer les gens de leur salut par le simple fait qu’ils participent dans nos diverses réunions, d’autant plus que la plupart d’entre eux mènent une vie pratiquement identique a celle des gens de ce monde. Dieu lance un appel vibrant aux « Jean-Baptiste » d’aujourd’hui pour venir prêcher sur les estrades de nos églises. Seriez-vous prêts à relever le défi ? Voulez-vous devenir l’un des prédicateurs favoris de Jésus ?

Le Sermon sur la Montagne

Chapitre Huit

Tout faiseur de disciples doit être intéressé par ce sermon de Jésus d’autant plus que son ultime souhait est de faire des disciples qui obéissent à tous les commandements de

Jésus. Ce sermon est le plus long discours de Jésus, et il est rempli de Ses commandements du début à la fin. Tout faiseur de disciples doit obéir à tous les commandements que Jésus a ordonnés dans ce sermon et doit enseigner ses disciples à faire de même.

Cela étant, je vais partager avec vous ce que je comprends à propos de ce sermon que nous trouvons aux chapitres 5-7 de Matthieu. Puis-je recommander tous les serviteurs de Dieu de bien vouloir enseigner à leurs disciples le sermon sur la montagne, verset par verset. J’ose espérer que l’exemple que vous allez voir vous sera très utile.

Ci-dessous, je mets en exergue les grandes parties du sermon sur la montagne pour vous donner l’idée générale et insister sur les principaux sujets.

I) Jésus rassemble son auditoire (5 : 1-2)

II) Introduction (5 : 3-20)

A) Les caractéristiques et bénédictions des heureux (5 : 3-12)

B) Exhortation à rester lumière et sel (5 : 13-16)

C) Rapport entre la loi et le fait de suivre Jésus (5 : 17-20)

III) Le sermon : Etre plus justes que les pharisiens et les scribes (5 :21- 7 : 12)

A) Aimez-vous les uns les autres, pas comme les scribes et les pharisiens (5 : 12-26)

B) Soyez sexuellement purs, pas comme les scribes et les pharisiens (5 : 27-32)

C) Soyez honnêtes, pas comme les pharisiens et les scribes (5 :33-37)

D) Ne vous vengez pas, comme les scribes et les pharisiens (5 : 38-42)

E) Ne haïssez pas vos ennemis, comme les scribes et les pharisiens (5 :43-48)

F) Faites du bien avec des bonnes motivations, pas comme les pharisiens et les scribes (6 :1-18)

1) Donnez au pauvre avec des bonnes motivations (6 :2-4)

2) Priez avec des bonnes motivations (6 :5-6)

3) Parenthèse sur la prière et le pardon (6 :7-15)

a) Instructions sur la prière (6 :7-13)

b) La puissance du pardon (6 :8-15)

4) Jeûnez pour des bonnes causes (6 :16-18)

G) Ne servez pas l’argent, comme les scribes et les pharisiens (6 :19 :34)

H) Ne vous préoccupez pas des fautes de vos frères (7 :1-5)

I) Ne perdez pas votre temps a enseigner les désintéressés (7 : 6).

J) Exhortation à la prière (7 :7-11)

IV.) Conclusion : La synthèse du sermon

A) Une Parole de synthèse (7 :12)

B) Exhortation à l’obéissance (7 :13 :14).

C) Comment découvrir les faux prophètes et les faux croyants (7 :15-23)

D) Dernière mise en garde contre la désobéissance et conclusion (7 :24-27).

Jésus Rassemble le Public

Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne ; et, après qu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui. Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit (Mt. 5 :1-2).

Il semble que Jésus a expressément réduit la taille de son auditoire en se détachant de la « multitude » pour s’écarter vers la montagne. La phrase : « ses disciples s’approchèrent de lui », semble indiquer que seules les personnes qui avaient soif des paroles de Jésus se donnèrent la peine de monter la montagne pour y rejoindre Jésus. Elles étaient apparemment moins nombreux, et sont appelées « la foule » dans 7 :28.

Soudain, Jésus commença le sermon s’adressant à Ses disciples. Le message principal de ce sermon n’est pas difficile à deviner. Il dit a son auditoire qu’il existe un certain nombre de caractéristiques qui montrent que telle ou telle autre personne est heureuse, parce que ces caractéristiques appartiennent à ceux iront au ciel. Voila le message principal de ce sermon – Seuls les saints hériteront le royaume de Dieu. Les béatitudes, comme on a l’habitude de dire, énumérées dans 5 :3-12 se caractérisent par ce message.

Jésus a énuméré un certain nombre de traits caractéristiques des personnes heureuses, et a promis un certain nombre de bénédictions qui les accompagnent. Les lecteurs imprudents prétendent que chaque chrétien doit posséder une et une seule béatitude. Les lecteurs attentifs cependant comprennent que Jésus n’était pas en train de dire qu’il existe différentes types de bénédictions pour divers types de croyants, mais Il disait plutôt que tous les vrais croyants recevront une seule et unique bénédiction renfermant toutes les autres types de bénédictions: hériter le royaume des cieux. Il n’y a aucune autre interprétation intelligible à donner à ces paroles :

Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !

Heureux les affligés, car ils seront consolés !

Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre !

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !

Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !

Heureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car le royaume des cieux est à eux !

Heureux serez-vous lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi.

Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous (Mt. 5 :3-13).

Qualités et Bénédictions Relatives

Regroupons ensemble toutes les bénédictions promises. Jésus dit que les heureux (1) hériteront le royaume des cieux, (2) seront consolés, (3) hériteront la terre, (4) seront rassasiés, (5) recevront la miséricorde, (6) verront Dieu, (7) seront appelés fils de Dieu, et (8) hériteront le royaume des cieux (point 1 répété).

Croyez-vous que Jésus veut nous faire comprendre que le royaume des cieux sera hérité seulement par les pauvres en esprit et ceux qui sont persécutés pour la justice ? Est-il possible que ceux qui ont le cœur pur et ceux qui procurent la paix soient appelés fils de Dieu mais qu’ils n’héritent pas le royaume des cieux en fin de compte? Est-il possible que ceux qui procurent la paix soient appelés fils de Dieu mais qu’ils ne reçoivent pas miséricorde? Toutes ces suppositions sont fausses. Il est cependant prudent de conclure que toutes les bénédictions citées ci haut constituent l’unique bénédiction générale – d’hériter le royaume des cieux.

Voyons maintenant les différentes qualités que Jésus a décrites: (1) les pauvres en esprit, (2) les affligés, (3) les doux, (4) les affamés de la justice, (5) les miséricordieux, (6) ceux qui ont le cœur pur, (7) ceux qui procurent la paix et (8) les persécutés.

Croyez-vous que Jésus veut nous faire comprendre qu’on peut avoir un cœur pur sans toutes fois être miséricordieux ? Peut-on être persécuté à cause de l’évangile sans toutes fois avoir soif de la justice ? La réponse c’est non. Vous trouverez la presque totalité de ces qualités chez tous les heureux, a des degrés différents bien sûr.

Certainement, les béatitudes décrivent les diverses qualités des vrais disciples de Jésus. En énumérant ces diverses qualités à Ses disciples, Jésus leur faisait comprendre qu’ils étaient heureux, sauvés et qu’ils se réjouiraient un jour dans les cieux. Il est certain que ces disciples ont souffert, que le monde les a méprisés et les a maltraités, mais ils étaient pourtant heureux aux yeux de Dieu.

Ceux qui ne correspondent pas à la description de Jésus ne sont pas heureux et n’hériteront pas le royaume des cieux. Tout faiseur de disciples se trouve dans l’obligation d’informer sa congrégation de ça.

Traits Caractéristiques des Heureux

Les huit traits caractéristiques des heureux peuvent être interprétés jusqu’à un certain degré. Par exemple, en quoi « être pauvre en esprit » est-il admirable ? Je pense que la description de Jésus nous amène au besoin qu’éprouve quiconque veut être sauvé – il doit se rendre compte de son état de pauvreté spirituelle. On doit reconnaître que l’on a besoin d’un sauveur pour être sauvé. Une telle personne est heureuse si on la compare aux orgueilleux israélites, aveugles à leurs péchés !

Ce premier trait élimine toute autosuffisance et mérite en matière de salut. Est réellement heureux, toute personne reconnaissant qu’elle ne peut rien offrir à Dieu pour être sauvé et que sa propre justice est comme un « vêtement souillé » (Es. 64 :5).

Jésus veut qu’il n’y ait personne qui puisse penser que son propre effort pourrait lui attribuer ces traits caractéristiques des heureux. Non, on est heureux, c’est-à-dire béni par Dieu lorsqu’on possède ces traits. Ca vient de la grâce de Dieu. Le bonheur auquel Jésus se réfère ne consiste seulement pas à hériter le royaume des cieux, mais aussi aux réalisations de Dieu. Lorsque je vois en moi les caractéristiques des heureux, ça me rappelle ce que Dieu a fait en moi par Sa grâce, non pas de mes oeuvres.

Les Affligés

Si la première caractéristique est citée en premier lieu a cause de sa primauté, la deuxième est aussi significative : « Heureux ceux qui sont affligés » (Mt. 5 :4). Est-ce un sentiment de repentance que Jésus décrit ? Je le crois bien, d’autant plus les écritures déclarent clairement que la tristesse selon Dieu produit une repentance a salut (voir 2 Cor.7 :10). Le publicain affligé auquel Jésus fit allusion, dans Luc 18 : 9-14, incarne bien une heureuse personne. Se frappant la poitrine de loin et inclinant humblement sa tête, le publicain implorait la miséricorde de Dieu. Contrairement au pharisien qui, pendant sa prière, rappelait orgueilleusement Dieu de ses dîmes et jeunes, mais qui ne fut pas pardonné contrairement au publicain qui vit tous ses péchés pardonnés. Dans ce récit, c’est le publicain qui était heureux (Luc 18 :9-14). Je me dis que parmi l’auditoire de Jésus, il y eut quelques-uns qui, convaincus par le Saint-Esprit, qui étaient affligés. La consolation du Saint-Esprit sera bientôt leur part.

Si Jésus n’était pas en train de parler de l’affliction initiale émanant de Christ qu’a tout repentant, il doit avoir eu parlé de la tristesse qu’ont tous les vrais croyants à cause de la rébellion de ce monde contre Dieu qui les aime. Paul l’appela « une grande tristesse et un grand chagrin continuel » (Rom.9 :2)

Les Débonnaires

La troisième caractéristique, la douceur, est mentionnée dans les écritures comme étant l’un des fruits de l’Esprit (Galates 5 :22-23). L’on ne s’attribue pas la douceur. On devient doux par la grâce de Dieu et l’activité continuelle du Saint-Esprit dans son coeur. Ainsi, on pourra hériter la terre, d’autant plus que Dieu créera une nouvelle terre ou les justes demeureront. Que ceux qui se disent chrétiens, durs et violents de caractère, soient avertis. Ils ne sont pas parmi les heureux.

Ceux qui ont Faim et Soif de la Justice

La quatrième caractéristique : avoir faim et soif de la justice, décrit le désir interne que Dieu donne à tous ceux qui sont réellement nés de nouveau. Il est choqué par l’injustice de ce monde et dans ce qui reste en lui. Il déteste le péché (voir Ps. 97 :10 ; 119 :128 ; 163), et aime la justice.

Bien souvent, lorsque nous lisons le mot justice dans les écritures, nous avons tendance a le traduire comme étant « la position de justice qui nous a été imputée par Christ », et pourtant ce n’est ce que ce mot signifie toujours. Très souvent, il signifie « une vie menée dans la justice selon le standard de Dieu ». Tel est certainement le message que Jésus donna a Ses disciples, étant donné qu’on ne peut pas avoir faim de ce dont on possède déjà. Ceux qui sont nés de l’Esprit désirent ardemment de mener une vie juste, et ils savent qu’ils seront « rassasiés » (Mt. 5 :6), ils sont certains que Dieu, par Sa grâce, achèvera l’œuvre qu’Il a commencée en eux (Phil. 1 :6).

Ces paroles de Jésus révèlent l’ère de la nouvelle terre « ou demeure la justice » (2 Pi. 3 :13). Il n’y aura aucun péché. Tout le monde aimera Dieu de tout cœur et aimera son voisin comme lui-même. Nous qui avons faim et soif de justice ici, nous serons satisfaits là-bas. En fin, le plus profond désir de nos coeurs sera satisfait : « que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Mt. 6 :10).

Les Miséricordieux

La cinquième caractéristique, la miséricorde, est naturellement possédée par tous ceux qui sont nés de nouveau, parce que Di miséricordieux habite en eux. Ceux qui ne sont pas miséricordieux n’ont pas la bénédiction de Dieu, et prouve ainsi qu’ils ne participent pas a la grâce de Dieu. L’apôtre Jacques affirme que : « le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde » (Ja. 2 :13). Ou ira quelqu’un qui est jugé sans miséricorde, au ciel ou en enfer ? [1] La réponse est évidente.

Jésus a un jour raconté une parabole d’un serviteur qui avait reçu de son maître une grande miséricorde, mais qui ne voulut pas, a son tour, faire miséricorde à un autre serviteur qui lui devait. Quand son maître prit connaissance de cet incident, il « remit ce mauvais serviteur entre les mains du geôlier jusqu’à ce qu’il eut tout payé » (Mt. 18 :34). Toutes les dettes qui lui avaient été remises auparavant lui furent rétablies. Jésus profita de cette occasion pour mettre Ses disciples en garde : « C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur » (Mt. 18 :35). Refuser le pardon a un frère ou a une sœur en Christ qui vous le demande vous fait courir le risque de voir tous vos péchés précédemment pardonnés rétablis. Ainsi vous serez remis entre les mains des tortionnaires jusqu’à ce que vous ayez payé le dernier centime. Est-ce aller au ciel ? Encore une fois, tous ceux qui ne font pas miséricorde aux autres, ne recevront pas la miséricorde de Dieu. De telles personnes ne sont pas heureuses parce qu’elles n’ont aucune bénédiction de Dieu.

Avoir Un Coeur Pur

La sixième caractéristique des citoyens célestes, c’est la pureté de cœur. Les disciples de Jésus, contrairement aux faux chrétiens, ne sanctifient pas leur extérieur seulement. Ils sanctifient leurs coeurs par la grâce de Dieu. Ils aiment Dieu de tout leur cœur, et affectent ainsi leurs méditations et motivations. Ils verront Dieu comme promis par Jésus.

Puis-je poser cette question encore une fois: croyez-vous qu’il existe un vrai croyant sans un coeur pur et qui n’entrera pas dans le royaume de Dieu, par conséquent ? Croyez-vous que Dieu leur dirait : « Vous pouvez entrer au ciel, mais sachez que vous ne me verrez jamais » ? Non, ceux qui iront au ciel sont ceux-la qui ont un coeur pur.

Procurer la Paix

Ceux qui procurent la paix viennent ensuite sur la liste. Ils seront appelés fils de Dieu. Jésus décrit encore une fois les vrais disciples de Christ, d’autant plus que quiconque croit en Christ est fils de Dieu (Gal. 3 :26).

Tous ceux qui sont nés de l’Esprit procurent la paix de trois manières au minimum:

Primo, ils ont la paix avec Dieu puisqu’ils étaient ennemis auparavant (voir Rom. 5 :10)

Secundo, ils vivent en paix avec les autres autant que faire se peut. Il n’y a pas de dissensions et disputes parmi eux. Paul dit que ceux qui vivent dans les disputes, la jalousie, la colère, les dissensions et les divisions n’hériteront pas le royaume de Dieu (voir Gal. 5 :19-21). Les vrais croyants évitent, a la mesure du possible, les luttes et s’intéressent à garder la paix dans toutes leurs relations. Ils savent qu’il est difficile de prétendre être en bonne relation avec Dieu pendant qu’on n’aime pas ses frères et soeurs (voir Mt. 5 :23-24 ; 1 Jean4 :20).

Tertio, par l’évangile qu’ils prêchent, les vrais croyants aident les autres à être en paix avec Dieu et avec leurs voisins. Peut-être que c’est en confirmant l’enseignement de ce verset particulier du sermon sur la montagne que Jacques écrivit : « Et la semence dont le fruit est la justice est plantée dans la paix par ceux qui procurent la paix » (Ja. 3 :8).

Être Persécutés

Jésus appelle en fin heureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice. Il est évident que Jésus parle ici des gens qui vivent dans la justice, non pas ceux-la qui se contentent seulement de la justice de Christ qui leur avait été imputée. Il faut savoir que ceux qui sont persécutes par les païens sont ceux-la qui obéissent aux commandements de Christ. Le royaume de Dieu est a eux.

De quelle type de persécution Jésus parlait-il ? La torture ? Le martyr ? Non. Il a expressément cité les injures et les parjures faites à notre égard a cause de Lui. Ceci montre certainement que lorsqu’on est réellement un vrai chrétien, les non chrétiens le constatent, sinon ils ne nous insulteraient jamais. Il existe un bon nombre de soi-disant chrétiens, difficiles a distinguer des païens, qui ne sont jamais insultes ni critiques par les non chrétiens. Ce sont des imposteurs. Et Jésus dit : « Malheur à vous si tout le monde dit du bien de vous, car c’est comme cela que leurs pères traitaient les faux prophètes » (Luc 6 :26). Prenez garde lorsque tout le monde dira du bien de vous parce que ce sera un signe que vous êtes un faux croyant. Le monde déteste les vrais chrétiens (voir aussi Jean 15 :18-21 ; Gal. 4 :29 ; 2 Ti. 3 :12 ; 1 Jean 3 :13-14).

Sel et Lumière

Jésus rassure Ses disciples obéissants leur disant qu’ils sont bénis, héritiers du royaume des cieux, parce qu’ils ont été transformés. C’est un clin d’oeil aux prédicateurs modernes qui rassurent les boucs de leurs congrégations leur disant qu’ils ne pourront jamais perdre le salut. Jésus a suffisamment aimé Ses disciples jusqu’a leur exhorter a ne jamais se soustraire de la famille des heureux.

Vous êtes le sel de la terre, mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra t-on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulés aux pieds par des hommes. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut-être cachée ; et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux (Mt. 5 :13-16).

Jésus n’exhorte pas Ses disciples à devenir le sel ou la lumière. Il dit (métaphoriquement) qu’ils sont déjà devenus le sel, et les exhorte plutôt à rester sel. Il dit (métaphoriquement) qu’ils sont déjà devenus la lumière, et les exhorte à briller continuellement et à ne pas cacher leur lumière. Que cela diverge des nombreuses prédications données à l’intention des chrétiens leur montrant combien est-il nécessaire de devenir le sel et la lumière du monde. Si quelqu’un n’est pas sel et lumière, il n’est pas du tout disciple de Christ. Il ne fait pas partie de la famille des heureux. Il n’ira pas au ciel.

A l’époque de Jésus, le sel était principalement utilisé pour conserver la viande. Nous, les vrais disciples de Christ, préservons ce monde pécheur de sombrer dans la corruption. Mais si nos comportements ne se distinguent plus de ceux du monde, « nous ne servirons plus à rien » (V.13). Jésus recommande à Ses disciples de garder leur saveur, et gardant jalousement leur unique caractéristique. Ils doivent se distinguer du monde qui les entoure et ne jamais perdre leur « saveur », de peur qu’ils ne soient « jetés par terre et foulés au pied ». C’est l’un des avertissements les plus explicits du Nouveau Testament contre les rétrogradés spirituels, qui est directement adressé aux vrais chrétiens. Le sel est réellement sel a cause de sa saveur. De même, les disciples de Jésus agissent comme des disciples de Jésus ; sinon ils ne seraient pas disciples de Jésus même s’ils l’auraient été un jour.

Les vrais disciples de Christ sont la lumière du monde. La lumière brille toujours. Si elle ne brille pas, elle n’est plus lumière. Par analogie, la lumière représente nos bonnes actions (Mt. 5 :16). Dans ce passage, Jésus n’exhorte pas ceux qui n’ont pas des bonnes actions à en produire. Il exhorte plutôt ceux qui ont déjà des bonnes actions œuvres à ne pas les cacher. Ainsi, ils seront capables de glorifier leur Père céleste parce que la source de leur bonté est Sa présence en eux. Nous voyons ici un équilibre parfait entre la grâce, l’œuvre de Dieu et notre collaboration avec Lui ; On a toujours besoin de ces deux éléments pour être saint.

Jésus et la Loi

Nous commençons un nouveau paragraphe. C’est une section d’une importance capitale, une introduction à tout ce que Jésus dit dans le reste de Son sermon.

Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que la terre et le ciel ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l’un des ces plus petits commandements, et qui enseignera aux autres à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux » (Mt. 5 :17-20).

Si Jésus a mis en garde Ses disciples leur disant qu’Il n’était pas venu pour abolir la loi de Moïse, nous pouvons penser que certaines personnes d’entre son audience prétendaient cela. Il est difficile de dire pourquoi certaines personnes avaient une telle pensée. Peut-être que c’est la dureté de Jésus envers les scribes et les pharisiens qui amena certaines personnes à penser qu’Il était venu abolir la loi et les prophètes.

Quoi qu’il en soit, il est certain que Jésus voulait prévenir Ses disciples sur la fausseté de telles illusions. Il est l’Unique Inspirateur Divin de tout l’Ancien Testament, ce qui implique qu’Il ne pouvait en aucun cas abolir ce qu’Il avait dit à travers Moïse et les prophètes. Au contraire, Il était venu accomplir la loi comme Il l’a dit Lui-même.

Comment a-t-il justement accompli la loi et les prophètes ? Certains pensent que Jésus a seulement accompli les prédictions messianiques. Bien que Jésus les ait accomplies (ou les accomplira), son objectif principal n’est pas pour autant accompli. Le contexte montre qu’Il se referait à toute la loi et toutes les prophéties, de « la plus petite lettre ou iota » (V.18) de la loi au « dernier » (V.19) commandement.

D’autres pensent que Jésus a accompli la loi par sa mort sur la croix et en satisfaisant aux exigences de la loi à notre égard (voir Rom. 8 :4). Non plus, cela ne représente pas tout ce que Jésus a fait pour nous. Comme vous pouvez le remarquer aux versets qui suivent, Jésus ne montre aucun rapport existant entre sa mort ou sa vie et l’accomplissement de la loi. Au contraire, Il déclare, au verset suivant, que « la loi s’accomplira » même si « la terre et le ciel » passeraient, ce qui nous amène loin après sa mort sur la croix. Il a même mentionné que notre attitude, à l’égard de la loi, affectera notre statut au ciel (V.19) et que nous devrions obéir à la loi et aux prophéties plus que les scribes et les pharisiens ; sinon nous n’entrerons pas au ciel (V.20).

Au-delà d’accomplir les prédictions messianiques, de satisfaire aux exigences de la loi à notre égard, Jésus voulait également que Son audience garde les commandements de la loi et qu’elle fasse ce que disaient les prophètes. D’une manière, Jésus a accompli la loi en nous révélant la véritable intention de Dieu sur la loi, en la renforçant et en révélant sa véritable signification, et en ajoutant ce que Son audience manquait pour avoir une parfaite connaissance de la loi. [2] Le mot grec traduit par accomplir au verset 17 est aussi traduit dans le Nouveau Testament comme compléter, finir, remplir, et achever parfaitement. Voila ce Jésus est exactement venu faire.

Nous devons tous comprendre que Jésus n’est pas venu pour abolir la loi et les prophètes, Il est plutôt venu pour les accomplir, c’est-à-dire, « les achever parfaitement ». Lorsque j’arrive sur cette partie du sermon sur la montagne pendant mes enseignements, je me sers généralement d’un verre d’eau à moitié rempli pour montrer à tous que la révélation de Dieu contenue dans la loi et les prophètes n’est pas complète. Quand je dis que Jésus n’est pas venu abolir la loi et les prophètes (je fais semblant de jeter le verre à moitié rempli), quand je dis qu’Il est plutôt venu accomplir la loi et les prophètes (je remplis entièrement le verre à moitié rempli). Ce scénario aide les gens à comprendre la signification des paroles de Jésus.

Les Avantages d’Observer la Loi

En ce qui concerne le respect des commandements des prophètes et de la loi, Jésus ne pouvait pas se faire comprendre autrement. Il savait que Ses disciples seraient obéissants. Ces commandements sont d’une importance capitale. En effet, la manière dont on obéit aux commandements déterminera son statut au ciel : « Celui donc qui supprimera l’un de ces petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera a les observer, celui-la sera appelé grand dans le royaume des cieux » (5 :19).

Nous arrivons en fin au verset 20 : « Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux ».

Ce n’est pas une nouvelle déclaration, c’est plutôt une déclaration de synthèse liée aux versets précédents par la conjonction car. Est-il vraiment important d’observer les commandements de la loi ? Bien sûr que oui, et l’on doit les observer plus que les scribes et pharisiens si l’on veut entrer dans le royaume des cieux. Jésus était encore dans Son sujet principal – seuls les saints hériteront le royaume de Dieu.

A moins qu’il souhaite contredire Christ, aucun faiseur de disciples ne peut rassurer quelqu’un de son salut si sa justice ne dépasse pas celle des scribes et des pharisiens.

De Quel Type de Justice Jésus Parle-t-il ?

Quand Jésus dit que notre justice devra surpasser celle des scribes et des pharisiens, fait-Il allusion à la position légale de justice qui nous a été imputée comme un don ? La réponse est non, a cause des raisons suivantes : Primo, le contexte ne s’accorde pas avec une interprétation pareille. Avant et après cette déclaration (même à travers le sermon sur la montagne), Jésus parle de l’observation des commandements, c’est-à-dire, vivre dans la justice. L’unique interprétation de Ses paroles est que nous devrions vivre dans la justice plus que les scribes et les pharisiens. Il serait absurde de croire que Jésus a considéré les scribes et pharisiens comme étant plus justes que Ses propres disciples. C’est comme qui dirait que Jésus condamnait les scribes et les pharisiens pour les péchés qu’Il ne condamnerait pas Ses disciples à cause d’une petite prière « de confession de foi » [3] que ces derniers avaient faite.

Le problème majeur de la plupart d’entre nous est que nous ne voulons pas accepter la véritable signification de ce verset, parce que ça paraîtrait légaliste. Nous ne comprenons pas la corrélation qui existe entre le fait d’avoir la justice qui nous a été imputée et de marcher dans la justice. L’apôtre Jean a dit cependant : « Petits enfants, que personne ne vous trompe ; celui qui pratique la justice est juste » (1 Jean 3 :7). Nous ne comprenons non plus la corrélation qui existe entre être ne de nouveau et marcher dans la justice, comme dit Jean encore : « Toute personne qui pratique la justice est né de Lui » (1 Jean 2 :29). Jésus pourrait ajouter à Sa déclaration faite dans 5 :20 : « Et si vous vous repentez, vous serez réellement nés de nouveau et vous recevrez la justice comme un don grâce à votre foi vivante. Vous marcherez dans la justice plus que les scribes et des pharisiens si vous coopérez avec la puissance de l’Esprit qui habite en vous »

Plus Saints que les Scribes et les Pharisiens

La question que nous pouvons tous nous poser, en réponse à la déclaration de Jésus faite au chapitre 5 :20 est la suivante : Quel niveau de sainteté les scribes et les pharisiens avaient-ils réellement ? La réponse est : très bas.

Jésus a un jour comparé les scribes et les pharisiens aux « sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au-dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés » (Mt. 23 :27). Cela signifie qu’ils paraissaient justes au dehors, mais ils étaient mauvais au-dedans. Ils s’efforçaient a observer la lettre de la loi au détriment de son esprit, se justifiant souvent en tordant ou en changeant même le sens des commandements de Dieu.

Ce défaut intrinsèque des scribes et pharisiens est, en effet, le point principal du reste de tout le sermon de Jésus sur la montagne. Il cite un bon nombre de commandements de Dieu bien connus a tous. Il révèle, après chaque citation, la différence entre l’observation de la lettre et l’observation de l’esprit de la loi. Pour ce faire, Il expose sans cesse les faux enseignements et l’hypocrisie des scribes et des pharisiens, et ne va pas sans révéler Ses attentes envers Ses disciples.

Jésus commence chaque exemple par les mots : « Vous avez entendu ». Il parle probablement aux personnes qui n’avaient jamais lu, mais qui entendaient seulement les livres de l’Ancien Testament lus dans leurs synagogues par les scribes et les pharisiens. C’est comme qui dirait que son auditoire était condamné à ne suivre que les faux enseignements toute leur vie, assimilant des commentaires tordus de la parole de Dieu et imitant les scribes et les pharisiens et les scribes dans leur style de vie impie.

Aimer Plus que les Scribes et les Pharisiens

En se referant au sixième commandement, Jésus commença à enseigner à Ses disciples ce que Dieu s’attend d’eux, exposant quelques fois l’hypocrisie des scribes et des pharisiens.

Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère Raca ! Mérite d’être puni par le sanhédrin ! Et celui qui lui dira : insensé ! Mérite d’être puni par le feu de la géhenne (Mt. 5 :21-22).

Comprenez d’abord que Jésus exposait des choses qui pourrait mener quelqu’un en enfer. C’est comme d’habitude son thème principal – Seuls les saints hériteront le royaume de Dieu.

Les scribes et les pharisiens prêchaient contre le meurtre, s’appuyant au sixième commandement, seulement parce que le meurtre est un crime qui amènerait quelqu’un au tribunal.

Jésus voulait, cependant, que Ses disciples sachent ce que les pharisiens et les scribes semblaient ignorer – mêmes les « petites » infractions peuvent amener quelqu’un au tribunal de Dieu. Etant donne qu’il est obligatoire de nous aimer les uns les autres (le deuxième plus grand commandement), on doit toujours se considérer comme étant coupable dans le tribunal de Dieu a chaque fois qu’on est fâché contre un frère ou une soeur. Si nous agissons sur notre colère en prononçant des mauvaises paroles, notre infraction devient plus grande a tel point que nous soyons déclarés coupables dans la cour suprême de Dieu. Et si nous allons plus loin matérialisant notre colère par une injure, nous sommes suffisamment coupables devant Dieu pour être jetés en enfer [4] . C’est très grave !

Notre relation avec Dieu est toujours mesurée par nos relations envers les uns les autres. Si nous haïssons notre frère, nous montrons que nous ne possédons pas la vie éternelle.

Jean a écrit :

Quiconque hait son frère est un meurtrier ; et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui (1 Jean 3 :15).

Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas (1Jean 4 :20).

Il est très important que nous nous aimions les uns les autres comme Jésus l’a ordonné, et que nous puissions nous réconcilier a chaque fois que nous nous offensons les uns les autres (voir Mt. 18 :15-17).

Jésus a continué :

Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande (Mt. 5 :23-24).

Ceci implique que si notre relation avec nos frères et soeurs n’est pas bonne, elle n’est non plus bonne ni avec Dieu. Les pharisiens étaient coupables d’accorder plus d’importance aux petites choses et de minimiser les choses les plus importantes, « coulant le moucheron et avalant le chameau » comme le dit Jésus dans Matthieu 23 : 23-24. Ils mettaient l’accent sur des choses comme la dîme et les offrandes, et négligeaient le deuxième plus grand commandement : aimer son prochain comme soi-même. Que c’est hypocrite d’apporter l’offrande pour montrer son amour envers Dieu, pendant qu’on viole Son deuxième plus grand commandement ! Voila Jésus a donne tous ces avertissements.

Partant toujours de la sévérité du jugement de Dieu, Jésus continua par ces paroles :

Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu’il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé le dernier quadrant (Mt. 5 :25-26).

Il serait sage de rester loin de la cour de Dieu en menant une vie paisible avec nos frères et soeurs autant que faire se peut. Si un frère ou une sœur est fâché contre nous et que nous refusions obstinément de nous réconcilier, nous serons « alors en chemin vers la cour », ce qui signifie que notre attitude nous mène vers le jugement de Dieu qu’on finira certainement par regretter. Ces paroles de Jésus ressemblent a celles prononcées au méchant serviteur de Matthieu 18 :23-35. Ce serviteur avait été pardonné, mais il ne voulut pas donner pardon à son tour a un autre serviteur qui lui avait demandé pardon. Sa dette fut restaurée et il fut confié aux tortionnaires « jusqu’à ce qu’il ait payé tout ce qu’il devait » (Mt. 18 :34). C’est pourquoi Jésus nous met en garde contre les terribles conséquences éternelles causées par le simple fait de ne pas aimer notre prochain comme Dieu l’exige.

Être Sexuellement Purs, Non Pas comme les Scribes et les Pharisiens

Le septième commandement fut l’objet du deuxième exemple de Jésus sur la manière dont les scribes et pharisiens observaient la lettre de la loi tout en négligeant son esprit. Jésus veut que Ses disciples soient sexuellement purs, plus que les scribes et les pharisiens.

Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras point d’adultère. Mais moi je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne (Mt. 5 :27-30).

Remarquez encore que Jésus a garde son thème principal – seuls les saints hériteront le royaume de Dieu. Il donne un autre avertissement contre l’enfer et montre ce que nous devons faire pour ne pas tomber dans ses filets.

Les scribes et les pharisiens savaient qu’ils ne pouvaient pas ignorer le septième commandement. Ils s’efforçaient à l’obéir extérieurement, pour paraître fidèles à leurs épouses. Cependant, ils sombraient dans des pensées adultères, s’imaginant en train de faire l’amour avec d’autres femmes. Mentalement, ils pouvaient déshabiller des femmes qu’ils rencontraient sur la place publique. Ils étaient adultères dans leurs cœurs, et transgressaient ainsi l’esprit du septième commandement. Combien ressemblent a ses hommes dans les églises d’aujourd’hui ?

Sans doute, Dieu voulait que les gens soient sexuellement purs. En effet, s’il est mauvais d’avoir des relations sexuelles avec la femme de votre voisin, il est également mauvais de s’imaginer en train de faire des relations sexuelles avec elle. Jésus n’était pas en train d’ajouter du poids sur cette la loi de Moïse qui existait déjà. Le dixième commandement contient une interdiction formelle contre la convoitise : « Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain » (Ex. 20 :17).

Quelqu’un était-il convaincu parmi l’auditoire de Jésus ? Certainement. Que devraient-ils faire ensuite ? Ils devraient immédiatement se repentir comme l’avait ordonné Jésus. De toute façon, ceux qui pratiquent la convoitise doivent arrêter parce qu’ils iront en enfer.

Evidemment, personne ne peut croire que Jésus ait ordonne qu’on s’arrache littéralement les yeux ou l’on se coupe les bras pour surmonter les problèmes de convoitises. Même les borgnes et les manchots convoitent. Jésus a solennellement et énergétiquement insisté sur l’importance d’obéir à l’esprit du septième commandement. Le ciel en dépend.

Suivant le modèle de Christ, tout faiseur de disciples doit exhorter ses disciples a « couper » tout objet de scandale. Si c’est un poste téléviseur, il doit être éteint. Si c’est un magazine, on doit résilier le contrat d’abonnement. Si c’est une connexion sur Internet, elle doit être déconnectée. Si c’est une fenêtre ouverte, on doit la fermer. Aucune de ces choses ne valent l’éternité en enfer ; et parce que le faiseur de disciples aime son troupeau, il doit l’avertir et lui dire la vérité, selon l’exemple qui nous est donne par Jésus.

Un Autre Type d’Adultère

Cet exemple donné par Jésus ressemble tellement à celui que nous venons de voir tout à l’heure, expliquant peut-être pourquoi il vient juste après. On doit le considérer comme une explication et non pas comme un nouveau sujet. Le sujet est « un comportement pouvant être considéré comme un acte d’adultère ».

Il a été dit : « Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce » ; Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose a devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère (Mt. 5 :31-32).

Voici un exemple type de comment les scribes et les pharisiens tordaient les commandements de Dieu pour les adapter à leur style de vie pécheresse.

Imaginons un scénario d’un pharisien du temps de Jésus. De l’autre coté de la rue, vit une femme très attirante qu’il convoite. Il flirte avec elle chaque fois qu’il la voit. Elle semble aussi attirée, ce qui pousse son désir a croître. Il commence a l’imaginer dévêtue, et a l’imagine souvent dans ses fantasmes sexuels. Si seulement il pouvait l’avoir !

Mais il se heurte à un problème sérieux. Il est marié et sa religion interdit l’adultère. Le pharisien ne veut pas briser le septième commandement (bien qu’il le brise a chaque fois qu’il convoite la femme en question). Que peut-il faire pour l’avoir ?

Il y a une solution ! S’il était divorcé, il aurait épousé la dame de ses rêves ! Est-il possible d’obtenir un divorce ? Bien sûr ! Répond son ami pharisien. Il existe même un passage biblique sur ça ! Deutéronome 24 :1 dit de donner une lettre de divorce à la femme lorsqu’on la répudie. Il existe certaines circonstances qui rendent légal un divorce ! Mais quelles sont ces circonstances ? Il lit attentivement ce que Dieu dit :

Lorsqu’un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne plus trouver grâce à ses yeux, parce qu’elle a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison (Deut. 24 :1).

C’est merveilleux ! Il peut divorcer de sa femme s’il découvre en elle quelque chose de honteux ! Et elle en a une ! Elle n’est pas aussi attirante que la femme de l’autre coté de la rue ! (Cet exemple n’est pas légendaire. Le rabbin Hillel, l’enseignant le plus populaire sur les causes et circonstances de divorce à l’époque de Jésus, a dit qu’un homme pourrait légalement répudier sa femme s’il trouvait une autre femme plus belle que la première, car cela était déjà « quelque chose de honteux » aux yeux du mari. Rabbin Hillel ajouta également qu’un homme pourrait répudier sa femme si elle avait mis trop de sel dans la nourriture ou si elle avait tout simplement parlé a un autre homme ou si elle n’avait pas donné un fils).

Ainsi, notre pharisien pourra légalement répudié sa femme en lui donnant une lettre de divorce et épouser aussitôt la femme de ses rêves. Et tout cela se faisait sans aucun remords car la loi de Dieu était supposée respecter !

Une Nouvelle Approche

Il est évident que Dieu ne regarde ni ne voit de la même manière que nous les hommes. Personne ne sait pourquoi Il n’a pas déterminé l’« indécence » dont il est question dans Deutéronome 24 :1-4, pour qu’on sache quand est-ce que le divorce est légitime. En effet, ce passage ne parle rien sur la légitimité du divorce. Il interdit seulement qu’un divorcé ; pour sa deuxième fois, se remarie à son ex-mari ou ex-femme. Dire qu’il existe quoi que ce soit qui puisse expliquer en quoi consiste cette « indécence » aux yeux de Dieu pour rendre son divorce légitime, ce serait forcer sa signification dans la parole de Dieu.

Quoi qu’il en soit, dans la pensée de Dieu, l’homme du scénario qu’on s’est juste présenté ne diffère en rien d’un adultère. Il a violé le septième commandement. Il est en effet plus coupable qu’un adultère ordinaire parce qu’il est reproché du « double adultère ». Comment ? Primo, il a lui-même commis un adultère. Jésus dira plus tard : « Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère » (Mt. 19 :9).

Secundo, puisque son ex-épouse devra chercher un autre homme pour survivre. Dans la pensée de Dieu, ce pharisien est coupable d’avoir obligé sa femme à coucher avec un autre homme. Ainsi, il prend la responsabilité de « l’adultère » de sa femme. [5] Jésus déclara : « Celui qui répudie sa femme sauf pour cause d’infidélité, l’expose à commettre l’adultère » (Mt. 5 :32 – italiques de l’auteur).

Jésus a peut-être accusé notre pharisien de « triple adultère » si Sa déclaration « Quiconque épouse une femme divorcée commet l’adultère » (Mt. 5 :32) signifie que Dieu considère ce pharisien comme étant responsable de l’adultère que commet le mari de son ex-femme. [6]

Ca fut une sujet délicat a l’époque de Jésus comme nous pouvons le constater lorsque les pharisiens posèrent à Jésus la question suivante : « Est-il légitime pour un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ? »(Mt. 19 :3). Leur question révèle leur cœur. Ceux ci voulaient croire que le divorce peut être légitime dans certaines circonstances.

Je dois aussi ajouter qu’il est vraiment honteux de dire qu’il existe un bon nombre de chrétiens qui prennent ces versets, les tordent et placent des lourds fardeaux sur les enfants de Dieu. Jésus ne parle pas d’un chrétien ayant divorcé lorsqu’il/elle était encore païen(e), et qui se marie avec un merveilleux partenaire qui aime Christ aussi. Ne dites pas qu’une telle personne commet l’adultère. Si c’est ce que Jésus voulait dire, nous devrions donc change l’évangile, parce qu’il ne serait plus capable de pourvoir pardon a tous les pécheurs. Nous devrions désormais prêcher : « Jésus est mort pour vous ; si vous vous repentez et si vous croyez en Lui, vos péchés seront pardonnés. Si vous êtes divorcés, ne vous remariez pas de peur que vous ne deveniez adultère ; et la Bible dit que les adultères iront en enfer. De surcroît, si vous êtes divorcé et si vous vous êtes remarié avant de venir à Christ, vous devez répudier votre épouse sinon, vous demeurerez dans l’adultère et aucun adultère n’est sauvé [7] . Est-ce l’évangile ? [8]

Soyez Plus Honnêtes que les Scribes et les Pharisiens

Le troisième exemple que Jésus a donnée sur la méconduite et la mauvaise interprétation de la parole de Dieu caractérisant les scribes et les pharisiens est relatif au commandement de Dieu sur l’honnêteté. Les scribes et pharisiens avaient conçu une manière intelligible de mentir. Nous lisons dans Matthieu 23 :16-22 qu’ayant juré au nom du temple, de l’autel ou des cieux, on était pas contraint a réaliser ses vœux. Cependant, les voeux faits au nom de l’or du temple, de l’offrande sur l’autel, ou de Dieu devraient être respectés et réaliser ! C’est comme les enfants qui pensent qu’ils ne sont pas obligés de dire la vérité aussi longtemps qu’ils croisent leurs doigts derrière le dos. Jésus veut que Ses disciples disent la vérité.

Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : tu ne te parjureras point ; mais tu t’acquitteras envers le Seigneur ce que tu as déclaré par serment. Mais moi je vous dis de ne jurer aucunement, ni par le ciel, parce que c’est le trône de Dieu, ni par la terre parce que c’est son marche pied ; ni par Jérusalem parce que c’est la ville du grand roi. Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu. Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu’on ajoute vient du malin (Mt. 5 :33-37).

Le commandement original de Dieu sur les vœux ne parle des serments faits au nom de quoi que ce soit. Dieu veut que Son peuple dise toujours la vérité, ainsi on n’aurait jamais besoin de jurer.

Jurer n’est pas du tout mauvais parce que faire un voeux est synonyme à juré ou à faire une promesse. En effet, les vœux faits dans l’intention d’obéir à Dieu sont très bons. Le salut commence par un serment à suivre Jésus. Mais lorsque les gens commencent à jurer sur quoi que ce soit pour convaincre les autres à les croire, c’est une preuve vivante qu’ils sont menteurs. Une personne véridique n’a pas besoin de jurer pour qu’on la croie. Malheureusement, les églises d’aujourd’hui sont pleines des menteurs, et leurs serviteurs dirigent souvent par le mensonge et la cupidité.

Tout faiseur de disciples sert de modèle de véridicité et enseigne à Ses disciples de toujours dire la vérité. Il sait que, comme l’a dit Jean, tous les menteurs seront jetés dans le lac de feu et de soufre (Apoc. 21 :8).

Ne Vous Vengez Pas Comme les Scribes et les Pharisiens

Le sujet qui suit sur la liste de Jésus est une perversion pharisienne sur un verset populaire de l’Ancien Testament. Nous avons déjà étudié ce passage dans le chapitre réservé à l’interprétation biblique

Vous avez appris qu’il a été dit : œil pour œil, et dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu’un veut plaider contre toi et prendre ton manteau, laisse-lui encore ta tunique. Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. Donne à celui qui te demande et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi (Mt. 5 :38-42).

La loi de Moise déclare que si quelqu’un est reconnu coupable par la cour pour avoir fait mal une autre personne, sa punition devra être équivalente au préjudice qu’il aurait causé. S’il arrache une dent quelqu’un, on devra lui arracher une dent aussi. Ce commandement fut donné pour des raisons judiciaires en cas de graves délits. Dieu a instauré les cours et tribunaux pour réduire la criminalité, pour assurer la justice et pour en fin empêcher la vengeance. Dieu exige que les juges soient justes et impartiaux dans leurs verdicts. Ils doivent savoir quand appliquer la loi d’ « œil pour œil et dent pour dent ». Mais cette phrase et ce commandement concernent les tribunaux seulement.

Encore une fois, les scribes et les pharisiens avaient tordu ce commandement, le changeant en une loi spirituelle de vengeance. Ils avaient de ce fait adopté la politique de « tolérance zéro », se vengeant même pour des médiocrités.

Néanmoins, Dieu attend toujours le meilleur de Son peuple. Il a expressément interdit la vengeance (voir Deut. 32 :35). Même l’Ancien Testament enseigne que le peuple de Dieu doit faire preuve de bonté envers leurs ennemis (voir Ex. 23 :4-5 ; Prov. 25 :21-22). Jésus entérine cette vérité en recommandant Ses disciples a donner l’autre joue et a faire un mille de plus a chaque fois qu’ils se confrontent avec des mauvaises gens. Lorsqu’on nous fait mal, Dieu veut que nous soyons miséricordieux, rendant du bien au mal causé.

Dirait-on que Jésus exige que nous laissions les gens nous piller et ruiner nos vies autant qu’ils voudront ? Est-il mauvais de traîner un païen au tribunal pour que justice vous soit rendue pour l’injustice que vous avez subie ? Pas du tout. Nous devons exiger que justice soit faite pour des graves délits, non pas pour nous venger. Retenez que Jésus ne nous a pas dit de nous devant ceux qui veulent nous étrangler ou nous poignarder. Il n’a même pas dit que nous devrions céder notre maison à celui qui nous vole notre voiture. Jésus nous a purement et simplement dit de faire preuve de tolérance et de miséricorde d’un niveau supérieur comme nous faisons face aux offenses et défis quotidiens dans nos relations avec les autres. Il veut que notre bonté et gentillesse étourdissent nos ennemis. Les scribes et les pharisiens sont loin de ce standard.

Pourquoi la presque totalité de ceux qui se disent chrétiens sont-ils aussi facilement offensés ? Pourquoi sont-ils facilement énervés par des offenses qui sont de loin inférieures à une gifle ? Pourrait-on dire qu’ils sont réellement sauvés ? Tout faiseur de disciples donne un bon exemple de donner l’autre joue et enseigne ses disciples à faire de même.

Ne Haïssez pas Vos Ennemis comme les Scribes et les Pharisiens

Jésus donne en fin un autre commandement de Dieu que les scribes et les pharisiens avaient altéré pour mettre à l’aise leurs cœurs remplis de haine.

Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : aimez vos ennemis et bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même ? Si vous saluez vos frères seulement, que faites-vous d’extraordinaire? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même ? Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait (Mt. 5 :43-48).

Dieu a dit, dans l’Ancien Testament, « Aime ton prochain comme toi-même » (Lévi. 19 :18), mais les scribes et les pharisiens avaient définis le mot voisin comme étant seulement ceux qui s’aimaient. Tous ceux qui restent sont des ennemis ; et puisque Dieu a dit que nous devions aimer notre prochain, il est logique que nous haïssions nos ennemis. Mais Jésus a montré que cela n’est pas l’intention de Dieu.

Jésus enseignera plus loin par l’histoire du bon samaritain que nous devons considérer tout le monde comme étant notre prochain [9] . Dieu nous recommande a aimer tout le monde, nos ennemis inclus. Tel est le standard que Dieu a établi pour Ses enfants, par lequel standard Il vit Lui aussi. Il envoie la pluie et le soleil pour que tout le monde, les bons et les mauvais, puisse moissonner. Nous devons suivre Son modèle, faisant preuve de gentillesse et de bonté même à ceux qui ne le méritent pas. En agissant ainsi, le monde verra et croira que nous sommes réellement les « fils de notre Père qui est aux cieux » (Mt. 5 :45). Les véritables personnes nées de nouveau agissent comme leur Père.

Le type d’amour que nous devons montrer à nos ennemis ne consiste pas en émotion et ne signifie pas que nous approuvons leur méchanceté. Dieu ne nous dit pas de perdre notre temps en essayant de créer des chaleureuses relations avec ceux qui s’opposent à nous. Il ne nous dit pas de croire et de dire que nos ennemis sont des gens formidables. Il veut plutôt que nous soyons miséricordieux envers les autres et que nous oeuvrions pour cette fin, les saluant et priant pour eux au juste minimum.

Notez que Jésus était sur Son thème principal – seuls les saints hériteront le royaume de Dieu. Il dit à Ses disciples que s’ils aiment ceux qui les aiment seulement, ils ne se distingueront pas des païens et des publicains, deux types de gens connus par tous qu’ils sont destinés à l’enfer.

Pratiquer le Bien pour des Bonnes Causes, Ne Soyez pas Comme

les Scribes et les Pharisiens

Non seulement Jésus veut que Ses disciples soient saints, Il veut également qu’ils aient des bonnes motivations. Il est possible d’obéir aux commandements de Dieu et de Lui déplaire en même temps lorsqu’on obéit a Ses commandements pour des mauvaises causes. Jésus s’acharnait toujours aux scribes et aux pharisiens à cause de leur mauvais caractère. Ils faisaient les bonnes actions pour être glorifiés par les hommes (voir Mt. 23 :5). Il veut que Ses disciples soient différents.

Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus ; autrement, vous n’aurez pas de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. Lors donc que tu fais l’aumône, ne son pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans le synagogues et dans les rues afin d’être glorifiés par les hommes [la foule savait a qui Jésus faisait allusion]. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu fais l’aumône, que ta main droite ne sache pas ce que fait ta main gauche afin que ton aumône se fasse en secret ; et ton Père qui voit dans le secret te le rendra (Mt. 6 :1-4).

Jésus veut que Ses disciples donnent de l’aumône aux pauvres. La loi nous l’ordonne (voir Ex. 21 :11 ; Lev. 19 :10 ; 23 :22 ; 25 :35 ; Deut. 15 :7-11), mais les scribes et les pharisiens le faisaient en sonnant la trompette ostensiblement, pour appeler les pauvres à leur distribution généreuse et publique. Mais, il existe cependant un grand nombre de chrétiens qui ne donnent rien aux pauvres ? Ils n’en sont même pas encore arrivés au point d’examiner ce qui les pousse à donner l’aumône, parce qu’ils n’en donnent pas encore. Si les scribes et les pharisiens étaient poussés par l’égoïsme à faire la publicité de leur aumône, qu’est-ce qui pousse les chrétiens à ignorer la souffrance des pauvres ? Pourrait-on dire que leur justice dépasse celle des pharisiens et des scribes, a cet égard?

Et comme Paul en fit l’écho dans 1 Corinthiens 3 :10-15, nous pouvons faire des bonnes actions avec des mauvaises motivations. Si nos motivations sont mauvaises nos bonnes actions ne seront pas récompensées. Paul poussa loin jusqu’à dire qu’on peut même prêcher l’évangile avec des mauvaises motivations (voir Phil. 1 :15-17). Et comme Jésus l’a prescrit, l’unique moyen de savoir si nos aumônes sont faites avec des motivations pures est de les faire en secret, a tel point que la main droite ne sache ce qu’a fait la main gauche. Tout faiseur de disciples enseigne à ses disciples l’importance de donner au pauvre (selon les moyens dont on dispose), et dans une totale discrétion.

Prier et Jeûner pour la Bonne Cause

Jésus veut que Ses disciples prient et jeûnent, pour ne pas être vus par les hommes mais par Dieu le Père. Sinon, ils ne seront pas différents des scribes et des pharisiens, citoyens de l’enfer, qui prient et jeûnent pour recevoir la louange des gens, une récompense purement temporaire. C’est ainsi que Jésus a exhorté Ses disciples disant:

Lorsque vous priez, ne soyez pas comme des hypocrites, qui aiment à prier débout dans les synagogues et aux coins des rues pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme la porte et prie ton Père qui est la dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te le rendra (Mt. 6 :5-6 ; 16-18).

Combien d’entre ceux qui se disent chrétiens ont une vie de prière catastrophique et n’ont jamais jeûné ? [10] Comment leur justice pouvait-elle dépasser celle des scribes et des pharisiens, à cet égard, sachant que ces derniers pratiquaient les deux à la fois (pour de mauvaises causes malheureusement) ?

Exagération dans la Prière et le Jeûne

En ce qui concerne la prière, Jésus donne des instructions particulières à Ses disciples sur comment ils devraient prier. Jésus veut que nous priions d’une manière qui ne déshonore pas son Père céleste. Cela est possible si nous respectons Ses instructions et la révélation qu’Il nous donne pendant que nous prions. Puisque, a titre d’exemple, Dieu connaît tout ce dont nous avons besoin avant que nous ayons demande (Il est omniscient), nous n’avons pas besoin de faire des répétitions inutiles pendant que nous prions :

En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de parole, ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous ne le lui demandiez (Mt. 6 :7-8).

En réalité, nos prières montrent a quel niveau nous connaissons Dieu. Ceux qui le connaissent tel qu’Il est révélé dans Sa parole demande, à la fin de leurs prières, que Sa volonté soit faite et qu’Il soit glorifié. Leur plus ardent désir est d’être saint, et de Lui plaire totalement. Ca se reflète dans la prière modèle que Jésus nous a laissée, la prière du Seigneur, se trouvant dans l’instruction que Jésus donna ensuite à Ses disciples. Ça indique ses attentes sur nos priorités et notre dévotion [11] .

Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit glorifié ! Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la Terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien (Mt. 6 :9-11).

La toute première préoccupation des disciples de Christ est que le nom de Dieu soit sanctifié, qu’il soit respecté, qu’il soit révéré et reconnu saint.

Evidemment, ceux qui prient que le nom de Dieu soit sanctifié doivent être saints eux-mêmes, pour pouvoir sanctifier le nom de Dieu. Faire autrement serait de l’hypocrite pure et simple. D’ou, cette prière reflète notre désir de voir le monde se soumettre à Dieu comme nous Lui sommes soumis.

La deuxième requête de la prière modèle est similaire à la première : « Que ton règne vienne ». L’idée du royaume implique l’existence d’un roi qui règne sur son royaume. Tout disciple désire voir son Roi, celui qui règne sur sa vie, régner sur toute la Terre. Oh ! Que tout genou fléchisse devant le Roi Jésus dans l’obéissance de la foi!

La troisième requête fait l’écho de la première et de la deuxième : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». Encore une fois, il nous serait difficile de faire une prière pareille si nous ne sommes pas soumis à Sa volonté ? Tout véritable disciple souhaite que la volonté de Dieu soit faite sur la terre comme au ciel – parfaitement et complètement. Que le nom de Dieu soit sanctifié, que sa volonté soit faite, que son règne vienne doivent constituer notre priorité plutôt qu’avoir de la nourriture, notre « pain quotidien ». Cette quatrième requête vient en cette position pour une cause réelle. Elle montre comment transmettre nos requêtes par ordre de priorités, ce qui écarte toute cupidité. Les disciples de Jésus servent Dieu, ils ne servent pas mammon. Ils ne s’intéressent pas à amasser les trésors terrestres.

Puis-je dire que cette quatrième requête montre que cette prière modèle devrait être faite chaque jour, au début de chaque journée.

La Prière Modèle Continue

Les disciples de Christ commettent-ils de péchés ? Apparemment oui parce que Jésus leur a appris comment demander pardon pour leurs offenses.

Pardonne-nous nos offenses comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offense ; ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c’est à toi qu’appartiennent dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen ! Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses (Mt. 6 :12-15).

Les disciples de Jésus savent bel et bien que leur désobéissance offense Dieu, et lorsqu’ils pêchent, ils éprouvent de la honte. Ils désirent que cette tâche leur soit enlevée aussi tôt que possible. Dieu merci, parce que notre Père céleste est disposé à nos pardonner, a chaque fois que nous demandons pardon, ce qui constitue la cinquième requête de la prière du Seigneur.

Leur pardon est conditionné par le pardon qu’ils accordent à ceux qui les offensent. Ils pardonnent à tous ceux qui leur demandent pardon parce qu’ils ont, eux aussi, été pardonnés. Ils aiment et œuvrent pour la réconciliation avec les autres. S’ils refusent le pardon a ceux qui le leur demandent, Dieu ne les pardonnera pas non plus.

La sixième et la dernière requête montre également que tout véritable disciple de Christ désire marcher dans la sainteté : « Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du mal [du malin] ». Tout disciple de Christ désire et recherche la sainteté a tel point qu’il demande à Dieu de ne pas l’induire en tentation de peur qu’il y succombe. Il demande également à Dieu d’être délivré du mal éventuel. C’est certainement une merveilleuse prière que tout un chacun devrait faire avant qu’il ne commence pas son jour, dans ce monde méchant et plein de tentation. Dieu répondra favorablement à la prière qu’il nous a Lui-même apprise !

Ceux qui connaissent leur Dieu savent pourquoi les six requêtes valent-elles la peine. La raison est révélée dans la dernière ligne de la prière : « Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles » (Mt. 6 :13). Dieu est un grand Roi qui règne sur Son royaume. Dans ce royaume, nous sommes des serviteurs. Il est le Tout-puissant et personne ne peut résister à Sa volonté. A Lui soit la gloire pour toujours. Il est digne de notre obéissance.

Quel est le thème le plus dominant de cette prière du Seigneur ? C’est La sainteté. Les disciples de Christ veulent que le nom de Dieu soit sanctifié, que Son règne soit établi sur la Terre, et que Sa volonté soit parfaitement faite partout dans le monde. C’est plus que le pain quotidien. Ils sont déterminés à Lui plaire, et lorsqu’ils échouent, ils bénéficient de Son pardon. Ayant été pardonnés, ils étendent les effets de ce pardon à l’extrémité de la terre. Ils souhaitent marcher dans la sainteté parfaite, au point d’éviter les tentations, car elles augmentent les chances de pécher. Tout faiseur de disciples enseigne ces choses à ses disciples.

Le Disciple et Ses Richesses

Il y a un autre sujet que nous trouvons dans le sermon sur la montagne, celui-ci est potentiellement perturbant pour quiconque se dit chrétien mais dont l’ultime préoccupation est de s’accumuler des richesses.

Ne vous amassez pas de trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car, là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, ton corps sera éclairé ; mais si ton œil est en mauvais état, ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres ! Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon (Mt. 6 :19-24).

Jésus nous interdit de nous amasser des trésors sur terre. Qu’est-ce qu’un « trésor » ? Littéralement, un trésor est tout ce qu’on peut soigneusement garder dans un coffre-fort, et qui est rarement utilisé. Jésus définit un trésor comme étant tout ce qui attire de la teigne, de la rouille et des voleurs. En d’autres termes, on peut dire qu’un trésor est tout ce qui est « non essentielle ». La teigne s’attaque souvent à des choses qui sont cachées ou abandonnées dans nos magasins, elle ne s’attaque jamais a celles dont nous avons l’habitude d’utiliser. La rouille ronge les choses que nous utilisons rarement. Dans les pays développés, les voleurs s’en prennent souvent à des telles choses, celles dont on n’a pas besoin : les œuvres d’art, les bijoux, les gadgets coûteux et tout ce qui peut être conserver.

Les véritables disciples « abandonnent facilement leurs possessions » (voir Luc 14 :33). Ils ne sont que des gérants de la richesse de Dieu ; chacune de leurs décisions de dépenser l’argent se doit être spirituelle. La façon dont nous affectons et dépensons nos finances révèle bien nos motivations et celui qui contrôle notre vie. Lorsque nous accumulons « des trésors », nous épargnons l’argent et achetons des choses qui ne sont pas du tout essentielles, nous révélons effectivement que Jésus ne contrôle pas nos vies, sinon nous aurions pu mieux faire avec l’ argent que ce Seigneur nous a confié.

Comment pouvons-nous affecter nos finances ? Jésus nous ordonne de nous amasser du trésor dans le ciel. Est-ce possible ? Regardez ce qu’Il nous dit dans l’évangile de Luc : « Vendez ce que vous possédez et donnez-les en charité ; faites-vous des trésors qui ne s’épuisent pas, des trésors dans les cieux, là où les voleurs ne percent, ni la teigne, ni la rouille ne détruisent » (Luc 12 :33).

En investissant notre argent dans l’assistance des pauvres et l’expansion de l’évangile, nous nous amassons des trésors dans les cieux. Jésus nous appelle à investir durablement tout ce que nous possédons et dont la valeur se déprécie. C’est ce que tout faiseur de disciples doit faire, et apprendre à ses disciples.

Le Mauvais Oeil

Quel enseignement peut-on tirer de la déclaration de Jésus sur celui qui a tout son corps illumine grâce à ses bons yeux et celui qui a tout son corps rempli de ténèbres a cause de ses mauvais yeux ? Cette déclaration fait certainement allusion aux finances et autres biens matériels, car c’est juste le sujet qu’Il traite avant et après cette déclaration.

Le mot grec traduit par « mauvais » dans 6 :23 est traduit « envieux » dans Matthieu 20 :15. Il s’agit, là-bas, d’un employeur qui dit a son travailleur : « Ton œil est-il envieux parce que j’ai été généreux ? ». Littéralement, un oeil ne peut être envieux. Donc, l’expression « un oeil envieux » (ou mauvais) désigne une cupide personne. Cela nous permet de bien comprendre la signification de Matthieu 6 :22-23.

Celui qui a un bon œil représente quelqu’un qui a un coeur pur, permettant à la lumière de vérité de pénétrer en lui. C’est une personne qui sert Dieu de tout son coeur et qui amasse des trésors, non sur terre mais, dans les cieux où est son cœur. Celui qui a mauvais œil représente une personne qui ne permet pas à la lumière de vérité de pénétrer en elle car elle prétend avoir déjà reçu la vérité, et ouvre ainsi la porte aux ténèbres, croyant aux mensonges. C’est une personne qui s’amasse des richesses sur la terre, là où est son cœur. Une telle personne pense que la vie consiste en l’autosatisfaction et la dépendance de soi. L’argent est son dieu, et n’entrera pas au ciel par conséquent.

Que signifie avoir l’argent pour son dieu ? Ca signifie que l’argent occupe dans sa vie la place que Dieu devrait normalement occupée. C’est une vie dirigée par l’argent, par excellence. L’argent dévore l’énergie, le temps et toute la pensée. Elle devient la source principale de votre joie. Vous l’aimez [12] . C’est pour cela que Paul compare la cupidité à l’idolâtrie, déclarant qu’aucun cupide ne verra le royaume des cieux (voir Eph. 5 :5 ; Col. 3 :5-6).

Dieu et l’argent veulent, chacun de sa manière, contrôler nos vies, et Jésus a clairement dit que nous ne pouvons pas servir les deux en même temps. Nous voyons encore une fois que le thème principal de Jésus reste inchangé – seuls les saints hériteront le royaume de Dieu. Il a clairement déclare que ceux qui sont remplis des ténèbres, dont l’argent est leur dieu, dont les cœurs sont sur la terre et qui s’amassent des trésors sur la terre, ne sont pas sur le chemin étroit qui mène à la vie.

Une Convoitise Futile

Se préoccuper des choses matérielles n’est pas seulement mauvais lorsque ça nous plonge dans des dépenses inutiles. Il y a même ceux qui préoccupent des choses futiles. Jésus continua :

Nul ne peut servir deux maîtres. Car, il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. C’est pourquoi je vous dis : ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni de votre corps de ce que vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans le grenier ; et votre père Céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? Et pourquoi vous inquiétez-vous au sujet des vêtements ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que Salomon, même dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe de champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous, que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père Céleste sait que vous en avez besoin.

Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu, et toutes ces choses vous seront données par dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine (Mt. 6 :25-34).

Il y a certainement beaucoup de gens qui ont de la peine a comprendre ces paroles de Jésus. A quand date la toute dernière fois ou vous vous êtes inquiétez pour la nourriture, la boisson ou les vêtements ?

Cependant, tout le monde est concerne par les paroles de Jésus. S‘il nous est interdit de nous inquiéter sur les choses essentielles de cette vie, à combien plus forte raison serait-il mauvais de nous préoccuper des choses qui ne sont pas du tout essentielles dans cette vie? Jésus révèle le sacré sujet de notre préoccupation : le royaume de Dieu et Sa justice. Lorsqu’un chrétien s’arroge le droit de ne pas payer la dîme (un commandement de l’ancienne alliance), mais qu’il se paie a dessein toutes les futilités, atteint-il le standard de Jésus qui consiste à chercher d’abord le royaume de Dieu et Sa justice ? La réponse est évidente.

L’Accusateur des Frères

La série des commandements que Jésus a donnés à Ses disciples traite du péché de juger les autres :

Ne jugez point afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement que vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère : laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère (Mt. 7 :1-5).

Bien que Jésus n’ait ni directement ni indirectement parlé des scribes et des pharisiens dans ce passage, ils étaient certainement coupables de ce péché en considération ; Ils ont même pu trouvé quelques fautes en Lui.

Que signifie exactement l’avertissement de Jésus contre le fait de juger les autres ?

Voyons d’abord, ce qu’il n’a pas dire. Il n’a pas dit que les actions et comportements des gens ne peuvent pas nous aider a discerner et déterminer ce qu’ils sont réellement. C’est suffisamment clair. Juste après cette section, Jésus interdit a Ses disciples de jeter leurs bijoux au pourceau ou de donner aux chiens ce qui est saint (7 :6). Il fait allusion à certains personnages, les comparant a des chiens et des porcs, des gens qui ne s’intéressent nullement aux saintes choses, les « perles », qui leur sont données. Evidemment, des telles personnes ne sont pas sauvées. Et nous devons certainement être capables de juger si tel est un chien ou tel autre est un porc, pour pouvoir obéir à ce commandement de Jésus.

De surcroît, Jésus enseigne brièvement Ses disciples comment juger les faux enseignants, « les loups en vêtements de brebis » (7 :15), sonder simplement leurs fruits. Clairement, nous devons pouvoir observer le mode de vie de quelqu’un avant de le juger, si nous voulons obéir aux instructions de Jésus.

De même, Paul écrivit aux croyants Corinthiens :

Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne même pas manger avec un tel homme (1 Cor. 5 :11).

Pour pouvoir obéir a cette instruction, il nous faut examiner d’abord le mode de vie de quelqu’un avant de porter un quelconque jugement contre lui.

L’apôtre Jean nous dit, lui aussi, que nous pouvons facilement discerner qui est de Dieu et qui est du diable. Si nous observons son style de vie, il nous sera facile de dire si tel est sauvé ou s’il ne l’est pas (voir 1 Jean 3 :10).

Cela étant, discerner si une personne appartient à Dieu ou à Satan en examinant son style de vie, ce n’est pas un péché de juger les autres que Christ nous interdit de commettre. Quel est donc ce message que Jésus nous transmet par dessus tout ? Jésus ne nous autorise pas a chercher les petites fautes, la paille, de nos frères (Il utilisé d’ailleurs le mot frère trois fois dans ce passage pour des raisons d’insistance). Jésus ne nous défend pas de juger les païens (Il nous encourager d’ailleurs a le faire, a travers ce sermon). Par contre, toutes ces instructions de Jésus s’appliquent entre frères. Un chrétien ne doit en aucun cas se permettre de chercher les petites fautes d’un autre chrétien. Et si cela arrive, on comprend directement que c’est parce que l’accusateur en question a ignore ses propres fautes qui sont généralement plus graves. Au cas échéant, un tel chrétien est hypocrite. Et Jésus a une fois dit à la foule des juges hypocrites : « que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle » (Jean 8 :7)

L’apôtre Jacques écrivit, dans son épître qui paraphrase parfaitement le sermon sur la montagne, ce qui suit : « Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin que vous ne soyez pas jugés : voici, le juge est à la porte » (Ja. 5 :9). Cette déclaration nous permet peut-être de comprendre pourquoi Jésus nous interdit de chercher des fautes de nos frères chrétiens et de les publier, nous plaignant les uns les autres. C’est l’un des péchés les plus flagrants dans l’église d’aujourd’hui, et ceux qui en commettent se placent malheureusement dans une position de se faire jugés a leur tour. Lorsque nous murmurons contre notre frère, étalant publiquement ses défauts, nous violons la règle d’or, parce que personne, nous non plus, n’aime qu’on le critique derrière son dos.

Lorsque notre frère bronche, nous pouvons l’approcher dans l’amour et lui montrer sa faute. Nous devons bien sûr le faire sans hypocrisie, nous examinant nous-mêmes d’abord de peur que nous ne soyons pas trouvés plus coupables que notre supposé frère défaillant que nous voulons confronter. Il est cependant inutile d’essayer d’approcher un païen par de telles stratégies, parce que ce serait certainement une perte de temps et d’énergie comme le déclare le verset suivant. Jésus dit :

Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent (Mt. 7 :6).

De même, un proverbe dit : « Ne reprends pas le moqueur, de crainte qu’il ne te haïsse : reprends le sage, et il t’aimera » (Prov. 9 :8). Jésus dira ensuite à Ses disciples de secouer la poussière de leurs pieds lorsque leur évangile sera rejeté. Une fois que les « chiens » sont identifiés de par leur désintéressement a la vérité, Dieu ne veut pas que Ses serviteurs y perdent leur temps en essayant de les convaincre, d’autant plus qu’il existe encore un grand nombre qui n’a pas encore eu l’ opportunité d’entendre la bonne nouvelle.

Exhortation à la Prière

Nous arrivons finalement à la dernière section du sermon de Jésus. Ca commence avec quelques promesses relatives à la prière :

Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ? Ou, s’il demande un poisson lui donnera-t-il un serpent ? Si donc, méchant comme vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent (Mt. 7 :7-11).

Un lecteur serait quelque part en train de se gratter la tête, disant : « voici section du sermon qui n’a rien à voir avec la sainteté ».

Mais, ça dépend de ce que nous demandons, cherchons ou de ce pourquoi nous frappons par la prière. Tout comme ceux qui ont « faim et soif de la justice », notre désir se doit être celui d’obéir à tous les commandements de Jésus que nous trouvons Son sermon, et ce désir doit certainement être reflété par nos prières. En effet, la prière modèle que Jésus nous a montrée dans ce sermon est l’expression du désir de voir la volonté de Dieu s’accomplir et de vivre dans la sainteté.

En plus, la version de Luc de cette promesses relative a la prière, se termine comme suit : « Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donnez de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent » (Luc 11 :13). Jésus ne faisait pas allusions aux biens luxueux lorsqu’il promit de « bonnes choses». Dans sa pensée, le Saint-Esprit est « une bonne chose », parce que c’est lui qui nous sanctifie et qui nous aide à répandre la bonne nouvelle qui sanctifie tous ceux qui y croient. Et seuls ceux qui sont saints vont au ciel.

Les autres bonnes choses sont tout ce qui constitue la volonté de Dieu. Dieu est certainement plus préoccupé par Sa volonté et Son royaume, et nous pouvons ainsi nous attendre à ce que toute prière faite en vue d’épanouir le royaume de Dieu sera exhaussée.

Un Mot de Synthèse

Nous arrivons maintenant au verset qui constitue le résumé de toutes les paroles de Jésus déjà prononcées dans ce sermon. Pas mal de commentateurs le ratent, mais il est très important que nous le sachions. Ce verset particulier constitue certainement la conclusion du sermon de la montagne. Mais combien de paroles de Jésus ce verset conclut-il ? Lisez et pensez-y :

Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes (Mt. 7 :12).

Cette déclaration ne peut en aucun être un résumé des quelques paroles que Jésus a prononcées sur la prière, sinon, elle n’aurait aucun sens.

Rappelez-vous qu’au début de Son sermon, Jésus a tenu a préciser qu’Il n’était pas venu pour abolir la loi et les prophètes (voir Mt. 5 :17). De ce point de Son sermon jusqu’au verset pris en considération, il n’a fait qu’entériner et expliquer les commandements de Dieu de l’Ancien Testament. Ainsi, Il résume tout ce qu’il a jusque-la a ordonné, en n’altérant aucune loi ni prophétie : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes » (Mt. 7 :12). La phrase « la loi et les prophètes », relie ensemble tout ce que Jésus a dit entre Matthieu 5 :17 et 7 :12.

Maintenant, comme Jésus commence la conclusion de Son sermon, il réitère encore une fois son thème principal – seuls les saints entreront dans le royaume de Dieu :

Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entre par là. Mais étroite est la porte, resserré est le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent (Mt. 7 :13-14).

Evidemment la porte étroite et le chemin qui mènent à la vie, que peu trouvent, représentent le salut. La porte large et le chemin spacieux qui conduisent à la perdition, l’issue de la majorité, représentent la condamnation. Si toutes les paroles de Jésus prononcées avant de faire cette déclaration signifient quelque chose, si ce sermon a une certaine progression logique, si Jésus est un redoutable communicateur, alors l’interprétation la plus naturelle de la voie étroite serait suivre Jésus, obéir à Ses commandements. Le chemin spacieux serait alors son opposé. Combien d’entre ceux qui se disent chrétiens sont sur le chemin étroit décrit dans ce sermon ? Tout véritable faiseur de disciples se trouve sur ce chemin étroit, et y conduit ses disciples. Il est anormal pour bon nombre de soi-disant chrétiens que Jésus n’ait rien dit sur la foi en Lui, dans ce sermon, mais qu’Il ait suffisamment parlé du salut et de la condamnation. Pour ceux qui comprennent l’inséparable corrélation entre la foi et le comportement, ce sermon ne cause aucun problème. Ceux qui obéissent à Jésus prouvent leur foi par leurs actes. Ceux qui n’obéissent pas a Lui ne croient non plus qu’Il soit le Fils de Dieu. Ce n’est pas seulement notre salut qui prouve la richesse de la grâce de Dieu envers nous, mais aussi la transformation qui a eu lieu dans nos vies. Notre sainteté prend sa vraie source dans Sa sainteté.

Éprouver les Religieux

Comme Jésus continuait dans Sa conclusion, Il mit Ses disciples en garde contre les faux prophètes qui acheminent les aveugles vers la destruction. Ceux qui se perdent sont ceux-la qui n’appartiennent pas à Dieu, mais qui se déguisent plutôt en fils de Dieu. Tous les faux enseignants et les faux prophètes sont regroupés dans cette catégorie. Comment peut-on alors les identifiés ?

Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Ceux qui me disent Seigneur ! Seigneur ! N’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé les démons par ton nom ? N’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors, je leur dirai ouvertement : je ne vous ai jamais connu, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité (Mt. 7 :15-23).

Jésus indique certainement que les faux enseignants sont tellement rusés. Ils possèdent quelques apparences extérieures donnant l’impression d’être authentiques. Ils appellent Jésus leur Seigneur, ils prophétisent, ils chassent les démons et opèrent des miracles. Mais ils sont des vrais « loups ravisseurs » déguisés en « brebis ». Ils ne sont pas des vraies brebis. Comment peu-on donc les reconnaître, savoir s’ils sont des vrais ou des faux prophètes? C’est en examinant les fruits qu’ils portent que nous pouvons les identifier.

Quels sont ces fruits dont Jésus parle ? Il n’est pas question de fruits de miracles, ce sont les fruits d’obéissance à tous les commandements de Jésus. Les véritables brebis font la volonté de notre Père. Les faux prophètes « pratiquent l’iniquité » (7 :23). Notre responsabilité consiste donc à soumettre leurs fruits au test du Seigneur Jésus.

Les faux enseignants pullulent dans l’Eglise d’aujourd’hui ; et cela ne doit pas nous étonner, d’autant plus que Jésus et Paul ont prédit, il y a bien longtemps, qu’au fur et à mesure que la fin approche, les faux enseignants et les faux prophètes augmenteront en nombre (voir Mt. 24 :11, 2 Ti.4 :3-4). Les faux enseignants les plus courants sont ceux-la qui enseignent que les cieux accueilliront même les impurs. Ils sont responsables de la perdition éternelle des millions des personnes. A leur propos, John Wesley dit :

Comme c’est terrible ! – Lorsque les ambassadeurs de Christ deviennent des agents du diable ! – Lorsqu’ils enseignent aux gens comment aller en enfer alors qu’ils avaient été envoyés prêcher et montrer le chemin du ciel ! Et lorsqu’on me demande, « pourquoi un être humain peut-il faire une chose…pareille »…Je réponds que, dix mille sages et hommes pieux ; et même tous ceux qui, peut importe leurs dénominations, encouragent les orgueilleux, les frivoles, les amis du monde, les hommes de plaisir, les injustes ou les méchants, les petits, les insouciants, les intouchables, les créatures futiles, ceux qui ne veulent pas être reprochés à cause de la justice de ne pas penser qu’ils vont au ciel. Ils sont des faux prophètes au vrai sens du mot. Ils sont des traîtres à Dieu et aux hommes…Et ils remplissent sans cesse le monde des ténèbres ; et a chaque fois qu’ils trouvent une âme faible, ils la détruisent, et la précipitent en enfer ! [13]

Il est intéressant de voir que John Wesley commentait sur les faux prophètes auxquels Jésus fait mention en Matthieu 7 :15-23.

Remarquez que Jésus a clairement dit, contrairement à ce qu’enseignent la presque totalité des faux prophètes aujourd’hui, que tous ceux qui ne portent pas de bons fruits seront jetés en enfer (voir 7 :19). En plus, cela ne s’applique seulement pas aux enseignants et aux prophètes, ça s’applique à tout le monde. Jésus dit : « Ce n’est pas toute personne qui me dit ‘ Seigneur, Seigneur’ qui entrera dans le royaume des cieux, mais c’est celle qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux (Mt. 7 :21). Ce qui concerne les prophètes, concerne tout le reste du corps de Christ. C’est le principal sujet de Jésus – seuls ceux qui sont saints hériteront le royaume de Dieu. Tous ceux qui n’obéissent pas à Jésus finiront en enfer.

Remarquez le rapport que Jésus établit entre ce qui est à l’intérieur de l’homme et ce qui est à son extérieur. Les « bons » arbres produisent de bons fruits. Les « mauvais » ne peuvent pas produire des bons. Les bons fruits qui se font voir à l’extérieur tirent leur source dans la nature de l’homme. Par sa grâce, Dieu change la nature de toute personne qui a réellement cru en Jésus-Christ [14] .

Conclusion et Dernier Avertissement

Jésus conclut Son sermon par un exemple et un dernier avertissement. Comme l’on pourrait s’y attendre, c’est une illustration de Son thème habituel – Seuls les saints hériteront le royaume de Dieu.

C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée et les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n’est pas tombée parce qu’elle était fondée sur le roc. Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison : elle est tombée, et sa ruine a été grande (Mt. 24-27).

La dernière illustration de Jésus n’est pas une formule de « réussite » comme le prétendent certains. Le contexte montre qu’Il n’était pas en train de donner des instructions sur comment peut-on prospérer financièrement et vaincre les circonstances critiques, en s’accrochant aux promesses de Jésus par la foi. Voila le résumé de toutes les paroles que Jésus prononça pendant Son sermon sur la montagne. Sont sages, ceux qui pratiquent Sa parole et ceux qui tiendront bon jusqu’a la fin. Ceux-la ne seront pas effrayés par l’ardente colère de Dieu lorsqu’elle fera rage. Ceux qui n’obéissent pas a Christ sont des insensés, et souffriront terriblement et auront comme châtiment « une ruine éternelle » (2 Thés. 1 :9).

Réponse à Une Question

Est-il possible que le sermon de Jésus sur la montagne ne s’applique qu’à Ses disciples ayant vécu avant qu’Il soit mort sur la croix et qu’Il soit ressuscité ? N’étaient-ils pas sous la loi, l’unique moyen temporaire d’être sauvé, mais après que Jésus soit mort pour leurs péchés, n’étaient-ils pas sauvés par la foi, annulant ainsi le principal enseignement du sermon sur la montagne?

Cette théorie est très mauvaise. Personne n’a été sauvé par ses œuvres. On n’a toujours été sauvé par la foi, que ce soit avant ou après le Nouveau Testament. Paul dit dans Romains 4 que Abraham (avant l’ancien testament) ainsi que David (pendant l’ancien testament) furent tous justifiés par la foi, non pas par les œuvres. En outre, il était impossible que l’auditoire de Jésus soit sauvé par les œuvres, car ils étaient tous pécheurs et privés de la gloire de Dieu (voir Rom. 3 :23) Seule la grâce de Dieu pouvait les sauver et c’est par la foi que l’on reçoit cette grâce.

Malheureusement, beaucoup des églises aujourd’hui considèrent les commandements de Jésus comme étant un moyen de nous faire voir l’ampleur de notre culpabilité et comprendre que nous ne pouvons pas être sauvés par la foi. Maintenant que nous avons « saisi le vrai message » et que nous avons été sauvés par la foi, nous pouvons ignorer la plupart de Ses commandements. A moins que, évidemment, nous voudrions aider seulement les autres à être « sauvés ». La, nous pouvons citer ces commandements pour montrer à cette personne combien elle est pécheur pour qu’elle puisse être sauvés par une « foi » sans œuvres.

Cependant, Jésus n’a pas dit à Ses disciples : « allez dans le monde entier, faites des disciples et dites leur qu’ils sont sauves par la foi lorsqu ‘ils se reconnaissent coupables, car mes commandements auraient déjà affecté l’objectif de leurs vies ». Il a plutôt dit : « Allez et faites des disciples dans toutes les nations… leur enseignant à observer tout ce que je vous ai ordonné » (Mt. 28 :18-19 – italiques de l’auteur). Telle est la préoccupation habituelle de tout faiseur de disciples.


[1] Etonnamment, le verset qui suit dans le livre de Jacques est : « A quoi sert-il à un homme de dire que j’ai la foi, mais sans les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? (Ja. 2 :14).

[2] Ceci doit être vrai à l’égard de ce qui est toujours présenté comme aspect cérémonial de la loi », bien que la plus grande explication de l’accomplissement de la loi cérémoniale a été donnée par le Saint-Esprit aux apôtres après sa résurrection, nous comprenons maintenant pourquoi il n’est pas nécessaire d’avoir des sacrifices d’animaux sous la Nouvelle Alliance, parce que Jésus a été l’agneau de Dieu. Nous ne devons pas non plus suivre la loi diététique de l’Ancien Testament parce que Jésus a déclaré que toute nourriture est pure (Marc 7 :19). Nous n’avons plus besoin de l’intercession du souverain sacrificateur charnel parce que Jésus est maintenant notre souverain sacrificateur. Contrairement à la loi cérémonialle, aucune partie de la loi morale n’a été altérée par ce que Jésus a fait ou dit, avant ou après sa mort et sa résurrection. En revanche, Jésus a insisté sur la loi morale de Dieu et l’a endossée, tout comme l’ont fait les apôtres sous l’inspiration du Saint-Esprit. Les aspects moraux de la loi de Moïse sont tous inclus dans la loi de Christ, la loi de la Nouvelle Alliance. Retenez aussi que Jésus parlait ce jour-là aux juifs sous la loi de Moïse. Donc ses paroles de Matthieu 5 :17-20 devraient être interprétées à la lumière des révélations qui se trouvaient dans le Nouveau Testament.

[3] En outre, si Jésus a parlé de la justice légale et imputée que nous recevons comme cadeau lorsque nous croyons en Lui, pourquoi, n’en dit-Il rien ? Pourquoi devrait-il dire quelque chose qui ne serait facilement mal interprétée par ces illettrés à qui il s’adressait, et qui ne pourraient jamais deviner et savoir si il parlait de la justice imputée ?

[4] Ceci s’applique à notre relation avec nos frères et nos sœurs en Christ. Jésus a traité d’insensés certains leaders religieux (Mt. 23 :17), telle que la Bible en général (Prov.1 :7 ; 13 :20.

[5] Evidemment, Dieu ne l’accuserait pas d’adultère si elle s’était remariée. Elle aurait tout simplement été victime du péché de son mari. Il est clair que les paroles de Jésus n’auraient aucun sens si elle n’avait pas le droit de se remarier. Il n’y a aucune raison de l’accuser d’adultère.

[6] De nouveau, Dieu n’accusera pas le nouveau mari d’adultère. Il a bien fait de marier et de pourvoir aux besoins d’une divorcée. Cependant, si un homme encourage une femme à divorcer de son mari afin de l’épouser, alors, il sera coupable d’adultère, et c’est peut-être ce péché que Jésus avait en tête ce cas précis.

[7] Il y a évidemment d’autres situations à tenir en considération. Par exemple, une femme chrétienne divorcée par son mari païen n’est certainement pas coupable d’adultère si elle se remarie à chrétien.

[8] Dans un chapitre ultérieur sur le divorce et le remariage, j’e traite plus profondément de ce problème.

[9] C’est un enseignant de la loi juive qui, cherchant à se justifier, avait posé cette question à Jésus : « qui est mon prochain ? » Vous pouvez être sûrs qu’il se croyait avoir la bonne réponse. Jésus lui répondit par l’histoire du bon Samaritain, quelqu’un d’une race détestée par les juifs, mais qui s’est comporté en bon voisin envers un blessé juif (Luc 10 :25-37).

[10] Plus loin dans ce livre, j’ai inclus un chapitre entier sur le jeûne.

[11] Certains déclarent malheureusement qu’il ne s’agit pas d’une prière chrétienne parce qu’elle ne comporte pas le « nom de Jésus ». En appliquant cette logique, cependant, nous pourrions dire que beaucoup de prières des apôtres qui sont reprises dans le livre des Actes ne sont pas « chrétiennes ».

[12] À une autre occasion, Jésus a fait la même déclaration sur l’impossibilité de servir Dieu et Mammon. Luc nous dit : « Et les pharisiens, qui étaient avides d’argent écoutaient toutes ces choses et ils se moquaient de lui » (Luc 16 :14). Jésus expose clairement, dans le sermon sur la montagne, la pratique et l’enseignement des pharisiens.

[13] The works of John Wesley (Baker: grand rapids, 1996) par John Wesley, réimprimée à partir de l’édition de 1872, par Wesleyan Methodist Book Room, London, pp. 441, 416.

[14] Je saisis l’occasion pour commenter aussi sur une expression populaire que les gens utilisent lorsqu’ils veulent justifier les péchés des autres : « Nous ne savons pas ce qu’il y a dans son cœur ». Contrairement à cela, Jésus a dit ici que l’extérieur révèle l’intérieur. Ailleurs, il affirme : « C’est de l’abondance du cœur que la bouche parle » (Mt. 12 :34). Lorsqu’une personne prononce des paroles de haine, cela indique que son cœur est rempli de haine. Jésus nous a dit aussi: « De l’intérieur, du cœur de l’homme viennent les mauvaises pensées, les fornications, les vols, les meurtres, las adultères, la convoitise et la méchanceté de même que la tromperie, la sensualité, l’envie, l’orgueil et la folie »(Marc 7 :21-22). Lorsqu’une personne commet l’adultère, nous savons qu’il y a dans son cœur : l’adultère.

L’interpretation Biblique

Chapitre Sept

Paul a écrit à Timothée :

Veille sur toi-même et sur ton enseignement ; persévère dans ces choses, car, en agissant ainsi, tu te sauveras toi-même et tu sauveras ceux qui t’écoutent (1 Ti. 4 :16 – italiques de l’auteur).

Tout serviteur de Dieu doit prendre à cœur cette exhortation. Il doit avant tout veiller sur soi-même. Il doit s’assurer que son comportement donne un bon exemple de la sainteté.

Deuxièmement, il doit veiller sur son enseignement parce que son salut éternel et celui de ses disciples dépend de ses enseignement, comme l’a ci haut déclaré Paul,[1] Si un pasteur embrasse des fausses doctrines ou néglige de dire la vérité a son église, son sort et celui de sa congrégation est éternellement désastreux.

Il n’y a aucune excuse pour un faiseur de disciples qui prêche ou enseigne une fausse doctrine parce que Dieu lui a donné Son Esprit et Sa parole pour le guider dans toute vérité. Ceux qui répètent les enseignements des autres sont des perroquets spirituels. Ils sont susceptibles de commettre les erreurs de ceux qu’ils copient parce qu’ils n’étudient pas profondément la parole qu’ils enseignent. Pour pouvoir se protéger contre cette mauvaise habitude, nous devons avoir des motivations pures et purifier nos cœurs (1) pour pouvoir plaire à Dieu et (2) aider les autres à se préparer pour le jour du Seigneur Jésus et pouvoir résister à la mode de vouloir s’enrichir a tout prix, et devenir puissant et populaire. Nous devons, en plus de cela, étudier intelligiblement la parole de Dieu afin que nous ayons une compréhension parfaite et équilibrée. Paul écrivit encore à Timothée, disant:

Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’ait point à rougir, qui dispense droitement la parole de vérité (2 Ti. 2 :15).

Lire, méditer et étudier la parole de Dieu doivent être un disciple que tout serviteur de Dieu devrait développer. Le Saint-Esprit l’aidera à mieux comprendre au fur et à mesure qu’il étudie diligemment les écritures. Il doit veiller pour pouvoir « dispenser droitement la vérité de la parole ». L’un des défis majeurs de l’église d’aujourd’hui c’est la mauvaise interprétation de la parole de Dieu. Les pasteurs déboussolent leurs congrégations par leur mauvaise interprétation de la parole de Dieu. C’est très dangereux. Jacques lança l’appel suivant :

Mes frères, qu’il n’y ait point parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement (Ja. 3 :1).

Pour ce faire, il est impératif que tout faiseur de disciples sache comment interpréter la parole de Dieu dans toute droiture. Il doit avoir pour but de comprendre et communiquer parfaitement l’essence de n’importe quel passage. Interpréter la parole de Dieu c’est comme interpréter les paroles d’une autre personne. Si nous voulons comprendre correctement ce qu’un auteur ou un orateur signifie, nous devons faire recours à certaines règles d’interprétation. Elles sont basées sur le bon sens. Dans ce chapitre, nous verrons les trois principales règles d’interprétation biblique qui sont : (1) Lire intelligiblement, (2) lire contextuellement et (3) lire honnêtement.

Règle 1: Lire intelligiblement. Interpréter littéralement tout ce que vous lisez,

Exceptées les expressions et les figures de style

La Bible, tout comme d’autres écrits, est pleine des figures de style, telle que la métaphore, l’hyperbole et l’anthropomorphisme. Celles-la devront être respectées comme tel.

Une métaphore est un procédé de langage qui consiste dans une modification de sens par substitution analogique. Les écritures contiennent bon nombre de métaphores. L’exemple type est le dernier repas du Seigneur avec Ses disciples :

Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : buvez-en tous car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés (Mt. 26 :26-28).

Jésus voulait-Il dire que les ingrédients de ce repas représentaient littéralement Son corps et Son sang ? Notre bon sens dit que non. Les écritures disent clairement que ce fut du pain et du vin, ni moins ni plus. Aucun changement littéral de vin en sang ou du pain en chair n’est mentionné. Que ce soit Pierre ou Jean, eux qui furent présents pendant ce repas, aucun d’entre eux n’a mentionné une telle chose dans ses épîtres. Et je ne crois pas que les apôtres aient joué le rôle des cannibales !

Certains refusent en disant : « Jésus n’a-t-il pas dit que le pain et le vin étaient Son corps et Son sang. Nous croyons les paroles de Jésus seulement. »

De telles personnes doivent savoir que Jésus a également dit qu’Il est la porte (voir Jean 10 :9). Est-il pour autant devenu littéralement une porte ayant sur elle des charnières et des poignets ? Jésus dit qu’Il est la vigne et que nous sommes des branches (voir Jean 15 :5). Est-il littéralement une grappe de raisins. Sommes-nous des branches de vigne ? Jésus dit qu’Il est la lumière du monde et le pain descendu du ciel (voir Jean 9 :5, 6 :41). Est-il vraiment la lumière qui émane du soleil ? Est-il réellement un morceau de pain ?

Toutes ces expressions ne sont qu’une métaphore, comparaison entre deux choses fondamentalement différentes mais ayant quelques similarités. Jésus est comme une porte et comme une grappe de raisin mais Il n’est littéralement une porte et une grappe de raisin. L’explication de Jésus sur la sainte cène est également une métaphore. Le vin est comparé à Son sang, et le pain à Son corps (jusqu’a un certain niveau).

Les Paraboles de Christ

Les paraboles de Christ sont comme des métaphores. Elles commencent souvent par les mots, comme, donc ou car. Ils donnent aussi des leçons spirituelles en comparant les similarités de deux choses essentiellement différentes. C’est un point important à se souvenir lorsque nous les interprétons. Sinon, nous risquerions de nous perdre en recherchant la signification de chaque petit détail de chaque parabole. Les métaphores et les paraboles ont des divergences et doivent s’arrêter la. Si je dis, par exemple, à ma femme : « Tes yeux ressemblent a une piscine », je signifie que ses yeux sont bleus, profonds et attirants. Je ne veux pas dire que les poissons y nagent, les oiseaux s’y posent ou qu’ils gèlent pendant l’hiver.

Prenons trois paraboles de Jésus, tous bases sur des comparaisons. Le premier parle du grand filet:

Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer et ramassant des poissons de toute espèce. Quand il est rempli, les pêcheurs le tirent ; et, après s’être assis sur le rivage, ils mettent dans des vases ce qui est bon, et ils jettent ce qui est mauvais. Il en sera de même à la fin du monde. Les anges viendront séparer les méchants d’avec les justes, et ils les jetteront dans la fournaise ardente, là où il y aura des pleurs et des grincements des dents (Mt. 13 :47-50).

Est-ce que le royaume des cieux est fondamentalement identique au filet ? Absolument pas ! Ils sont très différents quoi qu’ils présentent certaines similarités. Tout comme les poissons sont sélectionnés et scindés en deux catégories distinctes, les bons et les mauvais, en les faisant sortir du filet, les gens de ce monde seront sélectionnés pour voir ceux qui méritent entrer dans le royaume de Dieu. Les méchants et les justes que vous voyez vivre ensembles dans ce monde, ils seront un jour séparés. Et c’est là que la similarité s’arrête. Les poissons nagent mais les gens marchent. Les poissons sont séparés par les pêcheurs tandis que les justes et les méchants seront séparés par les anges. Les poissons sont jugés par leur goût après la cuisson tandis que les gens sont jugés par leur obéissance ou désobéissance envers Dieu. Les bons poissons sont mis dans des vases et les mauvais sont jetés tandis que les justes hériteront le royaume de Dieu et les méchants seront jetés en enfer.

Cet exemple montre combien chaque parabole et chaque métaphore font des comparaisons imparfaites parce que les choses tenues en comparaisons sont fondamentalement différentes. Nous ne devons pas aller loin au delà de l’intention de l’auteur, supposant que les dissemblances sont des similarités. Nous savons, par exemple, qu’en réalité tous les bons poissons sont préparés par le feu et les mauvais sont jetés dans l’eau pour nager quelques jours de plus. Telle ne fut pas l’intention de Jésus, parce qu’il eut agi contre son but.

Ce passage particulier n’enseigne pas (peu importe ce que l’on a habitude de dire) une « stratégie de filet » dans l’évangélisation où nous amenons tout le monde, bon et mauvais, dans l’église ! Ce passage ne dit pas que la plage est le meilleur endroit pour évangéliser. Ce passage ne prouve pas que l’enlèvement de l’église aura lieu après la période de tribulations. Ce passage n’enseigne pas que notre salut dépend du choix souverain de Dieu car les poissons, dans cette parabole, n’ont aucun rôle à jouer dans leur sélection. Ne force pas les paraboles de Christ à dire ce que vous voulez.

Restez Sur Vos gardes

Voyons une autre parabole de Jésus très familier. La parabole de dix vierges :

Le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent pas de l’huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans les vases. Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et dormirent. Au milieu de la nuit, on cria : voici l’époux ; allez à sa rencontre ! Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages : donnez de votre huile car nos lampes s’éteignent. Les sages répondirent : non, il n’y en aura pas assez pour vous et pour nous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez pour vous. Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle de noces, et la porte fut fermée. Pus tard, les autres vierges vinrent, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. Veillez donc, puisque vous ne savez, ni le jour, ni l’heure (Mt. 25 :1-13).

Quelle leçon peut-on tirer de cette parabole ? La réponse se trouve dans la dernière phrase. Soyez prêts jusqu’au retour du Seigneur, car Il peut tarder un peu plus que vous le prévoyiez.

Comme je l’ai dit précédemment, Jésus a adressé cette parabole à quelques-uns de Ses disciples sincères et obéissants (voir Mt 13 :3). Dans cette parabole, Pierre, Jacques, Jean et André sont exhortes a rester prêts jusqu’au retour de Christ. Cela signifie que même un disciple, s’il ne reste pas à sa garde, il peut ne pas être prêt au retour de Christ. Voila pourquoi Jésus les prévenait. Cette parabole nous enseigne que ceux qui sont prêts aujourd’hui peuvent ne pas l’être le jour de son retour. Les dix vierges furent toutes prêtes au départ. Mais cinq d’entre elles se trouvèrent non prêtes. Si l’époux était revenu très tôt, toutes les dix seraient entrées dans la salle des noces.

Qu’est ce que les cinq sages et les cinq folles représentent réellement? Est-ce la moitié des chrétiens qui seront prêts au retour de Christ ? Non.

Et cette huile c’est quoi? Représente-elle le Saint-Esprit ? Non. Est-ce qu’elle signifie que ceux qui sont baptisés du Saint-Esprit, sont les seuls qui, entreront dans le royaume des cieux ? Non.

Peut-on dire que le Seigneur reviendra à minuit parce qu’il nous est rapporte, dans cette parabole, que l’époux vint à minuit? Non.

Mais pourquoi l’époux n’a-t-il pas demande au cinq vierges sages d’aller voir si c’est réellement leurs amies folles et les laisser entrer ? Il aurait annule le sens de cette parabole.

On peut, peut-être, dire que les cinq folles se sont endormies parce qu’elles n’avaient plus assez de lumière pour tenir jusqu’au bout, tout comme les chrétiens insensés qui marchent dans les ténèbres finissent par s’endormir spirituellement au prix de leurs vies. Peut-être qu’il y a une similarité entre la fête de noces de cette parabole et la fête de noces de l’Agneau, mais a condition qu’on torde pas le sens de la parabole ou celui de ses divers détails.

Porter du Fruit

La pire des interprétations que je n’aie jamais entendues sur les paraboles de Jésus fut l’explication donnée par un prédicateur sur la parabole du Blé et de l’Ivraie. Lisons d’abord la parabole :

Il leur proposa une autre parabole, et il dit : « Le royaume de Dieu est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé et s’en alla. Lorsque l’herbe eut poussé et donné du fruit, l’ivraie parut aussi. Les serviteurs du maître de la maison lui dire : Seigneur, n’as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ? Il leur répondit : c’est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent : veux-tu que nous allions l’arracher ? Non, dit-il, de peur qu’en arrachant l’ivraie vous ne déraciniez en même temps le blé. Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et à cette époque, je dirai aux moissonneurs : arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier » (Mt. 13 :24-30).

Et voici l’explication donnée par le prédicateur en question:

Il est certain que lorsque le blé et l’ivraie poussent, ils semblent identiques. Personne ne peut les différencier avec succès. Il en est de même pour le monde et l’église. On peut pas savoir qui est chrétien et qui ne l’est pas. Ils ne peuvent pas être identifiés par leur façon de vivre car bon nombre de chrétiens, tout comme les païens, n’obéissent pas à Christ. Dieu seul connaît leurs cœurs, et il les séparera à la fin du monde.

Ce n’est pas du tout le message de la parabole de l’Ivraie et du Blé. Par contre, l’objectif principal de cette parabole est de montrer justement qu’il existe une nette différence entre les croyants et les non croyants. Vous remarquerez que cette différence fut constatée aussitôt que le blé commença à germer (v.26). L’ivraie est facilement identifié parce qu’elle ne porte pas de fruits. Jésus a expressément choisi l’ivraie, parce qu’elle ne porte pas du fruit, pour symboliser les méchants qui seront rassemblés et jetés dans l’enfer à la fin.

Le principal message de cette parabole : tout vrai chrétien porte des fruits mais les païens n’en portent pas. Même si les méchants, vivant parmi les chrétiens, ne sont pas encore juges, il y a un jour ou Dieu les séparera des justes et les jettera en enfer.

Jésus a, en effet, donné la signification de cette parabole particulière pour qu’il n’y ait personne qui cherche une signification au delà de celle qu’Il a donnée :

Celui qui sème la bonne semence est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; la bonne semence, ce sont les fils du royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du malin ; l’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. Or comme on arracha l’ivraie et qu’on la jette au feu, il en sera de même à la fin du monde. Le fils de l’homme enverra ses anges qui arracheront de son royaume tous les scandales et tous ceux qui commettent l’iniquité ; et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors, les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur père. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! (Mt. 13 :37-43).

Hyperbole

Une deuxième figure de style qu’on trouve souvent dans la Bible est l’hyperbole. Une hyperbole est une exagération délibérée faite en vue d’insister. Quand une mère dit à son enfant : « Je t’ai appelé mille fois pour venir prendre ton dîner », c’est juste une hyperbole. Une illustration biblique d’une hyperbole est la déclaration de Jésus nous interpellant a couper certains membres de nos corps :

Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’entre pas dans la géhenne (Mt. 5 :30).

Si Jésus a réellement dit que nous devons nous couper notre main droite si nous péchons, personne n’aurait encore sa main droite ! Normalement, le problème du péché ne réside pas dans nos mains. Jésus nous enseigne certainement que le péché peut nous envoyer en enfer. Nous pouvons éviter le péché en nous éloignant des tentations et tout ce qui est susceptible de causer notre chute.

Anthropomorphisme

La troisième figure de style que nous rencontrons dans les écritures est l’anthropomorphisme. C’est une tendance à concevoir la divinité à l’image de l’homme, et à attribuer aux êtres et aux choses des réactions humaines. Nous lisons, par exemple, en Génère 11 :5 :

L’Eternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes.

C’est de l’anthropomorphisme car il est invraisemblable que Dieu Omniscient puisse prendre tout un voyage du ciel à la terre pour ce que les hommes construisaient sur Babel!

Plusieurs érudits bibliques considèrent que tout passage qui décrit les parties du corps de Dieu, tels que les mains, le nez, les yeux et les cheveux n’est que l’anthropomorphise. Ils concluent bien sur en disant que Dieu le Tout-puissant ne peut pas avoir de tels membres u corps humain.

Aucun de ces détails ne me convainc pas pour diverses raisons. Primo, les écritures déclarent que nous avons été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Alors, Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image et selon notre ressemblance (Gen. 1 :26).

Certains enseignent que notre ressemblance avec Dieu réside dans le fait que nous sommes des êtres conscients, que nous avons le libre arbitre, etc. Cependant, une autre déclaration similaire à Genèse 1 :26 nous dit autre chose, quelques chapitres après :

Adam, âgé de cent trente ans, engendra un fils à sa ressemblance, selon son image, et il lui donna le nom de Seth (Gen. 5 :3 – italiques de l’auteur).

Ceci signifie certainement que Seth fut physiquement semblable à son père Adam. Si c’est la signification de Genèse 5 :3, sûrement que Genèse 1 :26 signifie la même chose. Le bon sens et la bonne interprétation le confirme.

Plus tard, nous avons quelques descriptions de Dieu tel que vu par certains auteurs bibliques. Moïse, par exemple, avec soixante-treize autres Israélites ont vu Dieu :

Moïse monta avec Aaron, Nadab, Abihu, et soixante-dix anciens d’Israël. Ils virent le Dieu d’Israël ; sous ses pieds, c’était comme un ouvrage de saphir transparent, comme le ciel lui-même dans sa pureté. Il n’étendit point sa main sur l’élite des enfants d’Israël. Ils virent donc Dieu, et ils mangèrent et ils burent (Ex. 24 :9-11 – italiques de l’auteur).

Si vous demandiez à Moïse de vous dire si Dieu a des mains, que vous répondrait-il ? [2]

Le prophète Daniel eut, lui aussi, une vision de Dieu le Père et Dieu le Fils :

Je regardais pendant que l’on plaçait des trônes. L’ancien des jours [Dieu le Père] s’assit. Son vêtement était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête étaient comme de la laine pure ; son trône était comme des flammes de feu et des roues comme du feu ardent. Un fleuve de feu coulait et sortait de devant lui. Mille milliers le servaient, et dix millions se tenaient en sa présence. Les juges s’assirent et les livres furent ouverts…Je regardais pendant mes visions, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un Fils de l’homme [Dieu le Fils]; il s’avança vers l’ancien des jours, et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit (Dan. 7 :9-10 ; 13-14 – italiques de l’auteur).

Si vous demandiez à Daniel de vous dire si Dieu a des cheveux blancs avec une forme Lui permettant de s’asseoir sur un trône, que vous dirait-il ?

Cela étant, je suis convaincu que Dieu le Père a une forme glorieuse semblable, d’une manière ou d’une autre, à la forme de l’être humain, mais cette forme n’est pas faite de la chair et du sang ; elle est spirituelle (voir Jean 4 :24).

Comment pouvez-vous discerner les écritures qui doivent être interprétées littéralement et celles qui doivent être interprétées symboliquement ou figurativement ? C’est facile si vous raisonnez un peu. Interprétez littéralement chaque écriture, à moins qu’il n’y ait aucun autre choix que d’interpréter symboliquement ou figurativement. Les prophètes de l’Ancien Testament et tout le livre de l’Apocalypse sont remplis des symboles, expliqués et non expliqués. Mais les symboles ne sont pas difficiles à identifier.

Règle 2: Respectez le contexte. Chaque passage doit être interprété de manière à harmoniser avec le reste de la Bible. Le contexte historique et culturel devra être pris en considération, à la mesure du possible.

Lire les écritures sans tenir compte de leur contexte actuel et biblique constitue la principale cause d’une mauvaise interprétation.

Il est possible de faire dire à la Bible tout que l’on veut lorsqu’on déplace les écritures de leur contexte normal. Saviez-vous qu’on peut dire n’importe quoi en s’appuyant a la Bible ? On peut même prouver que Dieu n’existe pas. Il est écrit, dans le Psaume 14, qu’: « Il n’y a pas de Dieu » (Ps 14 :1). Si nous cherchons une interprétation parfaite, nous devrons lire ce verset en respectant son contexte : « L’insensé dit dans son cœur, Dieu n’existe pas » (Ps.14 :1 – italiques de l’auteur). Ce verset prend alors une tournure significative, complètement différente de la première !

Un autre exemple : J’ai une fois entendu un prédicateur dire qu’il est très important que chaque chrétien soit « baptise par le feu ». Il commença son sermon par les paroles de Jean-Baptiste situées dans Matthieu 3 :11 : « Moi, je vous baptise dans l’eau pour la repentance, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi. Je ne suis même pas digne de délier ses sandales. Lui, il vous baptisera de l’esprit et du feu ».

Il bâtit tout son sermon sur ce passage. Je me souviens l’entendre dire : « Ce n’est pas suffisant d’être baptisé par le Saint-Esprit ! Jésus veut que vous soyez, en plus, baptises par le feu, comme le déclare Jean-Baptiste ». Il continua en disant que nous sommes remplis de zèle pour le royaume de Dieu si et seulement si nous sommes baptisés par le feu. En fin, il fit un appel, vers l’estrade, à l’intention de quiconque voulait « être baptisé par le feu ».

Ce pauvre prédicateur commit malheureusement l’erreur classique qui consiste à déplacer les écritures de leurs contextes.

Quelle était l’intention de Jean-Baptiste quand il déclara publiquement que Jésus baptiserait par le feu ? Pour trouver la réponse, nous devons lire les deux versets qui précédent le verset cité par ce prédicateur, et lire en plus le verset qui suivant. Jean dit :

Et ne prétendez pas dire en vous mêmes : nous avons Abraham pour père ! Car je vous le déclare que de ces pierres-ci, Dieu peut susciter des enfants à Abraham. Déjà la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne porte pas de bon fruit sera coupé et jeté au feu (Mt. 3 :9-10 – italiques de l’auteur).

Nous apprenons qu’une partie de l’audience fut constituée des juifs qui pensaient que leur salut vient de leur lignée. Le sermon de Jean fut évangélique !

Nous apprenons également que Jean avertissait les incrédules en leur signifiaient qu’ils courraient le danger de se faire jeter dans le feu. Il est raisonnable de croire que le feu dont il parle au verset 10 et le même dont il parle au verset 11. Ca devient plus clair quand on lit le verset 12 :

Il a son van à la main ; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point » (Mt. 3 :12 – italiques de l’auteur).

Au versets 10 et 12, Jean parle du feu de l’enfer en utilisant, surtout au verset 12, une métaphore disant que Jésus divisera les gens en deux groupes différents – le blé, dont Il « amassera dans son grenier » et la paille dont Il jettera dans « un feu qui ne s’éteint jamais ».

Si nous retournons un peu en arrière, nous voyons Jean dire, au verset 11, que Jésus baptisera les uns, ceux qui croient en Lui, dans le Saint-Esprit, et les autres, ceux qui ne croient pas en Lui, dans le feu de l’enfer. Dans ce cas, personne ne peut s’arroger le droit de prêcher aux chrétiens la nécessité du baptême de feu !

En plus de chercher le vrai sens du contexte actuel, nous devons respecter ce qu’enseigne le reste du Nouveau Testament. Existe-il un seul un exemple, dans livre des Actes, où les chrétiens « furent baptisés dans le feu » ? Non. L’unique récit auquel on pourrait faire allusion est la description de Luc sur les événements du jour de la pentecôte. A cette occasion, les disciples furent baptisés dans le Saint-Esprit. Ils parlèrent en langues et les flammes de feu apparurent sur leurs têtes. Mais Luc ne dit pas que c’est ça le baptême de feu. De surcroît, il n’y a aucune exhortation ou instruction, dans aucune des épîtres, disant que les chrétiens devraient se faire baptiser dans le feu. Ce faisant, nous pouvons conclure avec certitude que nous les chrétiens nous ne devons pas chercher a être baptisés par le feu.

Le Faux Evangile

L’évangile est très souvent mal interprété par les prédicateurs et les enseignants, parce qu’ils ignorent son contexte. C’est pour cette raison qu’il existe beaucoup de faux enseignements sur la grâce de Dieu.

A titre d’exemple, l’enseignement de Paul, dans Ephésiens 2 :8, disant que nous sommes sauvés par la grâce et non par les oeuvres, a été abusé aux dépens du faux évangile. Son contexte a été ignoré. Paul écrivit :

Car, c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous. C’est un don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie (Eph. 2 :8-9).

Beaucoup se contentent exclusivement de la déclaration de Paul disant que le salut c’est par la grâce, que c’est un don et non le résultat de nos œuvres. De ce fait, contrairement a ce que témoignent des centaines d’autres versets, ils déduisent qu’il n’existe aucun rapport entre le salut et la sainteté. Quelques-uns arrivent à dire que la repentance n’est pas du tout un préalable au salut. Ce sont la les exemples classiques de la mauvaise interprétation des écritures causée par l’ignorance du contexte.

Regardons d’abord ce que notre passage en question dit dans son entièreté. Paul ne dit pas que nous sommes sauvés par la grâce seulement, il dit plutôt que nous sommes sauvés par la grâce au moyen de la foi. La foi est aussi importante que la grâce dans cette équation du salut. Les écritures déclarent que la foi sans les œuvres est morte, inutile et ne peut pas sauver (Jacques 2 :14-26). Ainsi donc, Paul n’enseigne pas que la sainteté est de moindre importance dans le salut. Il dit que nos efforts humains ne peuvent pas nous sauver ; la fondation de notre salut c’est la grâce de Dieu. Sans la grâce de Dieu, on ne peut pas être sauvé. Le salut opère dans nos vies lorsque nous répondons, par la foi, à la grâce de Dieu. Le résultat de la foi c’est l’obéissance, le véritable fruit de la foi qui sauve. Si nous regardons le verset qui suit dans le même passage, la signification s’éclaircit davantage. Paul dit :

Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour des bonnes œuvres que Dieu a préparés d’avance, afin que nous les pratiquions (Eph. 2 :10).

L’unique raison qui a fait que nous soyons régénérés par le Saint-Esprit, et que nous soyons devenus des nouvelles créatures en Christ, est que nous puissions accomplir les bonnes œuvres dans l’obéissance. Ainsi, l’équation du salut devient :

La grâce + la foi = Salut + Obéissance

C’est-à-dire : la grâce plus la foi égalent (donnent) au salut plus l’obéissance. Lorsque la grâce de Dieu est reçue dans la foi, ça résulte toujours au salut et aux bonnes actions.

Malheureusement, ceux qui ont retire les paroles de Paul de leur contexte ont concocté une autre formule :

La grâce + la foi – l’obéissance = le salut.

C’est-à-dire : la grâce plus la foi sans (-) l’obéissance égalent au salut. C’est une hérésie.

Si nous méditons encore plus sur le contexte de ces paroles de Paul, nous allons découvrir que la situation a Ephèse fut identique a celles des autres villes où Paul a prêché. Les juifs enseignaient les nouveaux convertis de se faire circoncire et de garder certains rituels de la loi de Moïse pour être sauvés. Paul se refera à la circoncision et certains rituels lorsqu’il écrivit sur « les œuvres » qui ne peuvent pas sauver (voir Eph. 2 :11-22).

Si nous continuons la lecture un tout petit peu en réfléchissant sur le contexte de la lettre de Paul aux Ephésiens, nous trouverons que Paul croyait à l’importance de la sainteté pour le salut.

Que l’impudicité, qu’aucune espèce d’impureté, et que la cupidité ne soient pas même nommées parmi vous, ainsi qu’il convient à des saints. Qu’on entende ni paroles déshonnêtes, ni propos insensés, ni plaisanteries, choses qui sont contraires à la bienséance ; qu’on entende plutôt des actions de grâces. Car, sachez-le bien, aucun impudique, ou impur, ou cupide, c’est-à-dire, idolâtre n’a d’héritage dans le royaume de Christ et de Dieu. Que personne ne vous séduise par des vains discours ; car c’est à cause de ces choses que la, colère de Dieu vient sur les enfants de la rébellion (Eph. 5 :3-6 – italiques de l’auteur).

Si Paul croyait réellement que la grâce de Dieu pouvait sauve les gens, même si ils ne se repentissent pas de leur immoralité, cupidité et de leur impureté, il n’aurait pas fait de telles déclarations. Les paroles de Paul mentionnées dans Ephésiens 2 :8-9 ne peuvent être saisies à moins qu’on considère le contexte entier de sa lettre aux éphésiens.

Le Fiasco Galate

Les paroles de Paul aux Galates ont été également mal interprétées, retirées de leur contexte. La conséquence est toujours la distorsion de l’évangile, ce que Paul voulut corriger par sa lettre aux Galates. Le thème central de cette lettre aux Galates est « le salut par la foi et non par les œuvres de la loi ». Croyez-vous que Paul voulut faire comprendre à ses lecteurs que la sainteté n’est pas nécessaire pour quiconque souhaite entrer dans le royaume de Dieu ? Pas du tout.

Avant tout, sachez que Paul a écrit aux Galates pour résister encore une fois aux juifs qui enseignaient aux nouveaux convertis que se faire circoncire et garder les commandements de Moïse est très nécessaire pour être sauvés. Paul a, à plusieurs reprises, mentionne ce problème de circoncision dans cette lettre car ce fut la préoccupation majeure des légalistes juifs (Galates 2 :3 ; 7-9,12 ; 5 :2-3, 6, 11 ; 6 :12-13, 15). Le fait que les chrétiens Galates devinrent trop obéissants au commandement de Christ n’inquiétait pas Paul, il était plutôt inquiété par le fait que les Galates ne crurent plus en Christ pour leur salut, mais ils crurent a la circoncision et a leurs efforts humains pour garder la loi de Moise.

Si nous considérons le contexte entier de la lettre de Paul aux Galates, nous remarquons, au chapitre 5, ce qui suit :

Si vous êtes conduits par l’esprit, vous n’êtes pas sous la loi. Or les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. Je vous le dis d’avance comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu (Gal. 5 :18-21 – italiques de l’auteur).

Paul voulait dire aux Galates que même ceux qui ne sont pas saints sont admissibles aux cieux, il n’aurait pas écrit de telles paroles. Son message ne dit pas que les impies iront au ciel, il dit plutôt que ceux qui négligent la grâce de Dieu, le sacrifice de Christ et qui cherchent leur salut dans la circoncision et la loi de Moïse, n’entrerons au ciel. Il n’y a pas de salut dans la circoncision. Le salut vient par la foi en Jésus, et c’est la foi qui transforme les croyants en des nouvelles créatures.

Car, ce n’est rien que d’être circoncis ou incirconcis ; ce qui est quelque chose, c’est d’être une nouvelle créature (Gal. 6 :15).

Cela montre encore combien est-il indispensable de considérer le contexte lorsque l’on veut interpréter les écritures. Ceux qui ignorent ce principe tordent l’évangile. Nous devons douter des « serviteurs » qui le font délibérément.

J’ai un jour entendu un prédicateur déclarer qu’aucune mention de la colère de Dieu ne devrait être faite dans nos prédications parce que la Bible, avança-t-il, enseigne que seule « la bonté de Dieu conduit à la repentance » (Rom. 2 :4). Selon ce prédicateur, la meilleur façon de présenter l’évangile est de parler sur la bonté et l’amour de Dieu seulement parce qu’il pense que cette stratégie amène des foules à la repentance.

Par contre, lorsque nous lisons le contexte de ce verset mentionne par ce prédicateur, nous remarquons qu’il est de part et d’autres entouré par les versets qui parlent du jugement de Dieu et de Sa colère sainte ! Le contexte immédiat révèle que les paroles et l’intention de Paul diffère de celles de ce prédicateur particulier.

Et nous savons, en effet, que le jugement de Dieu contre ceux qui commettent de telles choses est selon la vérité. Et penses-tu, o homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais, que tu échapperas au jugement de Dieu. Ou méprises-tu les richesses sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? Mais par ton endurcissement et par ton coeur impénitent, tu t’amasses un trésor de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra a chacun selon ses oeuvres. Réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent l’honneur, la gloire et l’immortalité ; mais l’irritation et la colère à ceux qui, par esprit de dispute, sont rebelles a la vérité et obéissent à l’injustice. Tribulation et angoisse sur toute âme d’homme qui fait le mal, sur le Juif premièrement puis sur le Grec ! (Rom. 2 :2-9 – italiques de l’auteur).

La bonté de Dieu, mentionnée par Paul, se traduit par le fait que Dieu retient encore Sa colère ! Quelqu’un peut se demander pourquoi un serviteur de Dieu peut-il faire semblant d‘ ignorer cela et bien d’autres passages biblique ou les prédicateurs appellent publiquement les pécheurs a se repentir.

L’Uniformité des Écritures

Le message de la Bible est consistant, du début à la fin, parce qu’il est inspiré par la même Personne. C’est pourquoi nous devons respecter le contexte pour bien interpréter n’importe quel passage biblique. Dieu ne peut pas dire quelque chose dans un verset et Se contredire dans un autre verset. Sachez bien que lorsque nous avons l’impression que Dieu se contredit dans un passage donne, nous devons étudier sérieusement ce passage jusqu’à ce que notre interprétation harmonise avec le Sien. A titre d’exemple, plusieurs paroles du sermon sur la montagne donnent l’impression que Jésus se contredit ou corrige même certaines lois de l’Ancien Testament. Par exemple :

Vous avez appris qu’il a été dit : œil pour œil et dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre (Mt. 5 :38-39).

Jésus fait une citation de la loi de Moïse et donne une déclaration qui semble la contredire. Comment pouvons-nous interpréter ces paroles ? Dieu a-t-Il changé d’opinion sur le comportement et sur la morale ? Croyez-vous que la vengeance était-elle acceptable dans l’Ancien Testament mais qu’elle est prohibée dans le Nouveau Testament? Seul le contexte peut nous aider à comprendre ce passage.

Ces paroles de Jésus furent principalement adressées à Ses disciples (voir Mt. 5 :1-2), et ces derniers ne savaient que la parole de Dieu qui leur était prononcée par les scribes et les pharisiens dans leurs synagogues. Là, ils entendaient dire que : « Œil pour œil, dent pour dent » est une loi. Ce commandement fut abusivement tordu par les scribes et les pharisiens parce qu’ils ignoraient son contexte. Dieu ne voulait pas que Son peuple interprète cette loi comme étant une permission de se venger. Il a en effet dit, dans la loi de Moïse, que la vengeance lui appartient (Deut. 32 :35), et que Son peuple doit faire du bien à son ennemi (Ex. 23 :4-5). Mais les pharisiens et les scribes ignoraient ces commandements et inventèrent leur propre interprétation de : « Œil pour œil, dent pour dent » s’arrogeant ainsi le droit de se venger. [3] Ils ignoraient le contexte.

Le commandement de Dieu : « Œil pour œil, dent pour dent » est dans le contexte des lois relatives a la justice dans les tribunaux d’Israël (voir Ex. 21 :22-24 ; Deut. 19 : 15-21). Le simple fait d’instaurer les tribunaux parmi Son peuple révèle que Dieu désapprouve la vengeance personnelle. Les juges impartiaux sont plus habilités, à trancher les différends, que les offensés. Dieu veut que les juges et les tribunaux infligent des punitions correspondant aux crimes commis. D’où, « œil pour œil, dent pour dent ».

Ainsi, nous parvenons à harmoniser ce qui semblait contradictoire au paravent. Jésus a simplement aidé Son auditoire, compose exclusivement des gens condamnes a suivre des mauvais enseignements toute leur vie, à comprendre que Dieu ne favorise pas la vengeance. Tel est la substance de la loi de Moïse que les pharisiens avaient tordu le sens. Jésus n’a pas contredit la loi qu’Il avait donnée à Moïse. Il a révélé le véritable but de la loi, telle que prévu par Dieu.

Ceci nous aide également à comprendre parfaitement la position de Dieu lorsque nous nous chamaillons jusqu’à nous traîner, les uns les autres, dans des tribunaux. Dieu ne veut pas que les offenses restent impunies, c’est pourquoi Il a instauré des tribunaux. Les offenses que les chrétiens subissent de la part des autres chrétiens ou des incroyants doivent être sanctionnées. Le Nouveau Testament dit que lorsque les chrétiens ne parviennent pas à se réconcilier eux-mêmes, une médiation des frères ou soeurs en Christ est nécessaire (voir 1 Cor. 6 :1-6). Il n’y a aucun mal si un chrétien traduit en justice un païen qui l’a offense injustement. Tel doit être le cas de grandes offenses telles qu’arracher un oeil ou une dent ! Les petites offenses sont comparées au fait d’être giflé sur la joue gauche, ou être traduit en justice pour des petites disputes (telle qu’une chemise), ou encore d’être forcé à marcher un Kilomètre. Dieu veut que Son peuple L’imite et fasse preuve d’une grâce extraordinaire envers les pécheurs et les gens mal intentionnés.

Dans la même logique, Il y a un grand nombre de sincères chrétiens qui, prétendant obéir à Christ, refusent de porter plainte contre ceux qui les volent ou les détruisent. Ils se croient donner « l’autre joue » alors qu’en se laissant faire, ils montrent aux voleurs que leurs crimes ne sont pas punissables et leur encouragent à perpétrer les crimes. De tels chrétiens n’aident en rien tous ceux qui ont été dépouillés par le même voleur. Dieu veut que justice soit rendue et que les malfaiteurs se repentent. Mais si quelqu’un vous offense, et qu’il s’agisse d’un petit rien tel qu’une gifle, ne le traduisez pas en justice. Faites preuve d’amour et de bonté.

Interpréter l’Ancien Testament à la Lumière du Nouveau

Nous ne devons pas seulement interpréter le Nouveau Testament à la lumière de l’Ancien, mais nous devons toujours interpréter l’Ancien Testament a la lumière du Nouveau. Par exemple, il y a pas mal de chrétiens sincères qui, ayant lu la loi diététique de Moïse, ont conclu que tout chrétien qui se respecte doit s’abstenir de certains types d’aliments. Si ces chrétiens avaient lu, tout au plus, deux passages du Nouveau Testament, Ils auraient compris que la loi diététique de l’Ancien Testament n’est pas applicable dans la Nouvelle alliance.

Il leur dit : « Vous aussi, êtes-vous donc sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui du dehors entre dans l’homme ne peut le souiller ? Car cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, puis s’en va dans les lieux secrets, [qui purifient tous les aliments] (Marc 7 :18 –19).

Mais l’esprit dit expressément que dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines des démons, par hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, prescrivant de ne pas se marier et de s’abstenir des aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâce par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité. Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâce, parce que tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière (1 Ti. 4 :1-5).

Dans la Nouvelle Alliance, nous sommes assujettis à la loi de Christ, non pas celle de Moïse (voir 1 Cor. 9 :20-21). Bien que Jésus ait approuvé l’aspect moral de la loi de Moïse (l’incorporant dans la loi de Christ), ni Lui, ni Ses disciples, personne n’a enseigné que les chrétiens devraient s’abstenir à certains types d’aliments comme mentionnés dans la loi de Moïse. Cependant, il est clair que quelques chrétiens de l’église primitive, les juifs convertis, continuèrent à s’abstenir de certains types d’aliments, comme l’exigeait la loi de Moïse, à cause de leurs convictions culturelles (voir Actes 10 : 9-14). Et lorsque les païens commencèrent à croire en Jésus, les chrétiens juifs leur demandèrent d’observer cette loi de Moïse pour ne pas scandaliser leurs voisins juifs (voir Actes 15 :1-21). Il n’ y a donc aucun mal de voir un chrétien qui observe la loi de Moïse, aussi longtemps qu’il sait que son salut n’en dépend pas.

Quelques-uns d’entre les chrétiens primitifs crurent qu’il était mauvais de manger la viande sacrifiée aux idoles. Paul recommande ceux-la qui ont une conception différente de marcher dans l’amour envers leurs frères « les plus faibles » dans la foi (voir Rom. 14 :1) pour ne pas les scandaliser. Si quelqu’un s’abstient d’une telle nourriture, par conviction pour Dieu, il doit être féliciter pour sa dévotion (même si ses convictions ne sont pas fondées), et ne doit surtout pas être condamné à cause de son ignorance. De même, ceux qui s’abstiennent des aliments quelconques, par convictions personnelles, ne doivent pas juger ceux qui ne s’abstiennent pas. Ces deux groupes doivent cohabiter en amour comme le dit Romains 14 :1-23.

Quoi qu’il en soit, nous devons interpréter l’ancienne révélation (Ancien Testament) à la lumière de la nouvelle (Nouveau Testament) parce que la Bible est une révélation progressive. Aucune des révélations de Dieu n’est contradictoire ; elles sont toujours complémentaires.

Le Contexte Historique et Culturel

Autant que faire se peut, nous devons respecter le contexte historique et culturel des écritures que nous étudions. Avoir certaines notions sur l’aspect historique, culturel et géographique du passage biblique que vous voulez traiter, vous permet d’avoir plus d’éclaircissements que vous ne disposiez pas au paravent. Il faut évidemment faire recours à d’autres livres supplémentaires. Une bonne Bible d’étude constituerait un avantage majeur.

Voici quelques illustrations qui montrent comment une information culturelle ou historique peut nous éviter la confusion lorsque nous interprétons la Bible :

1) Les écritures parlent des gens qui montent prier sur le toit (voir Actes 10 :9) ou qui percent le toit cherchant Jésus (voir Marc 2 :4). Il est important de savoir qu’a cette époque la les toits étaient généralement faits des dalles. Il y avait des escaliers à l’extérieur des telles maisons qui cheminaient vers le toit. Si nous n’avons pas cette information, nous pourrons penser que les gens escaladaient les murs pour arriver au toit, et devraient percer la dalle pour s’y cramponner !

2) Dans Marc 11 :12-14, nous voyons Jésus maudire un figuier alors que « ce n’était pas la saison des figues ». Il est utile de savoir que les figuiers portent toujours un peu de figues même si ce n’est pas la saison des figues, ce qui justifie l’attente et la réaction de Jésus.

3) Dans Luc 7 :37-48, nous voyons une femme entrer dans la maison, d’un pharisien, où Jésus était en train de dîner. Cette femme pleurait derrière Jésus, et commença à mouiller Ses pieds de ses larmes et les essuya avec ses cheveux, les baisa et les oignit de parfum. Nous pouvons nous demander comment une telle chose pouvait-elle se réaliser Jésus assis à table. La femme était-elle sous la table ? Comment avait-elle réussi à contourner les pieds des autres convives attablés ?

La réponse est que « Jésus se penchait sur la table ». La coutume exigeait qu’on se penche sur la table, en s’appuyant sur une main posée par terre et mangeant avec l’autre. C’est dans cette position que Jésus fut adore par cette femme.

Ceci nous aide également à comprendre comment Jean parvint a poser sa tête sur la poitrine de Jésus pour Lui poser des questions, lors du dernier repas. Jean était assis, le dos vers Jésus. C’est pour cela qu’il se pencha simplement vers Jésus, et Lui posa discrètement sa question (voir Jean 13 :23-25). Le fameux tableau de Da Vinci, symbolisant le dernier repas du Seigneur, montre Jésus assis sur table au milieu de Ses disciples, six a chaque coté, révèle que le peintre ne savait rien de la Bible. Il avait besoin du contexte historique !

Questions de Posture

Partout dans le monde, la plupart des pasteurs me posent la question suivante : « Est-il acceptable que les femmes chrétiennes portent des pantalons, sachant que la Bible interdit aux femmes de porter un habillement d’homme ? »

C’est une bonne question que nous pouvons répondre en appliquant certaines règles de la bonne interprétation, et en nous referant au contexte culturel.

Examinons d’abord la déclaration biblique interdisant aux femmes de porter les habits d’hommes (et vis versa) :

Une femme ne portera point un habillement d’homme, et un homme ne mettra point de vêtement de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel, ton Dieu (Deut. 22 :5).

Nous devons commencer par nous demander : « Quelle fut l’intention de Dieu lorsqu’Il donna ce commandement ? » Voulait-il réellement qu’aucune femme ne porte point un pantalon ?

Non, Il ne pouvait pas avoir un tel but, d’autant plus qu’aucun homme ne portait des pantalons en Israël lorsque Dieu donna ce commandement. Au moment ou Dieu donna ce commandement, ni les hommes ni les femmes ne portaient des pantalons. D’ailleurs, ce que les hommes portaient a cette époque là, ressemblent beaucoup plus aux habits que portent les femmes de nos jours ! Cette information culturelle et historique nous aide à interpréter correctement ce que Dieu voulut dire.

Quelle était l’intention de Dieu ?

Nous lisons que toute personne portant les habits du sexe opposé est une abomination a l’Eternel. C’est très grave. Si un homme met, pour trois secondes, une voile sur sa tête, il devient abominable a Dieu ? C’est très douteux.

Il semble évident que Dieu s’oppose a ceux qui s’habillent dans l’intention de se déguiser en des sexes opposés. Pourquoi quelqu’un ferait-il une chose pareille ? Il le ferait dans l’objectif de séduire quelqu’un de même sexe que lui. C’est une perversion sexuelle appelée travestissement. Je pense que nous pouvons tous comprendre pourquoi une telle pratique est considérée comme une abomination a l’Eternel.

Personne ne peut donc conclure qu’il est interdit a une femme de porter un pantalon, en se basant sur Deutéronome 22 :5, à moins qu’elle le fasse pour se travestir. Une femme qui porte un pantalon et qui garde son apparence féminine, elle ne commet pas de péché.

En effet, les écritures recommandent que les femmes s’habillent avec modestie (voir 1 Ti. 2 :9), ce qui signifie que les pantalons collants et étalant les parties du corps sont inappropriés (aussi bien que les minijupes et minirobes ou tout habit serré et transparent) parce qu’ils provoquent les hommes. L’habillement de la plupart des femmes occidentales n’est pas du tout approprié. Elle comparable à ce que portent les prostituées dans les pays en voie de développement. Une femme chrétienne ne peut pas porter, publiquement, des habits pour paraître « sexy ».

Autres Pensées

Il est intéressant que les pasteurs exerçant leurs ministères en Chine ne m’ont jamais posé des questions relatives a l’habillement. C’est peut-être parce que la plupart des femmes chinoises ont porte les pantalons depuis longtemps. C’est dans des pays où les femmes ne portent généralement pas les pantalons. Cela montre la partialité de leurs cultures.

C’est également intéressant pour moi de remarquer que les femmes exerçant leurs ministères a Myanmar, où les hommes portent traditionnellement des jupes qu’ils appellent longgi. Encore une fois, sachez que l’habillement varie d’une culture ou d’une autre. Nous devons donc faire attention pour ne pas traduire la Bible selon notre propre culture.

Pour clore, je me demande pourquoi les hommes qui interdisent les femmes de mettre les pantalons sur base de Deutéronome 22 :5, ne respectent pas Lévitique 19 :27 qui dit ceci :

Vous ne couperez point en rond les coins de votre chevelure, et tu ne raseras point les coins de ta barbe (Lev. 19 :27).

Pourquoi les hommes transgressant Lévitique 19 :27, et rasent-ils complètement la barbe que Dieu leur a donnée, alors qu’elle les différencie clairement des femmes ? Pourquoi s’intéressent-ils a accuser les femmes qui portent des pantalons disant qu’elles veulent ressembler aux hommes ? C’est de l’hypocrisie purement et simplement!

Quelque information historique nous aide à comprendre l’intention de Dieu dans Lévitique 19 :27. Couper les coins de sa barbe fit partie des rituels païens et idolâtres. Dieu voulait que Son peuple ne ressemble pas aux idolâtres.

Qui Parle ?

Dans chaque passage biblique, nous devons savoir celui qui parle, puisque c’est une information contextuelle qui nous aidera beaucoup à bien interpréter. Bien que tout ce qui se trouve dans l a bible y est par inspiration, mais tout ce qui s’y trouve n’est pas la parole inspirée par Dieu. Que cela veut dire ?

Dans la Bible, nous trouvons des paroles non inspirées prononcées par les gens. En conséquence, nous ne devons pas penser que toutes les déclarations faites par les hommes, dans la Bible, ont été inspirées par Dieu.

Par exemple, il y a certaines personnes qui se permettent a dire que les paroles de Job et ses amis sont inspirées par Dieu. C’est une erreur, et cela pour deux raisons qui suivent. Primo, les divergences d’opinions qu’ont manifeste Job et ses amis couvrent trente-deux chapitres. Des purs désaccords. On en déduit que toutes ces discussions ne sont pas inspirées par Dieu parce que Dieu ne se contredit jamais.

Secundo, à la fin du livre de Job, Dieu Lui-même parle et réprimande Job ainsi que ses amis pour les bêtises qu’ils ont dites (voir Job 38-42).

Nous devons prendre les mêmes précautions a chaque fois que nous lisons le Nouveau Testament. Paul déclare clairement, dans pas mal des cas, que certaines portions de ses écrits sont ses propres opinions (voir 1 Cor.7 :12, 25-26,40).

A Qui Parle-t-on ?

Nous ne devons pas seulement savoir celui qui parle dans chaque passage biblique, nous devons également chercher à savoir celui à qui l’on s’adresse ? Sinon, nous interpréterons certaines écritures croyant qu’elles sont adressées à nous alors que pas. Ou encore pire, nous pouvons penser qu’elles ne sont pas adressées à nous alors qu’elles nous concernent.

Par exemple, il y a ceux qui réclament la promesse de Psaumes 37, croyant qu’elle s’applique à eux :

Et Il te donnera ce que ton cœur désire (Ps. 37 :4).

Cette promesse s’applique t-elle à toute personne qui la lit ou la réclame ? Non. Si nous analysons le contexte, nous découvrirons qu’elle s’applique seulement a quiconque remplit les cinq conditions qui suivent :

Confie-toi en l’Eternel, et pratique le bien ; Aie le pays pour demeure et la fidélité pour pâturage. Fais de l’Eternel tes délices, et Il te donnera ce que ton cœur désire (Ps. 37 :3-4).

Voyez-vous combien est-il important de savoir à qui l’on s’adresse.

Un autre exemple :

Pierre se mit à lui dire : Voici, nous avons tout quitté et nous t’avons suivi. Jésus répondit : Je vous le dit en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoivent au centuple, présentement dans ce siècle, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et dans le siècle à venir, la vie éternelle (Marc 10 :28-30).

Il est populaire de voir certaines personnes réclamer « d’être récompensées au centuple » parce qu’ils ont seulement donne l’argent à un prédicateur itinérant. Est-ce que cette promesse s’applique réellement à des telles personnes ? Pas du tout. La promesse est valable pour toute personne qui a réellement quitte sa famille, son champ, sa maison pour aller prêcher la bonne nouvelle, comme Pierre qui demanda à Jésus pour savoir ce que sera sa récompense, ayant tout abandonné.

Il est important de signaler que ceux qui pêchent sur la récompense au centuple insistent sur les maisons et les champs et mais ne font jamais mention ni des enfants ni des persécutions comme prévu par Jésus ! Evidemment, Jésus n’a pas dit que ceux qui quittent leurs maisons recevront des centaines de maisons. Il promet que lorsque quelqu’un quitte sa maison, sa nouvelle famille spirituelle lui ouvrira les portes de sa maison pour l’héberger. Les vrais disciples ne courent pas derrière les richesses parce qu’ils ne disposent de rien qui leur appartienne définitivement – ils ne sont que des gérants du trésor de Dieu.

Dernier exemple

Quand on lit « le discours de Jésus à la montagne des oliviers » (Matthieu 24 et 25), on a tendance à dire que les paroles de ce discours concernent exclusivement les païens, ce qui conduit à conclure que ces passages ne concernent pas les chrétiens. En conséquence, l’on déduit malheureusement que les paraboles du serviteur infidèle et celui des dix vierges ne concernent que les païens. Cependant, comme mentionné plutôt, les deux paraboles furent racontées aux disciples de Jésus (Mt. 24 :3, Marc 13 :3). Si Pierre, Jacques, Jean et André avaient été avertis de rester prêts jusqu’au retour du Seigneur Jésus-Christ, nul n’est épargné. L’avertissement de Jésus fait sur la montagne des oliviers reste valable pour tout croyant, y compris ceux-la qui ignorent à qui Jésus s’adressait.

Règle 3 : Lire Honnêtement. N’y enfoncez pas votre théologie. Si vous arrivez sur un passage qui contredit votre religion, n’essayez pas de changer la Bible ; Changez plutôt votre religion.

Tout le monde lit la Bible avec quelques idées préconçues. C’est pourquoi il nous est carrément difficile de lire la Bible dans l’honnêteté. Nous nous retrouvons en train de tordre le sens des écritures au lieu de laisser la Bible changer notre théologie. Nous nous accrochons souvent aux écritures qui confirment nos croyances au détriment de celles qui les contredisent.

Voici un exemple de comment enfonce-t-on sa croyance dans les écritures. Un enseignant a un jour lu Matthieu 11 : 28-29, une citation populaire de Jésus :

Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes (Mt. 11 :28-29).

Le prédicateur déclara aussitôt que Jésus offrait deux types de repos. Le (soi-disant) premier type de repos est celui que le salut offre, 11 : 28, et le deuxième est celui d’être ou de faire les disciples, 11 : 29. Le premier type de repos s’obtient en croyant en Jésus ; le second s’obtient en se soumettant à Lui, ou en prenant Son joug.

Est-ce l’essence de ces paroles de Jésus ? Non, une telle interprétation illustre bel et bien comment les gens font dire aux écritures des choses qu’elles ne déclarent, ni insinuent pas. Jésus n’à jamais parle de deux types de repos. Il offre un seul type de repos à ceux qui sont fatigués et chargés, et ce type de repos ne peut être reçu qu’en prenant le joug de Jésus, c’est-à-dire, en se soumettant à Lui. Tel est l’unique signification de cet appel de Jésus.

Pourquoi cet enseignant avait-il donné une interprétation pareille ? Parce que l’unique et réelle signification de ce passage ne s’accorde pas avec sa doctrine prônant qu’il y existe deux types de chrétiens qui iront au ciel – les croyants et les disciples. Voila ce qui poussa cet enseignant a ne pas interpréter ce passage avec honnêteté.

Evidemment, comme nous l’avons déjà remarqué à travers plusieurs écritures citées dans ce livre sur cette hérésie, l’interprétation de cet enseignant ne s’accorde pas avec ce que le reste des enseignements de Jésus nous parle. Le Nouveau Testament ne dit nulle part qu’il y a deux types de chrétiens qui iront aux cieux, les croyants et les disciples. Tout croyant sincère est disciple de Jésus. Tout ceux qui ne sont pas disciples de Jésus ne croient pas en Jésus. Etre disciple de Jésus est une preuve la conséquence ne sont pas de chrétiens. Être disciple de Jésus un fruit d’une foi sincère en Jésus-Christ.

Efforçons-nous à lire la Bible dans l’honnêteté, avec un cœur pur. Au cas échéant, le dévouement et l’obéissance à Christ en résulteront


[1] Il est évident que Paul ne croyait pas à l’inconditionnelle sécurité éternelle, sinon il n’aurait pas dit à Timothée, une personne déjà sauvée, qu’il devait faire quelque chose afin de garder son salut.

[2] Quand Dieu a montré, alors qu’Il « passait », son dos à Moïse, il avait placé sa main tel que Moïse ne pouvait pas voir sa face (Exode. 33 :18-23).

[3] On doit aussi noter que Jésus a plutôt dit dans son sermon qu’à moins que la justice de ses auditeurs ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, ils n’entreront pas dans le royaume des cieux (Mt. 5 :20). Jésus a continué en révélant un grand nombre de détails spécifiques dans lesquels les scribes et les pharisiens avaient échoué.

Le Ministere de L’ Enseignement

Chapitre Six

 

Dans ce chapitre, nous verrons plusieurs aspects du ministère d’enseignement. Enseigner est une responsabilité des apôtres, des prophètes, des évangélistes,[1] des pasteurs/anciens/évêques, des enseignants (évidemment), et de tous ceux qui suivent Christ, car nous sommes tous appelés à faire les disciples, et a enseigner nos disciples à obéir à tous les commandements de Christ [2]

Comme je l’ai déjà souligné, le pasteur ou tout faiseur de disciples enseigne par ses actions d’abord et par ses paroles ensuite. Il enseigne ce qu’il pratique. L’apôtre Paul, excellent faiseur de disciples, a un jour dit :

Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ. (1 Cor.11 :1).

Ceci se doit être l’objectif de chaque serviteur – être capable de dire honnêtement à ceux qu’il dirige : « Imitez moi. Si vous voulez savoir comment un disciple de Jésus se comporte, observez-moi ».

En comparaison, je me souviens avoir répéter souvent à l’église dont je fus pasteur : « Ne m’imitez pas…Imitez Christ ! » Bien que cela ne fut pas clair pour moi à cette époque la, j’admettais indirectement que je n’étais pas un bon exemple à suivre. En fait, j’admettais que je n’étais pas en train de suivre Christ comme je devrais le faire. En d’autres termes, je disais aux autres de faire ce que je ne faisais pas moi-même ! C’est très différent de ce que Paul enseignait ! En vérité, si nous ne pouvons pas oser dire ou permettre aux gens de nous imiter comme nous imitons Christ, nous ne devrons pas être ou rester dans le ministère. Bien de gens prennent leurs modèles à leurs serviteurs.

Enseigner l’Unité en Servant de Modèle

Prenons en considération ce concept d’enseigner en servant de modèle en nous basant sur un sujet particulier qu’est l’unité. Tous les pasteurs/anciens/évêques souhaitent que leurs troupeaux soient unis. Ils ont en horreur les divisions au sein de leurs églises locales. Ils savent que le Seigneur déteste les dissensions. Par ailleurs, Jésus nous a ordonné de nous aimer comme Il nous a aimé (voir Jean 13 :34-35). Notre amour envers les autres prouve que nous sommes Ses disciples et nous distingue du monde qui nous guette. C’est a cause de cela que la presque totalité de serviteurs exhortent leurs membres a s’aimer et a maintenir l’unité.

Malheureusement, nous les serviteurs qui devraient enseigner par notre exemple, nous échouons à pratiquer nos enseignements sur l’amour et l’unité. Lorsque nous manifestons un manque d’amour et d’unité envers les autres pasteurs, nous envoyons au monde un message contradictoire a tout ce dont nous prêchons et enseignons à nos congrégations. Pourquoi obligeons-nous les autres à faire ce que nous ne faisons pas nous-mêmes ?

Sachez que les paroles les plus importantes de Jésus sur l’unité furent adressées aux dirigeants pour bien entretenir leurs relations entre eux. A titre exemplatif, lors de Son dernier repas avec Ses disciples, Il leur a lavé les pieds et dit :

Vous m’appelez maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres : car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait (Jean 13 :13-15). [Jésus enseignait en servant d’exemple.]

Les pasteurs utilisent souvent ce passage pour enseigner leurs troupeaux de s’aimer les uns les autres, ce qui est certainement vrai. Cependant, les paroles prononcées dans ce passage furent adressées aux dirigeants, les douze apôtres de Jésus. Jésus sut que Son église aurait peu de chance de réussir à sa mission dans l’avenir si les dirigeants étaient divisés ou s’ils voulaient faire des compétitions entre eux. Il fit donc savoir qu’Il voulait voir les dirigeants se servir les uns les autres avec humilité.

Dans la culture de cette époque-là, Jésus fit preuve de l’humilité lorsqu’Il lava les pieds de Ses disciples, ce fut une des tâches les plus basses d’un domestique. S’il eut fait le même acte à une autre époque de l’histoire et dans une autre culture, il eusse vidé les latrines ou il eusse jeté les poubelles de ses disciples. Combien de leaders modernes peuvent-ils démontrer un tel amour et une telle humilité envers les autres ?

En moins d’une heure, Jésus répéta et souligna l’importance de ce message. Quelques minutes après avoir lavé les pieds de Ses disciples, Jésus s’adressa à ce groupe des futurs dirigeants et dit :

Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtrons que vous êtes mes disciples, si vous avez l’amour les uns pour les autres (Jean 13 :34-35).

Ces paroles s’adressent certainement à tous les disciples de Christ, mais elles furent d’abord adressées aux leaders leur exhortant à entretenir leurs relations mutuelles.

Dans l’intervalle de quelques minutes, Jésus dit encore une fois:

C’est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15 :12-13).

Remarquez que Jésus s’adressait toujours aux leaders.

Quelques secondes après, Il dit encore :

Voici le commandement que je vous donne : aimez-vous les uns les autres (Jean 15 :17)

Quelques minutes après, les disciples de Jésus l’entendirent intercéder à leur faveur :

Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde et je vais à toi, Père Saint, garde en ton Nom ceux que tu m’as donnés, afin qu’ils soient un comme nous » (Jean 17 :11 – italiques de l’auteur).

En fin, après quelques secondes seulement, en continuant Sa prière, les disciples de Jésus l’entendirent dire :

Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croit que tu m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé (Jean 17 :20-23).

Ainsi, nous voyons Jésus insister six fois, en moins d’une heure, devant les futurs dirigeants sur l’importance de l’unité entre eux et leur exhorta à la démontrer dans l’amour et l’humilité envers les autres. C’est un commandement important pour Jésus. L’unité est un facteur majeur pour convaincre le monde.

Où En Sommes-Nous ?

Malheureusement, alors que nous espérions voir les membres de nos dénominations unis, s’aimant les uns les autres, certains d’entre nous s’entredéchirent par des luttes et des compétitions inutiles. Au comble de malheur, les autres utilisent la malhonnêteté pour bâtir leurs églises. Bon nombre de pasteurs évitent tout contact avec les autres pasteurs de doctrine et idéologie différente des leurs. Nous étalons nos divisions les panneaux que nous installons devant nos églises particulières disant : « nous ne sommes pas comme le reste des chrétiens ». (Et tous nos efforts n’aboutissent à rien si ce n’est qu’à dire au monde que nous ne sommes pas unis. C’est ce qui pousse les païens à conclure que le christianisme est une institution très divisée).

En bref, nous ne pratiquons pas ce que nous prêchons, et nos mauvais exemples enseignent les membres plus que nos sermons même en ce qui concerne l’unité. Il serait insensé de penser que les chrétiens moyens peuvent expérimenter l’unité et l’amour pendant que nous les dirigeants nous nous entredéchirons.

La repentance est l’unique solution. Nous devons nous repentir de la mauvaise image que nous avons donnée aux chrétiens et au monde. Nous devons enlever les barrières qui nous divisent et commencer à nous aimer les uns les autres comme Jésus nous l’a ordonné.

Cela signifie que nous devons, avant tout, rencontrer d’autres pasteurs et serviteurs de Dieu y compris les pasteurs dont les doctrines différent de la notre. Je ne dis pas qu’il faudra collaborer avec les pasteurs qui ne sont pas nés de nouveau, qui n’obéissent au Seigneur, ou ne cherchent que leur propre profit. Ce sont des loups en peau de brebis. Jésus nous a clairement dit comment les identifier. C’est par leurs fruits que nous les reconnaîtrons.

Je parle plutôt de pasteurs et d’autres serviteurs de Dieu qui font tout ce qui est à leur disposition pour observer les commandements de Jésus. Les vrais frères et sœurs en Christ. Si vous êtes pasteur, vous devez aimer d’autres pasteurs. Vous devez démontrer cet amour par vos actions, et devant toute votre congrégation. Vous pouvez commencer par visiter les pasteurs de votre région et leur demander de vous pardonner pour le manque d’amour que vous avez manifeste à leur égard. Bien de murs s’effondreront. Faites alors un plan qui vous permettra de vous rencontrer régulièrement, prendre quelque repas ensemble, vous encourager, vous exhorter et intercéder pour les uns les autres. Si vous y arrivez, vous pourrez alors discuter sur les doctrines qui semblent vous diviser. Faites tout cela en gardant l’unité parce qu’il y aura certainement quelques désaccords. Ma vie et mon ministère furent remarquablement affranchis depuis que je me suis résolu de visiter ou d’écouter les autres serviteurs doctrinalement convergents. Les quelques années de ressentiment et désintéressement à l’égard des autres serviteurs me firent perdre pas mal de bénédictions.

Vous pouvez également montrer votre amour et unité en invitant d’autres pasteurs à venir prêcher dans votre église ou dans quelques unes de vos églises de maison. Vous pouvez même organiser certains rassemblements avec les églises voisines.

Vous pouvez changer le nom de votre dénomination de façon à monter au monde que vous êtes unis avec le reste du corps de Christ. Vous pouvez abandonner le nom de votre dénomination ou ministère et vous identifier seulement avec le corps de Christ. Ainsi, vous aurez envoyé un message proclamant que vous croyez sincèrement en l’unicité de l’église de Christ. Il est grand temps d’empêcher la prolifération des églises ne pouvant ni cohabiter, ni collaborer avec le reste du corps de Christ.

Je sens un peu radical, je sais. Mais pourquoi sommes-nous en train de promouvoir des choses que Jésus ne nous a jamais ordonnées ? Pourquoi sommes-nous en train de nous rallier aux institutions dont Jésus a en horreur ? La Bible ne fait aucune de quelque dénomination ou association soit-elle. Quand les corinthiens se divisaient à cause de leur partis pris, Paul les réprimanda disant que leur division révélait leur immaturité spirituelle (voir 1 Cor.3 :1-7). Il est en de même a chaque fois que nous prônons les divisions ?

Nous devons bannir tout ce qui est de caractère divisionniste. Les pasteurs doivent éviter de dénommer leurs églises de maisons ou d’emprunter les noms de quelque dénomination ou association soit-elle. Bibliquement parlant, une église s’identifie par la maison dans laquelle elle se réunit régulièrement. Les groupes d’églises s’identifient par les noms des villes ou elles sont localisées. Elles furent, du temps des apôtres, toutes considérées comme faisant partie d’une même église, le corps de Christ.

Nous avons un seul Roi et un seul royaume. Tous ceux qui, consciemment ou inconsciemment, veulent attirer le plus grand nombre de membres ou églises vers eux, bâtissent leurs propres royaumes dans le royaume de Dieu. Qu’ils se préparent à confronter ce Roi qui a dit : « Je ne partagerai ma gloire avec personne » (Es. 48 :11).

Tout cela signifie que les serviteurs de Dieu doivent positivement influencer, par leurs bonnes actions, leurs troupeaux à obéir Christ. Leur bon exemple constitue le moyen le plus puissant de prêcher la bonne nouvelle. Paul le confirme par sa lettre aux Philippiens :

Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous » (Phil. 3 :17 – italiques de l’auteur).

Nos Enseignements

Tout comme Paul, chaque faiseur de disciple a un objectif. Il cherche a « présenter à Dieu, tout homme devenu parfait en Christ » (Col. 1 :28b). Il devra, comme le fit Paul, « exhorter tout homme, et instruire tout homme en toute sagesse » (Col. 1 :28a – italiques de l’auteur). Paul n’enseignait pour juste éduquer ou divertir les gens.

Tout faiseur de disciples devra être capable de dire avec Paul : « Le but du commandement, c’est une charité venant d’un cœur pur, d’une bonne conscience, et d’une foi sincère (1 Ti. 1 :5). C’est-à-dire qu’il s’efforce à rendre ses disciples semblables à Christ et les aide à marcher dans la sainteté. Pour ce faire, il enseigne les croyants à obéir aux commandements de Christ. Il enseigne la vérité, et encourage ses auditeurs à « rechercher la paix avec tous et la sanctification sans laquelle personne ne verra Dieu » (Heb. 12 :14).

Tout faiseur de disciples sait très bien que Jésus a ordonné à Ses disciples d’enseigner leurs disciples à obéir à Ses commandements dans toute leur entièreté (voir Mt. 28 :19-20). Il s’efforce à ne rien omettre dans l’enseignement des commandements de Jésus. Il enseigne méthodiquement, verset par verset a commencer par les évangiles jusqu’aux épîtres. C’est dans ces écritures que les commandements de Jésus sont relatés et renforcés.

Ce type d’enseignement méthodique rassure que ses sermons resteront équilibrés. Quand nous prêchons seulement sur certains sujets, il est facile de nous penches sur les prédications en vogue seulement et négliger les moins populaires. Quant à l’enseignement méthodique, il est peu probable qu’on se penche sur l’amour de Dieu seulement, Sa colère ainsi que Sa discipline ont leur tour aussi. Il est impossible d’enseigner les croyants, dans ces types de sermons, sur les bénédictions de Dieu seulement, nos responsabilités y sont aussi mentionnées. Tous les aspectes de la vie chrétienne y sont présentes, les sujets les plus importants ne sont pas prêchés au détriment des moins importants. (Cela fut la grande erreur des pharisiens selon les paroles de Jésus écrites en Mt 23 :23-24).

Enseignement Méthodique

Plusieurs pasteurs ont peur de donner les sermons méthodiques sous prétexte qu’il y a beaucoup de passages bibliques qu’ils ne comprennent pas. Ils ne veulent surtout pas que leurs congrégations voient le degré de leurs connaissances bibliques. Ca c’est de l’orgueil ! Il n’y a personne sur la terre qui comprend parfaitement la Bible dans son entièreté. A titre d’exemple, Pierre déclare que certains écrits de Paul sont difficiles à comprendre (voir 2 Pierre 3 :16).

Si vous arrivez à un verset ou un passage que vous ne comprenez pas, vous devez tout simplement avouer à votre audience que la section en question vous échappe et continuer avec le suivant. Vous pouvez même dire à votre audience de demander l’éclaircissement du Saint-Esprit. C’est vraiment un bon exemple à suivre.

Le pasteur/l’ancien/l’évêque d’une église de maison a en plus l’avantage d’enseigner d’une manière informelle parce que les questions peuvent être posées au fur et à mesure qu’on enseigne. Ce climat permet au Saint-Esprit de donner plus de révélations sur le sujet du jour. Le résultat est meilleur. Pour bien enseigner les commandements de Christ, il faut commencer par le sermon sur la montagne mentionné dans Matthieu 5-7. Dans ce récit, Jésus énumère différents commandements et aide Ses disciples juifs à bien comprendre l’essence des lois Mosaïques. Plus loin dans ce livre, j’enseigne ce Sermon sur la montagne, verset par verset pour montrer le bien fonde de cette méthode.

Préparation du Sermon

Le Nouveau Testament ne fait aucune mention d’un pasteur/ancien/évêque quelconque qui ait prépare un sermon de trois points avec leurs illustrations correspondantes, comme est le cas aujourd’hui. Personne n’oserait dire que Jésus ait fait une chose pareille ! L’enseignement était spontané et interactif dans l’église primitive, comme l’exige la coutume juive. C’est tout à fait le contraire au style grec et romain exigeant que un discours digne de son nom soit exempt de toute interruption. C’est malheureusement la coutume que l’église institutionnelle a adoptée. Si Jésus a dit à Ses disciples qu’ils ne devaient s’inquiéter de rien lorsqu’ils seraient obligés de comparaître devant les tribunaux, parce que le Saint-Esprit leur donnerait spontanément de quoi dire, nous devons comprendre que Dieu a de quoi nous donner a chaque fois que nous nous réunissons en Son Nom ! Je ne dis pas que les serviteurs de Dieu ne doivent pas se préparer par la prière et la méditation. Paul exhorta Timothée ce qui suit :

Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a pas à rougir, qui dispense droitement la parole de vérité (2 Ti.2 :15).

Ceux qui suivent les instructions de Paul et « laissent la parole de Christ demeurer richement en eux » (Col.3 :16) seront remplis de la connaissance de la parole de Dieu et capables d’enseigner de ce qui « déborde » de leurs esprits. Ainsi, cher pasteur, il est très important pour vous de demeurer dans la parole de Dieu. Si vous avez la passion et si vous comprenez parfaitement ce que vous voulez enseigner, vous ne devrez pas vous préparez beaucoup pour pouvoir communiquer la vérité de Dieu. En plus, si vous enseignez un verset après un autre, vous pourrez facilement expliquer les versets en vous appuyant sur la signification des autres qui le précèdent. Votre préparation se limitera donc a la prière et a la méditation des versets que vous allez enseigner. Si vous dirigez une église de maison, l’interaction des participants à votre réunion réduira considérablement le fardeau de préparer les sermons.

Le serviteur qui compte sur l’assistance de Dieu pendant qu’il enseigne, Dieu le récompensera. Je vous exhorte de ne pas dépendre ni de vous-même ni de votre préparation ou vos notes. Dépendez beaucoup du Seigneur. Plus vous avez la foi et la confiance en Dieu, plus vous dépendrez moins de vos notes. Réduisez vos notes jusqu’a rester avec quelques points principaux ou rien du tout.

Tous ceux qui dépendent de leurs notes, le font pour impressionner leur audience et par la peur de commettre des fautes. Une telle crainte vient de l’incrédulité et l’orgueil. On ne devrait pas s’inquiéter de comment on va paraître aux gens de ce monde et savoir que notre objectif le plus important est de plaire à Dieu. Rien n’empêchent aux discours préparés négligemment de toucher les gens si le cœur est pur et oint par l’Esprit. Imaginez-vous comment serait une conversation faite par les gens ayant chaque ses notes préalablement établies ! Une telle conversation n’est possible ! Une conversation libre et ouverte est plus sincère qu’un discours préparé bien avant. Enseigner n’est pas synonyme de jouer au théâtre ! Enseigner c’est révéler les vérités bibliques. Un discours ennuyeux est facilement discernable, tout le monde a tendance a s’en passer.

Quatre Autres Idées

1) Certains serviteurs ressemblent aux perroquets. Ils tirent exclusivement leurs sermons des livres écrits par les autres. Ils ratent les merveilleuses bénédictions qui découlent de l’enseignement direct du Saint-Esprit. Ces serviteurs ne font que propager les erreurs des auteurs qu’ils copient.

2) Plusieurs pasteurs imitent les styles traditionnels des autres prédicateurs et enseignants. Dans certains milieux, un sermon est juge oint lorsqu’il est prêché rapidement et à voix haute. Vous comprendrez donc que les membres de ces églises sont bourres des prédications et enseignements rapides et de voix hautes du début à la fin. Mais en réalité, cela fatigue les gens et les pousse à fuir les bruits. Une voix aux intonations variées est beaucoup plus captivante. D’une manière générale, la prédication exige une voix relativement haute car elle sert à exhorter, mais l ‘enseignement exige une voix basse aux intonations variées comme toute autre conversation car il sert à instruire.

3) J’ai pu observé les diverses attitudes et réactions d’un bon nombre d’auditeurs pendant les prédications et les enseignements. J’ai été étonné de voir comment beaucoup de prédicateurs et enseignants font semblant de ne pas voir les différents signes qui marquent que leurs auditeurs s’ennuient ou n’écouter plus à leurs discours. Pasteur, ceux-la qui semblent ennuyés le sont réellement ! Ceux-la qui ne vous regardent pas pendant que votre prédication, ils ne vous écoutent pas et n’en tirent rien. Faites quelque chose pour attirer l’attention de ceux qui s’ennuient ou n’écoutent plus vos sermons. Donnez plus d’illustrations. Racontez leur des vraies histoires. Utilisez les paraboles. Et faites tout cela dans la simplicité. Enseignez la parole qui vient de votre fin fond. Soyez sincère. Soyez vous-même. Gérer votre voix. Fixez votre regard sur le plus grand nombre possible d’auditeurs. Utiliser quelques expressions faciales. Bougez vos mains. Marche un peu. Ne parlez pas trop. Si votre groupe est petit, laissez les gens vous poser des questions.

4) L’idéologie de faire des sermons de trois points principaux est purement humaine. Notre objectif principal est de faire le disciple. Nous ne devons pas suivre les théories modernes. Jésus a dit : « Paissez mes brebis » non pas « amusez mes brebis ».

Qui Devons-nous Enseigner ?

Pour bien imiter Jésus, chaque faiseur de disciples doit être capable de distinguer ceux qu’il veut enseigner. Jésus enseigner les multitudes en paraboles, et il avait vraiment raison de le faire : il ne voulut pas que tout le monde comprenne ses enseignements. Les écritures déclarent :

Les disciples s’approchèrent et lui dirent : pourquoi leur parles-tu en paraboles ? Et Jésus leur répondit : Parce qu’il vous a été donné de comprendre les mystères du royaume des cieux, et que cela ne leur a pas été donné. Car on donnera à celui qui a et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a. C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant, ils ne voient point, et qu’en entendant, ils n’entendent ni ne comprennent (Mt. 13 :10-13).

Comprendre les paraboles de Jésus est un privilège réservé à ceux qui se sont repentis et qui ont décidé de Le suivre. Ceux qui rejettent l’opportunité qui leur est offerte pour se repentir, résistent à la volonté de Dieu et devront inévitablement subir la punition de Dieu. Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles (voir 1 Pi. 5 :5).

De même, Jésus a dit a Ses disciples : « Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent » (Mt. 7 : 6). Dans ce passage, Jésus parle figurativement. En d’autres termes, Il dit ce qui suit : « Ne donnez pas votre trésor aux ignorants ». Les cochons ne savent pas la valeur des perles. Spirituellement parlant, les cochons représentent tous ceux qui ne s’intéressent pas à la parole de Dieu. Ils auraient déjà cru s’ils seulement ils avaient su que c’est la véritable parole de Dieu, ils seraient attentifs et obéissants.

Comment peut-on discerner un cochon spirituel ? Jetez-lui une perle et regardez ce qu’il en fera. S’il n’y prend pas garde, vous saurez qu’il est spirituellement un cochon. S’il s’y intéresse, vous saurez qu’il n’est pas un cochon.

Il y a malheureusement un bon nombre de pasteurs qui font ce que Jésus leur a défendu de faire. Ils jettent continuellement leurs perles devant les pourceaux, enseignant et chatouillant ceux qui rejettent ou résistent à Dieu. C’est une perte de temps. Ils devaient avoir déjà secoué la poussière de leurs pieds et seraient partis ailleurs, comme l’a ordonné Jésus.

Les Brebis, les Boucs et les Pourceaux

Il est pratiquement impossible de transformer quelqu’un en disciple de Jésus s’il ne veut pas obéir à Christ. Beaucoup d’églises sont peuplées par de telles personnes. Elles veulent seulement porter l’étendard chrétien. Elles se croient nées de nouveau parce qu’elles ont mentalement accepté quelques enseignements et faits théologiques sur Jésus ou sur le Christianisme. Elles sont des vrais boucs et cochons et, à moins qu’elles se repentissent, elles ne feront jamais partie du troupeau. C’est choquant d’apprendre qu’environ 90% des pasteurs entretiennent ces boucs et pourceaux au lieu de consacrer leur temps à aider et servir les vraies brebis ! Pasteur, Jésus vous a établi pour diriger Ses brebis, non pas les boucs et les cochons (voir Jean 21 :17) !

Mais comment peut-on distinguer les brebis ? Regardez ceux qui arrivent les premiers à l’église et qui rentrent les derniers. Elles recherchent la vérité. Elles reconnaissent la Seigneurie de Jésus et Le servent de tout leur coeur. Elles ne se rassemblent pas les dimanches seulement. Elles se rassemblent chaque fois qu’il est nécessaire. Elles s’intéressent aux petits groupes et y apprennent beaucoup. Elles aiment et s’adonne au Seigneur et à Son royaume. Elles cherchent toujours à servir.

Pasteur, consacrer plus de temps à ces personnes et donne-leur votre attention. Quant aux boucs et aux cochons, prêchez la bonne nouvelle autant que faire ce peut. Si vous prêchez le vrai message, ils ne le supporteront pas assez longtemps. Soit ils quitteront l’église, soit ils vous foutront à la porte. S’ils parviennent à vous chasser de l’église, partez et secouez la poussière de vos pieds. (Une chose pareille n’arrivera jamais dans une église de maison, surtout lorsque l’église se réunit dans votre maison !)

De même, les évangélistes ne doivent pas prêcher l’évangile aux mêmes personnes qui l’ont manifestement rejeté à plusieurs reprises et de plusieurs manières. Laissez les morts enterrer leurs morts (voir Luc 9 :60). Vous êtes un ambassadeur de Christ. Vous portez le plus important message du Roi des rois ! Vous occupez une place de choix dans le royaume de Dieu et vous avez une grande tache ! Arrêtez de perdre votre temps en prêchant perpétuellement l’évangile aux mêmes personnes parce qu’il y en a d’autre qui ne l’ont pas encore entendu ne fut-ce qu’une seule fois.

Si vous voulez devenir un faiseur de disciple bien fait, vous devrez savoir sélectionner les personnes que vous voulez enseigner. Il ne faut pas que vous perdiez votre temps précieux ceux qui ne veulent pas obéir à Christ. Paul écrivit à Timothée et dit :

Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles qui soient capables de l’enseigner aussi aux autres » (2 Ti. 2 :2 – italiques de l’auteur).

Atteindre l’Objectif

Imaginez un peu certaines choses jamais produites dans le ministère de Jésus, mais qui sont devenues monnaie courante dans les églises modernes. Imaginez Jésus, après sa résurrection, rester sur la terre et commencer une église institutionnelle dans laquelle Il est Pasteur pour trente ans. Imaginez Pierre, Jacques et Jean toujours assis paisiblement aux premières rangées pendant les prédications de Jésus. Imaginez Pierre se pencher vers Jean en murmurant sarcastiquement : « ça fait la dixième fois que nous entendons cette prédication ».

Nous savons tous qu’une telle scène est absurde, Jésus ne pourrait jamais se piéger Lui-même ou mettre Ses disciples dans une telle situation. Jésus est juste venu faire des disciples, et Il les a fait d’une certaine manière pendant une durée déterminée. Il a formé Pierre, Jacques, Jean et les autres pendant trois ans environ. Il n’y est pas parvenu en prêchant les dimanches dans les quatre murs de l’église. C’est en menant sa vie dans une transparence absolue, en répondant à leurs questions, et leur donnant l’opportunité de servir qu’Il a accompli son objectif. Quand Il finit sa mission, Il s’en alla.

Mais pourquoi faisons-nous des choses que Jésus n’a jamais faites ? Pourquoi prêchons-nous aux mêmes gens pour des décennies et espérer accomplir les desseins de Dieu ? Quand serons-nous capables d’accomplir notre tâche ? Pourquoi nos disciples ne sont-ils jamais prêts à aller faire leurs propres disciples ?

Je penses que si nous faisons convenablement notre tache, nous disciples seront, un jour, suffisamment mûrs pour continuer sans nous. Ils doivent nécessairement être libérés pour pouvoir faire leurs propres disciples. Dieu nous encourage toujours à atteindre le but qu’Il nous a fixé, et Jésus nous a déjà montré comment le faire. En fait, dans une église de maison en croissance, la formation des leaders est perpétuelle. Une église vivante ne tombera pas dans le piège prêcher le même message aux mêmes personnes pendant des décennies.

Bonnes Motivations

Pour pouvoir enseigner et faire les disciples convenablement, il est extrêmement important d’avoir des bonnes motivations. Si quelqu’un a des mauvaises motivations dans le ministère, il y détruira pas mal de choses. C’est l’un des facteurs majeurs de la prolifération des enseignements erronés et déséquilibrés de nos jours. Lorsqu’un serviteur travaille pour avoir de la popularité, réussir aux yeux de tout le monde, ou pour gagner beaucoup d’argent, il a déjà échoué devant Dieu. Ce serviteur peut devenir populaire, riche ou fructueux, mais le jour du Seigneur mettra a découvert toutes ses mauvaises motivations et il ne recevra aucune récompense pour son travail. Même s’il entrerait dans le royaume des cieux[3], tout le monde saura la toute vérité sur lui car son manque de récompense et sa position inférieure le révèleront. Il y a sans doute différents rangs dans les cieux. Jésus l’a un jour dit :

Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes de faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux (Mt. 5 :19).

Evidemment, les serviteurs qui enseignent et obéissent aux commandements de Christ seront temporairement maltraites sur la terre. Jésus informe ceux qui Lui obéissent qu’ils feront face à la souffrance (voir Mt 5 :10-12, Jean 16 :33). Il est pratiquement difficile que ceux-la gagnent la richesse, la popularité et le succès dans ce monde. Ils gagnent, la récompense future et la louange de la part du Seigneur. Que préfériez-vous avoir ? A ce propos, Jésus déclare :

Qu’est-ce donc qu’Apollos, et qu’est-ce que Paul ? Des serviteurs, par les moyens desquels vous avez cru, selon que le Seigneur l’a donné à chacun. J’ai planté et Apollos a arrosé, mais Dieu l’a fait croître, en sorte que ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître. Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et chacun recevra sa propre récompense selon son travail. Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu.

Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée ; car le jour la fera connaître parce qu’elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun. Si l’œuvre de bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il, perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu (1Cor. 3 :5-15).

Paul se compare à un architecte qui pose des fondations. Et quand Paul s’en alla après avoir établi une église à Corinthe, vint Apollos pour enseigner, il construisit sur la fondation déjà posée par Paul.

Comprenez Paul et Apollos recevront tous une récompense selon la qualité, non pas la quantité, de l’œuvre de chacun (voir 3 :13).

Paul et Apollos pouvaient construire l’église de Dieu avec six différents matériaux. Trois d’entre eux sont ordinaires, relativement moins chers et combustibles. Les trois autres ne sont rares, très chers et incombustibles. Un jour, Dieu éprouvera par le feu tous ces six matériaux de construction. Le bois, le foin et le chaume seront consumés par le feu parce qu’ils sont d’une valeur moindre et temporaire. L’or, l’argent et les pierres précieuses, représentent les œuvres qui précieuses et éternelles devant Dieu et résisteront au test des flammes.

Nous devons savoir déjà que les enseignements non scripturaires seront réduits en cendres le jour du jugement de Christ. Il en sera de même pour toute autre oeuvre produit par la puissance, les méthodes ou la sagesse charnelles et les mauvaises motivations. Jésus dit expressément que tout ce que nous ferons en vue d’être loués par les gens ne sera pas récompensé (voir Mt. 6 :1-6 ; 16-18).

Certaines œuvres de moindre valeur semblent difficiles à discerner aujourd’hui, mais elles seront un jour révélées, comme l’a prévenu Paul. Personnellement, j’aimerais savoir aujourd’hui, plus que jamais, si mes œuvres sont en bois, foin et chaume pour pouvoir les changer avant qu’il ne soit tard. Attendre le dernier jour, serait trop tard.

Sonder Nos Motivations

Il est très facile de se tromper sur ses motivations. Je me suis aussi trompe un jour. Mais comment pouvons-nous savoir si nos motivations ne sont pas pures ?

La meilleure façon est de demander à Dieu de nous révéler si nos motivations sont mauvaises, et contrôler nos pensées et nos actions ensuite. Jésus nous a recommande de faire des bonnes actions, tels que prier et assister secrètement aux pauvres. Cela nous permet de savoir si nous cherchons réellement la louange de Dieu ou celle des hommes. Lorsque nous craignons Dieu en présence des gens seulement, ça prouve que nous sommes coupables. Si nous évitons les péchés scandaleux parce qu’ils peuvent ruiner notre ministère, et que nous nous faisons paisiblement les petits péchés dont les gens ne peuvent pas facilement découvrir, ça montre directement que nous avons des mauvaises motivations. Si nous craignons Dieu sincèrement – Lui qui connaît toutes nos pensées, nos paroles et nos actes – nous nous efforcerons de Lui obéir peu importe les circonstances.

De même, si nos motivations sont justes, nous ferons les disciples comme l’ordonné Jésus et nous n’évaluerons pas la croissance de l’église par le nombre des participants dans nos réunions de dimanche.

Si nous voulons enseigner la parole de Dieu, nous ne devons pas nous cramponner aux sujets populaires qui attirent et entretiennent les païens.

Nous n’allons pas tordre les écritures ou enseigner en violant leur contexte biblique.

Nous ne nous taillerons pas des titres et places d’honneur. Nous ne chercherons pas la popularité.

Nous ne nous amasserons pas des richesses. Nous mènerons une vie simple et nous assisterons aux pauvres montrant le modèle des vrais gérants du trésor de Dieu.

Notre centre d’intérêt sera Dieu seul, autour de qui tournent tous nos sermons.

Quelles sont vos motivations ?

Une Doctrine qui Anéantit la Formation des Disciples

Le faiseur de disciples n’enseigne jamais ce qui pourrait compromettre la formation de disciples. Il n’encourage jamais, ni en acte ni en parole, ceux qui désobéissent au Seigneur. Il ne fait pas partie de ceux qui enseignent que la grâce de Dieu est une permission de pécher. Au contraire, il prouve qu’elle est plutôt une occasion de se repentir et de vaincre le péché. Les écritures déclarent que seuls les vainqueurs entrerons dans le royaume de Dieu (voir Apoc. 2 :11 ; 3 :5 ; 21 :7).

C’est malheureux d’apprendre que de nombreux serviteurs modernes font des grands torts à la formation des disciples par leurs doctrines erronées. L’une de ces doctrines populaires des Etats Unis, est l’inconditionnelle sécurité éternelle c’est-à-dire « une fois sauvé, on reste toujours sauvé ». Ils disent qu’il est impossible qu’une personne née de nouveau perde son salut peut importe la manière dont elle se conduit. La grâce par laquelle nous sommes sauvés est la même qui nous garde dans le salut, disent-ils. Ils avancent qu’autrement, ils seraient sauvés par leurs oeuvres.

Ce point de vue est naturellement au préjudice de la sainteté. Si l’on dit que l’obéissance aux commandements de Christ n’est obligatoire pour entrer au ciel, il y aura très peu de motivation pour obéir à Jésus, surtout lorsqu’il y a un prix à payer.

Comme je l’ai déjà mentionné dans ce livre, la grâce que Dieu offre a l’humanité n’a pas pour but de rendre les gens désobéissants. Sachez que le salut n’est pas seulement par la grâce, mais aussi au moyen de la foi (voir Eph. 2 :8). La grâce et la foi sont toutes les deux nécessaires pour quiconque veut être sauvée. Nous répondons à la grâce de Dieu par la foi, et la vraie foi mène à la repentance et à l’obéissance. La foi sans actions est morte, inutile et ne sert à rien (voir Ja. 2 :14-26).

Les écritures répètent continuellement que marcher dans la foi et dans de l’obéissance est synonyme de marcher dans le salut. Plusieurs passages bibliques le confirment. Paul, a titre exemplatif, déclare dans sa lettre aux Colossiens :

Et vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche, si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l’espérance de l’évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi, Paul, j’ai été fait ministre »(Colossiens 1 :21-23).

On ne peut clarifier ce passage être plus clair. Seul un théologien est capable de mal interprété ou ne pas saisir ce que Paul voulait dire. Jésus nous prendra sans tâche, si nous demeurons dans la foi. La même vérité est réitérée dans Romains 11 :13-24 : 1 Cor. 15 :1-2 et dans Hébreux 3 :12-14 ; 10 :38-39, où il est clairement dit que le salut final est attaché à la poursuite de la foi. Tous ces passages contiennent le mot conditionnel si.

La Place de la Sainteté

Est-ce qu’un chrétien peut perdre la vie éternelle par le simple fait de pécher ? La réponse se retrouve dans différents passages qui déclarent que tous ceux qui pratiquent les péchés n’hériteront pas le royaume de Dieu. Si un chrétien pratique les péchés cités ci-dessous, par Paul, il peut certainement perdre le salut :

Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs n’hériteront du royaume de Dieu (1 Cor. 6 :9-10 – italiques de l’auteur)

Or les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de tables, et les choses semblables. Je vous le dis d’avance comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu (Gal. 5 :19-21 – italiques de l’auteur).

Car, sachez-le bien, aucun impudique ni impur, ou cupide, c’est-à-dire, idolâtrie, n’a d’héritage dans le royaume de Christ et de Dieu. Que personne ne vous séduise par des vains de vains discours : car c’est à cause de ces choses que la colère vient sur les fils de la rébellion (Eph. 5 :5-6 – italiques de l’auteur).

Notez que dans chacun de cas ci haut, Paul s’adresse aux chrétiens, en les avertissant. Il les exhorte, deux fois, à ne pas se laisser tromper par ceux qui disent qu’un croyant peut pratiquer l’un des péchés cités ci haut et hériter le royaume de Dieu.

Jésus a prévenu Ses disciples, Pierre, Jacques, Jean et André leur disant qu’ils pourraient se retrouver en enfer s’ils n’étaient pas prêts pour Son retour. Les paroles de (Marc 13 :1-4) furent adressées aux disciples, non pas à la foule :

Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle veille de la nuit le voleur viendrait, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous [Pierre, Jean, Jacques et André] n’y penserez pas.

Quel est donc ce serviteur fidèle et prudent que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée trouvera faire ainsi ! Je vous le dis en vérité, il l’établira sur ses biens. Mais si un méchant serviteur, qui dise en lui-même : Mon Maître tarde à venir, s’il se met à battre ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les hypocrites : c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements des dents ? (Mt. 24 :42-51 – italiques de l’auteur).

Une leçon quelconque ? « Pierre, Jacques, Jean et André, ne soyez pas comme cet infidèle serviteur du parabole » [4].

Pour insister davantage sur le message adresse à Ses disciples, Jésus continua immédiatement avec la parabole de dix vierges. Toutes les dix étaient au départ prêtes pour la venue de l’Epoux, mais cinq d’entre elles ne purent pas tenir et furent, par conséquent, exclues de la fête de noces. Jésus termine ce parabole par les paroles suivantes : « (Pierre, Jacques, Jean et André) veillez donc, puisque vous (Pierre, Jacques, Jean et André) ne connaissez ni le jour, ni l’heure » (Mt. 25 :13). C’est qui signifie : « Pierre, Jacques, Jean et André prenez garde et ne soyez pas comme les cinq folles». S’il n’y eut pas la possibilité de ne pas être prêts, Jésus n’eut pas eu besoin de mettre en garde ces disciples.

Jésus leur ensuite raconta la parabole des talents. Le message reste le même : « Ne soyez pas comme ce serviteur qui a reçu un talent mais n’eut aucun bénéfice à apporter a son maître pour ce qu’il lui avait confié ». A la fin de ce parabole, le maître conclut : « Jetez-le dans les ténèbres du dehors, là où il y aura des pleurs et des grincements de dents » (Mt. 25 :30). Jésus ne pouvait éclaircir Son message plus qu’il a fait. Seul un théologien peut en tordre le sens. Pierre, Jacques, Jean et André pourraient être jetés en enfer s’ils n’étaient trouvés obéissants jusqu’au retour de Jésus ou a la fin de leurs vies. Si ce risque guettait Pierre, Jacques, Jacques et André, il nous guette également. Comme promis par Jésus, ceux qui font la volonté de son Père entreront dans le royaume des cieux (Mt. 7 :21)[5].

Ceux qui enseignent des faussetés de l’éternelle sécurité inconditionnelle s’opposent à Christ et soutiennent Satan. Ils enseignent tout à fait le contraire de ce que Jésus et les apôtres ont enseigné. Leurs enseignements servent à détruire le commandement de Jésus qui consiste à faire de tous des disciples obéissants aux commandements de Christ. Ils ferment le chemin étroit qui mène au ciel et élargissant celui qui conduit en enfer[6].

Une Autre Doctrine qui Entrave la Formation des Disciples

Il y a bien pire que l’enseignement de l’éternelle a sécurité inconditionnelle. Il existe d’autres doctrines erronées qui amènent les gens à croire que la sainteté n’est obligatoire pour tenir bon jusqu’au salut final. Certains faux enseignants présentent l’amour de Dieu de façon à neutraliser la formation des disciples. On les entend souvent dire : « Dieu vous aime inconditionnellement ». Les audiences interprètent comme suit: « Dieu m ‘accepte et m’approuve sans tout fois regarder si je Lui obéisse ou pas ». Mais cela n’est pas vrai.

Plusieurs d’entre ces prédicateurs, croient que Dieu envoie en enfer tous ceux qui ne sont pas nés de nouveau, ce qui est correct. Creusons un peu plus. Il est indéniable que Dieu jette en enfer tous ceux qu’Il n’approuve pas. Peut-on dire qu’Il les aime ? Croyez-vous ceux qui sont jetés en enfer sont aimés par Dieu ? Croyez-vous que ces gens confirmeraient que Dieu les aime ? Bien sur que non. Croyez-vous que Dieu dirait qu’Il les aime ? Pas du tout ! Dieu a horreur de ces gens, et c’est pour cela qu’Il les punit par les flammes de l’enfer. Il ne les approuve pas et ne les aime pas.

Cela étant, l’amour de Dieu pour les pécheurs de ce monde, est un amour miséricordieux qui est temporaire. Ce n’est pas un amour approbatif. Il a pitié d’eux, et retarde Son jugement pour leur donner une occasion de se repentir. Jésus est mort pour qu’ils soient pardonnes. Jusque la, nous pouvons dire que Dieu les aime. Mais il faut comprendre qu’Il ne les approuve pas pour autant. Il n’éprouve jamais, à leur égard, l’amour qu’un père éprouve pour son fils. Les écritures déclarent que: « comme le père a compassion pour ses enfants, Dieu a aussi compassion de ceux qui le craignent » (Ps. 103 :13 – italiques de l’auteur). On peut donc dire que Dieu n’éprouve pas une même compassion que pour ceux qui Le craignent. L’amour de Dieu pour les pécheurs est comparable à la miséricorde qu’un juge accorde a un meurtrier reconnu coupable et condamné à la prison à vie au lieu de la peine capitale.

Dans le livre des actes, il n’ y a aucune mention où quelqu’un a dit, en prêchant l’évangile, aux païens que Dieu les aime. C’est tout à fait le contraire. Les prédicateurs de la Bible avertissaient les gens de la colère de Dieu et les invitaient à la repentance. Ils leur faisaient comprendre que Dieu ne les approuve pas, et que s’ils ne se repentent pas, ils iront en enfer. S’ils avaient dit, ne fut-ce qu’une fois, à leurs auditeurs que Dieu les aimait (comme le font les prédicateurs modernes), ils auraient entraîné leurs auditeurs à croire qu’ils ne couraient aucun risque, qu’ils ne s’attiraient pas la colère de Dieu, et qu’ils n’avaient pas besoin de se repentir.

Dieu Déteste les Pécheurs

Contrairement à ce qui est souvent proclamé aujourd’hui sur l’amour de Dieu pour les pécheurs, les écritures déclarent que Dieu déteste les pécheurs :

Les insensés ne subsistent pas devant tes yeux ; tu hais tous ceux qui commettent l’iniquité. Tu fais périr les menteurs ; l’Eternel abhorre les hommes de sang et de fraude (Ps 5 :6-7 – italiques de l’auteur)

L’Eternel sonde le juste ; il hait le méchant et celui qui se plait à la violence (Ps 11 :5 – italiques de l’auteur)

J’ai abandonné ma maison, j’ai délaissé mon héritage, j’ai livré l’objet de mon amour aux mais de ses ennemis. Mon héritage a été pour moi comme un lion dans la forêt, il a poussé contre moi ses rugissements. C’est pourquoi, je l’ai pris en haine (Jérémie 12 :7- 8 – italiques de l’auteur).

Toute leur méchanceté se montre à Guilgal ; c’est là que je les ai pris en aversion. A cause de la malice de leurs œuvres, je les chasserai de ma maison. Je ne les aimerai plus ; tous leurs chefs sont des rebelles (Osée 9 :15).

Notez que tous ces passages ne disent seulement pas que Dieu hait que ce que les païens font – Il les déteste. C’est un éclaircissement de certains clichés populaires selon lesquels Dieu aime les pécheurs, mais hait le péché. Nous ne pouvons pas séparer l’homme de ce qu’il fait. Ce qu’on fait révèle ce qu’on est. Ainsi, c’est avec raison que Dieu hait les païens. Il hait ce qu’ils font, et les déteste par conséquent. Si Dieu approuvait ceux qui font des actes qu’Il hait, Il serait inconsistant. Dans les tribunaux humains, les gens sont jugés pour leurs crimes et en sont respectivement punis. Nous ne haïssons pas les crimes pour approuver ceux qui les commettent.

Les Gens que Dieu Abhorre

Non seulement les écritures affirment que Dieu hait certains individus, elles déclarent également que Dieu abhorre certains types de pécheurs, ils sont en d’autres termes une abomination pour Lui. Notez encore une fois que les écritures citées ci haut ne disent pas que leurs oeuvres sont une abomination pour Dieu. Ils ne disent non plus que Dieu abhorre leurs péchés ; mais Il les abhorre : [7]

Une femme ne portera point un habillement d’homme, et un homme ne mettra point de vêtements de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel, ton Dieu (Deut. 22 : 5 – italiques de l’auteur).

Car quiconque fait ces choses, quiconque commet une iniquité, est en abomination à l’Eternel, ton Dieu (Deut. 25 :16 – italiques de l’auteur).

Vous mangerez la chair de vos fils, et vous mangerez la chair de vos filles. Je détruirai vos hauts lieux, j’abattrai vos statues consacrées au soleil, je mettrai vos cadavres sur les cadavres de vos idoles, et mon âme vous aura en horreur (Lev. 26 :29-30 – italiques de l’auteur).

Les insensés ne subsisteront pas devant tes yeux ; tu hais ceux qui commettent l’iniquité. Tu fais périr les menteurs ; l’Eternel abhorre les hommes de sang et de fraude (Ps. 5 :6-7 – italiques de l’auteur).

Car l’Eternel a en horreur les hommes pervers, mais il est un ami pour les hommes droits (Prov. 3 :32 – italiques de l’auteur).

Ceux qui ont le cœur pervers sont en abomination à l’Eternel, mais ceux dont la voie est intègre lui sont agréables (Prov. 11 :20 – italiques de l’auteur).

Tout cœur hautain est en abomination à l’Eternel ; certes il ne restera pas impuni (Prov. 16 :5 – italiques de l’auteur).

Celui qui absout le coupable et celui qui condamne le juste sont tous deux en abomination à l’Eternel (Prov. 17 :15 – italiques de l’auteur).

Comment pouvez-vous concilier ces passages avec ceux qui affirment que Dieu aime les pécheurs ? Comment peut-on tantôt dire que Dieu abhorre et déteste les pécheurs, et tantôt dire qu’Il les aime ?

Nous devons savoir qu’i y a différents types d’amour. Il y a l’amour inconditionnel qu’on peut appeler « amour miséricordieux ». C’est un amour qui dit : « Je t’aime malgré que». C’est aimer quelqu’un sans tenir compte de ses actions. Tel est l’amour de Dieu pour les pécheurs.

En contraste avec l’amour miséricordieux, c’est l’amour conditionnel. Il considère comme un « amour qui approuve ». C’est un amour qui est gagné ou mérité. Il dit : « Je t’aime parce que ».

Certains pensent que si l’amour est conditionnel, il ne s’agit plus de l’amour. Ils qu’un tel amour est charnel, ni moins ni plus, et ne vient pas de Dieu.

La vérité en est qu’il y a une catégorie de gens que Dieu aime un amour conditionnel, comme nous allons bientôt le voir dans les écritures. Il ne faut pas donc badiner avec l’amour qui approuve. Nous devons désirer l’amour de Dieu qui nous approuve au lieu de Son amour miséricordieux.

L’Amour Approbatif ?

Méditez à propos et posez-vous cette question : « Quel type d’amour voudrais-je que les gens aient pour moi – miséricordieux ou celui qui approuve? Je suis sûr que vous serez aimeriez qu’on vous aime « parce que » et non « malgré que».

Seriez-vous enchanter d’entendre votre épouse dire : « Je n’ai aucune raison de t’aimer, et il n’y a rien en toi qui puisse me pousser à t’accorder ma faveur », ou, «Je t’aime parce que tu as plein de choses que j’admire ». Je suis sur que vous aimeriez que votre épouse vous aime d’un amour qui approuve parce qu’il constitue la première raison qui attire les couples et qui les garde ensemble. Lorsqu’il n’y a plus rien qui puisse être admiré dans son conjoint, lorsque l’amour qui approuve cesse, très peu de mariage survivent. S’ils tiennent encore, c ‘est grâce à l’amour miséricordieux qui tire sa source au caractère divin de Celui qui donne l’amour.

Nous venons de voir que l’amour qui approuve, ou l’amour conditionnel n’est pas du tout moindre. Nous devons donner l’amour miséricordieux et recevoir l’amour qui approuve. En outre, le fait que l’amour qui approuve soit l’unique type d’amour que le Père a pour Jésus fait que ce type d’amour occupe une place de choix. Dieu le Père n’a jamais éprouvé envers Jésus l‘amour miséricordieux parce qu’il n’y eu rien de regrettable en Christ. Jésus témoigna :

Le Père m’aime parce que je donne ma vie, afin que je la reprenne (Jean 10 :17 – italiques de l’auteur).

Nous voyons que le Père aime Jésus parce qu’Il a été obéissant jusqu’à la mort. Il n’y a rien de mauvais dans l’amour qui approuve, c’est équitable. Jésus a mérité l’amour du Père.

Jésus a également déclaré qu’Il demeure dans l’amour de Son Père parce qu’Il garde Ses commandements :

Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour (Jean 15 :9-10 – italiques de l’auteur).

En plus, comme l’indiquent les écritures, nous devons suivre l’exemple de Jésus et demeurer dans Son amour en gardant Ses commandements. Dans ce passage, Il parle certainement de l’amour qui approuve, disant que nous pouvons, et nous devons, gagner Son amour. Il dit également que nous nous écartons nous mêmes de Son amour lorsque nous désobéissons à Ses commandements. Nous demeurons dans Son amour si et seulement si nous gardons Ses commandements. On enseigne rarement ces choses dans nos jours alors qu’on devrait justement les proclamer à haute voix parce que c’est une recommandation de Jésus. Jésus affirma que ceux qui gardent Ses commandements sont aimes, l’amour qui approuve, par Son Père :

Car le Père lui aussi vous aime parce que vous m’avez aimé et avez cru que je sui venu du Père (Jean 16 :27 – italiques de l’auteur).

Celui qui a mes commandements et qui les garde m’aime ; et celui qui m’aime sera aussi aimé de mon Père, et je l’aimerai et je me ferai connaître à lui… Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, et nous viendront et nous demeureront en lui (Jean 14 :21,23 – italiques de l’auteur).

Comprenez que, dans la deuxième citation, Jésus ne promet pas aux croyants irrésolus que s’ils commençaient à garder Sa parole, Il les visiterait d’une manière spéciale. Non, Jésus promet que si quelqu’un commence à L’aimer et à garder Ses commandements, Lui et Son Père viendront habiter dans cette personne, l’image parfaite de la nouvelle naissance. Tous ceux qui sont nés de nouveau ont le Père et le Fils en eux au moyen de la présence du Saint-Esprit (voir Rom. 8 :9). Nous voyons encore ici que ceux qui sont réellement nés de nouveau se repentent et s’intéressent à obéir aux commandements de Jésus. Ceux seuls méritent l’amour, du Père, qui approuve.

En réalité, Jésus réserve encore Son amour miséricordieux pour ceux qui croient en Lui. Lorsque ils désobéissent, Il est prêt à leur pardonner s’ils confessent leurs péchés et s’ils pardonnent les autres.

La Conclusion

Tout cela pour signifier que Dieu aime Ses enfants obéissants d’un amour différent de celui qu’Il aime les pécheurs. D’un amour miséricordieux, Dieu aime les pécheurs et cet amour est temporaire, valable aussi longtemps qu’ils sont en vie. Il les déteste à cause de leurs caractères et comportements pendant qu’Il les aime d’un amour miséricordieux. C’est ce qu’enseignent les écritures.

Dautre part, Dieu aime Ses enfants plus qu’Il n’aime les non croyants. Ceux qui se sont repentis et qui obéissent à Ses commandements, Dieu les aime d’un amour qui approuve. Plus ils continuent à marcher dans la sainteté, moins Il les aime d’un amour miséricordieux, et plus Il les aime d’un amour qui approuve, et c’est exactement ce dont ils ont besoin.

Ca signifie également que les différentes formes de l’amour de Dieu que les enseignants et prédicateurs modernes présentent sont inadéquates et trompeuses. Prenez votre temps et confronter, a la Bible, quelques images courantes de l’amour de Dieu :

1) Vous ne pouvez rien faire qui puisse inciter Dieu à vous aimer ou à vous détester plus que normal.

2) Vous ne pouvez rien faire qui puisse inciter Dieu à arrêter Son amour envers vous.

3) L’amour de Dieu est inconditionnel.

4) Dieu aime tout le monde au même pied d’égalité.

5) Dieu aime le pécheur, mais Il hait le péché

6) Vous ne pouvez rien faire pour gagner ou mériter l’amour de Dieu

7) L’amour de Dieu ne dépend pas de nos réalisations.

Toutes les déclarations mentionnées ci haut sont erronées et trompeuses. Beaucoup d’entre elles renient l’amour de Dieu qui approuve et d’autres comprennent mal l’amour miséricordieux de Dieu.

De (1) Il y a certaines choses que les croyants peuvent faire et inciter Dieu a les aimer de l’amour qui approuve beaucoup plus : c’est l’obéissance. Il existe également quelque chose qu’ils peuvent faire pour que l’amour qui approuve diminue et cesse à leur égard : c’est la désobéissance. Quant aux pécheurs, le fait de se repentir incitera Dieu à les aimer beaucoup. S’ils se repentent ils gagneront l’amour de Dieu qui approuve. S’ils meurent avant qu’ils ne se repentent, ça incitera Dieu à les détester. Ainsi, ils ne bénéficieront plus jamais de l’amour que Dieu les aimait : l’amour miséricordieux.

De (2) Un chrétien peut perdre l’amour de Dieu s’il se détourne de Dieu et s’adonne aux péchés. Dans ce cas, le chrétien n’a plus droit qu’a un seul type d’amour : l’amour miséricordieux. Et s’il meurt, même cet amour miséricordieux de Dieu cesse à son égard.

De (3) L’amour de Dieu qui approuve est certainement conditionnel. Même l’amour miséricordieux est disponible aussi longtemps que le non croyant est physiquement vivant. L’amour miséricordieux de Dieu se termine dès la mort du non croyant. On en déduit que même cet amour est conditionnel et surtout temporaire.

De (4) Vraisemblablement, Dieu n’aime pas tout le monde de la même façon. Il les approuve ou désapprouve à des degrés différents. Dieu n’aime donc pas les croyants et les non croyants de la même façon.

De (5), Dieu hait les pécheurs et leurs péchés. On peut donc dire qu’Il aime les pécheurs avec Son amour miséricordieux et hait leurs péchés. Si nous considérons Son amour qui approuve, nous déduirons qu’Il les déteste.

De (6), Chacun peut et doit gagner cet amour qui approuve. Mais personne ne peut gagner l’amour miséricordieux car il est inconditionnel, à un certain degré.

Enfin, de (7), l’amour miséricordieux n’est pas base sur nos actions comme est l’amour qui approuve.

Tout cela signifie que le faiseur de disciples doit convenablement présenter l’amour de Dieu. En le présentant comme il est décrit dans la bible, personne ne sera trompé. Seuls, ceux que Dieu aime par Son amour qui approuve entreront dans le ciel. Dieu aime et approuve seulement ceux qui sont nés de nouveau et qui obéissent à Jésus. Les enseignements d’un faiseur de disciples ne peuvent inciter personne à s’éloigner de la sainteté. Son objectif est identique à celui de Dieu : faire les disciples qui obéissent aux commandements de Christ.


[1] Tous les chrétiens n’ont pas reçu la responsabilité d’enseigner dans des croisades, mais tous ont la responsabilité individuelle de faire des disciples (Mt. 5 :19 ; 28 :19-20 ; Col.3 :16 ; heb.5 :12).

[2]Lorsque les évangelistes prêchent l’évangile, ça peut être parfois considéré comme un enseignement, et leur évangile doit être scripturairement correct.

[3]Je dis « si » parce que ces loups en peau de brebis sont clairement des serviteurs motivés par l’égoïsme, et ils seront jetés dans le lac de feu. Je suppose que ce qui les distingue de vrais serviteurs de Dieu ayant aussi de mauvais motifs est le degré de leurs motivations.

[4] Certains enseignants qui ne peuvent nier le fait que Jésus mettait en garde ses disciples les plus proches et que le serviteur infidèle représente clairement celui qui était un croyant, disent que le lieu des pleurs et des grincements de dents est un endroit qui se trouve dans les cieux. Là-bas, avancent-ils que les croyants infidèles vont temporairement pleurer la perte de leur récompense jusqu’à ce que Jésus vienne essuyer leurs larmes et les faire entrer dans les cieux !

[5] Evidemment, lorsqu’un chrétien qui commet un péché, il ne perd pas immédiatement son salut. Celui qui demande à Dieu le pardon pour son péché, il reçoit le pardon (s’il pardonne ceux qui lui offensent). Celui qui ne demande pas pardon à Dieu se met lui-même en position d’être puni par Dieu. C’est seulement en endurcissant son cœur qu’il devient coupable et s’il subsiste il perd son statut de salut.

[6] Ceux qui ne sont pas encore persuadés qu’un chrétien peut perdre son salut, doivent relire ces passages du Nouveau Testament : Mt.18 :21-35 ; 24 :4-5 ; 11-12,23-26, 42-51 ; 25 :1-30 ; Luc 8 :11-15 ; 11 :24-28 ; 12 :42-46 ; Jean 6 :66-71 ; 8 :31-32, 51 ; 15 :1-6 ; Act. 11 :21-23 ; 14 :21-22 ; Rom. 6 :11-23 ; 8 :12-14,17 ;11 :20-22 ; 1 Cor. 9 :23-27 ; 10 :1-21 ; 11 :29-32 ; 15 :1-2 ; 2 Cor. 1 : 24 ; 11 :2-4 ; 12 :21 ; 13 :5 ; Gal. 5 :1-4 ; 6 :7-9 ; Phil. 2 :12-16 ; 3 :17 ; 4 :1 ; Col. 1 :21-23 ; 2 :4-8 ; 18-19, 1 Thes. 3 :1-8 ; 1 Ti. 1 :3-7, 18-20 ; 4 :1-16 ; 5 :5-6, 11-15,6 :9-12, 17-19, 20-21 ; 2 Ti. 2 :11-18 ; 3 :13-15 ; Héb. 2 :1-3 ; 3 :6-19 ; 4 :1-16 ; 5 :5-8 ; 6 :4-9, 1o-20 ; 10 :19-39 ; 12 :1-17,25-29 ; Ja.1 :12-16 ; 4 :4-10 ; 5 :19-20 ; 2 Pi.1 :5-11 ;2 :1-22 ; « :16-17 ; 1 Jean 2 :15 ; 2 :28 ; 5 :16 ; 2 Jean 6-9 ; Jude 20 :21 ; Apoc. 2 :7, 10-11, 17-26 ; 3 :4-5, 8-12, 14-22, 21 :7-8 ; 22 :18-19. Les textes preuves que donnent ceux qui prêchent la doctrine de l’inconditionnelle sécurité éternelle sont simplement des passages qui insistent sur la fidélité de Dieu dans le salut et ne disent rien à propos de la responsabilité humaine. Ils doivent donc être interprétés de façon à harmoniser avec le reste des passages que je viens de donner. Le fait que Dieu promet sa fidélité n’est pas une garantie de la fidélité de Dieu envers un infidèle. Si je promets à ma femme que je ne la quitterai jamais et que je garde ma promesse ne signifie pas que j’ai la garantie qu’elle ne peut pas me quitter.

[7] On peut dire que tous ces passages où Dieu montre sa répugnance et sa haine du péché sont de l’Ancien Testament. L’attitude de Dieu face aux pécheurs n’a jamais changé depuis l’Ancien jusqu’au Nouveau Testament. L’entretien de Jésus avec la femme cananéenne dans Matthieu 15 :22-28 est un excellent exemple dans le Nouveau Testament de l’attitude de Dieu envers les pécheurs. D’abord, Jésus n’avait même pas répondu aux plaidoiries de cette femme, et l’avait même comparée à un chien. Sa persistance l’a amené à lui faire grâce. L’attitude de Jésus face aux scribes et aux pharisiens peut difficilement être considérée comme étant approbation (Mt.23).

La Croissance de l’Eglise.

Chapitre Cinq

 

Ainsi vous êtes un pasteur et vous voulez que votre église se développe. C’est un désir très commun parmi les pasteurs. Mais pourquoi voulez-vous que votre église se développe? Quelle est la vraie motivation de votre coeur ?

Voulez-vous que votre église se développe de sorte que vous puissiez vous sentir meilleur ? Voulez-vous être respecté et vous sentir influent ? Voulez-vous avoir de l’autorité sur les gens ? Espérez-vous gagner de la richesse ? Aucune de ces raisons n’est bonne.

Si vous voulez que votre église se développe de sorte que Dieu puisse être loué de plus en plus et que des vies soient transformées par le Saint-Esprit, alors telle est la bonne raison de désirer la croissance de votre église.

Il est naturellement possible que nous nous trompions, supposant que nos motifs sont purs alors qu’ils sont égoïstes.

Comment pouvons-nous savoir si nos motifs sont vrais ? Comment pouvons-nous réellement savoir si nous voulons établir le royaume de Dieu ou le notre?

L’unique moyen est de surveiller nos réactions au succès d’autres pasteurs. Si nous pensons que nos motifs sont purs, si nous pensons que nous voulons sincèrement que le royaume de Dieu et son église se développent, mais nous découvrons une certaine envie ou jalousie dans nos coeurs quand nous entendons parler de la croissance d’autres églises, ça indique que nos motifs sont moins que purs. Cela prouve que nous ne sommes pas vraiment intéressés par la croissance de l’église de Dieu, mais par notre propre église. Pourquoi est-ce comme ça ? Parce que nos motifs sont partiellement égoïstes.

Nous pouvons également vérifier nos motifs en surveillant notre réaction quand nous entendons parler d’une nouvelle église qui commence dans notre secteur. Si nous nous sentons menacés, c’est un signe que nous sommes préoccupés par notre propre royaume que par le royaume de Dieu.

Même les pasteurs de grandes églises ou de celles en pleine croissance peuvent vérifier leurs motifs de la même manière. De tels pasteurs pourraient également se poser quelques questions, comme, « pourrais je envisager implanter de nouvelles églises, envoyer et libérer les personnes importantes de ma congrégation, ce ferait que mon église devienne plus petite ? » Un pasteur qui est très résistant à une telle idée bâtit probablement son église pour sa propre gloire. (D’une part, un pasteur d’une grande église pourrait également implanter de nouvelles églises pour sa propre gloire, lorsqu’il se vante du grand nombre d’églises déjà implantées par son église.) Une autre question qu’il pourrait se poser : « suis-je en train de m’associer aux pasteurs de plus petites églises que la mienne ou suis-je en train de me distancer d’eux, parce que je me sens au-dessus d’eux ? » Ou, « serais-je disposé à être pasteur de douze à vingt personne dans une église de maison, ou serait-ce trop dur pour mon ego ? »[1]

Le Mouvement de la Croissance de l’Église

Dans les librairies chrétiennes à travers l’Amérique et le Canada, il y a souvent des sections entières des étagères consacrées aux livres sur la croissance de l’église. Ces livres et les concepts qu’ils renferment ont rempli le monde. Les pasteurs ont faim d’apprendre comment augmenter l’assistance à leurs églises, et ils sont souvent aptes à adopter les conseils des pasteurs américains de méga églises qui sont considérés populaires en vertu de la taille de leurs bâtiments et du nombre de personnes qu’ils accueillent les dimanches.

Ceux qui ont un peu plus de discernement, cependant, se rendent compte que l’assistance et le bâtiment n’ont rien à voir avec la qualité de la formation des disciples. Quelques églises américaines se sont développées dues aux doctrines attrayantes qui ne sont qu’une perversion de la vérité biblique. J’ai parlé aux pasteurs partout dans le monde qui ont été choqués en apprenant que les multitudes de pasteurs américains croient et proclament qu’une fois une personne est sauvée, elle ne peut jamais perdre son salut indépendamment de ce qu’il croit ou de la façon dont elle mène sa vie. De même, beaucoup de pasteurs américains proclament un évangile dilué d’une grâce bon marché, amenant les personnes à croire qu’ils peuvent gagner le ciel sans la sainteté. Tout à fait, certains d’autres proclament l’évangile de la prospérité, alimentant l’avarice des personnes dont la religion n’est qu’un moyen de gagner plus de trésors sur la terre. Les techniques de tels pasteurs ne devraient certainement pas être imitées pour la croissance de l’église.

J’ai lu un bon de livres au sujet de la croissance de l’église, et j’ai des sentiments mitigés à leur sujet. Beaucoup contiennent des stratégies et des conseils qui sont, à un certain degré, bibliques, et intéressants à lire. Presque tous, cependant, sont basés sur le modèle institutionnel de l’église des années 1700, plutôt que sur le modèle biblique de l’église. En conséquence, leur objectif n’est pas celui de bâtir le corps de Christ en multipliant des disciples et des formateurs de disciples, mais celui de conduire différentes réunions institutionnelles qui exigent toujours de plus grands bâtiments, le personnel de l’église et des programmes plus spécialisés, et une structure qui est plutôt comparable à celle d’une société commerciale qu’à celle de la famille.

Quelques stratégies modernes de la croissance de l’église semblent suggérer que, juste pour gagner le nombre, les réunions soient rendues plus attrayantes aux personnes qui ne veulent pas suivre Jésus. Ils conseillent des sermons positifs seulement, des cultes non expressifs, un bon nombre d’activités sociales, que l’argent ne soit jamais mentionné, et ainsi de suite. Cela ne peut pas résulter de la formation des disciples qui renoncent à eux-mêmes et qui obéissent à tous les commandements de Christ. Ça produit plutôt des chrétiens de profession qui sont en rien différents du monde en route vers l’enfer. Il ne s’agit pas de la stratégie de Dieu pour gagner le monde mais de la stratégie de Satan pour gagner l’église. Il n’est pas question de la « croissance de l’église » mais de la « croissance du monde. »

Le Modèle Basé sur la Sensibilité

La stratégie de la croissance de l’église en vogue en Amérique est souvent un modèle « basé sur la sensibilité ». Dans cette stratégie, les services de dimanche matin sont conçus de sorte que (1) les chrétiens se sentent confortables d’inviter leurs amis incroyants, et que (2) les personnes non sauvées entendent l’évangile dans des termes non offensifs qu’elles peuvent recevoir et comprendre. Les services du milieu de la semaine et les petits groupes sont réservés à la formation des disciples.

Par ces moyens, quelques églises se sont très développées. Parmi les églises institutionnelles américaines, celles-ci ont le plus grand potentiel d’évangéliser et de faire des disciples, tant que toute personne est incorporé aux petits groupes (ce qui n’est pas souvent le cas) et y être formé, et tant que l’évangile n’est pas compromis (ce qui est toujours le cas lorsque le but est d’être non agressif, puisque le vrai évangile blesse la fierté humaine). Au moins les églises basées sur la sensibilité ont mis en application une certaine stratégie pour atteindre les personnes non sauvées, quelque chose que la plupart des églises institutionnelles n’ont pas.

Mais comment le modèle américain basé sur la sensibilité rivalise-t-il avec le modèle biblique de la croissance d’église ?

Dans le livre des actes, les apôtres et les évangélistes ayant l’appel de Dieu ont prêché l’évangile publiquement et de porte à porte, accompagnés des signes qui attiraient l’attention des incroyants. Ceux qui se sont repentis et qui ont cru au Seigneur Jésus se sont consacrés à l’enseignement des apôtres, et se sont régulièrement réunis ensemble dans les maisons où ils apprenaient la parole de Dieu, exerçaient les dons spirituels, célébraient le Repas du Seigneur, priaient ensemble, et ainsi de suite, sous la supervision des anciens/pasteurs/évêques. Les docteurs et les prophètes ayant l’appel de Dieu circulaient parmi les églises. Chacun partageait l’évangile avec ses amis et ses voisins. Il n’y avait aucun bâtiment à construire qui ralentirait la croissance de l’église et priverait le royaume de Dieu de ses ressources qui aideraient à répandre l’évangile et à faire des disciples. Des responsables étaient formés sur le terrain plutôt qu’être envoyés aux séminaires ou aux écoles bibliques. Tout ceci a eu comme conséquence la croissance exponentielle de l’église pendant une période quelconque, jusqu’à ce que toutes les personnes réceptives dans un secteur donné aient été atteintes.

Par comparaison, le modèle basé sur la sensibilité est normalement vide des signes et des prodiges, il manque ainsi des moyens divins de publicité, d’attraction et de conviction. Il dépend largement des méthodes ordinaires du marketing et de la publicité qui attirent les gens à un bâtiment où ils peuvent entendre le message. Les qualités d’éloquence du prédicateur et ses puissances de persuasion sont les moyens primaires de la conviction. Que ceci diffère des méthodes de Paul, qui a dit : « et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur des discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi fut fondée non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu » (1 Cor. 2:4 – 5).

Autres Différences

Le modèle basé sur la sensibilité est généralement privé des apôtres et des évangélistes, parce que la figure principale est le pasteur. Une question : Peut-on obtenir la croissance de l’église si l’on détourne les apôtres et les évangélistes de leur fonction d’évangélisation pour la donner au pasteur ?[2]

Le pasteur qui cherche la sensibilité prêche une fois par semaine dans le service de dimanche où les chrétiens se voient encouragés à amener les païens à l’église. Ainsi, d’une façon générale, l’évangile peut être entendu une fois par semaine seulement par les païens membres de l’église. Ces personnes non sauvées doivent être disposées à venir à l’église, et elles doivent être invitées par les membres de l’église qui sont évidemment disposés à les inviter. Dans le modèle biblique, les apôtres et les évangélistes proclament continuellement l’évangile dans les endroits publics et privés, et chaque croyant partage l’évangile avec ses amis et ses voisins. De ces deux modèles, lequel incite-t-il un grand nombre de personnes non sauvées à entendre l’évangile ?

Le modèle basé sur la sensibilité exige un bâtiment acceptable au sujet duquel les croyants ne peuvent pas avoir honte d’inviter leurs amis non sauvés et au sujet duquel leurs amis non sauvés ne peuvent pas avoir honte de visiter. Cela exige toujours des montants substantiels. Pour que l’évangile puisse « être proclamé, » l’on exige qu’un bâtiment acceptable soit obtenu ou construit. En Amérique, ce bâtiment doit être situé dans un bon endroit, habituellement dans les banlieues riches. En revanche, le modèle biblique n’exige aucun bâtiment spécial, aucun endroit spécial ou aucun drachme. La prédication de l’évangile n’est pas limitée au nombre de personnes qui peuvent entrer dans les bâtiments spéciaux les dimanches.

Quelques Autres Différences

En comparant une église basée sur la sensibilité au modèle biblique, nous trouvons qu’il y a bien plus de différences.

Dans le livre des actes, les apôtres et les évangélistes appelaient les gens à se repentir, à croire au Seigneur Jésus et à être immédiatement baptisés. Ils s’attendaient à ce que les gens deviennent, à leur conversion, des disciples de Christ, remplissant les conditions établies par Jésus en vue de la formation des disciples, telles que énumérées dans Luc 14:26-33 et Jean 8:31-32. Ils commençaient directement à aimer Jésus suprêmement, à marcher dans sa parole, à prendre leurs croix, et à abandonner toutes leurs possessions pour être de bons gestionnaires du trésor de Dieu.

L’évangile qui est souvent proclamé dans les églises basées sur la sensibilité est vraiment divergent. On dit aux pécheurs que Dieu les aime tant, qu’il veut répondre à leurs besoins mondains et qu’« en acceptant Jésus comme Sauveur » ils peuvent être sauvés. Après avoir fait une « courte prière de salut, » et n’ayant jamais été informés sur le coût de suivre Jésus, ils sont continuellement assurés de leur salut et sollicités pour joindre une classe où ils apprennent comment se grandir en Christ. S’ils joignent une telle classe (beaucoup ne retournent jamais à l’église), ils sont systématiquement enseignés comment acquérir plus de connaissance dans des doctrines particulières de leur église plutôt qu’à devenir plus obéissants aux commandements de Christ. Le pinacle de ce programme de « la formation des disciples » est quand le croyant commence à verser la dîme de son revenu à l’église (pour payer le salaire du personnel non biblique, qui s’élève à l’intendance horrible, soutenant beaucoup ce qui n’a pas été ordonné par Dieu et en enlevant ce que Dieu veut soutenir) et est amené à croire qu’il a « trouvé son ministère » parce qu’il exécute un certain rôle jamais mentionné dans l’ Écriture en vue de soutenir son église institutionnelle.

Que se produirait si le gouvernement de votre nation, conscient du fait qu’il n’y a pas assez d’hommes dans les rangs de son armée, décidait de se baser sur « la sensibilité » pour truffer ses rangs? Supposons qu’il promet aux recrues potentielles que si elles se joignaient, il ne leur exigerait rien que ce soit – dans ce cas, leur salaire ne serait qu’un don, indu et immérité. Ils pourraient se lever le matin à leur propre gré. Ils pourraient s’entraîner ou regarder la TV. Si la guerre éclatait, ils pourraient choisir s’ils voulaient participer aux batailles ou aller à la plage. Quel serait le résultat ?

Les rangs de l’armée gonfleraient sans doute ! Mais l’armée ne serait plus une armée, elle ne serait pas à la taille de sa tâche. Et c’est ce qui advient des églises qui cherchent la sensibilité. L’abaissement des normes gonfle l’assistance de dimanche, mais érode la formation des disciples et l’obéissance. Ces églises qui essayent de « prêcher l’évangile » le dimanche et de « faire des disciples » au milieu de la semaine savent qu’elles auraient des problèmes si elles indiquaient que seuls les disciples de Jésus iront au ciel. Les gens remarqueraient qu’ils étaient dupés. Ainsi ces églises doivent continuellement tromper les gens, présentant la formation des disciples et l’obéissance comme étant des options plutôt que des conditions pour ceux qui vont au ciel. [3]

Je comprends certainement que quelques églises institutionnelles incorporent des aspects du modèle biblique que d’autres. Le modèle biblique est clairement le plus efficace pour former des disciples et des formateurs des disciples.

Pourquoi le modèle biblique n’est-il pas suivi aujourd’hui ? La liste d’excuses semble être inexhaustible, mais d’une manière générale, le modèle biblique n’est pas suivi à cause de la tradition, de l’incrédulité et de la désobéissance. Beaucoup indiquent que le modèle biblique n’est plus possible dans notre ère. Mais le fait est que le modèle biblique est suivi dans beaucoup d’endroits autour du monde aujourd’hui. La croissance explosive de l’église en Chine au cours du demi-siècle passé, par exemple, est due aux croyants qui suivent le modèle biblique. Dieu est-il différent en Chine qu’ailleurs ?

Tout ceci pour dire que les pasteurs non Américains devraient prendre garde des méthodes américaines de la croissance de l’église qui sont favorisées autour du globe. Ils seraient beaucoup plus prospères s’ils accomplissaient l’objectif de Christ de faire des disciples en poursuivant le modèle biblique de la croissance de l’église.

La Conséquence

J’ai constaté que beaucoup de partisans de l’enseignement moderne de la croissance de l’église sont hors de contact avec les pasteurs moyens autour du monde. La grande majorité de pasteurs dirige des groupes de moins de cent personnes. Plusieurs de ces pasteurs deviennent découragés lorsqu’ils essayent les techniques de la croissance de l’église et découvrent par la fin que ces méthodes ne fonctionnent pas ou pétardent. Personne ne semble admettre qu’il y a plusieurs facteurs indépendants de la volonté des pasteurs qui limitent la croissance de leurs églises. Considérons maintenant certains d’entre eux.

Premièrement, la croissance d’église est limitée par la taille de la population locale. Il est évident que la plupart des grandes églises institutionnelles soient trouvées dans de grandes zones métropolitaines. Elles ont souvent des millions de personnes à partir desquelles ils peuvent soutirer des membres d’église. Si le nombre, cependant, détermine vraiment le succès, chaque église devrait alors être jugée, non pas par taille, mais par son pourcentage de la population locale. Sur cette base, quelques églises de dix personnes sont beaucoup plus prospères que d’autres églises de dix milles membres. Une église de dix membres dans un village de cinquante personnes est plus prospère qu’une église de dix milles membres dans une ville de cinq millions d’habitants. (Pourtant ces pasteurs de dix personnes ne seront jamais invités à parler aux conventions sur la croissance de l’église.)

Un Deuxième Facteur de Limitation à la Croissance de l’Église

En second lieu, la croissance de l’église est limitée par le degré de saturation des églises parmi les personnes réceptives dans une région donnée. À un certain moment, un groupe de gens dans un secteur donné devient réceptif à l’évangile. Une fois que ces personnes réceptives sont sauvées, aucune église ne se développera, à moins qu’il y ait un déplacement des gens d’une église vers une autre (ce qui le cas des grandes églises – qui ont gonflé aux dépens d’autres églises de leurs régions).

Naturellement, chaque chrétien a été peu réceptif à l’évangile à un certain moment, c’est grâce à l’influence du Saint-Esprit que nous avons été sauvés. Ainsi, il est possible que ceux qui sont actuellement peu réceptifs deviennent réceptifs plus tard. Au cas échéant, les églises peuvent se développer. Ce que nous appelons souvent « réveil » se produit quand beaucoup de personnes peu réceptives deviennent soudainement réceptives. Nous ne devrions pas oublier, cependant, qu’une personne qui devient réceptive constitue également le réveil, bien qu’à petite échelle. Chaque grand réveil commence par une personne qui devient réceptive. Ainsi cher pasteur, ne négligez pas les petits commencements.

Jésus a envoyé ses disciples prêcher l’évangile aux villes qui étaient peu réceptives (voir Luc 9 : 5). Cela ne l’a pas empêché de les envoyer prêcher l’évangile dans ces villes-là. Ces disciples ont-ils échoué? Non, quoiqu’ils n’aient eu aucun converti (aucune croissance de l’église) ils avaient réussi la mission, parce qu’ils ont obéi à Jésus.

De même, Jésus envoie toujours des pasteurs aux villages, aux villes et aux banlieues où il sait que qu’il y aura seulement un petit pourcentage des personnes qui seront réceptif à l’évangile. Ces pasteurs qui servent loyalement leurs petits rassemblements sont prospères aux yeux de Dieu, quoiqu’ils puissent paraître défectueux aux yeux de quelques experts en matière de croissance de l’église.

Les pasteurs devraient également être encouragés par le fait qu’en raison de la grande miséricorde de Dieu, et en réponse à l’intercession de son peuple, Il travaille pour aider les personnes peu réceptives à devenir réceptives. Il essaye d’influencer les incroyants au moyen de leurs consciences, de sa création, de circonstances, de ses jugements temporels, du témoignage vivant de son église, de la prédication de l’évangile, et de la conviction du Saint-Esprit. Pasteur, soyez réconfortés. Continuez à obéir, à prier et à prêcher. Avant qu’un réveil à grande échelle ait lieu les gens doivent d’abord avoir besoin du réveil. Il y a toujours une personne qui rêve du réveil. Continuer à Rêver !

Un Troisième Facteur de Limitation à la Croissance de l’Église

Le troisième facteur qui limite le gonflement des églises est l’habileté du pasteur. La plupart des pasteurs ne sont pas capables de superviser des larges congrégations. Ce n’est pas de leur faute. Ils n’ont pas cette capacité d’organiser, d’administrer ou de prêcher/d’enseigner de grandes congrégations. Sans doute, de tels pasteurs n’ont pas été appelés par Dieu pour diriger de grandes congrégations. Ces pasteurs auraient tort s’ils voulaient être à la tête de toute autre église, soit institutionnelle soit de maison, de grande taille.

J’ai récemment lu un livre populaire, sur le leadership, écrit par un pasteur d’une de plus larges églises de l’Amérique. Au fur et a mesure que je lisais les pages qu’il a remplies de ses propres expériences et conseils adresses aux pasteurs modernes, une chose m’étourdit et je me demandai: « Ce type n’est pas en train de dire comment peut-on être pasteur – il est plutôt en train de dire comment peut-on devenir directeur général d’une gigantesque organisation ». Et tel est vraiment le sort des pasteurs des méga églises institutionnelles de l’Amérique. Il a besoin de tout un personnel pour l’aider, et gérer ce personnel est vraiment une tache à plein temps. L’auteur du livre en question fut suffisamment talentueux et qualifié pour être diriger des grandes compagnies séculières. (En effet, dans son livre, il cite les plus fameux consultants en gestion de grandes entreprises, et suggère à chaque pasteur d’imiter leurs modèles). Beaucoup de lecteurs, à défaut de tous, ne sont pas suffisamment équipés en matières de gestion et leadership comme lui.

Dans le même livre, l’auteur raconte candidement comment, à plusieurs reprises, alors qu’il construisait sa grande congrégation, il a commis les plus graves des erreurs qui ont failli lui coûter toute sa famille ou sa carrière. Il n’a survécu que par la grâce de Dieu. Ses expériences m’ont cependant rappelé plusieurs cas ou les pasteurs institutionnels, avides du même genre de réussite, ont commis les mêmes erreurs et y ont totalement succombé. Certains ont perdu leurs enfants, ruiné leurs mariages croyant donner le meilleur d’eux-mêmes à leurs églises. Certains ont souffert de maladies mentales ou d’épuisements ministériels. D’autres ont été tellement déçus qu’ils ont abandonné leur ministère. D’autres sont devenus des vagabonds spirituels. Ils vivent dans le désespoir et se demandent continuellement si leur sacrifice super humain valait la peine.

En parcourant ce livre, je réalisais de plus en plus la sagesse de l’église primitive. A l’époque, il n’y avait rien qui puisse ressembler aux églises institutionnelles modernes et aucun pasteur ne gérait une église de plus de vingt-cinq personnes. Comme je l’ai déjà mentionné dans le chapitre précédent, les pasteurs qui pensent que leurs congrégations sont de petites tailles devraient confronter leur conception de ministère à l’enseignement de la Bible. Les églises qui ont cinquante membres, elles sont déjà trop grandes. Si elles ont un bon leadership, elles devront chercher comment scinder leur congrégation en deux ou trois églises de maison et vendre leur bâtiment dans l’objectif de pouvoir faire les disciples et bâtir convenablement le royaume de Dieu.

Si ma suggestion semble trop radicale, que ces églises commencent au moins par former des futurs dirigeants ou, s’elles ont déjà quelques petits groupes, qu’elles déclarent leur autonomie et les laissent devenir des églises de maison indépendantes et voir ce qui en ce qui en adviendra.

Techniques Modernes de Gonflement d’Église

La sensibilité n’est pas la seule technique utilisée dans la croissance de l’église, il y en a bien d’autres en train d’être promues. Ces techniques ne sont pas bibliques et consistent à faire le « combat spirituel ». Elles sont publiées sous les noms de « renversement des forteresses », « la prière dévastatrice » et la « cartographie spirituelle ».

Nous verrons certaines de ces pratiques dans un chapitre ultérieur réservé au combat spirituel. En bref, nous devons sûrement nous demander pourquoi ces pratiques totalement inconnues aux temps des apôtres sont-elles considérées comme nécessaires pour la croissance de l’église d’aujourd’hui.

La plupart des moyens utilisé dans la croissance de l’église résultent des expériences de quelques pasteurs qui disent : « J’ai fait telle ou telle autre chose et mon église s’est épanouie. Si vous faites de même, votre église s’épanouira aussi ». En réalité, il n’y a aucune corrélation directe entre ce qu’ils ont fait et la croissance de leur église, bien qu’ils ne le réalisent pas. Ceci est confirmé lorsqu’on imite et suit ces conseils et enseignements, les églises ne s’épanouissent pas.

On peut entendre un pasteur d’une grande église dire : « lorsque nous avons commencé à chasser les démons dans notre ville, le réveil s’est répandu dans toute notre église. Alors, vous devez aussi commencer à chasser les démons si vous voulez le réveil dans votre église ».

Mais pourquoi y a-t-il eu un si grand nombre de réveils a travers l’histoire de l’église, il y a 2000 ans, alors qu’il n’y avait personne courir derrière les démons ? Ca montre que, malgré que le pasteur pense que le réveil fut le résultat de ses efforts, il avait tort. Vraisemblablement, les gens de sa cité ont à un certain moment commencé à être réceptifs à l’évangile, peut-être comme résultat des prières d’unité faites par l’église, et que le pasteur est venu prêche l’évangile dans cette région. Très souvent, la croissance d’une église résulte du fait d’être au bon endroit au bon moment. (Et c’est le Saint-Esprit qui nous aide à être au bon endroit au bon moment).

Si réellement chasser les démons dans une ville a produit le réveil dans une église quelconque, pourquoi est-ce que ce réveil va en diminuant au fil des ans jusqu’au point de cesser ? Si l’habitude de chasser les démons constitue la clé du réveil ça implique directement que si nous continuons à chasser les démons dans nos villes respectives, tout le monde viendra à Christ. Mais tel n’est pas le cas.

Si nous continuons à y penser un peu plus, nous ne tarderons pas à découvrir la réalité. Les seuls facteurs bibliques de la croissance d’une église sont la prière, la prédication, l’enseignement, la formation de disciples, la puissance du Saint-Esprit, etc. Sachez que même ces facteurs ne garantissent pas la croissance de une église parce que Dieu a donne un libre arbitrage à chacun. L’un peut décider à se repentir et l’autre refuser. On pourrait dire que même Jésus a connu un échec, en ce qui concerne la croissance de l’église, lorsqu’il prêcha dans certaines villes ou personne ne voulut se repentir.

Tout ceci pour signifier que si nous voulons bâtir nos églises, nous devons suivre et utiliser les moyens bibliques mis à notre disposition. En dehors de cela, tous nos efforts n’aboutiront en rien. Il y a des œuvres de bois, de foin et de chaume qui brûleront un jour dans le feu et qui ne seront pas récompensées (1 Cor.3 :12-15).

En fin, notre objectif ne doit pas seulement être la croissance en nombre, mais faire les disciples. Si l’église croît au fur et a mesure nous faisons les disciples, que Dieu soit loue !


[1] Voici un autre avantage du modèle des églises de maison – les pasteurs des églises de maison ne se fatiguent pas à conduire de grandes réunions faussement, parce que la taille de leurs réunions est limitée par la taille de la maison.

[2] C’est en grande partie la raison pour laquelle nous avons aujourd’hui tant d’évangélistes, de docteurs, de prophètes et même d’apôtres dirigeant des églises. La structure de l’église institutionnelle ne donne pas une place légitime aux ministères divins, et ainsi les ministres non pastoraux finissent par diriger les églises, dépouillant l’église de la plus grande bénédiction contenue dans la structure biblique. Il semble que beaucoup établissent leur propre royaume sous forme d’église institutionnelle, indépendamment de leur vrai appel. Puisque les pasteurs ont censément le droit aux « dîmes de leur peuple”, et dont la grande partie est affectée aux constructions et aux entretiens, les serviteurs non pasteurs commencent des églises pour recevoir l’aide financière pour les ministères auxquels ils ne sont pas appelés.

[3] Rappelez-vous que les conditions que Jésus a énuméré pour être son vrai disciple dans Luc 14:26-33 n’ont pas seulement été adressées aux incroyants, comme si il leur présentait une deuxième étape dans leur vie spirituelle. En revanche, il parlait aux multitudes. Devenir son disciple était l’unique et la première étape que Jésus a offerte, qui n’est rien moins que l’étape du salut. Ceci se tient en contraste de ce qui est enseigné dans la plupart des églises basées sur la sensibilité.

Les Eglises De Maison

Chapitre Quatre

 

Quand les gens entendent parler des églises de maison pour leur première fois, ils pensent souvent de manière erronée que la seule différence entre les églises de maison et les églises institutionnelles est leur taille et leurs capacités relatives de fournir le « ministère. » Les gens concluent parfois que l’église de maison ne peut pas offrir un ministère de qualité comme les églises possédant des bâtiments. Mais si on définit le « ministère » en tant que tout ce qui contribue à la formation des disciples, les aidant à ressembler à Christ et en les équipant pour le service, nous comprendrons que les églises institutionnelles n’ont aucun avantage, et comme j’ai précisé dans le chapitre précédent, elles présentent plutôt beaucoup de désavantages. Certainement, les églises de maison ne peuvent pas fournir la quantité d’activités à facettes multiples des églises institutionnelles, mais elles peuvent par excellence fournir le vrai ministère.

Certains rejettent que les églises de maison sont des vraies églises, simplement parce qu’elles ne disposent pas de bâtiments d’église. Si ces gens avaient vécu dans les trois cents premières années de l’église, ils auraient rejeté chaque église du monde disant qu’elle n’était pas une vraie église. Le fait est que Jésus a déclaré : « Là où deux ou trois sont assemblés en Mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt. 18 :20). Jésus n’a rien dit au sujet d’ les croyants doivent se réunir. Et même s’il y a deux croyants seulement, il a promis d’être présent parmi eux s’ils se réunissent en son nom. Ce que les disciples de Christ font souvent dans les restaurants, partageant un repas et échangeant la vérité, s’enseignant et s’exhortant les uns les autres, est réellement plus près du modèle des réunions de l’église du Nouveau Testament que ce qui se produit souvent dans beaucoup de bâtiments d’église les dimanches matins.

Dans le chapitre précédent, j’ai énuméré certains des avantages qu’ont les églises de maison sur les églises institutionnelles. Je voudrais commencer ce chapitre en énumérant quelques autres raisons pour lesquelles le modèle d’église de maison est une alternative biblique très valide qui peut être tout à fait efficace pour accomplir le but de faire des disciples. Cependant, laissez-moi d’abord exprimer au départ que mon but n’est pas d’attaquer les églises institutionnelles ou leurs pasteurs. Il y a des multitudes de fidèles et de pasteurs sincères des églises institutionnelles qui font tout dans leurs structures pour satisfaire le Seigneur. J’enseigne des milliers de pasteurs institutionnels chaque année. Je les aime et les apprécie beaucoup. Ils sont parmi les plus bonnes personnes au monde. Et parce que je sais combien est incroyablement difficile leur tâche, je veux leur présenter une alternative qui les aidera à atténuer leur souffrance et à être heureux et plus efficaces. Le modèle d’église de maison est biblique et favorise potentiellement la formation des disciples et épanouit ainsi le royaume de Dieu. Je sais que la grande majorité de pasteurs institutionnels serait beaucoup plus heureuse, plus efficace et plus déterminée si elle suivait le modèle de l’église de maison.

J’ai été pasteur institutionnel pendant plus de vingt années et j’ai fait de mon mieux avec la connaissance que je disposais. Mais c’est après que j’ai passé plusieurs mois visitant beaucoup d’églises les dimanches matins que j’ai eu mon premier aperçu de ce que signifie aller à l’église en tant que « personne ordinaire. » C’était très révélateur, j’ai commencé à comprendre pourquoi tant de personnes sont si réticentes au sujet d’aller à l’église. Tout comme les autres membres de l’église, excepté le pasteur, je m’assiérais là poliment attendant que le service soit terminé. Là au moins je pourrais en train en contact avec les autres en tant que participants, non pas en tant que spectateurs ennuyés. Cette expérience était l’un de plusieurs catalyseurs qui m’ont fait penser à une meilleure alternative, et je commençai ma quête sur le modèle biblique d’église de maison. J’étais stupéfait de découvrir que les millions d’églises de maison existent partout dans le monde, et je conclus que les églises de maison ont quelques avantages sur les églises institutionnelles.

Plusieurs des pasteurs qui lisent ce livre ne supervisent pas des églises de maison, mais des églises institutionnelles. Je sais qu’au commencement ça pourrait être difficile pour eux d’accepter ce que j’ai écrit puisque ça peut sembler très radical au début. Mais je suggère qu’ils prennent leur temps et scruter ce que je dis, je ne m’attends pas à ce qu’ils avalent du coup tout ce que j’ai écrit. C’est pour les pasteurs auxquels j’ai écrit, motivé par l’amour pour eux et pour leurs églises.

L’Unique Église de la Bible

Avant tout, le Nouveau Testament ne reconnaît pas les églises institutionnelles qui se réunissent dans des bâtiments spéciaux, tandis que les églises de maison étaient la norme dans l’église primitive:

Après avoir réfléchi, il se dirigea vers la maison de Marie, mère de Jean surnommé Marc, où beaucoup de personnes étaient réunies et priaient (Actes 12 :12 – italiques de l’auteur)

Vous savez que je n’ai rien caché de ce qui vous était utile, et que je n’ai pas craint de vous prêcher et de vous enseigner publiquement [sûrement pas dans les quatre murs de l’église] et dans les maisons (Actes 20 :20 – italiques de l’auteur)

Saluez Prisca et Aquila…Saluez aussi l’église qui est dans leur maison (Rom.16 :3-5 – italiques de l’auteur ; regardez aussi Romains 16 :14-15 pour les deux autres églises de maison probables à Rome).

Les églises d’Asie vous saluent. Aquila et Priscille, avec l’église qui est dans leur maison … (1Cor. 16 :19 – italiques de l’auteur)

Saluez les frères qui sont à Laodicée, et Nymphas et l’église qui est dans sa maison. (Col.4 :15 – italiques de l’auteur)

Et à la sœur Apphia, à Archippe, notre compagnon de combat, et à l’église qui est dans ta maison. (Philémon 1 :2 – italiques de l’auteur)

On a souvent dit que la seule raison qui a poussé l’église primitive à ne pas se construire des bâtiments est qu’elle était encore dans son enfance. Mais cette enfance a duré quelques décennies d’après l’histoire du Nouveau Testament (et deux siècles après). Ainsi, si la construction des bâtiments d’église est un signe de la maturité, l’église des apôtres que nous voyons dans le livre des apôtres n’a pas grandi.

. Je propose que la raison pour laquelle aucun apôtre n’a jamais construit un bâtiment d’église soit parce qu’une telle chose, au strict minimum, serait synonyme de dévier de la volonté de Dieu, même Jésus n’ait pas laissé un exemple ou une instruction pareille. Il a réussi à faire des disciples sans bâtiments particuliers, c’est pour cela qu’il a dit à ses disciples de faire des disciples. Eux non plus, ils n’ont pas vu l’utilité des bâtiments d’église. C’est aussi simple. Quand Jésus a dit à ses disciples d’aller partout le monde et de faire des disciples, ses disciples ne se sont pas dit : « Jésus veut que nous construisions des bâtiments et que nous y donnions des sermons aux gens une fois par semaine. »

En plus, construire les bâtiments d’église peut même être considéré comme une violation flagrante du commandement de Christ de ne pas s’amasser des trésors sur terre, de ne pas gaspiller l’argent sur des choses qui sont entièrement inutiles, et de ne pas gaspiller les ressources qui pourraient être employées pour le royaume de Dieu.

L’Intendance Biblique

Ceci mène au deuxième avantage qu’ont les églises de maison sur les églises institutionnelles : Le modèle d’église de maison favorise l’intendance des ressources de l’église, ce qui constitue un aspect extrêmement important dans la formation des disciples. Aucun sous n’est gaspillé sur les bâtiments d’église, posséder, louer, réparer, augmenter, transformer, les réchauffer ou les refroidir. En conséquence, ce qui aurait été gaspillé sur les bâtiments peut être employé pour nourrir et vêtir les pauvres, pour répandre l’évangile, et faire des disciples, tel que nous le voyons dans le livre des Actes. Pensez à comment serait le royaume de Dieu si les milliards de dollars dépensés sur les bâtiments d’église avaient été employés pour répandre l’évangile et servir les pauvres ! C’est presque inimaginable.

D’ailleurs, les églises de maison n’ayant pas plus de vingt personnes pourraient être supervisées par un « faiseur de tente » (c’est-à-dire, « les anciens/pasteurs/évêques non salariés, ce qui serait possible s’il y avait un certain nombre de croyants matures dans l’église de maison. De telles églises n’exigeraient pratiquement d’aucun sou pour fonctionner.

Naturellement, la bible semble indiquer que les anciens/pasteurs/évêques devraient être payés proportionnellement à leur travail, ainsi ceux qui consacrent leur plein temps au ministère devraient en faire leur pleine vie (voir le 1 Ti. 5:17 – 18). La dîme de dix salariés dans une église de maison peut soutenir un pasteur à leur niveau de vie moyen. Cinq personnes qui versent leur dîme dans une église de maison peuvent libérer un pasteur pour consacrer la moitié de sa semaine de travail à son ministère.

Dans le modèle d’église de maison, l’argent qui serait employé sur des bâtiments est libéré pour soutenir des pasteurs, et ainsi les pasteurs institutionnels ne devraient pas penser que la prolifération des églises de maison menace leur sécurité ministérielle. En revanche, ça pourrait signifier que beaucoup d’autres hommes et femmes pourraient réaliser que Dieu a placé dans leurs coeurs pour le servir au ministère professionnel.[1] Alternativement, cela aiderait à accomplir le but de faire des disciples. D’ailleurs, une église de maison avec vingt salariés peut potentiellement donner la moitié de son revenu aux missions d’évangélisation et aux pauvres.[2]

Si une église institutionnelle se transformait en réseaux d’églises de maison, les personnes qui pourraient perdre leurs emplois seraient le personnel administratif de l’église et les différents chefs de divers programmes et peut-être quelques responsables de ministères ayant une certaine spécialité (par exemple, ministres des enfants, des jeunes dans de plus grandes églises) qui ne seraient pas disposés à commercer les ministères qui ont de base biblique. Les églises de maison n’ont pas besoin des ministres des enfants et des jeunes parce que la Bible attribue cette responsabilité aux parents, et les membres des églises de maison tâchent généralement de suivre la Bible plutôt que les normes du christianisme culturel. La jeunesse chrétienne n’ayant pas des parents chrétiens peut être incorporée dans les églises de maison, tout comme dans les églises institutionnelles, et y être formée. Est-ce que quelqu’un s’est demandé pourquoi le Nouveau Testament ne fait aucune mention de « pasteur des jeunes » ou « pasteurs des enfants »? De tels ministères n’existaient dans les 1900 premières années du christianisme. Pourquoi sont-ils soudainement devenus essentiels aujourd’hui, et principalement dans les pays occidentaux riches?[3]

En conclusion, dans les nations pauvres en particulier, les pasteurs sont souvent incapables de louer ou acquérir un bâtiment d’église sans être subventionnés par les chrétiens occidentaux. Les conséquences indésirables de cette dépendance sont diverses. Le fait est, cependant, que pendant les 300 années du christianisme ce problème n’existait pas. Si vous êtes pasteur dans un pays en voie de développement et que la situation financière ne vous permette pas d’avoir votre propre bâtiment d’église, vous n’avez pas besoin de flatter les Américains pour qu’ils viennent vous visiter dans l’espoir de vous amasser de l’or. Dieu a déjà résolu votre problème. Vous n’avez vraiment pas besoin d’un bâtiment d’église pour faire des disciples avec succès. Suivez le modèle biblique.

La Fin de la Fragmentatioin des Familles

Voici un autre avantage qu’ont les églises de maison: ils excellent dans la formation des enfants et des adolescents. Une des grandes faussetés commises par les églises institutionnelles aujourd’hui (particulièrement les grandes églises aux Etats-Unis) est de dire qu’elles fournissent de merveilleux encadrements aux enfants et aux jeunes gens. Pourtant ils cachent le fait que la grande majorité des enfants qui passent des années d’amusement dans les soi-disant ministères des enfants et des jeunes ne retournent plus jamais à l’église lorsqu’ils « quittent le nid. » (Demandez n’importe quel pasteur des jeunes, il doit savoir les statistiques.)

En plus, les églises qui ont des pasteurs des jeunes et des enfants divulguent continuellement la fausseté, aux parents incapables ou non responsables de la formation spirituelle de leurs enfants, disant : « nous prendrons soin de la formation spirituelle de vos enfants. Nous sommes des professionnels qualifiés. »

Le système en soi est un échec, parce qu’il tend toujours vers le pire. Ça commence par les parents qui recherchent les églises que leurs enfants apprécient. Si l’adolescent Johnny dit en rentrant qu’il s’est bien amusé à l’église, les parents sont captivés, parce qu’ils confondent l’amusement de Johnny et sa croissance spirituelle. Ils ont complètement tort.

Les pasteurs responsables avides du succès veulent à tout prix que leurs églises se développent, et ainsi les pasteurs des jeunes et des enfants terminent souvent des réunions de comité avec des pressions de créer les programmes « efficaces » pouvant amuser les enfants. (« Efficace » est toujours synonyme à «l’amusement, » et ne signifie nécessairement pas, « amener les enfants à se repentir, à croire, et à obéir au commandement de Jésus.”). Si les enfants peuvent en être flattés, les parents naïfs reviendront (avec de l’argent), et l’église se développera.

Le succès des groupes de jeunes est mesuré par le nombre de participants aux réunions. Les pasteurs des jeunes font tout pour le rêve devienne réalité, et cela conduit trop souvent à compromettre le spirituel. Malheur au pasteur des jeunes qui entend dire que les parents ont rapporté au pasteur responsable que leurs enfants se plaignent au sujet de son enseignement et de ses messages accusateurs.

Mais combien bénis seraient les pasteurs des jeunes qui deviendraient responsables des églises de maison. Ils ont normalement de grandes qualifications et ont du zèle avec plein d’énergie. Bon nombre d’entre eux sont seulement des pasteurs des jeunes parce que c’est la première étape exigée pour qu’ils acquièrent graduellement les qualifications surhumaines exigées pour pouvoir être pasteurs titulaires. La plupart sont plus que capables de diriger une église de maison. Ce qu’ils font dans leurs groupes de jeunes est plus proche du modèle biblique de l’église que ce qui se fait continuellement dans les cultes de l’église ! Il en est de même pour les pasteurs des enfants, qui pourraient être de loin supérieurs à la plupart des pasteurs responsables. Ils pourraient servir dans des églises de maison où chacun, y compris les enfants, se positionne pour faire un petit cercle, où chacun y est en tant que participant.

Les enfants et les adolescents sont naturellement des meilleurs disciples dans les églises de maison, car ils expérimentent la véritable communauté chrétienne et ont l’occasion d’y participer, de poser des questions, et d’apprendre des gens d’âges différents, tous en tant que membres d’une même famille chrétienne. Dans les églises institutionnelles, ils sont continuellement exposés à un grand « spectacle », ils expérimentent très peu, et sont mis au courant de l’hypocrisie, et comme à l’école, ils apprennent seulement de leurs pairs. Mais dans une réunion de tous les âges, qu’est ce que vous faites des bébés qui crient ou des enfants turbulents?

Ils devraient toujours être aimés, et quelques mesures pratiques peuvent être prises pour les calmer quand ils posent des problèmes. Ils peuvent, par exemple, être déplacés vers une autre pièce et les laisser s’amuser, ou leurs donner du crayon et du papier pour griffonner un peu. Dans l’église de maison, les bébés et les enfants ne sont pas considérés comme des objets à abandonner loin à la crèche pour être entretenus pas un personnel purement étranger. Ils sont aimés par chacun dans leur famille étendue. Un bébé qui pleure dans une église institutionnelle est souvent une perturbation au culte et un embarras aux parents condamnés par les regards désapprobateurs des autres membres de l’église. Un bébé qui pleure dans une église de maison est entouré par sa famille, et tout le monde sait que c’est un petit cadeau de Dieu, une personne qu’ils sont tous tenus à porter dans leurs bras.

D’autres parents peuvent doucement enseigner les parents des enfants non contrôlables ce qu’ils doivent savoir à cet effet. Les croyants ont des rapports véritables et prennent sois les uns des autres. Ils ne murmurent pas contre les autres comme dans les églises institutionnelles. Ils se connaissent et s’aiment les uns les autres.

Les Pasteurs Heureux

Ayant dirigé des églises pendant deux décennies, ayant déjà parlé aux dizaines de milliers de pasteurs autour du monde, et ayant beaucoup d’amis pasteurs, je pense pouvoir dire que je sais quelque chose au sujet les demandes d’une église moderne. Tout comme chaque pasteur d’une église institutionnelle, j’ai éprouvé « le côté sombre » du ministère. Il peut parfois être très ténébreux. En fait, « brutal » pourrait être le meilleur terme pour le décrire.

Les illusions que la plupart des pasteurs se créent naturellement ruinent parfois même leurs rapports de famille. Les pasteurs se découragent pour bien de raisons. Ils doivent être des politiciens, des juges, des employeurs, des psychologues, des directeurs d’établissements, des entrepreneurs, des conseillers de mariage, des orateurs publics, des gérants, des sondeurs d’esprit, et des administrateurs. Ils se trouvent souvent en concurrence féroce avec d’autres pasteurs pour s’approprier une plus grande tranche du corps de Christ. Ils ont peu de temps pour leurs propres exercices spirituels. Beaucoup se sentent pris au piège dans leurs salaires insignifiants. Leurs congrégations sont leurs clients et leurs employeurs. Parfois ces clients et employeurs peuvent rendre la vie très difficile.

Par comparaison, la tâche du pasteur d’église de maison est facile. D’abord, s’il mène une vie exemplaire d’un vrai disciple vrai et enseigne l’obéissance aux commandements de Jésus, peu de boucs auront intérêt à faire partie de son groupe. En fait, se réunir dans les maisons est assez suffisant pour maintenir beaucoup de chèvres dehors. Ainsi le pasteur investira la plupart de son temps dans les brebis.

En second lieu, il peut prouver son amour à toutes ses brebis et les former personnellement, parce qu’il a douze à vingt adultes seulement à surveiller. Il peut passer son temps avec eux, car il est comme le père d’une famille. Il peut leur donner tout le temps qu’ils méritent. Je me rappelle quand j’étais pasteur institutionnel, je me suis senti souvent seul. Je ne pourrais pas approcher aucun membre de ma congrégation, de peur que les autres membres ne m’en veulent pas et ne deviennent jaloux de ceux de ma petite clique. J’ai ardemment désiré approcher d’autres croyants, mais je n’étais pas prêt à payer le prix de gagner de vrais amis.

Dans le cadre de la famille liée étroitement d’une église de maison, les membres aident naturellement le pasteur à maintenir sa responsabilité, car il est pour eux un ami intime, pas un acteur sur l’estrade.

Le pasteur d’église de maison peut passer son temps à développer les dirigeants de futures églises de maison, ainsi quand viendra le temps pour se multiplier, les dirigeants seront prêts. Il n’observe pas ses futurs responsables prendre les dons de l’église à une école biblique dans un autre endroit.

Il peut bien avoir le temps de développer un autre ministère en dehors de sa congrégation locale. Il pourrait peut-être conduire des activités dans les prisons, les maisons de soin ou être impliqué dans l’évangélisation des réfugiés ou des hommes d’affaires. Selon son expérience, il pourrait peut-être consacrer une partie de son temps à implanter d’autres églises de maison, ou à former les plus jeunes pasteurs d’église de maison de tutelle qui ont grandi sous son ministère.

Il n’est pas un orateur de dimanche matin. Il n’a pas besoin de préparer un sermon à trois points les samedis soir, se demandant comment il pourrait probablement satisfaire tant de personnes aux différents niveaux de croissance spirituelle. Il peut se consoler en observant la manifestation du Saint-Esprit dans chacune de leurs réunions et les encourager à exercer leurs dons. Il peut même s’absenter dans certaines réunions parce que tout fonctionne bien même sans lui.

Il n’a aucun bâtiment qui le distrait et n’a aucun employé à contrôler.

Il n’a aucune raison de concurrencer d’autres pasteurs locaux.

Il n’a aucune « pancarte d’église » pour se distinguer du reste du corps parce qu’il forme un seul corps avec les autres.

En bref, il peut être ce qui Dieu lui a appelé à être, non pas ce qui lui est imposé par le christianisme culturel. Il n’est pas l’acteur de fil, président d’une compagnie, ou d’un centre quelconque. Il est un faiseur de disciple, il équipe les saints.

Les Brebis Heureuses

Tout ce que les vrais croyants désirent et apprécient dans l’église se trouve dans l’église de maison.

Les vrais croyants désirent avoir de bonnes relations avec d’autres croyants, parce que l’amour de Dieu a été déversé dans leurs coeurs. De tels rapports font partie et colis de l’église de maison. C’est ce que la bible appelle la fraternité, un partage véritable de sa vie avec d’autres frères et soeurs. Les églises de maison créent un environnement où les croyants peuvent faire ce qu’ils sont censés faire, ce que nous trouvons dans nombreux passages du Nouveau Testament appelés: « les uns les autres ». Dans l’église de maison, les croyants peuvent s’exhorter, s’encourager, s’édifier, se soulager, s’enseigner, se servir et prier pour les uns les autres. Ils peuvent s’inciter mutuellement dans l’amour et dans les bonnes oeuvres, à confesser mutuellement leurs péchés, à aider les autres à prendre leurs fardeaux, et à exhorter les autres par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituelles. Ils peuvent pleurer avec ceux qui pleurent et se réjouir avec ceux qui se réjouissent. De telles choses ne se produisent pas très souvent au cours des réunions de dimanche matin dans les églises institutionnelles où les croyants s’asseyent et observent. Un membre d’une église de maison m’a dit : « quand quelqu’un est malade dans notre congrégation, je ne lui apporte pas le repas comme à un étranger ou parce que je me suis fait inscrire pour faire « ce type de ministère ». Je prends lui amène naturellement mon repas parce que je le connais et je l’aime. »

Les vrais croyants apprécient l’interaction et la participation. S’asseoir passivement pour écouter aux sermons non pertinents ou superflus année après année insulte leur intelligence et leur spiritualité. En revanche, ils préfèrent avoir une occasion de partager les perspicacités personnelles qu’ils gagnent au sujet de Dieu et de sa Parole, et ce sont les églises de maison qui fournissent de telles occasions. Ils poursuivent le modèle biblique plutôt que culturel, où chaque personne “ « a un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation » (1 cor. 14:26). Dans les églises de maison, personne n’est perdu dans la foule ou n’est exclu par une clique d’église.

Les vrais croyants désirent être utilisés par Dieu. Dans une église de maison, chacun a l’opportunité d’être utilisé pour bénir les autres, et des responsabilités sont partagées par tous, de sorte que personne n’éprouve le stress qui est commun parmi les serviteurs des églises institutionnelles. Au minimum, chacun peut apporter la nourriture à partager pendant le repas commun, ce que Écriture appelle « agapes » (Jude 1:12). Pour beaucoup d’églises de maison, ce repas suit l’exemple du Repas original du Seigneur, qui faisait partie réelle du repas de pâque. Le Repas du Seigneur n’est pas, comme un petit garçon l’a illustré dans une église institutionnelle que je dirigeais, « le saint casse-croûte de Dieu. » L’idée de manger une petite gaufrette et de boire d’un peu de jus parmi les étrangers et pendant quelques secondes de la réunion est tout à fait étrangère à la Bible et aux églises de maison de la Bible. La signification sacramentelle de la communion est un repas partagé parmi les disciples qui s’aiment les uns les autres.

Dans une église de maison, le culte est simple, sincère et ouvert à tout un chacun, il ne s’agit pas d’une exposition. Les vrais croyants aiment adorer Dieu en esprit et en vérité.

Équilibre et Tolérance Doctrinaux

Dans les forums occasionnels et ouverts de petits rassemblements d’église, tout l’enseignement peut être examiné par tous ceux qui peuvent lire. Les frères et les soeurs qui se connaissent et s’aiment les uns les autres sont enclins à considérer avec respect les points de vue qui diffèrent de leurs, et même si le groupe n’atteint pas un consensus, l’amour, et non pas doctrine, les lie toujours ensemble. N’importe quel enseignement dans le groupe, y compris celui des anciens/pasteurs/évêques, doit être vérifié dans l’amour par tout le monde, parce que le grand Enseigne habite dans chaque membre (voir 1 Jean 2:27 ). L’examen et l’équilibre tendant vers le modèle biblique l’empêchera de dérailler doctrinalement.

C’est tout à fait un contraste de la norme des églises institutionnelles modernes, où la doctrine d’église est pré-établie et ne doit pas être contestée. En conséquence, les mauvaises doctrines subsistent indéfiniment, et la doctrine devient la constitue la norme de l’acceptation. Pour cette même raison, un point simple dans un sermon peut avoir comme conséquence l’exode immédiat des dissidents, qui vont temporairement se trouver quelques « croyants semblables. » Ils savent que ça ne vaut pas la peine de parler au pasteur de leur désaccord doctrinal. Même si il était persuadé de changer son point de vue, il devrait le cacher et le maintenir pour garder beaucoup dans l’église ainsi que ceux du rang le plus élevé dans sa dénomination. Les différences doctrinales dans les églises institutionnelles produisent des pasteurs semblables à des politiciens les plus habiles du monde, les orateurs qui discourent dans des vagues généralités et évitent tout ce qui pourrait avoir comme conséquence la polémique, conduisant ainsi chacun à croire qu’il est dans son camp.

La Tendance Moderne

Il est intéressant d’apprendre que les églises institutionnelles développent de plus en plus des structures de petits groupes dans leurs modèles institutionnels, reconnaissant leur efficacité dans la formation des disciples. Quelques églises vont un peu loin, plaçant les petits groupes au premier rang, les considérant comme étant l’aspect le plus important de leur ministère. Les grandes « réunions » ont une importance secondaire en comparaison aux petits groupes (au moins dans la théorie).

Telles sont des étapes vers la bonne direction, et Dieu bénit de telles étapes, car sa bénédiction sur nous est proportionnée au degré de notre disponibilité. En effet, les « cellules d’églises » sont mieux structurées que les églises institutionnelles pour faciliter la formation de disciple. Elles se tiennent à mi-chemin entre le modèle institutionnel de l’église et le modèle d’église de maison, combinant les éléments de tous les deux.

Comment est-ce que les églises institutionnelles modernes ayant de petits groupes se comparent-elles au modèle antique et moderne des églises de maison ? Il y a quelques différences.

Par exemple, les petits groupes dans les églises institutionnelles servent malheureusement parfois dans le but de favoriser beaucoup de choses erronées faites dans les églises institutionnelles, particulièrement quand le vrai motif de mettre sur pied le ministère de petits groupes est d’établir le royaume de l’église du pasteur titulaire. Il emploie par conséquent les gens pour son propre compte, et les petits groupes sont mieux adaptés pour ce faire. Quand ceci se produit, les chefs de petits groupes sont choisis pour leur fidélité à l’église mère, et ils ne peuvent pas être trop doués ou charismatiques, de peur que le diable ne les tente avec des idées de prendre le large. Ce genre de politique gêne l’efficacité de petits groupes et, juste comme dans n’importe quelle autre église institutionnelle, elle se dégage des vrais leaders aspirants en les envoyant aux écoles bibliques et aux séminaires, dépouillant l’église des vrais dons, en les envoyant à des endroits où ils seront formés à conduire des conférences plutôt qu’à faire les disciples.

Les petits groupes des églises institutionnelles se transforment souvent en des groupes de fraternité. On n’y produit vraiment pas de disciple. Puisque les gens sont censément nourris spirituellement les dimanches matins, les petits groupes se concentrent parfois sur d’autres choses différentes de la parole de Dieu, parce qu’ils ne veulent pas répéter ce qui se fait les dimanches matins.

De petits groupes dans les églises institutionnelles sont souvent initiés par un membre du personnel de l’église, plutôt que engendrés par l’esprit. Ils deviennent un programme de plus parmi tant d’autres programmes de l’église. Les gens sont regroupés par âge, statut social, passé, intérêts, état civil ou par emplacement géographique. Des boucs sont souvent mélangés aux brebis. Toute cette organisation charnelle n’aide pas les croyants à s’aimer malgré leurs différences. Rappelez-vous que plusieurs des églises primitives étaient faites des juifs et des Gentils. Elles ont régulièrement partagé le repas ensemble, une chose interdite par la tradition juive. Leurs réunions constituaient une bonne expérience ! C’était de bonnes occasions de pratiquer l’amour ! Quels témoignages de la puissance de l’évangile ! Ainsi pourquoi pensons-nous qu’il faut scinder l’église en de petits groupes homogènes pour assurer le succès ?

Les églises institutionnelles avec de petits groupes ont toujours leur exposition de dimanche de matin, où les spectateurs ne font qu’observer la cène. Ces petits groupes ne sont jamais autorisés à se réunir quand il y a de « vrais » réunions, indiquant à tous que seuls les réunions institutionnelles sont les plus importantes. En raison de ce message, plusieurs, sinon la majorité, des participants de dimanche matin ne pourront pas appartenir à un petit groupe même s’ils sont encouragés à le faire, car ils les considèrent comme étant facultatifs. Ils sont satisfaits d’assister au service hebdomadaire qui est le plus important. Ainsi le concept de petit groupe peut être présenté comme étant quelque peu important, mais pas aussi important que le service institutionnel de dimanche. La meilleure occasion pour la vraie fraternité, la formation des disciples et la croissance spirituelle est effectivement dépouillée de sa valeur. Et le faux message est envoyé. Le service institutionnel l’emporte toujours.

Autres Différences

Les églises institutionnelles qui ont de petits groupes sont encore structurées comme une pyramide d’entreprise, où chacun connaît sa place dans la hiérarchie. Les personnes qui sont au dessus peuvent s’appeler des « serviteurs, » mais elles sont souvent des cadres supérieurs, les seuls responsables, qui ont le dernier mot. Plus l’église est grande, plus le pasteur et sa clique sont éloignés des membres de l’église. Si vous vous demandez à un pasteur sincère, il vous dira franchement que le jour où il a été heureux était quand il dirigeait un petit groupe.

De même, les églises institutionnelles qui ont de petits groupes favorisent toujours l’écart entre le clergé et les laïcs. Les chefs de petits groupes constituent toujours une classe subalterne aux professionnels salariés. Les études Bibliques sont souvent approuvées par le clergé, puisque les chefs de petits groupes ne peuvent pas être conférés trop d’autorité. Les petits groupes ne sont pas autorisés à pratiquer le Repas du Seigneur ou le baptême. Ces activités sacrées sont réservées à la classe d’élite ayant les titres et les diplômes. Ceux qui sont appelés au ministère professionnel dans le corps doivent faire l’école biblique ou le séminaire en vue d’être qualifiés pour le « vrai » ministère et joindre le groupe d’élite.

Les petits groupes dans les églises institutionnelles sont souvent considérés comme des minis églises, ne dépassant pas 60 à 90 minutes de réunion, où une personne douée dirige l’adoration et une autre donne l’enseignement préalablement approuvé. Il y a peu de place pour que l’esprit utilise les autres, distribue des dons, ou développe les ministres.

Souvent, les gens ne sont pas suffisamment engagés aux petits groupes dans les églises institutionnelles, parce qu’ils sont sporadiquement présents, et parce que les petits groupes sont parfois conçus pour être provisoires, ce qui fait que l’engagement de la communauté soit faible dans des églises de maison.

Les petits groupes dans les églises institutionnelles se réunissent d’habitude pendant la semaine pour ne pas surcharger le week-end avec une autre réunion d’église. En conséquence, les petits groupes du milieu de la semaine sont normalement limités à deux heures de réunion, et sont interdits à ceux qui ont des enfants scolarisés ou qui doivent voyager une longue distance.

Même lorsque les églises institutionnelles favorisent le ministère de petit groupe, il y a toujours un bâtiment sur lequel l’argent est gaspillé. En fait, si le programme de petit groupe ajoute des personnes à l’église, leur argent finit par être dépensé sur des programmes de construction. En plus, les petits groupes des églises institutionnelles exigent au moins un salaire supplémentaire pour le personnel. Cela signifie que chaque nouveau programme de l’église correspond à une dépense de plus.

Le pire est peut-être que les pasteurs des églises institutionnelles ayant de petits groupes sont extrêmement limités pour faire leurs propres disciples. Ils sont si occupés par leurs diverses responsabilités et trouvent peu de temps pour la formation des disciples. Ils ne peuvent que former des chefs de petits groupes, même cela est souvent limité à une réunion par mois.

Ceci implique que les églises de maison, à mon avis, sont plus bibliques et efficaces pour faire et multiplier les disciples et les formateurs des disciples. Je réalise, cependant, que mon avis ne va pas changer des centaines d’années de la tradition d’église aussi rapidement. Ainsi j’invite les pasteurs institutionnels à faire quelque chose pour rapprocher leurs églises à un modèle plus biblique pour faire les disciples.[4] Ils pourraient envisager de faire personnellement de futurs dirigeants ou de commencer le ministère de petits groupes. Ils pourraient tenir une « réunion de l’église primitive » un dimanche quand le bâtiment d’église serait fermé et chacun partagerait un repas à la maison avec les autres comme le faisaient les chrétiens des trois premiers siècles.

Les pasteurs qui ont de petits groupes dans leurs églises pourraient envisager de libérer certains d’entre eux pour former des églises de maison et voir ce qui se produirait. Si les petits groupes sont en bonne santé et dirigés par les pasteurs/anciens/évêques appelés par Dieu, ils devraient pouvoir travailler seuls. Ils n’auront plus besoin de l’église mère parce qu’ils seront de jeunes églises non affiliées. Pourquoi ne pas les libérer ?[5] L’argent des membres qui va à l’église mère pourrait soutenir le pasteur de l’église de maison.

Ma position envers les églises de maison signifie-t-elle qu’il n’y a rien de bon à dire à propos des églises institutionnelles ? Absolument pas. Certaines méritent d’être louées pour le degré des disciples obéissants à Christ qui y sont faits. Leurs pratiques et leurs structures, cependant, sont parfois l’obstacle qu’un stimulus de la course vers l’accomplissement du but que Christ a placé devant nous, et elles tuent souvent des pasteurs.

Que Se Passe-t-il dans une Réunion d’Église de Maison ?

Aucune église de maison ne doit être structurée comme d’autres églises, il y a lieu de beaucoup de variation. Chaque église de maison devrait refléter sa propre culture et ses nuances sociales – une des raisons qui font que les églises de maison puissent être très efficaces dans l’évangélisation, particulièrement dans les pays qui n’ont aucune tradition culturelle chrétienne – les membres de l’église de maison n’invitent pas leurs voisins à un bâtiment d’église qui est complètement étranger pour eux où ils seraient impliqués dans des rituels qui sont des principaux obstacles à la conversion des païens. Ils invitent plutôt leurs voisins à un repas amical.

Le repas commun est un composant essentiel de la réunion d’une église de maison. Pour beaucoup d’églises de maison, ce repas inclut/ou est le Repas du Seigneur, et chaque église de maison peut décider comment mettre en évidence sa signification spirituelle. Comme précédemment mentionné, le Repas du Seigneur original a été initié en tant qu’un repas réel de pâque spirituellement significative. La célébration du Repas du Seigneur en tant que repas ou partie du repas est le modèle qui a été apparemment suivi par les premiers croyants. Nous avons lu à propos des premiers Chrétiens:

Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières…Ils étaient chaque jour tous ensembles assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur (Actes 2 :42, 46 – italiques de l’auteur).

Les premiers chrétiens prenaient littéralement du pain, le rompaient, et le partageaient entre eux, une pratique qui a été quasiment observée lors de chaque repas comme l’indique leur culture. Le fait de rompre du pain pendant le repas avait-il une quelconque signification spirituelle aux premiers chrétiens ? La Bible ne l’indique pas d’une manière certaine. Cependant, William Barclay a écrit dans son livre, le Repas du Seigneur, « il n’y a aucun doute que le Repas du Seigneur a été initié comme un repas de famille ou repas des amis dans une résidence privée….L’idée d’un petit morceau de pain et d’un peu de vin n’a aucun rapport avec le Repas du Seigneur tel qu’il était à l’origine….le Repas du Seigneur était à l’origine un repas de famille partagé dans un contexte amical. » Il est étonnant que chaque disciple moderne de la Bible soit d’accord avec Barclay, pourtant l’église suit toujours sa tradition au lieu de suivre la parole de Dieu !

Jésus a exigé à ses disciples d’enseigner leurs disciples à obéir à tout ce qu’il leur avait prescrit. Il leur a ordonné de manger du pain et de boire du vin en sa mémoire, ce que ses disciples ont enseigné à leurs disciples de faire. Est-ce que cela pourrait être fait pendant le repas commun ? Il semble incontestable quand nous lisons certaines paroles de Paul aux croyants Corinthiens :

Lors donc que vous vous réunissez, ce n’est pas pour manger le repas du Seigneur ; car, quand on se met à table, chacun commence par prendre son propre repas, et l’un a faim pendant que l’autre est ivre » (1 Cor. 11 : 20-21 – italiques de l’auteur).

Comment de telles paroles sembleraient-elles raisonnables si Paul parlait du Repas du Seigneur tel que pratiqué dans les églises modernes ? Avez-vous jamais entendu parler des personnes qui, dans une réunion moderne, mangent seules leurs nourritures, ou de quelqu’un qui a faim tandis que d’autres s’enivrent lors du Repas du Seigneur ? De tels propos sembleraient logiques si le Repas du Seigneur était célébré lors du repas ordinaire. Paul continue :

N’avez-vous pas de maisons pour y manger et boire ? Ou méprisez-vous l’église de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dirai-je ? Vous louerai-je ? En cela, je ne vous loue point. (1 Cor.11 :22)

Les gens ne seraient pas ridiculisés si il ne s’agissait pas du vrai repas ? Paul précise que certains des croyants Corinthiens qui arrivaient avant les autres mangeaient leur repas sans attendre les autres arriver. Quand les autres, les plus pauvres peut-être, arrivaient n’ayant rien à mettre sous la dent, ils restaient non seulement affamées, mais aussi ridiculisés parce qu’il était si évident qu’ils n’avaient rien apporté.

Juste après ceci, Paul a écrit au sujet du Repas du Seigneur, disant que c’est un sacrement qu’il « a reçu du Seigneur » (1 Cor. 11:23), et a raconté le déroulement des faits du premier Repas du Seigneur (voir 1 Cor. 11:24 – 25). Il a alors exhorté les Corinthiens à participer au Repas du Seigneur d’une façon digne, leur disant que s’ils ne se jugeaient pas eux-mêmes, ils pourraient réellement manger et boire leur propre jugement qui se traduirait sous forme de faiblesse, de maladie et même de la mort prématurée (voir 1 Cor. 11:26 – 32).

Il a alors conclu :

Ainsi mes frères, lorsque vous vous réunissez pour le repas, attendez-vous les uns les autres. Si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour attirer le jugement sur vous (1 Cor.11 :33-34).

Contextuellement, l’offense commise lors du Repas du Seigneur était celui de ridiculiser d’autres croyants. Paul a encore averti que ceux qui mangeaient leur propre nourriture devant être partagé avec les autres, courraient le danger d’être jugés (ou disciplinés) par Dieu. C’est simple. Celui qui avait trop faim pour attendre les autres, devrait manger chez lui avant d’aller participer à la réunion. Et ceux qui arrivaient avant les autres devraient attendre les retardataires pour partager le repas, un repas qui était inclus ou était le Repas du Seigneur.

Quand nous regardons le passage entier, il semble que Paul disait clairement que si on veut participer au Repas du Seigneur, on doit le faire d’une manière agréable au Seigneur, en amour et respect envers les autres.

En tous cas, il est très clair que l’église primitive pratiquait le Repas du Seigneur lors du repas commun, dans les maisons et sans la supervision du clergé. Pourquoi ne le faisons-nous pas ?

Le Pain et le Vin

La nature des éléments du Repas du Seigneur n’importe pas beaucoup. Si nous voulons imiter parfaitement le Repas original du Seigneur, nous devrions connaître les ingrédients exacts du pain et du genre exact de raisins à partir desquels le vin original a été fait. (Certains pères d’église des premiers siècles ont strictement prescrit que le vin devait être dilué avec de l’eau, autrement l’eucharistie serait pratiquée incorrectement.)

Le pain et le vin étaient parmi les éléments les plus communs du repas juif antique. Jésus a donné une profonde signification à ces deux choses qui étaient incroyablement communes, la nourriture que tout le monde consommait pratiquement chaque jour. S’il avait visité une autre culture à une époque différente de l’histoire, le premier Repas du Seigneur aurait été composé du lait, du fromage et de la viande de chèvre, ou des gâteaux de riz et du jus d’ananas. N’importe quelle nourriture et boisson pourraient potentiellement représenter son corps et son sang. C’est qui importe le plus c’est la signification spirituelle. Ne négligeons pas l’esprit de la loi si nous voulons bien garder sa lettre !

Il n’est pas nécessaire que les repas communs soient exclusivement solennels. Les premiers chrétiens, comme nous l’avons déjà vu, rompaient “du pain de maison en maison…prenant leur repas ensemble avec joie et sincérité de coeur” (Actes 2:46 – italiques de l’auteur). Cependant, le sérieux est certainement approprié pendant cette partie du repas qui nous rappelle le sacrifice de Jésus par les éléments que nous consommons. L’examen de conscience est toujours approprié avant de manger le Repas du Seigneur, comme indiqué par les paroles solennelles de Paul mettant en garde les croyants corinthiens dans 1 Corinthiens 11:17 – 34. N’importe quelle transgression du commandement de Christ d’aimer les autres donne lieu au châtiment de Dieu. Et tout différend et toute division devraient être résolus avant le repas. Chaque croyant devrait s’examiner lui-même et confesser tous les péchés, ce qui est synonyme de «se juger soi-même » si nous employons les paroles de Paul.

L’Esprit s’est Manifesté dans la Chair

Le repas commun pourrait se produire avant ou après la réunion, après les enseignements et l’exercice des dons spirituels. Il revient à chaque église de maison d’en déterminer la forme, et les formes peuvent varier de la réunion à l’autre dans la même église de maison.

Il est très clair de par l’Écriture que les réunions de l’église primitive étaient très différentes du culte institutionnel moderne. En particulier, 1 Corinthiens 11-14 nous donne une abondance d’éclaircissement sur ce qui se produisait pendant les réunions des premiers chrétiens, et il n’y a aucune raison de croire que le même modèle ne peut pas ou ne devrait pas être suivi aujourd’hui. Il est également clair que ce qui se produisait dans les rencontres de l’église primitive tel que décrit par Paul pourrait seulement se produire dans de petits groupes. Ce que Paul décrit ne peut pas se produire dans une grande réunion.

Je serai le premier pour admettre que je ne comprends pas tout ce que Paul a écrit dans ces quatre chapitres de 1 Corinthiens. Cependant, il semble évident que la caractéristique la plus exceptionnelle des réunions décrites dans 1 Corinthiens 11-14 était la présence du Saint-Esprit parmi eux et sa manifestation à travers les membres du corps. Il donnait des dons aux gens pour l’édification de tout le corps.

Paul énumère au moins neuf dons spirituels : la prophétie, les langues, l’interprétation des langues, la parole de connaissance, la parole de sagesse, le discernement des esprits, dons de guérison, la foi, et les dons de miracles. Il ne dit pas que tous ces dons doivent se manifester dans chacune des réunions, mais implique certainement la possibilité de leur opération et semble récapituler certaines des manifestations les plus communes de l’Esprit dans 1 Corinthiens 14:26 :

Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification.

Considérons chacune de ces cinq manifestations communes, et nous verrons d’une manière complète les neuf dons de l’Esprit énumérés dans 1 Corinthiens 12:8 – 10.

Le premier sur la liste est le psaume. Les psaumes sont donnés par l’Esprit comme mentionné par Paul dans deux de ses lettres aux églises, soulignant leur importance dans les réunions des saints.

Ne vous enivrez pas de vin : c’est de la débauche. Soyez, au contraire remplis de l’Esprit ; entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur (Eph.5 :18-19).

Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce (Col. 3 :16).

La différence entre les psaumes, les hymnes et les chansons spirituelles est peu claire, mais le point primaire est que tous sont basés sur les paroles de Christ, ils sont tous inspirés par l’Esprit, et devraient être chantés par les croyants pour s’enseigner et s’exhorter les uns les autres. Certainement, plusieurs des hymnes et des choeurs que les croyants ont chantés au cours de l’histoire d’église tomberaient dans une de ces catégories. Malheureusement, beaucoup d’hymnes et de choeurs modernes manquent de la profondeur biblique, indiquant qu’ils n’ont pas été inspirés par l’Esprit, et parce qu’ils sont si peu profonds, ils n’ont aucune valeur réelle pour enseigner et exhorter les croyants. Néanmoins, les croyants qui se réunissent dans des églises de maison devraient compter sur l’Esprit espérant qu’il leur donnera non seulement à chanter différentes chansons chrétiennes bien connues, vieux et nouveau, mais leur donnera également des chansons spéciales qui peuvent être utilisées pour l’édification commune. En effet, qu’il est spécial pour une église d’avoir ses propres chansons inspirées par l’Esprit!

Les Enseignements

Le numéro sur la liste de Paul ce sont les enseignements. Ceci indique encore que n’importe qui pourrait partager un enseignement inspiré par l’Esprit dans la réunion. Naturellement, chaque enseignement doit être jugé pour voir s’il s’accorde avec l’enseignement des apôtres (comme au temps des apôtres: voir Actes 2:42). Mais notez qu’il n’y a aucune indication ici ou dans le Nouveau Testament où la même personne doit enseigner chaque semaine dans une église locale, dominant toute la réunion.

Il y avait, à Jérusalem, de plus grandes réunions au temple que les apôtres avaient enseignés. Nous savons que les anciens ont également été donnés la responsabilité d’enseigner l’église, et que certaines personnes sont spécifiquement appelées au ministère d’enseignent. Paul a fait beaucoup d’enseignements, publiquement et de porte à porte (voir Actes 20:20). Dans les petites réunions des croyants, cependant, le Saint-Esprit pourrait employer d’autres pour enseigner à part les apôtres, les anciens ou les docteurs.

S’agissant de l’enseignement, il semble que nous sommes considérablement favorisés par rapport à l’église primitive parce que nous pouvons avoir des Bibles personnelles et les apporter avec à nos réunions. D’une part, peut-être que notre accès facile à la bible nous a aidé à élever de la doctrine au-dessus de l’amour pour Dieu et pour les autres, nous prenant la vie même que la parole de Dieu est censée nous donner. Nous en doctrinant à la mort. Beaucoup de petits groupes d’étude biblique sont aussi inefficaces que les sermons des dimanches matins. Voici une bonne règle à suivre en vue de donner de bons enseignements dans les églises de maison : Si les enfants ne cachent pas leur ennui, les adultes cachent le leur. Les enfants sont de grands baromètres de vérité.

La Révélation

Troisièmement, Paul énumère la « révélation. » Cela pourrait signifier tout ce qui est indiqué par Dieu à un certain membre du corps. Par exemple, Paul mentionne d’une façon spécifique comment un incroyant pourrait visiter une réunion des chrétiens et avoir « les secrets de son coeur… révélés » au moyen du don de la révélation. Le résultat en est qu’il « sera condamné » par tous et « appelé à la repentance » et « s’humiliera et adorera Dieu, et déclarera que Dieu est certainement parmi vous » (1 Cor. 14:24 – 25).

Ici nous voyons de nouveau que la présence du Saint-Esprit était un trait caractéristique des réunions d’église, et que les choses surnaturelles se produisaient en raison de sa présence. Les premiers chrétiens ont vraiment cru la promesse de Jésus que, « là où deux ou trois seront réunis en mon nom, je suis parmi eux» (Mt. 18:20). Jésus était lui-même dans leur milieu, c’est pourquoi les miracles se produisaient. Ils « adoraient littéralement dans l’Esprit de Dieu » (Phil. 3 : 3).

En tous cas, la prophétie, dont je parlerai sous peu, pourrait contenir la révélation des coeurs des gens. Mais la révélation pourrait être donnée au sujet d’autres choses et par d’autres moyens, tels que des rêves ou des visions (voir Actes 2:17).

Les Langues et leur Interprétation

Quatrièmement, Paul énumère deux dons qui fonctionnent ensemble, les langues et leur interprétation. À Corinthe, il y avait une surabondance et un abus du parler en langues. Les gens parlaient en langues pendant les réunions sans aucune interprétation, et personne ne saisissait le message. Nous pourrions nous demander comment les Corinthiens pourraient être blâmés, alors que ça semble être la faute du Saint-Esprit qui leur avait donné le don de parler en langues sans leur donner l’interprétation de ces langues. Il y a une réponse très satisfaisante à cette question que j’aborderai dans un chapitre ultérieur. En tous cas, Paul n’a pas interdit le parler en langues (comme prétendent beaucoup d’églises institutionnelles). En revanche, il a interdit l’interdiction de parler en langues, et a déclaré que c’était le commandement du Seigneur (voir 1 Cor. 14:37 – 39) ! [6] C’était un don qui, une fois utilisé correctement, pourrait édifier le corps et affirmer la présence surnaturelle de Dieu parmi eux. C’est Dieu qui parle à travers des personnes, leur rappelant sa vérité et sa volonté.

Paul a donné un argument convaincant dans le chapitre 14 concernant la supériorité du don de prophétie sur celui du parler en langues non interprétées. Il a fortement encouragé les Corinthiens à désirer la prophétie, ce qui indique que les dons de l’Esprit sont manifestés parmi ceux qui le désirent. De même, Paul a averti les croyants de Thessaloniciens, « n’éteignez pas l’esprit ; ne méprisez pas les prophéties » (1 Thes. 5:19). Ceci indique que les croyants mettent en boîte ou « éteignent le feu » de l’esprit en hébergeant une mauvaise attitude envers le don de prophétie. C’est sans doute pourquoi le don de prophétie est si rarement manifesté parmi la plupart des croyants aujourd’hui.

Comment Commencer?

Les églises de maison sont le fruit du Saint-Esprit dans un planteur d’église de maison ou un ancien/pasteur/évêque qui reçoit la vision de commencer une église de maison. Gardez dans l’esprit qu’un ancien/pasteur/évêque biblique est comparable à un simple chrétien mature dans l’église institutionnelle. Aucun planteur d’église de maison n’a besoin d’une éducation formelle pour commencer le ministère.

Une fois qu’un planteur d’église reçoit du Saint-Esprit la vision pour une église de maison, il doit chercher le Seigneur pour lui donner d’autres personnes qui pourraient se joindre à lui. Le Seigneur le mettra en contact avec des personnes ayant une vision semblable, confirmant ainsi son appel. Ou il peut être conduit vers des incroyants réceptifs qu’il pourra amener à Christ et en faire ses disciples dans une église de maison.

Ceux qui ont juste commencé l’aventure d’église de maison devraient savoir que ça pourrait prendre du temps pour que les membres se sentent confortables les uns avec les autres et apprennent à cohabiter et à marcher dans l’Esprit. Il y aura des défis et des erreurs le long de la route. Le concept d’encourager la participation de chaque membre, l’élaboration du leadership biblique, la formation des anciens, l’exercice des dons du Saint-Esprit, le partage du repas commun, et l’atmosphère spirituelle sont tout à fait étrangers à ceux qui sont familiers avec les réunions institutionnelles. Ainsi, il est sage d’appliquer la grâce et la patience lorsqu’une nouvelle église de maison voit le jour. Le format initial peut être une étude biblique à la maison, avec un culte principal, une personne partageant un enseignement préparé, et clôturant la séance la prière d’ensemble, la fraternité et un repas. Cependant, aussitôt que l’église de maison apprend le format biblique, l’ancien/pasteur/évêque devrait encourager les membres à essayer d’obtenir ce qui est de meilleur en Dieu. Essayez-le, et appréciez le résultat !

Les réunions d’église de maison peuvent circuler d’une maison à une autre chaque semaine, ou une personne peut ouvrir sa maison chaque semaine. Quelques églises de maison se déplacent de temps en temps aux endroits spéciaux. Le temps et le lieu de rencontre ne doivent pas être le dimanche matin, mais ce qui favorise les membres de l’église. En conclusion, il est meilleur de commencer petit, ne dépassant pas douze personnes.

Comment Passer de l’Eglise Institutionnelle à l’Eglise de Maison

Probablement que plusieurs des pasteurs qui lisent ceci travaillent dans des structures des églises institutionnelles, et peut-être que vous, cher lecteur, êtes l’un d’entre eux. Si je vous ai incité à désirer ardemment le genre d’église décrite ici, vous devez vous avoir déjà demandé comment vous pouvez faire la transition. Prenez votre temps. Commencez à enseigner la vérité biblique et à faire dans votre structure des disciples qui obéissent aux commandements de Jésus. Les vrais disciples ne tarderont pas à embrasser le changement vers la structure biblique de l’église aussitôt qu’ils en sont au courrant. Les boucs et les religieux résisteront à des telles transitions.

En second lieu, étudiez ce que l’Écriture indique sur le sujet et introduisez votre congrégation à la structure de l’église de maison et les bénédictions inhérentes. Vous pourriez par la suite décommander votre culte du milieu de la semaine ou de dimanche soir pour commencer des réunions hebdomadaires dans les maisons observées par les croyants mûrs. Encouragez chacun à y participer. Modelez de plus en plus ces réunions pour établir le format du modèle biblique des églises de maison autant que faire se peut. Puis, permettez que les gens aient le temps d’expérimenter entièrement les bénédictions de leur petit groupe.

Aussitôt que chacun apprécie les réunions à la maison, vous pourriez annoncer qu’un certain dimanche du mois va être « un dimanche de l’église primitive. » Ce dimanche, le bâtiment d’église sera fermé et chacun ira se réunir dans une maison comme le faisait l’église primitive, partageant le repas ensemble, jouissant de la fraternité, de la prière, des enseignements et des dons spirituels. Si vous avez du succès, vous pourriez avoir de telles réunions un dimanche de chaque mois, puis par la suite deux dimanche, et puis trois dimanche. En fin, vous pourriez libérer chaque groupe pour être une église de maison indépendante, pour se développer et se multiplier, et vous pourriez peut-être faire de grandes réunions une fois le mois.

Ce processus de transition pourrait prendre un à deux ans.

Ou, si vous voulez y aller avec plus de précaution, vous pourriez juste commencer avec une maison rassemblant quelques uns de vos membres les plus intéressés que vous dirigez vous-même. (Encore, les églises de maison ne doivent pas se réunir le dimanche matin.) Ça semble être une bonne expérience et serait certainement bénéfique à tous. Si vous réussissez, nommez alors un superviseur et libérez le groupe pour devenir une église indépendante qui joindra le service de dimanche institutionnel une fois par mois. De cette manière la nouvelle église sera toujours une partie de l’église mère, et ne sera pas mal vue par ceux de l’église institutionnelle. Cela pourrait également aider à influencer d’autres dans l’église de maison pour se considérer comme étant une église implantée par l’église institutionnelle.

Si le premier groupe se développe, priez pour savoir comment le scinder en deux leur donnant de bons responsables et des dons suffisants. Les deux groupes pourraient se réunir ensemble occasionnellement dans de grandes célébrations, peut-être une fois par mois ou une fois tous les trois mois.

Peu importe le chemin que vous emprunterez, accrochez vous à votre objectif même dans les échecs, parce qu’il y en aura. Les églises de maison sont faites des gens, et les gens posent des problèmes. N’abandonnez pas.

Il est peu probable que tout le monde dans votre église institutionnelle fasse une telle transition, vous devriez de ce fait décider quand vous devrez personnellement vous consacrer à l’église de maison ou à un groupe d’églises de maison, laissant derrière vous l’institutionnel. Ce sera un jour mémorable pour vous !

L’église Idéale

Est-ce qu’un pasteur d’une église de maison peut avoir plus de succès aux yeux de Dieu qu’un pasteur d’une méga église ayant un énorme édifice avec des milliers de participants à chaque réunion de dimanche ? Oui, s’il multiplie des disciples obéissants et les formateurs des disciples, comme Jésus, par opposition à celui qui rassemble des boucs spirituels une fois par semaine pour observer un rituel et écouter aux discours amusants sanctifiés par quelques écritures déplacées de leur contexte.

Un pasteur qui s’applique à suivre le modèle de l’église de maison n’aura jamais un grand rassemblement. En fin de compte, cependant, il aura beaucoup de fruits durables, parce que ses disciples font des disciples. Beaucoup des pasteurs de « petits » groupes de 40 à 50 personnes qui rêvent de grandes masses pourraient devoir ajuster leur pensée. Leurs églises pourraient déjà être trop grandes. Peut-être qu’ils devraient cesser de prier pour de grands bâtiments et commencer à prier au sujet de qui devraient être nommés pour diriger les deux églises de maison qui découleront de la division de l’église en deux. (Svp, quand cela se produit, ne donnez pas de nom à votre nouvelle dénomination, ne prenez non plus le titre d’ « évêque » !)

Nous devons supprimer la pensée selon laquelle le plus grand est le meilleur quand on parle de l’église. Si nous devions purement juger sur une base biblique, des congrégations se composant des centaines de spectateurs qui se réunissent dans les bâtiments spéciaux seraient considérés tout à fait étranges. Si les apôtres originaux visitaient les églises institutionnelles modernes, ils se gratteraient la tête !

Une Objection Finale

On dit souvent que dans le monde occidental où le christianisme est devenu une culture comme tant d’autres les gens n’accepteront jamais l’idée des églises se réunissant dans des maisons. On dit cela pour nous faire comprendre que nous devons rester dans le modèle institutionnel.

D’abord, cette pensée n’est pas vraie, car le mouvement d’église de maison s’accélère rapidement dans le monde occidental.

En second lieu, les gens se réunissent déjà heureusement dans les maisons pendant les fêtes, les repas, les fraternités, les études bibliques et les groupes cellules. L’acceptation de l’idée d’une église dans une maison nécessite un petit ajustement de la pensée.

Troisièmement, il est vrai que les personnes religieuses, « les boucs spirituels, » n’accepteront jamais le concept des églises de maison. Ils ne feront rien qui pourrait potentiellement les faire sembler impaires à leurs voisins. Mais les vrais disciples de Jésus-Christ acceptent certainement le concept des églises de maison une fois qu’ils comprennent leur base biblique. Ils se rendent compte rapidement à quel point les bâtiments d’église sont inutiles dans la formation des disciples. Si vous voulez construire une grande église avec du « bois, du foin et de la paille » (voir 1 Cor. 3:12), vous aurez besoin d’un bâtiment, mais il brûlera à la fin. Mais si vous voulez multiplier des disciples et des formateurs des disciples, vous construirez l’église de Jésus-Christ avec de « l’or, de l’argent et des pierres précieuses, » alors vous n’avez pas besoin de gaspiller votre argent et votre énergie sur des bâtiments.

Il est intéressant que le plus grand mouvement évangélique indigène dans le monde aujourd’hui, le mouvement « Retour à Jérusalem » des églises de maison chinoises, ait adopté une stratégie spécifique pour évangéliser les nations de la fenêtre 10/40. Ils disent : « nous n’avons aucun désir de construire un bâtiment d’église où que ce soit ! Ceci permet la prédication rapide de l’évangile, et ça devient plus difficile aux autorités de nous détecter, et nous permet d’affecter toutes nos ressources au ministère de l’évangile. »[7] Un exemple sage et biblique à suivre en effet!


[1]Bien ça puisse sembler radical, le seul motif réel que les bâtiments des églises sont nécessaires est le manque de serviteurs qui surveilleraient des églises de maison, ce qui est le résultat de la formation médiocre des disciples potentiels dans les églises institutionnelles. Pourrait-ce signifier que les pasteurs de grandes églises institutionnelles sont réellement coupables de voler les ministères légitimes des pasteurs ayant l’appel de Dieu mais qui sont enformés dans leurs rassemblements? Oui.

[2] Ce rapport de un à dix ou – vingt ne devrait pas être considéré comme étant une surpuissance pastorale à la lumière du modèle biblique de Jésus qui avait douze disciples et de Moïse qui avait délégués plus de dix personnes (voyez ex. 18:25). La plupart des pasteurs institutionnels veillent sur beaucoup plus de personnes qu’ils peuvent effectivement diriger.

[3] Nous pourrions également nous demander pourquoi il n’y a aucun « pasteur titulaire, » « pasteur assistant » ou « pasteur auxiliaire » mentionné dans l’écriture. Encore, ces titres qui semblent si essentiels dans l’église moderne en raison de sa structure étaient inutiles dans l’église primitive en raison de sa structure. Les églises de maison de vingt personnes n’ont pas besoin des pasteurs titulaires, assistant ou auxiliaire.

[4] Une de mes définitions préférées de la folie : c’est répéter la même chose et espérer différents résultats. Les pasteurs peuvent enseigner pendant des années au sujet de la responsabilité de chaque membre d’être impliqué dans la formation des disciples, mais à moins qu’ils fassent quelque chose pour changer leurs structures, les gens continueront à venir à l’église pour s’asseoir, écouter et rentrer à la maison. Pasteur, si vous continuez à faire ce qui n’a changé personne dans le passé, ça ne changera personne dans l’avenir. Changez ce que vous faites !

[5] Naturellement, la raison primaire pour laquelle beaucoup de pasteurs sont défavorables à cette idée est parce qu’ils établissent réellement leurs propres royaumes, non pas le royaume de Dieu.

[6] Je me rends compte, naturellement, qu’il y a ceux qui relèguent toutes les manifestations surnaturelles de l’Esprit au premier siècle, disant qu’ils ont censément cessé. Ainsi, nous n’avons aucune raison de chercher ce que l’église primitive a expérimenté, et le parler en langues n’est plus valide. J’ai peu de sympathie avec de telles personnes qui sont comme le les Sadducéens modernes. En tant quelqu’un qui a à plusieurs occasions loue Dieu en Japonais selon les orateurs japonais qui m’ont entendu, et après n’ayant jamais appris le japonais, je sais que le Saint-Esprit n’a pas cessé d’accorder ces dons. Je me demande également pourquoi ces Sadducéens maintiennent toujours les appels du Saint-Esprit, invitant des pécheurs à se repentir, mais nient l’oeuvre de l’esprit en plus de ces miracles. Ce genre de « théologie » est le produit de l’incréduleté et de la désobéissance humaine, et n’a aucun appui scripturaire, et fonctionne réellement contre le but de Christ. C’est une désobéissance directe à Christ d’après ce que Paul a écrit dans 1 cor. 14:37.

[7] Frère Yun dans Back to Jérusalem, p. 58.

Continuer Convenablement

Chapitre Trois

 

Pendant beaucoup d’années et de plusieurs manières, j’ai aveuglément suivi des pratiques qui ont fonctionné contre le but que Dieu a voulu que je poursuivisse, le but de faire des disciples. Mais graduellement, le Saint-Esprit m’a ouvert les yeux à mes erreurs. Voici une chose que j’ai apprise : Je devrais sonder tout que j’ai enseigné et cru à la lumière de la parole de Dieu. Nos traditions, plus que toute autre chose, nous aveuglent à ce que Dieu veut de nous. Pire, nous sommes très fiers de nos traditions, certains que nous faisons partie d’un groupe d’élite qui détient plus de vérité que d’autres chrétiens. Un professeur a ironiquement dit : « il y a 32.000 dénominations dans le monde aujourd’hui. N’êtes-vous pas chanceux d’être membre de la vraie ? »

En raison de notre fierté, Dieu nous résiste, parce qu’il résiste au orgueilleux. Si nous voulons faire quel progrès soit-il et être entièrement prêts à nous tenir devant Jésus, nous devons nous humilier. Dieu fait grâce aux humbles.

Le Rôle du Pasteur

Le but du pasteur de faire des disciples devrait chapoter tout ce qu’il fait dans son ministère. Il devrait continuellement se demander : « comment est-ce je contribue au processus de la formation les disciples qui obéissent à tous les commandements de Jésus ? » Cette question test, posée honnêtement, éliminerait beaucoup de ce qui est fait sous la bannière des activités chrétiennes.

Considérons le ministère du pasteur/ancien/évêque, une personnalité dont la tâche se résume à diriger une église locale spécifique. Si cette personne peut faire les disciples qui obéissent à tous les commandements de Jésus, que devrait être sa préoccupation primaire ? Naturellement, l’enseignement vient à l’esprit. Jésus a dit que des disciples sont faits par le moyen de l’enseignement (voir Mt. 28:19 – 20). Une des conditions exigées à l’ancien/pasteur/évêque est d’être capable d’« enseigner » (1 Ti. 3 : 2). Que les anciens qui « dirigent bien » soient « jugés dignes d’un double honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement » (1 Ti. 5 :17).

Par conséquent, un pasteur devrait évaluer ses sermons en se posant cette question : « comment est-ce que mes sermons accomplissent la tâche de faire des disciples ? »

Est-ce que la responsabilité d’enseigner du pasteur s’accomplit seulement à travers de ses sermons de dimanche ou de milieu de la semaine ? S’il pense ainsi, il oublie que l’Écriture indique que sa responsabilité d’enseigner est principalement accomplie par la vie qu’il mène et le modèle qu’il laisse derrière lui. L’enseignement que sa mode de vie quotidienne donne est simplement complété par ses enseignements publics. C’est pourquoi les conditions exigées aux anciens/pasteurs/évêques ont beaucoup plus à faire avec le caractère et le style de vie d’une personne que ses qualités de communication verbales. Des quinze conditions exigées aux évêques telles que énumérées dans 1 Timothée 3:1 – 7, quatorze sont liées au caractère et une seule à la capacité d’enseigner. Des dix-huit conditions exigées aux anciens telles que énumérées dans Tite 1:5-9, dix-sept sont liés au caractère et une seule à la capacité d’enseigner. Paul a rappelé pour la première fois à Timothée : « En parole, en comportement, dans l’amour, la foi et la pureté, sois un exemple pour ceux qui croient » (1 Ti. 4 :2 – italique de l’auteur). Et il dit ensuite : « Jusqu’à ce que je vienne, applique toi à la lecture, à l’exhortation et à l’enseignement » (1 Ti. 4 :13). Ainsi, le caractère de Timothée est mentionné avant son ministère d’enseignement public, soulignant ainsi son ampleur.

Pierre a pareillement écrit

Voici les exhortations que j’adresse aux anciens qui sont parmi vous,moi ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée : paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec dévouement : non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau » (1 Pi. 5 :1-3 – italiques de l’auteur).

Qui nous inspire le plus à renoncer à nous-mêmes et à obéir au Christ ? Est-ce celui dont nous admirons les sermons ou celui dont nous admirons le mode de vie ? Les pasteurs non engagés n’inspirent personne à prendre sa croix. Lorsque ces pasteurs prêchent occasionnellement le message d’engagement à Christ, ils prêcher de vagues généralités, autrement leurs auditeurs remettraient en cause leur sincérité. La plupart de grands leaders chrétiens du passé ne sont pas loués pour leurs sermons, mais pour leurs sacrifices. Leur exemple nous inspire même longtemps après leur départ.

Si le pasteur ne fait aucune preuve d’obéissance en tant que vrai disciple de Jésus-Christ, il perd son temps à prêcher. Pasteur, votre exemple parle dix fois plus fort que vos sermons. Inspirez-vous les gens à renoncer à eux-mêmes et à suivre Christ ?

Mais comment un pasteur peut-il, par son style de vie, enseigner les gens qui savent très bien qu’il est un orateur de Dimanche matin seulement ? L’unique occasion où ils peuvent réellement le voir mener sa vie c’est lorsqu’ils échangent quelque poignée de main en quittant le bâtiment d’église. Il y a certainement quelque chose qui ne tourne pas rond au sujet du modèle pastoral moderne.

Le Sermon Hebdomadaire de Dimanche Matin

Un pasteur fait une autre fausse prétention s’il pense que sa responsabilité d’enseigner est principalement limitée aux conférences publiques qu’il fournit chaque dimanche. Le ministère d’enseignement de Jésus a consisté non seulement en sermons publics (et pour la plupart, il semble qu’elles étaient assez courtes), mais également en entretiens privés qui lancés par ses disciples assoiffés. D’ailleurs, de telles conversations n’étaient pas limitées à une – demie – heure par semaine dans un bâtiment d’église, mais elles étaient produites le long des bords de la mer, dans les maisons, et le long des routes poussiéreuses, car Jésus menait sa vie dans toute transparence devant ses disciples. Ce même modèle d’enseignement a été suivi par les apôtres. Après la Pentecôte, « les douze ne cessèrent d’enseigner dans le temple et dans les maisons » (voir Actes 5 :42 – italiques de l’auteur). Ils avaient une parfaite interaction avec la communauté des croyants. Paul aussi enseignait « publiquement dans les maisons » (Actes 20 :20 – italiques de l’auteur).

En ce moment, si vous êtes pasteur, vous pouvez comparer votre ministère d’enseignement à celui de Jésus et celui des premiers apôtres. Peut-être que vous commencez même à vous demander si ce que vous aviez fait était l’intention de Dieu pour vous, ou était juste ce que de centaines d’années des traditions d’église vous ont enseigné à faire ? Si vous avez de telles interrogations, c’est très bien. C’est le premier pas dans la bonne direction.

Peut-être que vous avez poussé plus loin vos interrogations et dire à vous-même : « pourrais-je avoir assez de temps pour un ministère pareil, enseignant porte à porte, permettant à mes disciples de voir comment je mène ma vie quotidienne de sorte qu’ils soient principalement influencés par mon exemple ? » c’est une question merveilleuse, parce qu’elle pourrait vous mener à conclure que quelque chose cloche dans le concept moderne du rôle du pasteur.

Peut-être que vous avez même pensé à vous-même : « je ne suis pas sûr si je pourrais mener ma vie si étroitement avec les gens de mon église. On m’a enseigné à l’école de bible que le pasteur ne doit jamais s’approcher beaucoup de sa congrégation. Il doit garder une certaine distance afin de maintenir son respect professionnel. Il ne peut pas être amis de toute l’église. »

Une telle pensée indique que quelque chose est en effet très erronée dans la manière dont les choses sont souvent faites dans l’église moderne. Jésus était si proche des douze que l’un d’entre eux penchait confortablement sa tête sur sa poitrine lors d’un repas commun (voir Jean 13:23 – 25). Ils ont littéralement vécu ensemble pendant plusieurs années. Il gardait parfois une distance professionnelle de ses disciples afin de leur servir avec succès!

Comparaison Entre les Anciennes et les Nouvelles Méthodes

Si le but est d’obéir à Jésus et de faire des disciples, ne serions-nous pas sages de suivre ses méthodes de faire des disciples ? Elles ont étaient efficaces pour lui et pour les apôtres qui les ont suivies.

Et à quel point les méthodes modernes fonctionnent-elles dans la formation des disciples qui obéissent à tous les commandements de Christ ? Quand les études des chrétiens américains, par exemple, prouvent à plusieurs reprises qu’il n’y a pratiquement aucune différence dans le style de vie de la plupart de ceux qui se disent chrétiens une fois comparés aux non Chrétiens, peut-être qu’il est temps pour eux de se poser quelques questions et de réexaminer l’écriture.

Voici une question à se poser : Comment l’église primitive a-t-elle réussi à faire des disciples sans bâtiments d’église, sans le clergé hautement instruit, sans écoles ni séminaires biblique, sans livres de cantiques ni rétroprojecteurs, sans microphones sans fil ou appareils duplicateurs, sans études de l’école de dimanche ni département de la jeunesse, sans équipes et choeurs de culte, sans ordinateurs ni machines photocopieuses, sans stations radio et télévision chrétienne, sans des centaines de milliers de livres chrétiens ni de bibles personnelles? Elle n’a eu besoin d’aucune de ces choses pour faire des disciples, tout comme Jésus n’a eu besoin de l’un ni de l’autre. Et puisque aucune de ces choses n’était essentielle donc, nul n’est essentiel maintenant. Elles peuvent être utiles, mais nulle n’est essentielle. En fait, plusieurs de ces choses peuvent et nous gênent réellement dans la formation des disciples. Laissez-moi vous donner deux exemples.

Considérons d’abord l’essentiel moderne qui exige que le pasteur ait une formation de l’école ou d’un séminaire biblique pour pouvoir diriger une église. Ce concept était inconnu à Paul. Dans quelques villes, après qu’il ait implanté des églises, il partait pour quelques mois ou semaines, et retournait ensuite pour nommer des anciens pour éveiller sur elles (voir, par exemple, Actes 13:14-14: 23). Cela signifie que ces églises, pendant l’absence de Paul, n’avaient aucun leadership formel pour quelques mois ou semaines, parce que la plupart des anciens étaient des croyants assez jeunes à leur nomination. Ils n’avaient eu rien de semblable aux formations conventionnelles de deux ou trois ans pour les préparer à leur poste.

Ainsi, la bible enseigne que les pasteurs/anciens/évêques n’ont pas besoin de deux ou trois ans de formation conventionnelle pour être efficaces à leur ministère. Personne ne peut intelligemment polémiquer là-dessus. Pourtant la condition moderne envoie continuellement un message à chaque croyant : « Si vous voulez être un chef dans l’église, vous devez passer des années de formation conventionnelle. » Ceci ralentit le processus de la formation des leaders, ralentissant de ce fait la formation des disciples, et enfin l’épanouissement de l’église. Je me demande à quel point les compagnies américaines Avon et Amway auraient saturé leurs cibles si elles exigeaient de chaque vendeur de se déplacer avec sa famille à une autre ville pour recevoir trois ans de formation formelle avant qu’il soit engagé dans la vente du savon ou du parfum ?

« Mais être pasteur est une tâche difficile et complexe ! » certains disent. « La bible indique que nous ne devrions pas établir un nouveau converti dans la fonction d’évêque » (voir 1 Ti. 3 : 6).

Primo, cela nous renvoie à la définition du nouveau converti, et franchement la conception de Paul était différente de la nôtre, parce qu’il établissait les croyants de quelques mois dans la fonction d’ancien/pasteur/évêque.

En second lieu, ce qui fait que diriger une église moderne soit si difficile et complexe est que nos systèmes et la manière dont nous structurons nos activités d’église sont jusqu’ici différents du modèle biblique. Nous avons rendu cette tâche aussi complexe que peu de personnes peuvent survivre à ses demandes !

« Mais Dieu interdit qu’une église soit supervisée par une personne qui ne dispose d’aucune formation d’école biblique ou séminaire ! » d’autres indiquent. « Un ancien non formé pourrait entraîner sa bande dans des fausses doctrines ! »

Apparemment tel n’était pas le souci de Paul. Le résultat en est que nous avons aujourd’hui un clergé formé des écoles bibliques ou séminaires qui ne croient pas en la naissance par la vierge, qui approuvent l’homosexualité, qui enseignent que Dieu veut que chacun conduise une voiture de luxe, qui réclament que Dieu prédestine certains à la damnation, ou qui indiquent sans honte qu’on peut aller au ciel sans obéir à Christ. Les écoles bibliques et les séminaires modernes ont servi à la prolifération de fausses doctrines, et beaucoup plus le clergé professionnel.

Le « peuple ordinaire » ont peur de contrarier ces professionnels, de crainte d’être ridiculisés parce que ces clercs peuvent tordre les écritures, s’il faut, justement pour défendre leurs pratiques. D’ailleurs, c’est le clergé qui définit et a divise les églises du reste du corps de Christ par leurs doctrines particulières, au point d’annoncer leurs différences par les noms et signes qu’il place devant leurs bâtiments d’église, envoyant au monde le message disant: « Nous ne sommes pas comme les autres chrétiens. » Au comble de malheurs, ils qualifient toute personne en désaccord avec leurs doctrines séparatistes de « schismatique. » L’inquisition est beaucoup vivante et menée par les hommes ayant des diplômes. Est-ce l’exemple que Jésus désire de la part de ceux qui sont censé faire les disciples connus au monde par leur amour pour les uns les autres?

De nos jours, les chrétiens choisissent des églises sur base des doctrines qui y sont enseignées, et avoir la bonne théologie a remplacé le bon style de vie, parce que le modèle biblique a été abandonné.

Une Alternative Biblique

Suis-je en train de propager que les croyants de trois mois peuvent diriger des églises (comme l’a fait Paul) ? Oui, mais seulement si ces croyants répondent aux exigences bibliques des anciens/évêques, et si seulement leurs églises suivent le modèle biblique. C’est-à-dire, ces églises doivent avant tout être des congrégations nouvellement implantées soumises à un serviteur mûr, tel qu’un apôtre, qui peut leur fournir une certaine supervision.[1] De cette façon, les anciens fraîchement désignés ne seront pas tout seuls.

En second lieu, les congrégations doivent être assez petites pour se réunir dans les maisons, de même qu’ont fait les églises primitives. Cela rend l’église beaucoup plus maniable. C’est probablement pourquoi une des conditions exigées aux anciens/évêques est qu’ils dirigent bien leurs propres ménages (voir 1 Ti. 3:4 – 5). La gestion d’un petit « ménage des croyants » n’est pas beaucoup plus troublante que diriger une famille.

Troisièmement, la congrégation doit se composer des personnes qui ont répondu à l’évangile biblique par la repentance, et qui sont ainsi devenues les vrais disciples du seigneur Jésus-Christ. Cela élimine tous les défis qui résultent du fait de diriger les loups en peau de brebis. .

Et quatrièmement, les pasteurs/anciens/évêques doivent accomplir leur rôle biblique plutôt qu’un rôle culturel. C’est-à-dire, ils ne doivent pas occuper la position centrale, passe-partout, comme le font la plupart des églises modernes.[2] En revanche, ils doivent être des parties uniques du corps entier, des serviteurs humbles qui enseignent en précepte et en exemple, et dont le but est de faire des disciples, non pas celui des orateurs de Dimanche matin, en suivant les méthodes de Jésus.

Quand ce modèle est suivi, alors certains croyants de trois mois peuvent superviser des églises.

Les Bâtiments d’Églises

Que diriez-vous des bâtiments de l’église ? Ils constituent la « nécessité » moderne dont l’église primitive n’a pas eu besoin. Aident-ils dans la formation des disciples ?

Quand j’étais pasteur, je me sentais souvent être plutôt un agent immobilier, un banquier, un entrepreneur, un professionnel et un collecteur de fonds. J’ai rêvé des bâtiments, j’ai recherché des bâtiments, j’ai transformé les vieux bâtiments, j’ai loué des bâtiments, j’ai construis de nouveaux bâtiments et je les réparais quand Dieu envoyait la pluie pour les détruire. Les bâtiments consomment le temps et l’énergie. La raison pour laquelle je faisais des choses qui tournaient autour des bâtiments est parce que j’étais certain, comme la plupart des pasteurs, qu’il n’y avait aucune chance de réussir sans bâtiment, le lieu des réunions de l’église.

Les bâtiments consomment également l’argent, en grande quantité. (Aux Etats-Unis, certaines congrégations dépensent des dizaines de millions de dollars dans leurs bâtiments d’église.) Après que mes rêves d’avoir des bâtiments aient été accomplis, j’ai souvent rêvé du jour où les cautions de mes bâtiments seraient épongées, de grosses sommes que nous pourrions consacrer au ministère. Cela m’est arrivé dans le passé, quand j’enseignais à mon assemblée l’intendance et comment sortir des dettes, que je réalisai que j’avais plongé toute l’église dans des dettes ! (J’enseignais certainement par exemple.) La plupart des bâtiments d’églises sont employés pendant deux ou trois heures une fois ou deux fois par semaine. Quelle est cette autre organisation dans le monde entier qui construit des bâtiments qui seront employés pour si peu ? (Réponse : les sectes et les fausses religions.)

Ces trous suceurs d’argent posent beaucoup de problèmes. Un pasteur ayant un bâtiment d’église aura toujours besoin d’un déversement d’argent, ce qui affecte tout ce qu’il fait. Il est tenté de s’approvisionner chez les riches (qui donnent souvent sans aucun sacrifice), compromettant tout enseignement qui pourrait les offenser, et tordant l’Écriture pour servir ses fins égoïstes. Ses sermons gravitent autour des sujets qui ne gênent pas le flux financier et qui encouragent plutôt son augmentation. En raison de cela, les chrétiens commencent parfois à penser que les choses les plus importantes aux croyants sont (1) verser les dîmes (par ailleurs, Jésus a dit que cela est un commandement mineur) et (2) aller à l’église (où les dîmes sont rassemblées chaque dimanche). C’est à peine l’image de la formation des disciples qu’ils ont. Pourtant le rêve de beaucoup de pasteurs est d’avoir des congrégations où chaque membre ferait juste ces deux choses. Si un pasteur avait une église où justement la moitié des personnes ferait ces deux choses, il pourrait écrire des livres et vendre ses secrets aux millions d’autres pasteurs !

Les faits indiquent que : Il n’y a aucune mention où une congrégation a acheté ou a construit un bâtiment d’église dans le livre des actes. Pour la plupart, les croyants se réunissaient régulièrement dans des maisons. Il n’y avait jamais eu de collecte de fonds pour les bâtiments. Dans les épîtres, il n’y a aucune instruction de construire des bâtiments d’église. En plus, personne n’a songé à construire un bâtiment d’église jusqu’à ce que le christianisme ait atteint 300 ans d’existence, lors du mariage de l’église et le monde sous l’édit de Constantin. Trois cents ans ! Pensez combien c’est beaucoup ! Et même pendant les périodes de l’intense persécution, l’église s’est épanouie et s’est multipliée exponentiellement, sans aucun bâtiment. De tels phénomènes se sont beaucoup répétés au cours des siècles qui ont suivi. Ils se produisent actuellement en Chine. Il y a probablement plus d’un million d’églises de maison en Chine.

Dimanche à Onze Heures, l’Heure la plus Isolée

On s’attend à ce que les églises modernes qui copient le modèle américain aient, au minimum, assez d’espace pour fournir les différents ministères selon les groupes d’âge. Dans l’église primitive, cependant, les ministères spéciaux des hommes, des femmes, des enfants de chaque groupe d’âge étaient inconnus. L’église était unifiée à tout point de vue, pas réduite en fragments. L’unité de famille était gardée, et la responsabilité spirituelle parentale était renforcée par la structure de l’église, plutôt qu’érodée par les structures modernes de l’église.

Est-ce qu’un bâtiment d’église contribue à la formation des disciples ou pas ? Historiquement, le faiseur de disciples a réussi à sa mission tout au long des siècles sans les bâtiments, et cela pour de bonnes raisons.

Se réunir dans les maisons, tout comme l’église primitive pendant les trois premiers siècles, où un repas était partagé en joie, des enseignements, des chansons, et des dons spirituels duraient probablement trois à cinq heures, créant ainsi un environnement favorisant la véritable croissance spirituelle pour les croyants. Les membres du corps de Christ se sentaient comme des participants, assis face à face, plutôt que des spectateurs des églises modernes, assis participants au théâtre, regardant à travers les dos et les têtes des autres essayant de ne pas manquer l’exposition. L’atmosphère occasionnelle d’un repas commun mène à la transparence, aux relations sincères et à la fraternité véritable, différente de la « camaraderie moderne, » qui se limite à l’échange de quelques poignées avec les étrangers assis au siège le plus proche pendant le prêche du pasteur.

Les enseignements étaient plutôt les sessions de questions et réponses ouvrant la discussion à tous, plutôt que des conférences données par ceux qui sont habillés en balourdise, exprimant des voix théâtrales (souvent ennuyé), et élevés au-dessus de l’assistance polie. Les pasteurs « ne préparaient pas un sermon hebdomadaire. » tout le monde (y compris les anciens/pasteurs/évêques) pourrait recevoir un enseignement du Saint-Esprit et la partager.

Lorsqu’une maison devenait petite, les anciens ne pensaient pas à chercher un plus grand bâtiment. En revanche, chacun savait qu’ils devraient se scinder en deux groupes de maison, et la question était juste de chercher la pensée de l’Esprit concernant le lieu et le pasteur de la nouvelle réunion. Heureusement, ils ne faisaient pas recours aux étrangers ou aux théoriciens de la croissance de l’église pour scruter leur philosophie ou doctrine ; il y avait déjà des aspirants évêques parmi eux, qui avaient reçu la formation sur place et qui connaissaient déjà les membres de leur futur petit groupe. Cette nouvelle église de maison recevait ainsi l’occasion d’atteindre avec l’évangile un nouveau secteur, et démontrant aux incroyants que les chrétiens s’aiment les uns les autres. Elles pourraient inviter des incroyants à leurs réunions aussi facilement que les inviter à un repas.

Le Pasteur Heureux

Nul pasteur/ancien/évêque d’église de maison n’a la «crise » de ministère qui résulte du débordement des responsabilités pastorales, répandue dans l’église moderne. (Une étude a indiqué que 1.800 pasteurs abandonnent le ministère chaque mois aux États-Unis). Il a seulement un petit groupe sur lequel il doit veiller, et si ce groupe pourvoit à ses besoins financiers, il vaque entièrement à sa vocation, il a réellement du temps pour prier, pour méditer, pour prêcher l’évangile aux incroyants, pour aider les pauvres, pour visiter et prier pour les malades, et passer un moment considérable à équiper les nouveaux disciples pour qu’ils lui ressemblent. L’administration de l’église était simple.

Il travaille à l’unisson avec d’autres anciens/pasteurs/évêques de sa région. Il n’essaie pas d’avoir « la plus grande église de la ville » ou de concurrencer ses semblables, d’avoir le « meilleur département de la jeunesse » ou « le programme le plus passionnant des enfants. » Les gens ne vont pas aux réunions d’église pour juger combien bon le culte a été ou combien le pasteur les a divertis. Ils sont nés de nouveau, c’est le genre des personnes que Jésus aime. Ils aiment manger ensemble et partager les dons que Dieu leur a donnés. Leur but est d’obéir à Jésus et d’être prêts à se tenir devant son trône de jugement.

Pour vous rassurer, il y avait des problèmes dans des églises de maison, et ils sont adressés dans les épîtres. Mais les problèmes qui infestent inévitablement les églises modernes et qui gênent la formation des disciples étaient inconnus dans l’église primitive, simplement parce que leur modèle de l’église locale était différent de celui qui a évolué après le troisième siècle et les âges noirs. Permettez encore à cette vérité de pénétrer votre être : Il n’y avait aucun bâtiment d’église jusqu’au début du quatrième siècle. Si vous aviez vécu pendant les trois premiers siècles, votre ministère aurait-il été différent de ce qu’il est maintenant ?

En résumé, plus nous suivons le modèle biblique de près, plus nous serons efficaces dans l’accomplissement du but de Dieu de faire des disciples. Les plus grands obstacles à la formation des disciples dans les églises d’aujourd’hui proviennent des structures et des pratiques non bibliques.

 


[1]Dans la première lettre de Paul à Timothée et sa lettre à Tite, il mentionne qu’il les a laissés derrière lui pour qu’ils nomment des anciens/évêques dans les églises. Ainsi Timothée et Tite assuraient la supervision de ces anciens/évêques pendant quelque temps. Probablement qu’ils rencontraient périodiquement les anciens/évêques pour les former, comme Paul a écrit : « les choses que vous avez reçues des nouvelles moi en présence de beaucoup de témoins, confiez-les aux hommes fidèles, qui pourront les enseigner à d’autres également » (2 Ti. 2 : 2).

[2] Il est notable que les lettres de Paul aux églises soient adressées à chacun dans les diverses églises, et pas aux anciens ou aux évêques. Dans seulement deux de ses lettres aux églises, il fait mention des anciens/pasteurs/évêques. Dans un exemple, ils sont inclus dans la salutation, supplémentaire comme si il n’a pas voulu qu’ils pensassent qu’ils étaient les destinataires absolus (voir Phil. 1 : 1). Dans un autre exemple Paul mentionne des pasteurs parmi une liste de serviteurs qui équipent les saints (voir Eph. 4:11 – 12). C’est également particulièrement notable comment Paul ne fait aucune mention du rôle des anciens pendant qu’il donne certaines instructions que impliquent les anciens, tels qu’administrer le Repas su Seigneur, et la résolution des conflits entre les chrétiens. Tout ceci indique que les anciens/pasteurs n’ont pas ossupé un role central, le plus important tel que nous le constatons dans la plupart des églises modernes.

 

Commencer Comme Il Faut

Chapitre Deux

 

Bibliquement parlant, un disciple est une personne qui croit sincèrement en Jésus-Christ. Elle demeure dans sa parole et, par conséquent, s’affranchit du péché. Un disciple s’efforce d’obéir aux commandements de Christ. Il aime Jésus plus que sa propre famille, son confort, ses possessions, et manifeste cet amour par son style de vie. Un vrai disciple de Jésus aime les autres et démontrent cet amour d’une manière pratique. Il porte du fruit.[1] Tel est le genre de personnes que Jésus cherche.

Évidemment si quelqu’un n’est pas disciple de Jésus il ne peut pas lui faire des disciples. Ainsi, nous devons avant tout nous rassurer que nous sommes nous-mêmes ses disciples avant de vouloir faire des disciples pour lui. Confrontés à la définition biblique du disciple, beaucoup de serviteurs ne sont pas des vrais disciples. De tels serviteurs ne peuvent pas faire des disciples. En fait, ils ne peuvent même pas tenter le coup. Ils ne sont pas assez déterminés pour faire face aux défis de la formation des vrais disciples.

Désormais, je vais supposer que tous ceux qui continuent la lecture de ce livre sont des disciples du Seigneur Jésus-Christ, entièrement disposés à obéir à ses commandements. Si vous ne l’êtes pas, vous n’avez aucune raison de continuer la lecture à moins que vous preniez l’engagement de devenir un vrai disciple. N’attendez plus longtemps ! Agenouillez-vous et repentez-vous ! Par sa grâce merveilleuse, Dieu vous pardonnera et fera de vous une nouvelle créature en Christ !

La Redéfinition de la Formation des Disciples

Bien que Jésus ait clairement défini ce qu’est un disciple, beaucoup ont remplacé sa définition par les leurs. Par exemple, pour certains le mot disciple n’est qu’un terme flou qui s’applique à quiconque se nomme chrétien. Ils ont dépouillé le mot disciple de toute sa signification biblique.

D’autres considèrent la formation de disciples comme étant une deuxième étape facultative des croyants qui vont au ciel. Ils croient qu’on peut croire en Jésus et aller au ciel sans être disciple de Jésus ! Puisqu’il est pratiquement impossible de nier les exigences de Jésus sur la formation de disciples telles qu’enregistrées dans l’Ecriture, ils enseignent qu’il y existe deux types de croyants — les Chrétiens qui croient en Jésus, et les disciples qui sont engagés à suivre Jésus. C’est pour cela que nous entendons souvent dire qu’il y a beaucoup de croyants mais peu de disciples, même si tous les deux vont au ciel.

En fait, cette doctrine neutralise le commandement de Christ de faire des disciples. Si devenir disciple signifie réellement renoncer à soi-même et endurer certaines difficultés, et si devenir disciple est accessoire, très peu choisiraient d’être disciple aussi longtemps qu’ils peuvent entrer dans les cieux sans être disciples.

Voici donc quelques questions fondamentales que chacun de nous doit se poser: Les Ecritures enseignent-elles que l’on peut être croyant et aller au ciel sans être disciple de Jésus-Christ ? Est-ce accessoire de devenir disciple ou de faire des disciples ? Existe-t-il vraiment deux types de chrétiens : les croyants non engagés et les disciples engagés ?

La réponse à toutes ces questions est Non. Nulle part le Nouveau Testament n’enseigne qu’il existe deux types de chrétiens : les croyants et les disciples. Si nous lisons les Actes des apôtres, nous voyons constamment le mot disciple se répéter, pourtant aucun verset ne dit qu’il s’agit d’une classe privilégiée propre aux chrétiens engagés. Les gens devenaient disciples de Jésus aussitôt qu’ils croyaient en Jésus.[2] Et d’ailleurs, « les disciples furent appelées chrétiens pour la toute première fois à Antioche » (Act. 11 :22 – italiques de l’auteur)

Il est intéressant de noter que le mot grec traduit par disciple (mathetes) est mentionné plus de 261 fois dans le Nouveau Testament, tandis que le mot (pistos) traduit par croyant y est mentionné 9 fois (The New American Standard Version). Le mot grec traduit par chrétien (christianos) y est mentionné 3 fois seulement. Ces arguments suffisent pour convaincre tout chercheur sincère que tous ceux qui croyaient en Jésus dans l’église primitive étaient considérés comme étant Ses disciples.

Le Commentaire de Jésus

Jésus n’a certainement pas considéré que devenir disciple fût une étape accessoire à prendre ou à laisser par les croyants qui le désirent. Ses trois exigences à l’égard de quiconque veut devenir disciple ou faire des disciples telles que mentionnées dans Luc 14 ne s’agissent pas d’un appel à la détermination adressé aux croyants. Au contraire, cet appel fut lancé à quiconque était présent à ce jour-la. Devenir disciple de Jésus est la première étape vers la communion avec Dieu. D’ailleurs, nous avons lu dans Jean 8:

« Comme Jésus parlait ainsi, plusieurs crurent en lui. Il dit aux juifs qui avaient cru en lui : si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira » (Jean 8:30-32).

Personne ne peut intelligemment arguer contre le fait que Jésus parlait aux nouveaux croyants au sujet d’être ses disciples. Jésus n’a pas dit à ces nouveaux croyants : « un jour, vous pourrez envisager de prendre l’autre étape, celle d’engagement, pour devenir mes disciples. » Non, Jésus a parlé à ces nouveaux croyants comme parlant à des gens qui étaient déjà devenus disciples, comme si les mots croyant et disciple étaient des termes synonymes. Il a dit à ces nouveaux croyants que l’unique moyen dont ils disposaient de prouver qu’ils étaient ses disciples était de demeurer dans sa parole, ce qui résulterait en leur affranchissement au péché (voir 8:34 – 36).

Jésus a su que la simple profession de foi des gens ne garantissait pas qu’ils aient vraiment cru. Il a également su que ceux qui avaient vraiment cru qu’il était le Fils de Dieu agiraient en conséquence— ils deviendraient immédiatement ses disciples —disposés à lui obéir et à lui plaire. De tels croyants/disciples demeureraient naturellement dans sa parole, faisant d’elle leur résidence permanente. Et ils seraient affranchis du péché au fur et à mesure qu’ils apprendraient ses commandements.

C’est pourquoi Jésus a immédiatement défié ces nouveaux croyants de s’examiner. Sa déclaration : « si vous êtes vraiment mes disciples » indique qu’il savait que certains n’étaient pas des vrais disciples, même s’ils prétendaient l’être. Ils pourraient se duper. Seulement s’ils passaient le test de Jésus, ils seraient capables de dire s’ils étaient des vrais disciples. (Et il semble, en lisant le reste du dialogue dans Jean 8:37-59, que Jésus avait une bonne raison de douter de leur sincérité.)[3]

Notre passage clé, Matthieu 28:18-20, réfute la théorie selon laquelle les disciples sont une classe élevée des croyants engagés. Jésus a ordonné dans sa grande Commission que les disciples soient baptisés. Naturellement, le récit du livre des actes indique que les apôtres n’ont pas attendu jusqu’à ce que les nouveaux croyants aient pris une « deuxième étape d’engagement radical à Christ » avant de les baptiser. En revanche, les apôtres ont baptisé tous les nouveaux croyants presque juste après leur conversion. Ils ont cru que tous les vrais croyants étaient des disciples.

À cet égard, ceux qui croient que les disciples sont des croyants hautement engagés n’harmonisent pas avec leur propre théologie. La plupart d’entre eux baptisent n’importe qui professe croire en Jésus, ils ne leur font pas attendre jusqu’à ce qu’ils aient atteint le soi-disant niveau de « vrais disciples. » Pourtant s’ils croyaient vraiment en ce qu’ils prêchent, ils devraient seulement baptiser ceux qui atteignent le niveau de vrai disciple, ce qui viderait considérablement leurs rangs.

Peut-être qu’un coup final à cette doctrine diabolique suffira. Si les disciples sont différents des croyants, pourquoi Jean a-t-il écrit que l’amour pour les frères est le trait caractéristique des véritables croyants régénérés (voir 1 Jean 3:14), et Jésus a-t-il dit que l’amour pour les frères particularise ses vrais disciples (Jean 13:35) ?

L’Origine de cette Fausse Doctrine

Si l’idée de deux classes séparées des chrétiens, les croyants et les disciples, n’est pas trouvée dans l’Ecriture, pourquoi une telle doctrine est-elle si glorifiée ? La réponse est que cette doctrine est seulement soutenue par une autre fausse doctrine au sujet de salut. Cette doctrine allègue que les conditions exigées dans la formation des disciples ne sont pas compatibles avec le fait que le salut est par la grâce. Basé sur cette logique, on tire la conclusion que les conditions de la formation des disciples ne peuvent pas être celles du salut. Ainsi, être un disciple doit être une étape facultative d’engagement pour les croyants qui sont sauvés par la grâce et qui vont au ciel.

La paille mortelle de cette théorie est qu’il y a un bon nombre d’Ecritures qui s’opposent à elle. Que pourrait être plus clair que ce que Jésus a dit vers la fin de son sermon sur la montagne, après qu’il ait énuméré de nombreux commandements ?

Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux (Mt 7 :21).

Clairement, Jésus a lié l’obéissance avec le salut, ici et dans beaucoup d’autres déclarations. Ainsi comment pouvons-nous rapprocher les nombreuses écritures comme celle-ci avec l’affirmation de la Bible que le salut est par la grâce ? C’est tout à fait simple. Dieu, par sa grâce étonnante, donne temporairement à chacun une occasion de se repentir, de croire, de naître à nouveau, d’être muni de l’obéissance par le Saint-Esprit. Or le salut est par la grâce. Sans la grâce de Dieu, personne ne pourrait être sauvé, parce que tous ont péché. Les pécheurs ne peuvent pas mériter le salut. Donc ils ont besoin de la grâce de Dieu pour être sauvés.

La grâce de Dieu est révélée de tant de manières en vue de notre salut. Elle est révélée par la mort de Jésus sur la croix, par l’appel de Dieu au moyen de l’évangile, en nous conduisant vers Christ, en nous convainquant de notre péché, en nous accordant une occasion de nous repentir, en nous régénérant et nous remplissant de son Saint-Esprit, en détruisant la puissance du péché sur nos vies, en nous aidant à vivre dans la sainteté, en nous réprimant quand nous commettons le péché, et ainsi de suite. Nous n’avons gagné aucune de ces bénédictions. Nous sommes sauvés par la grâce du début à la fin.

Selon l’Ecriture, cependant, le salut est non seulement « par la grâce, » mais aussi « par la foi » : « c’est par la grâce que vous avez été sauvé au moyen de la foi » (Eph. 2:8 a, italiques de l’auteur). Les deux composants sont nécessaires, et ils ne sont évidemment pas incompatibles. Si les gens doivent être sauvés, la grâce et la foi sont nécessaires. Dieu étend sa grâce, et nous répondons par la foi. Naturellement, la véritable foi a comme conséquence l’obéissance aux commandements de Dieu. Car Jacques a écrit dans le deuxième chapitre de son épître que la foi sans actions est morte, inutile, et ne peut pas sauver (voir Ja. 2:14 – 26).

Le fait est, la grâce de Dieu n’a jamais offert à qui que ce soit la permission de commettre le péché. En revanche, la grâce de Dieu donne aux gens une occasion provisoire de se repentir et d’être régénérés. Après la mort, il n’y a plus de chance de se repentir ni d’être régénéré, parce que la grâce de Dieu n’est plus disponible. Sa grâce qui sauve se doit donc être provisoire.

Une Femme que Jésus a Sauvée par la Grâce au Moyen de la Foi

Une image parfaite de salut offert par la grâce au moyen de la foi est trouvée dans le récit de l’entretien de Jésus avec la femme attrapée en flagrant délit d’adultère. Jésus lui a dit : « je ne te condamnes pas non plus [c’est la grâce, parce qu’elle méritait d’être condamnée] ; va-t-en : Ne pèche plus » (Jean 8:11 – italiques de l’auteur). Quand elle méritait la mort, Jésus l’a laissée partir librement. Il l’a congédié un avertissement : Ne pèche plus. Et c’est exactement ce que Jésus dit à chaque pécheur dans le monde : « je ne vous condamne pas maintenant. Vous méritez la mort et d’être jeté dans l’enfer, mais je vous fais grâce. Cependant, ma grâce est provisoire, repentissez-vous donc. Abandonnez le pêché maintenant, avant que ma grâce n’arrive à son terme et que vous ne vous trouviez debout devant mon trône de jugement en tant que pécheur coupable. »

Imaginons que la femme adultère s’est repentie comme Jésus l’a instruite. Si elle l’a fait, elle a été sauvée par la grâce au moyen de la foi. Elle a été sauvée par la grâce parce qu’elle ne pourrait jamais être sauvée sans la grâce de Dieu, étant pécheur. Elle ne pourrait jamais dire qu’elle avait gagné le salut par ses oeuvres. Aussi, elle a été sauvée par la foi parce qu’elle a cru en Jésus et a fait ce que celui-ci lui avait dit, observant son avertissement, et s’est détournée de son péché avant qu’il ne soit trop tard. Quiconque a la foi authentique en Jésus se repentira, parce que Jésus a averti qu’à moins que les gens se repentissent, ils périront (voir Luc 13 : 3). Pareillement, Jésus a solennellement déclaré que seuls celui-là qui fait la volonté du Père entrera dans les cieux (Mt. 7:21). Si quelqu’un croit en Jésus, il croira et observera ses avertissements.

Mais imaginons maintenant que la femme adultère ne s’est pas repentie de son péché. Elle a continué dans son pêché, elle est morte et s’est tenue devant le trône de jugement de Jésus. Imaginez-la dire à Jésus : « oh Jésus ! Qu’il est si bon de vous revoir ! Je me rappelle comment vous ne m’avez pas condamnée pour mon péché quand j’ai été amenée devant vous sur la terre. Sûrement que vous êtes toujours plein de grâce. Vous ne m’avez pas condamnée ce jour-là, sûrement que vous ne me condamnerez pas non plus ! » Que pensez-vous ? Jésus lui souhaiterait-il la bienvenue dans les cieux ? La réponse est évidente. Paul a averti : « Ne savez-vous pas que les injustes n’hériterons point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ‘ni les impudiques…ni les adultères… n’hériteront le royaume de Dieu (1 Cor. 6 :9-10).

Tout ceci pour dire que les exigences de Jésus pour être disciple ne sont ni moins ni plus qu’une condition de croire en lui, ce qui équivaut à la foi qui sauve. Et quiconque a la foi qui sauve a été sauvé par la grâce au moyen de la foi. Il n’y a aucune raison biblique de dire que, parce que le salut est par la grâce, les exigences de Jésus pour être disciple sont incompatibles avec ses conditions pour le salut. Être disciple n’est pas une étape facultative pour les croyants qui vont au ciel; en revanche, être disciple est l’évidence de la véritable foi qui sauve [4]

Cela étant, pour réussir aux yeux de Dieu, le serviteur devrait commencer correctement le processus de la formation des disciples en prêchant le vrai évangile, et appeler les personnes à une foi obéissante. Quand les serviteurs favorisent la fausse doctrine selon laquelle être disciple est une étape facultative d’engagement pour les croyants qui vont au ciel, ils travaillent contre le commandement de Christ de faire des disciples et proclament une fausse grâce et un faux évangile. Seuls les vrais disciples de Christ possèdent la foi qui sauve et vont au ciel, tout comme Jésus l’a promis : « Ceux qui me disent : ‘Seigneur ! Seigneur !’ n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Mt. 7 :21).

Un Autre Faux Evangile

En raison d’une mauvaise conception de la grâce de Dieu dans le salut, l’évangile moderne a été souvent dépouillé des éléments bibliques essentiels qui sont considérés comme étant incompatibles avec le message de la grâce. Cependant, ce faux évangile produit de faux chrétiens, ce qui explique pourquoi un si grand pourcentage de nouveaux « convertis » modernes ne va pas à l’église quelques semaines après qu’ils « aient accepté Christ. » Par ailleurs, beaucoup de ceux qui vont à l’église sont très souvent semblables aux non régénérés, possédant les mêmes valeurs et pratiquant les mêmes péchés qu’eux. C’est parce qu’ils ne croient pas réellement au Seigneur Jésus-Christ et parce qu’ils ne sont pas nés de nouveau

Un de ces éléments essentiels enlevés de l’évangile moderne est l’appel à la repentance. Beaucoup de serviteurs croient que s’ils disent aux gens de cesser de pécher (comme Jésus a dit à la femme attrapée dans l’acte de l’adultère), ça serait équivalent à leur dire que le salut n’est pas par la grâce, mais par les oeuvres. Mais ce n’est pas vrai, parce que Jean-Baptiste, Jésus, Pierre et Paul ont tous proclamé que la repentance est une nécessité absolue pour le salut. Si l’appel à la repentance nie d’une façon ou d’une autre la grâce de Dieu dans le salut, alors Jean-Baptiste, Jésus, Pierre et Paul ont tous nié la grâce de Dieu dans le salut. Cependant, Ils ont compris que la grâce de Dieu donne aux gens une occasion temporaire de se repentir, non pas une occasion de continuer de pécher.

Par exemple, quand Jean-Baptiste a proclamé ce que Luc appelle « évangile, » son message central était la repentance (voir Luc 3:1-18). Ceux qui ne se seront pas repentis iront à l’enfer (voir Mt. 3:10 – 12 ; Luc 3:17).

Jésus a prêché la repentance dès le début de son ministère (voir Mt. 4:17). Il a averti les gens qu’à moins qu’ils se soient repentis, ils périraient (voir Luc 13:3, 5). Quand Jésus envoya ses douze disciples pour prêcher dans diverses villes : « ils partirent et prêchèrent la repentance » (Marc 6 :12 – italiques de l’auteur).

Après sa résurrection, Jésus a dit aux douze de transmettre le message de repentance au monde entier, parce qu’il est la clef qui a ouvert la porte au pardon :

Et il leur dit : ‘Ainsi, il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en Son nom à toutes les nations à commencer par Jérusalem (Luc 24 :46-47 – italiques de l’auteur).

Les apôtres ont obéi aux instructions de Jésus. Quand Pierre a prêché le jour de la Pentecôte, ses auditeurs convaincus, après avoir appris la vérité sur l’homme qu’ils avaient récemment crucifié, ils avaient demandé à Pierre ce qu’ils devraient faire. Sa réponse fut, avant tout, qu’ils se repentent (voir Actes 2:38).

Le second sermon de Pierre au portique de Salomon contenait le message similaire. Aucun péché ne peut être effacé sans la repentance:[5]

Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés (Actes 3 :19a – italiques de l’auteur).

Quand Paul a rendu témoignage devant le Roi Agrippa, il a déclaré que son évangile contenait toujours le message de repentance:

En conséquence, Roi Agrippa, je n’ai pas résisté à la vision céleste : à ceux de Damas d’abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j’ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique des oeuvres dignes de la repentance » (Actes 26 :19-20 – italiques de l’auteur).

À Athènes, Paul a averti son assistance que chacun doit se présenter au jugement de Christ, et ceux qui ne se seront pas repentis ne seront pas prêts pour ce grand jour:

Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux qu’ils aient à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts… (Actes 17 :30-31 – italiques de l’auteur)

Dans son sermon d’adieu aux anciens d’Ephèse, Paul a énuméré la repentance avec la foi en tant que parties essentielles de son message :

Vous savez que je n’ai rien caché de ce qui vous était utile… annonçant aux juifs et aux grecs la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus-Christ (Actes 20 :20a-21 – italiques de l’auteur).

Cette liste de preuves scripturaires devrait suffire pour convaincre tout le monde qu’à moins que la nécessité de se repentir soit proclamée, le vrai évangile n’a pas été prêché. La relation avec Dieu commence par la repentance. Il n’y a aucun pardon de péché sans elle.

La Redéfinition de la Repentance

Même à la lumière de tant de preuves scripturaires que le salut dépend de la repentance, quelques serviteurs parviennent à trouver une manière d’annuler sa nécessité en tordant sa signification claire pour la rendre compatible avec leur conception défectueuse de la grâce de Dieu. Par leur nouvelle définition, la repentance n’est pas plus qu’un changement d’esprit au sujet de la personnalité de Jésus, et qui, étonnamment, ne peut nécessairement pas affecter le comportement des gens.

Dis donc, à quoi s’attendaient les prédicateurs du Nouveau Testament quand ils appelaient les gens à se repentir ? Est-ce qu’ils appelaient les gens à changer seulement d’avis au sujet de qui est Jésus, ou ils les appelaient à changer leur comportement ?

Paul a cru que la vraie repentance exige un changement de comportement. Nous avons déjà lu son témoignage concernant des décennies de ministère, comme il a déclaré devant le Roi Agrippa :

En conséquence, roi Agrippa, je n’ai point résisté à la vision céleste : à ceux de Damas d’abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j’ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’œuvres dignes de la repentance » (Actes 26 :19-20 – italiques de l’auteur).

Jean-Baptiste a également cru que la repentance était plus qu’un simple changement d’esprit au sujet de certains faits théologiques. Quand ses auditeurs convaincus avaient répondu à son appel à la repentance en demandant ce qu’ils devraient faire, il a énuméré des changements spécifiques de comportement (voir Luc3:3,10-14). Il s’est également pris aux Pharisiens et aux Sadducéens qui ne faisaient qui suivre la mode en venant se repentir, et les a averti du feu de l’enfer qui les attendait s’ils ne se repentaient pas vraiment

Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc les fruits dignes de la repentance…Déjà la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit sera coupé et jeté au feu (Mt. 3 :7-10 – italiques de l’auteur).

Jésus a prêché le même message de repentance que Jean (voir Mt. 3:2 ; 4:17). Il a par le passé déclaré que Ninive s’est repenti grâce à la prédication de Jonas (voir Luc 11:32). Celui qui a eu l’occasion de lire le livre de Jonas sait que les habitants de Ninive ont fait plus que changer d’avis. Ils ont également changé leurs actions, en se détournant du péché. Jésus l’a appelé repentance.

La repentance biblique est un changement obstiné de comportement en réponse à la foi authentique émanant du coeur. Quand un serviteur prêche l’évangile sans mentionner le besoin du véritable changement de comportement qui authentifie la repentance, il œuvre réellement contre le désir de Christ pour ses disciples. D’ailleurs, il trompe son assistance en lui entraînant à croire qu’ils peuvent être sauvés sans se repentir, assurant potentiellement de ce fait la malédiction de tous ceux qui le croient. Il travaille contre Dieu et pour Satan, qu’il le réalise ou pas.

Si un serviteur veut faire les disciples comme Jésus l’a prescrit, il doit commencer le processus correctement. S’il ne prêche pas le vrai évangile qui appelle les gens à la repentance et à une foi obéissante, il est voué à l’échec, quoiqu’il puisse paraître avoir un grand succès aux yeux des gens. Il peut avoir un grand culte, mais il est bâtit avec du bois, le foin et la paille, et quand ses œuvres passeront dans le feu futur la qualité de son travail sera jugée. Ils seront consommés (voir 1 Cor. 3:12 – 15).

Appels de Jésus à l’Engagement

Non seulement Jésus a-t-il appelé les païens à se détourner du péché, il les a également appelés à s’engager à le suivre et à lui obéir illico. Il n’a jamais offert le salut à peu de conditions, comme c’est souvent le cas aujourd’hui. Il n’a jamais invité les gens à « l’accepter », leur promettant le pardon, et leur proposant par après de s’engager à lui obéir. Non, Jésus a exigé que la toute première étape soit l’étape d’un engagement sincère.

Tristement, les appels de Jésus à l’engagement sont souvent ignorés par ceux qui se disent chrétiens. Ou, s’ils sont reconnus, ils sont gauchement traduits comme étant des appels à une relation plus profonde adressés à ceux qui ont déjà reçu la grâce de Dieu, non pas à des non croyants. Pourtant plusieurs de ces « croyants », qui prétendent que les appels de Jésus à l’engagement leur sont adressés plutôt qu’aux non croyants, ne les observent pas comme ils les interprètent. Dans leurs esprits, ils ont l’option de ne pas y répondre dans l’obéissance, et ne le font jamais.

Considérons l’une des invitations de Jésus au salut qui est souvent interprétée comme étant un appel à une relation plus profonde, censément adressée à ceux qui sont déjà sauvés :

Puis ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit : si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie, la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera. Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’Homme aura aussi honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges (Marc 8 :34-38).

Est-ce une invitation au salut adressée aux incroyants ou une invitation à une relation plus profonde adressée aux croyants ? Comme nous lisons honnêtement, la réponse devient évidente.

D’abord, notez que la foule à laquelle Jésus s’adressait était composée de « la multitude avec ses disciples » (V. 34, italique de l’auteur). Clairement, la « multitude » n’était pas composée de ses disciples seulement. Ils ont, en fait, « tous étaient sommés » par lui pour entendre ce qu’il était sur le point de dire. Jésus a voulu que chacun, les disciples et les chercheurs, comprenne la vérité qu’il était sur le point d’enseigner. Notez également qu’il a commencé en disant : « si quelqu’un » (V. 34, italique de l’auteur).

Indiquant que ses paroles s’appliquent à tous et à toutes. Pendant que nous continuons de lire, ça devient encore plus clair à qui Jésus s’adressait. Spécifiquement, ses paroles étaient dirigées à chaque personne qui voulait (1) « venir après » lui, (2) « sauver sa vie, » (3) qui ne voulait pas « perdre son âme, » et (4) être parmi ceux dont il n’aura pas honte quand il « viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. » Chacune de ces quatre expressions indique que Jésus décrivait les personnes qui désiraient être sauvées. Allons-nous croire qu’il y a une personne qui va au ciel mais qui ne veut pas « venir après » Jésus et « sauver sa vie » ? Allons-nous croire qu’il y a des vrais croyants qui « perdront leurs âmes, » qui ont honte de Jésus et de ses paroles, et de qui Jésus aura honte quand il reviendra ? Évidemment, Jésus parlait de gagner le salut éternel dans ce passage d’écriture.

Notez que chacune des quatre dernières phrases dans ce passage de cinq phrases commence par le mot « si ou car » Ainsi chaque phrase aide à expliquer et à compléter la phrase précédente. Nulle phrase dans ce passage ne devrait être interprétée sans considérer comment les autres l’illuminent. Considérons les paroles de Jésus phrase par phrase avec cela à l’esprit.

Déclaration No 1

Si quelqu’un me suit, qu’il renonce à lui-même, qu’il porte sa croix et qu’il me suive (Marc 8 :34).

Aussi, notez que les paroles de Jésus ont été adressées à quiconque souhaitait venir après lui, à quiconque voulait devenir son disciple. C’est la seule relation que Jésus établit — pour ses disciples.

Beaucoup désirent être son ami sans vouloir être son disciple, mais une telle option n’existe pas. Jésus n’a reconnu personne être son ami à moins qu’il lui obéisse. Il a dit une fois que : « vous êtes mes amis, si vous obéissez à mes commandements» (Jean15:14).

Beaucoup voudraient être son frère sans être son disciple, mais, encore moins, Jésus n’a pas prévu une option pareille. Il n’a considéré personne être son frère à moins qu’il lui ait été obéissant : « Quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère » (Mt. 12:50, italiques de l’auteur).

Beaucoup souhaitent rejoindre Jésus dans les cieux sans être son disciple, mais Jésus a prouvé l’impossibilité d’une telle chose. Seulement ceux qui lui obéissent vont au ciel : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-la seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » (Mt. 7 :21)

Dans la phrase en cours de considération, Jésus informe ceux qui veulent le suivre qu’ils ne pourront pas le suivre à moins qu’ils renoncent à eux-mêmes. Ils doivent être disposées à mettre leurs désirs de côté, les soumettrent aux Siens. L’abnégation et la soumission sont l’essence de suivre Jésus. C’est ce que signifie « prendre votre croix. »

Déclaration No 2

La deuxième phrase de Jésus rend la signification de sa première phrase bien plus claire:

Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera (Marc 8 :35).

Notez encore que cette phrase commence par « car, » la rapportant avec la première phrase, en lui ajoutant plus de clarification. Ici Jésus contraste deux personnes, les mêmes personnes citées dans la première phrase – celle qui renonce à elle-même et prend sa croix pour suivre Jésus et l’autre qui fait juste le contraire. Elles sont maintenant contrastées en tant que celle qui perd sa vie pour Christ et l’évangile et celle qui ne fait rien. Si nous recherchons le rapport existant entre les deux, nous pourrons conclure que celle de la première phrase qui ne renonce pas à elle-même correspond à celle de la deuxième phrase qui souhaite sauver sa vie mais qui la perd. Et celle de la première phrase qui était disposée à renoncer à elle-même correspond à celle de la deuxième phrase qui perd sa vie mais la retrouvera finalement.

Jésus ne parlait de perdre ou de sauver une vie physique. D’autres déclarations dans ce passage indiquent que Jésus avait à l’esprit la perte et le gain éternels. Une expression similaire de Jésus enregistrée dans Jean 12:25 indique : « Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle ». (Italiques de l’auteur).

La personne, de la première phrase, qui ne renonce pas à elle-même est la même personne de la deuxième phrase qui souhaite sauver sa vie. Ainsi nous pouvons raisonnablement conclure que « sauver sa vie » signifie « maintenir son propre agenda de vie. » Ceci devient encore plus clair quand nous considérons l’homme contrasté qui « perd sa vie à cause de Christ et de l’évangile. » Il est la personne qui renonce à elle-même, qui prend sa croix, et qui abandonne son propre plan de vie, qui vit maintenant pour Christ et l’évangile. Cette personne finira par « sauver sa vie. » La personne qui cherche à satisfaire Christ plutôt que lui-même sera heureuse dans les cieux, alors que la personne qui continue à se satisfaire finira malheureuse dans l’enfer, dépourvu de toute la liberté de suivre son agenda qu’il vénérait.

Déclaration No 3 & 4

La troisième et la quatrième phrase maintenant:

Et que sert-il à homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? (Marc 8 :36-37).

Dans ces dernières, l’accent est mis sur la personne qui ne veut pas renoncer à elle-même. C’est également elle qui souhaite sauver sa vie mais qui malheureusement la perd. Maintenant elle est dépeinte comme celle qui poursuit ce que le monde peut offrir et qui finalement « perd son âme. » Jésus expose la folie d’une telle personne en comparant la valeur du monde entier à celle de son âme. Naturellement, il n’y a aucun lien entre les deux. Une personne pourrait théoriquement acquérir tout ce que monde peut lui offrir, mais, si la conséquence finale est de passer sa vie éternelle dans l’enfer, elle aura fait la plus grave des erreurs.

De la troisième et la quatrième déclaration nous parvenons à comprendre ce qui empêche les gens à renoncer à eux-mêmes et à devenir disciples de Christ. C’est leur désir charnel, offert par le monde. Motivé par l’amour de soi, ceux qui refusent de suivre Christ recherchent des satisfactions pécheresses, que les vrais disciples de Christ évitent pour l’amour et l’obéissance à lui. Ceux qui essayent d’amasser tout ce que le monde peut offrir poursuivent la richesse, la puissance et le prestige, alors que les vrais disciples de Christ cherchent premièrement son royaume et sa justice. N’importe quelle richesse, puissance ou gloire qui est gagnée par eux est considérée comme étant une responsabilité de Dieu à employer libéralement pour sa gloire.

Déclaration No 5

En conclusion, nous arrivons à la cinquième phrase de notre passage clé. Notez encore comment elle est jointe aux autres par le mot car :

Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération perverse et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges (Marc 8 :38).

C’est encore la personne qui ne veut pas renoncer à elle-même, mais qui souhaite suivre son propre plan, poursuivant tout ce que le monde peut offrir, mais qui finalement perd sa vie et son âme. Elle est maintenant caractérisée par quelqu’un qui a honte de Christ et de ses paroles. Naturellement, sa honte provient de son manque de foi. S’il avait vraiment cru que Jésus était le Fils de Dieu, il n’aurait certainement pas eu honte de lui ni de ses paroles. Mais, il est membre d’une « génération adultère et pécheresse, » et le Jésus aura honte de lui quand il revient. Clairement, Jésus ne décrivait pas une personne sauvée.

Quelle est la conclusion de toute ceci ? Le passage entier ne peut pas être légitimement considéré comme étant un appel, à une vie plus engagée, adressé à ceux qui sont déjà sur le chemin du ciel. C’est sûrement une indication au salut en comparant ceux qui sont vraiment sauvés et ceux qui ne le sont pas. Ceux qui sont réellement sauvés croient au Seigneur Jésus-Christ et renoncent à eux-mêmes pour lui, alors que les non croyants ne font aucune preuve d’une telle foi obéissante.

Un Autre Appel à l’Engagement

Il y en a beaucoup que nous pourrions considérer, mais nous regardons seulement un autre appel à l’engagement lancé par le Seigneur Jésus qui n’est rien moins qu’un appel au salut

Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux et mon fardeau léger (Mt. 11 : 28-30).

Les évangélistes emploient souvent ce passage dans leurs invitations évangéliques, ce qui est correct. Ces paroles sont clairement une invitation au salut. Ici Jésus offre le repos à ceux qui sont « fatigués et chargés. » Il n’offre pas le repos physique pour ceux qui sont physiquement chargés, mais le repos pour leurs âmes, comme il le précise. Les païens ont un fardeau de la culpabilité sur eux, la crainte et le péché, et quand ils en ont marre, ils deviennent alors de bons candidats au salut.

Selon Jésus, si de telles personnes veulent recevoir le repos qu’il offre, elles doivent faire deux choses. Elles doivent (1) venir après lui (2), et doivent prendre son joug sur elles.

Les enseignants de la fausse grâce tordent souvent la signification évidente de l’expression « prendre le joug de Jésus. » Certains réclament que Jésus parlait d’un joug qui est autour de son propre cou, parce qu’il l’a appelé « mon joug. » Et Jésus doit avoir parlé d’un double joug, disent-ils, dont la première moitié est autour de son cou et l’autre qui est vide, attendant que nous le mettions sur nos cous. Nous devrions comprendre, cependant, que Jésus promet de tirer la charrue parce qu’il a dit que son joug est facile et son fardeau est doux. Ainsi notre responsabilité, selon les mêmes enseignants, est de rester attelés à Jésus par la foi, lui permettant d’effectuer tout le travail pour notre salut, pendant que nous apprécions justement les avantages offerts par sa grâce ! Cette interprétation est tout à fait forcée.

Quand Jésus a dit que ceux qui sont fatigués devraient prendre son joug, il a voulu dire qu’ils devraient se soumettre à lui, faisant de lui leur maître, lui donnant tout le contrôle de leur vie. C’est pourquoi Jésus a dit que nous devrions prendre son joug et apprendre de lui. Les non croyants sont comme des boucs sauvages, se comportant à leur guise. Quand on prend le joug de Jésus, on lui abandonne la commande. Et la raison pour laquelle le joug de Jésus est léger et son fardeau est doux c’est parce qu’il nous permet par son Esprit de lui obéir.

Nous voyons encore que Jésus appelait ces gens au salut, en le symbolisant par le repos, en appelant les gens à se soumettre à lui et à faire de lui leur Seigneur.

En Résumé

Tout ceci pour dire qu’un serviteur qui réussit véritablement est celui qui garde le commandement de Jésus de faire des disciples, et qui sait que la repentance, l’engagement et la formation des disciples ne sont pas des options pour les croyants qui vont au ciel. En revanche, ils sont l’expression authentique de la foi qui sauve. Par conséquent, le serviteur prospère prêche un évangile biblique aux païens. Il appelle les païens à la repentance et à suivre Jésus, et il n’assure pas aux non régénérés de leur salut.


[1] Cette définition est dérivée de ce que nous avons déjà lu dans Matthieu 28:18-20, Jean 8:31-32 ; 13:25, 15:8 et Luc 14:25-33.

[2] Les disciples sont mentionnés dans Actes 6:1, 2, 7 ; 9:1, 10, 19, 25, 26, 36, 38 ; 11:26, 29 ; 13:52 ; 14:20, 21, 22, 28 ; 15:10 ; 16:1 ; 18:23, 27 ; 19:1, 9, 30 ; 20:1, 30 ; 21:4, 16. Les croyants sont mentionnés seulement dans Actes 5:14 ; 10:45 et 16 : 1. Dans Actes 14:21, par exemple, Luc a écrit : « et après qu’ils [Paul et Barnabas] aient prêché l’évangile à cette ville et aient fait beaucoup de disciples… » Ainsi Paul et Barnabas ont fait des disciples en prêchant l’évangile, et les gens sont devenus les disciples à leur conversion, pas à une certaine heure facultative et postérieure.

[3] Ce passage expose également la pratique moderne erronée d’assurer les nouveaux convertis de leur salut. Jésus n’a pas assuré ces soi-disant nouveaux convertis de leur salut parce qu’ils avaient prié une courte prière pour accepter Jésus ou pour exprimer leur foi en lui. En revanche, il les a défiés pour examiner si leur profession était véritable. Nous devrions suivre son exemple.

[4] Il est également utile de maintenir dans l’esprit que Paul a souvent affirmé que le salut est par la grâce et non pas par les œuvres parce qu’il combattait constamment les légalistes de son jour. Paul n’essayait pas de corriger les personnes qui ont enseigné que la sainteté est essentielle pour le ciel, parce qu’il le croyait et l’affirmait souvent. En revanche, il a écrit aux juifs honnêtes qui, n’ayant aucun concept de la grâce de Dieu dans le salut, ne comprenaient pas pourquoi Jésus est mort. Beaucoup n’ont pas cru que des Gentils pourraient jamais être sauvés parce qu’ils n’ont eu aucun concept de la grâce de Dieu qui rend le salut possible à tout le monde. Une certaine pensée que la circoncision, la lignée physique, ou la conservation de la loi (qu’ils n’ont pas faite de toute façon) sauvent, annule la grâce de Dieu et la raison de la mort de Christ.

[5] De même, quand Dieu a indiqué à Pierre que les Gentils pourraient être sauvés en croyant simplement Jésus, Pierre a déclaré à la maisonnée de Corneille : « je comprends maintenant que Dieu n’a pas d’acceptation de personne, mais dans chaque nation l’homme qui le craint et fait ce qu’il ordonne, est bienvenu à lui » (Actes 10:34b-35 – italiques de l’auteur). Pierre a également déclaré dans Actes 5:32 que Dieu a donné le Saint-Esprit « à ceux qui lui obéissent. » Le Saint-Esprit habite dans tous les vrais chrétiens (voir Rom. 8:9 ; Gal. 4 : 6).

Avoir un Bon Objectif

Chapitre Un

Pour réussir aux yeux de Dieu, il est indispensable que le serviteur de Dieu comprenne le but qui a été mis devant lui. S’il ne comprend pas son but, il n’a aucune chance de mesurer sa réussite ou son échec. [1] Il peut penser qu’il a réussi quand il a en réalité échoué. Et c’est une grande tragédie ça. C’est comme un coureur qui sprinte majestueusement vers la ligne d’arrivée de la course de 800 mètres en première place, s’émouvant dans sa victoire sous les acclamations d’un public chaleureux, ne comprenant pas qu’il luttait sur 1600 mètres. La non compréhension de son but a occasionné son échec. Penser qu’il a gagné a assuré sa perte. Dans ce cas la déclaration : “les premiers seront les derniers” devient incontestablement vraie.

La plupart des serviteurs ont certains buts spécifiques qu’ils appellent souvent “vision”. C’est ce à quoi ils s’efforcent exclusivement d’accomplir, selon les dons et l’appel de chacun. Le don et l’appel de chacun sont uniques, soit-il diriger une église dans une ville quelconque, évangéliser une certaine région, ou enseigner certaines vérités bibliques. Mais le but de Dieu auquel je me réfère est général et s’applique à chaque serviteur. C’est la grande vision. Elle se doit être la vision générale derrière chaque vision unique. Mais trop souvent, ce n’est pas le cas. Non seulement beaucoup de serviteurs ont des visions spécifiques qui ne s’harmonisent pas avec la vision générale de Dieu, certains ont des visions spécifiques qui contrecarrent la vision générale de Dieu. Je l’ai certainement fait une fois, bien que je fusse pasteur d’une église émergeante.

Quel (le) est le but ou la vision général(e) que Dieu a donné(e) à chaque serviteur? Nous trouvons la toute première réponse dans Matthieu 28:18-20, un passage si familier dont nous manquons souvent la substance. Considérons-le verset par verset:

Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : “Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre” (Mt. 28:18).

Jésus a voulu que Ses disciples comprennent que Son Père lui avait accordé l’autorité suprême. Bien sûr, l’intention du Père était (et est) que Jésus soit obéi, tout comme lorsque le Père donne l’autorité à quelqu’un. Mais Jésus est unique parce que Son Père lui a donné tout le pouvoir dans le ciel et sur la terre, pas comme le simple pouvoir limitée qu’il donne de temps en temps aux hommes. Jésus est Seigneur.

Ceci étant, quiconque ne s’approche pas de Jésus comme son Seigneur ne s’approche pas de lui correctement. Jésus, plus qu’autre chose, est Seigneur. C’est pourquoi Il est mentionné “Seigneur” plus de 600 fois dans le Nouveau Testament. (Il est mentionné Sauveur 15 fois seulement.) De ce fait, Paul a écrit : « Car Christ est mort et il a vécu afin de dominer sur les morts et sur les vivants » (Rom. 14:9, italique de l’auteur) Jésus est mort et est revenu à la vie pour régner sur son peuple.

La Foi qui Sauve

Quand les évangélistes et les pasteurs modernes invitent les païens à « accepter Jésus comme Sauveur », (une expression et un concept qu’on ne trouve jamais dans l’Ecriture), ils révèlent d’habitude le défaut fondamental dans leur compréhension de l’évangile. Quand le geôlier Philippien, par exemple, a demandé à Paul ce qu’il doit faire pour être sauvé, Paul n’a pas répondu : « Crois au Seigneur Jésus-Christ et tu seras sauvé » (Actes 16:31, italique de l’auteur). On est sauvé quand on croit au Seigneur Jésus-Christ. Souvenez-vous, on n’est pas sauvé en croyant à une doctrine de salut, mais en une personne – le Seigneur Jésus-Christ. C’est ça la foi qui sauve. Plusieurs pensent posséder la foi qui sauve pour avoir cru que la mort de Jésus est un sacrifice suffisant pour leurs péchés, le salut est par la foi, ou en tout un tas de choses sur Jésus ou sur le salut. Ce n’est pourtant pas vrai. Le diable croit aussi en toutes ces choses sur Jésus et sur le salut. La foi qui sauve consiste à croire en Jésus. Et qui est-Il ? Il est Seigneur.

Évidemment, si je crois que Jésus est Seigneur, j’agirai comme pour le Seigneur, me soumettant à Lui de tout mon coeur. Si je ne me soumets pas à lui, je ne crois pas en Lui non plus. Si quelqu’un dit : « je crois qu’il y a un serpent mortel dans ma botte », et met ensuite sa botte calmement, ça montre évidemment qu’il ne croit du tout à ce qu’il prétend croire. Ceux qui prétendent croire en Jésus, sans vouloir se repentir de leurs péchés ou se soumettre à Lui de tout leur cœur, ils ne croient pas vraiment en Jésus. Ils peuvent avoir cru en un Jésus imaginaire, mais pas au Seigneur Jésus, celui qui a tout pouvoir dans le ciel et sur la terre.

Tous cela doit signifier que quand la compréhension d’un serviteur du message le plus fondamental du Christianisme est erronée, il est dans l’ennui dès le début. Il n’a aucune chance d’échapper au jugement de Dieu, parce qu’il déforme le message le plus fondamental que Dieu veut faire parvenir au monde. Il peut être pasteur d’une église émergeante, et échouer misérablement à accomplir la vision générale de Dieu pour son ministère.

La Grande Vision

Retournons à Matthieu 28:18-19. Après avoir déclaré Sa Suprématie, Jésus donne alors un commandement :

Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. » (Mt 28:19-20a)

Dans certaines traductions Jésus utilise le mot « donc, ainsi ou en effet ». Il dit : « Allez donc et faites des disciples … » C’est-à-dire, « à cause de ce que je vient de dire…parce que j’ai tout le pouvoir…parce que je suis Seigneur…tout le monde doit certainement m’obéir…je vous ordonne donc (et vous devrez m’obéir) d’aller faire des disciples, leur apprenant à obéir à tous Mes commandements ».

Et c’est ça, en d’autres termes, le but général, la grande vision de Dieu pour tous nos ministères : Notre responsabilité est de faire les disciples qui obéissent à tous les commandements de Christ.

De ce fait, Paul a dit qu’il avait reçu la grâce de Dieu comme apôtre pour « amener tous les peuples à l’obéissance de la foi » (Rom 1:5, italiques de l’auteur). Le but c’est l’obéissance; le moyen d’y parvenir c’est la foi. Ceux qui ont la foi authentique au Seigneur Jésus, ils lui obéissent.

C’est pourquoi Pierre a prêché le jour de la Pentecôte : « que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ – ce Jésus que vous avez crucifié » (Actes 2 :36).Peter a voulu que ceux qui ont crucifié Christ sussent que Dieu avait fait de ce Jésus le Seigneur et le Christ. Ils avaient tué celui qu’ils devraient obéir ! Sous une forte conviction, ils demandèrent : « Que ferons-nous ? » et Pierre leur répondit avant tout : « Repentez-vous » ! C’est-à-dire, tournez-vous de la désobéissance vers l’obéissance. Ensuite, Peter leur dit de se faire baptiser comme Christ l’avait prescrit. Pierre fit ainsi ses premiers disciples—des personnes qui obéissent à Christ—en prêchant correctement le vrai message.

Ceci étant, chaque serviteur est capable de dire où il en est. Nous devrions tous nous demander : « mon ministère conduit-il les gens à obéir aux commandements de Christ ? »

L’évangéliste qui ne fait que persuader les gens à « accepter Jésus, » sans leur dire de se repentir, il a déjà échoué. Le pasteur qui essaye de se construire une grande congrégation en organisant des activités sociales pour garder tout le monde heureux, il a déjà échoué. Le docteur qui n’enseigne que le dernier « courrant charismatique», il a déjà échoué. L’apôtre qui implante les églises remplies des personnes qui prétendent croire en Jésus, mais qui ne lui obéissent pas, il a déjà échoué. Le prophète qui ne prédit que les bénédictions, il a déjà échoué.

Mon Échec

Il y a de cela quelques années, quand j’étais encore pasteur d’une grande église, le Saint-Esprit me posa une question qui m’a ouvert les yeux pour voir à quel point j’étais loin d’accomplir la vision générale de Dieu. Alors que je méditais sur le jugement futur, des brebis et des boucs, tel que décrit dans Matthieu 25:31-46, le Saint-Esprit me dit : « Si chaque membre de votre congrégation mourait aujourd’hui et se tenait devant le trône de jugement des brebis et des boucs, combien seraient des brebis et combien seraient des boucs ? » Ou, plus spécifiquement, « au cours de l’année dernière, combien de personnes de votre congrégation ont-elles donné à manger aux frères et soeurs affamés, à boire aux chrétiens assoiffés, ont-elles accueilli les sans-abri ou les disciples itinérants de Christ, ont-elles vêtu les chrétiens sans habits, ou ont-elles rendu visite aux croyants malades ou emprisonnés ? » Je me rendis compte que très peu avaient fait une de ces choses, ou une chose semblable, quoiqu’elles venaient régulièrement à l’église, chantaient des cantiques, écoutaient mes sermons et donnaient des offrandes. Mais, ils n’étaient pas plus que les boucs d’après les critères de Christ, et j’en avais une grande part de responsabilité, parce que je ne leur enseignais pas à quel point est-il important à Dieu que nous répondions aux besoins pressants de nos frères et soeurs en Christ. Je ne les enseignais pas à obéir à tout ce que Christ avait prescrit. En fait, je me rendis compte que je négligeais ce qui était extrêmement important à Dieu, le second commandement, aimer notre prochain comme nous-mêmes – pour ne pas mentionner le nouveau commandement que Jésus nous a donné : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.

Au delà de cela, je réalisai par la suite que j’enseignais ce qui fonctionnait contre le but général de Dieu de faire des disciples parce que j’enseignais la version de «l’évangile de prospérité » en herbe. Bien que ce soit la volonté de Jésus que ses serviteurs ne s’amassent pas des trésors sur terre (voir Mt. 6:19 – 24), mais qu’ils se contentent de ce qu’ils ont, la nourriture et les vêtements seulement (voir Héb. 13:5 ; 1 Ti. 6:7 – 8), j’enseignais à ma congrégation américaine déjà riche que Dieu voulait qu’elles eussent bien plus de possessions. J’enseignais à désobéir à Jésus sans le savoir (tout comme le font des centaines de milliers d’autres pasteurs à travers le monde).

Quand je vis ce que je faisais, je me repentis et je demandai à ma congrégation de me pardonner. Je commençai à faire les disciples, leur enseignant à obéir à tous ce que Christ a prescrit. Je le fis avec crainte et trépidation, suspectant que certains dans ma congrégation ne voudraient pas obéir à tous les commandements de Christ, parce qu’ils préféraient un christianisme de convenance qui n’exige aucun sacrifice de leur part Et j’avais raison. De toute évidence, certains ne se préoccupaient pas des croyants souffrant à travers le monde. Ils ne voulaient pas entendre parler d’évangéliser les païens. En revanche, ils se préoccuper à tout obtenir. Quant à la sainteté, ils évitaient seulement les péchés les plus scandaleux, les péchés qui étaient condamnés même par les non régénérées, et ils menaient une vie comparable à celles des moyens conservateurs Américains. Ils n’aimaient pas du tout le Seigneur. Ils ne voulaient pas entendre des commandements de Jésus, ce qui devrait normalement prouver leur amour pour lui (voir Jean 14:21).

Ce que je craignais s’avéra être vrai – certains de ceux qui se disaient chrétiens étaient des vrais boucs en peau de brebis. Quand je les appelai à renoncer à eux-mêmes et à porter leurs croix, ils se fâchèrent contre moi. Pour eux, l’église n’était qu’une mode sociale, comme tant d’autres, garnie de la bonne musique, ce que le monde recherche dans des clubs et des cabarets. Ils pourraient tolérer un prêche aussi longtemps qu’il affirmait leur salut et l’amour de Dieu pour eux. Ils ne voulaient pas entendre parler de ce que Dieu attendait d’eux. Personne ne devait remettre en cause leur salut. Ils étaient peu disposés à se conformer à la volonté de Dieu s’ils devaient payer un prix quelconque. Pourtant, ils n’avaient aucune difficulté à donner l’argent, tant qu’ils étaient convaincus que Dieu leur donnerait plus en échange, et qu’ils seraient les premiers bénéficiaires de leurs offrandes, comme lorsque leur argent servirait à améliorer les équipements ecclésiastiques.

L’Examen de Conscience

Il est grand temps pour chaque serviteur qui lit ce livre de se poser la question qui m’avait été posée par le Saint-Esprit : « Si les gens qui m’ont été échus en partage mouraient à cet instant même et allaient se tenir au jugement des brebis et des boucs, combien seraient des brebis et combien seraient des boucs ? » Quand les serviteurs assurent à leurs disciples qui agissent comme des boucs qu’ils sont sauvés, ils leur disent le juste opposé de ce que Dieu veut qu’on leur dise. Un tel serviteur agit contre Christ. Il prend des côtés contre ce que Jésus veut enseigner, Matthieu 25:31-46. Dans ce passage, Jésus met en garde les boucs pour qu’ils ne pensent pas qu’ils vont au ciel.

Jésus dit que tous les hommes sauront que nous sommes ses disciples si nous nous aimons les uns les autres (voir Jean 13:35). Il parle sûrement d’un amour qui dépasse celui que les non croyants manifestent, autrement ses disciples ne se distingueraient des non-croyants. Le genre d’amour dont Jésus parle ici est l’amour qui nous permet de nous sacrifier pour les autres, de les aimer comme il nous a aimés, de donner nos vies pour les autres (voir Jean 13:34; Jean 1 3:16 – 20). Jean a également écrit que nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, c.-à-d., quand nous nous aimons les uns les autres (1 Jean 3:14). Est-ce que les gens qui maugréent, qui détestent et insultent les serviteurs qui enseignent les commandements de Christ font preuve de l’amour de ceux qui sont nés de nouveau ? Pas du tout, ce sont des boucs en route vers l’enfer.

Les Disciples dans Toutes les Nations

Avant que nous continuions, regardons une fois de plus Matthieu 28:19-20, la Grande et Générale Commission que Jésus a donnée à ses disciples, pour voir si nous pouvons y glaner quelques autres vérités.

Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit.” (Mt. 28:19-20a).

Jésus veut que des disciples soient faits dans toutes les nations, ou comme indiqué par le Grec original, dans chaque groupe ethnique du monde. Puisque c’est Jésus qui l’a ordonné, je suis sûr que cette mission est possible. Nous pouvons faire des disciples de Jésus dans chaque groupe ethnique du monde. La tâche n’a pas été donnée aux onze premiers disciples seulement, mais à chaque disciple après eux, parce que Jésus a ordonné aux onze d’enseigner leurs disciples à observer tout ce qu’il a prescrit. De ce fait, les onze premiers disciples ont enseigné à leurs disciples, en obéissance au commandement de Christ, de faire des disciples dans toutes les nations, et ont rendu ce commandement perpétuel. Chaque disciple de Jésus est censé être impliqué d’une manière ou d’une autre dans la formation des disciples dans toutes les nations.

Ceci explique en partie pourquoi la « Grande Commission » n’est pas encore accomplie. Quoiqu’il y ait des millions de ceux qui se disent chrétiens, le nombre de disciples réellement déterminés à obéir à Jésus est beaucoup plus petit. La grande majorité de ceux qui se disent chrétiens ne s’intéressent pas à faire les disciples dans chaque groupe ethnique parce qu’ils ne sont pas déterminés à obéir aux commandements de Christ. Quand le sujet est évoqué, ils avancent des excuses telle que : « ce n’est pas mon ministère, » ou, « je ne me sens pas dirigé de cette manière. » Même des pasteurs font des déclarations pareilles. Tout comme le reste des boucs, ils sélectionnent des commandements de Christ auxquels ils peuvent obéir, aussi longtemps qu’ils concourent à l’accomplissement de leurs agendas.

Si tous ceux qui se disent chrétiens croyaient vraiment au Seigneur Jésus-Christ, d’ici peu, tout le monde entendrait l’évangile. L’engagement collectif des disciples de Christ rendrait cette tâche possible. On cesserait de gaspiller le temps et l’argent sur des choses temporelles et mondaines, et l’on emploierait ces ressources pour accomplir ce que le Seigneur a prescrit de faire. Pourtant lorsqu’un pasteur pieux annonce qu’un missionnaire viendra parler à la prochaine rencontre, il sait d’ors et déjà que l’assistance baissera. Plusieurs des boucs resteront à la maison ou iront ailleurs. Ils ne sont pas captivés par le dernier commandement du seigneur Jésus-Christ. Les brebis, d’une autre part, sont toujours excitées par les opportunités d’être impliqué dans la formation des disciples de toutes les nations.

Un dernier mot sur Matthieu 28:18-20. Jésus a également ordonné à ses disciples de baptiser leurs disciples, ce à quoi les apôtres ont loyalement obéi. Ces derniers baptisaient les gens aussitôt qu’ils se repentaient et croyaient au Seigneur Jésus. Naturellement, le baptême est une identification du croyant avec la mort, l’enterrement et la résurrection de Christ. Un nouveau croyant est une nouvelle créature en Christ qui a expérimenté la mort et la résurrection de Christ. Jésus a voulu dramatiser cette vérité dans le baptême. Il a voulu inculquer dans l’esprit de chaque nouveau croyant qu’il est maintenant devenu une nouvelle personne ayant une nouvelle nature. Un tel croyant devient un avec l’esprit de Christ, et est rendu capable d’obéir à Dieu par Christ qui vit en lui. Il était mort dans ses péchés, mais rendu maintenant vivant par le Saint-Esprit. Il n’a pas été « pardonné » seulement; Il a été radicalement transformé. Ainsi, Dieu indique de nouveau que les vrais croyants sont des nouvelles créatures qui agissent beaucoup différemment du moment où ils étaient morts spirituellement. Cette vérité est certainement impliquée par les dernières paroles de Jésus : « Et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt. 28:20b). Ne serait-il pas raisonnable de croire que la présence continuelle du Christ parmi les gens affecte leur comportement ?

Jésus Définit la Formation des Disciples

Il a été établi que Jésus veut que nous fassions des disciples, c.-à-d., des personnes qui se sont réellement repenties de leurs péchés, qui apprennent et obéissent à ses commandements. Jésus nous donne la définition de son disciple dans Jean 8: 31b-32:

Si vous demeurez vraiment dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira.

D’après Jésus, les vrais disciples sont ceux-là qui demeurent dans sa parole, ou qui en font leur résidence. Pendant qu’ils apprennent la vérité de sa parole, ils vont en « s’affranchissant», et le contexte indique que Jésus parlait de la libération au péché (voir Jean 8:34 – 36). Nous voyons encore une fois que par la définition de Jésus, les disciples apprennent et obéissent à ses commandements.

Jésus dira plus tard que:

Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples (Jean 15 :8 – italiques de l’auteur).

D’après la définition de Jésus, les disciples glorifient Dieu quand ils portent beaucoup de fruit. Ceux qui n’en portent pas ne s’avèrent être ses disciples.

Dans Luc 14:25-33, Jésus définit d’une manière plus spécifique ce fruit qui caractérise ses vrais disciples. Commençons par le verset 25 :

De grandes foules faisaient route avec Jésus. Il se retourna, et leur dit…

Jésus a-t-il été satisfait de voir de grandes multitudes « faire route » avec lui ? Avait-il atteint son but maintenant qu’il avait réussi à rassembler une grande masse autour de lui ?

Non. Jésus n’était pas du tout satisfait par les grandes foules qui traînaient autour de lui, écoutant ses sermons, observant ses miracles, et mangeant parfois de ses frais. Jésus recherche un peuple qui aime Dieu de tout son coeur, son esprit, son âme et de toute sa force. Il recherche un peuple qui obéit à ses commandements. Il veut des disciples. C’est pour cela qu’Il a dit à ces multitudes qui faisaient route avec lui :

Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple (Luc 14 :26).

Pas de faux pas. Jésus a communiqué la condition d’être son disciple. Ses disciples doivent-ils réellement détester ceux qu’ils aimaient naturellement ? Cela semble peu probable puisque l’Écriture nous recommande d’honorer nos parents et d’aimer nos conjoints et nos enfants.

Jésus a parlé en hyperbole, c.-à-d., il a exagéré pour souligner son idée. Ni moins, ni plus, il a voulu dire que: Si nous voulons être ses disciples, nous devons l’aimer plus que tout, voire même les personnes que nous aimons naturellement. L’espérance de Jésus est absolument raisonnable puisqu’il est le Dieu que nous devons aimer avec tout notre coeur, esprit, âme et force.

Ne l’oubliez pas – chaque serviteur a été appelé à faire les disciples. Il doit s’efforcer à lui présenter un peuple qui aime Jésus plus que tout, les conjoints, les enfants et même les parents. Il serait souhaitable que chaque serviteur qui lit ce livre se demande : « est-ce que mon ministère produit de telles personnes ? »

Comment pouvons-nous savoir si une personne aime Jésus ? Jésus nous en parle dans Jean 14:21 « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime ». Il serait donc sensé de conclure que ceux qui aiment Jésus plus que leurs conjoints, enfants et parents sont ceux qui gardent ses commandements. Les disciples de Jésus observent ses commandements.

La Deuxième Condition

En ce jour-là, Jésus continua à parler aux multitudes qui faisaient route avec lui :

Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple (Luc 14 :27).

C’est la deuxième condition de Jésus adressée à ceux qui veulent devenir ses disciples. Qu’a-t-il voulu dire par-là ? Est-ce que les disciples sont littéralement requis de porter de grands faisceaux de bois sur eux? Non, Jésus continue à parler en hyperbole.

La grande partie, à défaut de toute l’audience de Jésus, était juive et voyait des criminels condamnés à mourir sur la croix. Les Romains crucifiaient les criminels le long des voies qui menaient vers la ville pour maximiser l’effet de la crucifixion comme moyen de dissuasion du crime.

Pour cette raison, je suspecte que l’expression : « portez votre croix » ait devenue une expression commune à l’époque de Jésus. Les soldats romains disaient à toute personne à être crucifiée : « prends ta crois et suit-moi. » Ces paroles étaient tourmentaient les condamnés, car ils savaient qu’elles marquaient le début des moments de l’horrible agonie. Une telle expression pourrait facilement être devenue une expression commune qui signifie : « acceptez l’inévitable qui vous guettent. »

Imaginez-vous un père dire à son fils : « fils, je sais que tu détestes creuser la latrine. C’est une sale besogne. Mais c’est ta tâche mensuelle, prends ta croix. Va creuser la latrine. » Ou une femme dire à son mari : « mon cher, je sais que tu détestes payer l’impôt aux Romains. Mais il est dû aujourd’hui, et le percepteur t’attend à la porte. Prends ta croix. Va payer cet homme. »

Prendre sa croix est synonyme de l’abnégation, et Jésus l’a employée dans ce sens dans Matthieu 16:24 : « Si quelqu’un veut venir à moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive ». Ça peut être paraphrasé comme suit : « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il oublie son agenda, qu’il accepte l’inévitable ou les conséquences de son engagement, et qu’il me suive ».

Ainsi, les vrais disciples sont disposés à souffrir pour Jésus. Ils ont calculé le coût avant de s’engager à suivre Jésus, et ils savent que les difficultés sont inévitables, ils sont déterminés à finir la course. Cette interprétation est soutenue par les paroles de Jésus sur le calcul du coût de le suivre. Deux illustrations font le point :

Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer, de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever et tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, en disant cet homme a commencé à bâtir et il n’a pu achever ! Ou quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi, ne s’assied d’abord pour examiner, s’il peut avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l’attaquer avec vingt mille ? S’il ne le peut, tandis que ce roi est encore loin il ne lui envoie une ambassade pour lui demander la paix (Luc 14 :28-32).

Le message de Jésus ne pouvait être plus clair que : « Si vous voulez être mon disciple, comptez le coût à l’avance, de peur que vous stoppiez quand aller obtient rugueux. Les disciples vrais acceptent les difficultés qui viennent en raison de me suivre. »

La Troisième Condition

Jésus a énuméré une autre condition aux multitudes présentent à ce jour :

Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple (Luc 14 : 33).

Encore, il semblerait logique de conclure que Jésus a employé l’hyperbole. Nous n’avons pas besoin d’abandonner toutes nos possessions jusqu’à rester sans abri, habit et nourriture. Nous devons, cependant, abandonner toutes nos possessions dans le sens de les rendre à Dieu, et au point où nous ne servons plus Mammon, mais servons Dieu avec notre mammon. La suite pourrait certainement signifier abandonner les possessions inutiles et mener une vie de simples intendant et gestionnaires pieux, comme l’ont fait les premiers chrétiens que nous trouvons dans le livre des Actes. Être un disciple de Christ signifie obéir à ses commandements, et il a dit à ses disciples de ne pas s’amasser des trésors sur terre, mais de les amasser dans le ciel.

En résumé, selon Jésus, si je veux être son disciple, je dois porter du fruit. Je dois l’aimer suprêmement, beaucoup plus que même les membres de ma famille. Je dois être disposé à faire face aux difficultés inévitables qui surgiront en raison de ma décision de le suivre. Et je dois faire ce qu’il dit avec mon revenu et mes possessions. (Et la plupart de ses commandements ont quelque chose dire à cet égard, ainsi je ne dois pas me tromper, comme le font beaucoup, et dire : « si le Seigneur me disait de faire quelque chose avec mes possessions, je le ferais.”)

C’est ça les types de disciples que nous, les serviteurs, sommes censés faire ! C’est ce que Dieu nous a assigné ! Nous avons été appelés à être des faiseurs de disciples !

C’est une vérité fondamentale que beaucoup de serviteurs à travers le monde ignorent complètement. S’ils évaluent leurs ministères, comme je l’ai fait, ils pourront conclure, tout comme moi, qu’ils sont très loin du désir et de l’attente de Dieu. Quand j’ai considéré le niveau d’engagement à Christ démontré par ma congrégation, j’ai compris que beaucoup ne pourraient être classifiés comme des vrais disciples.

Pasteurs, jetez un coup d’oeil à votre congrégation. Combien de personnes Jésus considère-t-il être ses disciples d’après les critères énumérés dans Luc 14:26-33 ? Évangélistes, le message que vous prêchez produit-il des gens déterminés à obéir aux commandements de Christ?

C’est le moment d’évaluer nos ministères, avant que nous ne nous tenions devant Jésus lors de l’évaluation finale. Si je bronche à son but, j’aimerais le découvrir maintenant plus qu’à ce jour-là. Et vous ?

Une Dernière Mise en Garde

Clairement, Jésus veut que tout le monde devienne son disciple, comme indiqué par ses paroles adressées aux multitudes dans Luc 14:26-33. Est-il vraiment important de devenir son disciple ? Et si on choisissait de ne pas l’être ? Jésus a répondu à toutes ces questions dans son discours prononcé en Luc 14 :

Le sel est une bonne chose ; mais si le sel perd sa saveur, avec quoi l’assaisonnera t-on ? Il n’est bon ni pour la terre, ni pour le fumier ; on le jette dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! (Luc 14 :34-35).

Remarquez que cette déclaration n’est pas isolée. Elle commence par donc, dans certaines traductions.

Le sel est toujours supposé avoir de la saveur. C’est ce qui le rend sel. S’il perd sa saveur, il devient bon à rien et est « jeté dehors ».

Le sel est censé être salé. C’est ce qui le rend sel. S’il desserre sa saveur, il est inutile et n’attend qu’à « être jeté. » Qu’est-ce que ceci a à faire avec être un disciple ? Tout comme l’on s’attend à ce que le sel soit salé, Jésus s’attend à ce que tout le monde soit son disciple. Puisqu’il est Dieu, notre unique engagement raisonnable est de l’aimer suprêmement, de porter nos croix et de le suivre. Si nous ne devenons pas ses disciples, nous rejetons la raison même de notre existence. Nous sommes bons à rien et destinés « à être jetés. » Cela ne ressemble pas au ciel, n’est-ce pas ?

À une autre occasion, Jésus dit à ses disciples (voir Mt. 5 : 1) :

Vous êtes le sel du monde. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra t-on ? Il ne sert plus qu’à être jeté au sol et être foulé aux pieds par des hommes.

Ceux-ci sont en effet des mises en garde. D’abord, seuls ceux-là qui sont salés (une métaphore évidente pour « la détermination à obéir”) sont utiles à Dieu. Tout le reste n’est que « bons à rien… sauf à être jetés et foulés aux pieds. » En second lieu, il doit être possible que celui qui est « salé » perde sa « saveur », autrement Jésus n’aurait pas donné à ses disciples une mise en garde pareille. Que ces vérités contredisent ce qu’est souvent enseigné aujourd’hui, disant qu’on peut être citoyen céleste parce que l’on croit en Christ sans toute fois être son disciple, ou qu’il n’est pas possible de perdre son statut de salut. Nous considérerons ces fausses idées plus en détail aux chapitres ultérieurs.


Partout dans ce livre, j’utilise le pronom personnel il pour l’uniformité et parce que la majorité de serviteurs professionnels, tels que les pasteurs, sont des hommes. Je suis convaincu de l’écriture, cependant, que Dieu appelle des femmes au ministère professionnel, et je sais tout à fait quelques unes qui ont des ministères très efficaces. C’est la matière du chapitre : les Femmes dans le Ministère.